ESI0NS Di: FOIE ET DE LA RATE
tumeur plus ou moins dure ou fluctuante^ suivant que les matières qu’elle contient sont solides ou liquides. Dans tous les cas, les tuniques irritées delà vésicule contractent des adhérences , ou avec la paroi abdominale , ou avec I inteslin ; et leur ulcération a pour eflet soit un abcès extérieur, soit un épanchement dans le colon , et la sortie par 1 anus des matières qu’elles contenaient. . Quelque positifs que paraissent les signes de la maladie, on ne peut entreprendre aucune opération jusqu’à ce que l’engorge-r; ment des parties molles sous-cutc^ées indique leur irritation et l’adhérence de la vésicule au péritoine. Dans les cas où l’abcès s’ost spontanément ouvert, et où des fistules lui ont succédé, il faut entretenir leur trajet dilaté , extraire , s il est possible , les calculs arrêtés dans le leservoir de la bile , et s efforcer ainsi d’écarter les complications de la maladie, et de la mettre dans des conditions telles que la nature puisse la guérir.
Les plaies de la rate sont difficiles à reconnaître, en ce (ju’elles n’ont pas de. signes spéciaux , et qu’elles ne peuvent donner lieu qu’à un épanchement sanguin plus ou moins considérable dans le péritoine. Il est plus que douteux qu elles soient toujours , ainsi qu’on l’a dit, accompagnées d une hémorragie mortelle. Leur traitement se réduit à 1 emploi des moyens antiphlogistiques généraux et locaux. Quant aux autres maladies de la rate, leur nature est encore peu connue , leurs signes souvent incertains, et presque jiyiiais elles ne réclament le secours des opérations de la chirurgie.
5^ Blessure (le ta rate.
102 LIV. lî. CH. II. MALADIES DE l’ APPAREIL DIGESTIF.