‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 43 sur 170 · C. Opérer son extraction · texte numérisé non relu

C. Opérer son extraction

Il faut alors commencer par s’assurer de la position du coi’ps étranger ,

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ensuite chercfcer à l'attirer en dehors.

Procédés nombreux dont on a fait usage pour atteindre ce but.

arrière ou sur les côtés du corps étranger , évite cette multitude de tâtonnemens fatigans et douloureux auxquels OD se livre presque toujours en pareil cas.

Alors, quand le corps étranger est situé très haut, on peut diriger sur lui des pinces droites , ou recourbées sur leurs bords, et dont les branches ne se touchent qu’à leurs extrémités libres, afin d’éviter de saisir avec elles quelques portions de membrane muqueuse. Cet instrument doit être introduit fermé; lorsque les extrémités réunies de ses branches appuient sur le corps étranger, on le saisit de la manière la plus favorable, et on l’extrait avec précaution.

Lorsque le corps étranger est situé plus bas, une tige d’argent aplatie , mousse et recourbée en forme de crochet à son extrémité, peut être glissée entre lui et la paroi de l’œsophage , de telle sorte qu’il soit facile de l’attirer en dehors. Ce moyen est un de ceux qui réussissent le mieux. L’éponge attachée à des fils , et renfermée dans une tige d’argent d’où on la fait sortir, lorsqu’elle est introduite au-dessous du corps étranger, afin que s’y gonflant, elle puisse l’entraîner en haut lorsqu’on la retire ; les brins de filasse attachés à l’extrémité d’une alga lie ordinaire, et destinée à enchevêtrer et à saisir les corps légers et peu volumineux; les anneaux d’argent, engagés les uns dans les autres , et fixés à une tige de baleine, avec lesquels J.-L. Petit voulait attirer les corps qu’il ne pouvait saisir; tels sont quelques uns des moyens dont on a le plus souvent fait usage. Ces inslrnmens doivent être trempés dans l’huile , afin que leur introduction soit plus fecile. On pourrait aussi employer des pinces de Hunter , construites -sur des dimensions plus

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grandes que celles dont on se sert pour extraire les bouts des sondes brisées dans l’urètre.

S’il était absolument impossible d’extraire le corps étranger , et si sa progression jusqu’à l’estomac présentait d’insurmontables difficultés, ou faisait courir au sujet des dangers très considérables , il faudrait pratiquer l’œsophagotomie. Cette opération , toutefois , n’est proposable que quand le corps étranger occupe la portion cervicale de Tœsophage. Lorsque ce corps est assez volumineux pour faire SOUS les tégumens une saillie manifeste, on doit faire coucher le malade sur le dos, la tête étendue en arrière , et pratiquer une incision d’environ deux pouces au devant du bord antérieur du muscle sternocléido mastoïdien, et au centre même de la tuméfaction.

Les lèvres de la plaie étant écartées , on laisse en dehors l’artère carotide et les nerfs qui l’accompagnent; on lie les rameaux vasculaires que l’on est forcé d’ouvrir, et , parrvenu jusqu’à l’œsophage , on incise ses membranes, et l’on fait sortir le corps étranger. Quand il n’existe aucune tumeur , il convient d’opérer sur le côté gauche du col, où l’œsophage dépasse un peu la trachée-artère,* les connaissances anatomiques peuvent seules alors guider le chirurgien. Conseillée par Guattani, cette opération a été exécutée avec succès sur l’homme vivant , par Roland et Goursauld. Depuis quelques années , il n’est pas d’expérimentateur qui ne l’ait pratiquée, sans occasioner d’accidens graves , sur les animaux vivans.

M. Vacca Berlinghieri a imaginé un procédé qui rend Lœsophagotomie sûre et facile , alors même qu’il n’existe aucune tuméfaction sous la peau. Pour cela , le malade étant situé comme dans le cas précédent, et l’incision

L’œsophagotomie peut enfin devenir ïndispensaLle.

Procédé de Guattani.

Procédé de M. Vacca- Berlinghieri,

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de

M. lâsfraiir.

1 70 LIV. II. CH. I. XVÎALADIES DE e’aPPAREIL DIGESTIF.

des tégumens étant terminée, on introduit dans l’oesophage un instrument nommé par l’auteur ectopésop liage. Cet instrument se compose d’une sonde de gomme élastique, fermée à son extrémité, et fendue sur son côté gauche dans l’étendue de deux à trois pouces ; un stylet d’acier, composé de deux branches terminées par un bouton oiivaire , est renfermé dans cette sonde. Lorsqu’il est enfoncé à l’extrémité de celle-ci , les deux branches sont maintenues en contact ; mais lorsqu’on le retire, la lige gauche, se trouvant dégagée, sort à travers la fente, et s’écarte du reste de l’instrument. L’ectopésophage étant donc introduit fermé jusqu’à l’endroit où l’on a fait l’incision , le chirurgien fixe la canule, et retirant un peu le stylet , la branche divergente de celui-ci soulève la paroi correspondante du canal, et lui fait faire dans la plaie une saillie qui sert de guide au bistouri. Un aide maintient l’instrument dans la situation que l’opérateur lui a donnée , en même temps que celui-ci saisit le bouton qui soulève l’œsophage, et incise cet organe dans une étendue plus ou moins considérable. Le doigt, introduit dans la cavité de l’organe , ne permet pas à son ouverture de se perdre, et sert de guide aux pinces avec lesquelles on procède à la recherche et à l’extraction du corps étranger , après toutefois que l’instrument conducteur a été retiré par la bouche.

Ce procédé rend l’œsophagotomie aussi sûre et aussi facile à exécuter qu’elle a paru jusqu’ici hasardeuse et hérissée de graves difficultés. On est étonné de voir M. Lisfranc recommander encore dans cette opération l’usage do la sonde à dard , qui expose à blesser de dedans en dehors les parties les plus importantes.

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Dans un cas où roésophage, distendu par un corps étranger très volumineux , comprimait d’arrière en avant la trachée-artère, et menaçait le” sujet de suffocation, liabicot pratiqua la bronchotomie. Il faudrait, pour imiter cet exemple, que le sujet fut à toute extrémité et absolument hors d’état de supporter aucune des opérations indiquées plus haut. En elle t l’incision de la trachée-artère ou du larynx ne peut avoir^ d’autre utilité que de remédier à l’obstacle qui rend la respiration difficile ; elle n’influe en rien sur la situation du corps étranger; et , après son exécution , il faudra s’occuper d’extraire ou de repousser celui-ci , comme si l’on n’avait rien fait encore pour le sujet, dont l’état est seulement rendu plus grave par la plaie nouvelle que l’on^a pratiquée.

Lb

broucholora peut être iudiquée.

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Division de ce chapitre.

Les plaies abdominales sont pénétrantes ou non pénétrantes.

Lorsqu’elles sont simples , elles réclament dans l’un et l’autre cas la réunion immédiate.

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