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Hernies diaphragmatiques.
Ordinairement produites par des efforts violons , le s Ces bornies
soiU aii-dessu.s
hernies de ce genre ne sont jamais susceptibles ni d’ôlre '^Yrïrr"‘^“ bien constatées sur le sujet vivant, ni de réclamer l’exécution d’aucune opération chirurgicale. C’est pourquoi je crois inutile d’entrer dans de plus grand détails à leur sujet.
Étranglemens internes.
Il n’a été jusqu’ici question que des hernies formées à travers l’enceinte des parois abdominales , et dont l’étranglement, lorsqu’il se manifeste, est situé ou à l’extérieur , ou au niveau, ou très peu au-delà de l’ouverture qui a livré passage aux viscères. D’autres obstacles peuvent être apportés au cours des matières fécales, et résulter de la compression d’une portion d’intestin au dedans du ventre, Les lésions de ce genre ont été appelées étranglemens internes , par M. Dupuylren , qui en a signalé des variétés très nombreuses. Sous le rapport de la pratique chirurgicale , elles peuvent toutes se réduire aux cinq chefs suivans.
Ils con.sislcnl en des
compresssions , exercées dans le ventre , sur quelques parties du canal intestinal
L’étranglement persiste malgré ropéraliün de la hernie.
B. Après la réduction en bloc d’une hernie , l’étranglement qui était externe
devient interne.
L’étranglement interne succède a une ancienne blessu re an ventre , ou
à une hernie depuis long temps réduite.
D. Les hernies diaphragmatiques et les hernies incomplètes du périnée sont autant de causes d’élranglemcns internes.
1® Il existait une hernie saillante au dehors, maisy après avoir débridé et réduit, les accîdens ont continué. Dans ces cas , assez multipliés , tantôt l’étranglement était dû à une bride anormale plus ou moins profondé* ment située , et sous laquelle glissait l’intestin ; tantôt , au-dessus du collet agrandi du sac herniaire, se trouvait un second collet dont on n’avait pas soupçonné l’existence ; tantôt enfin l’épiploon , perforé ou entortillé autour de l’intestin , le comprimait dans le ventre.
2® Chez quelques sujets , on a vu, sous les efforts de réduction, la hernie rentrer tout -à -coup, enveloppée encore de son sac péritonéal , et continuer à être étranglée, par le collet de ce dernier, dans l’intérieur du ventre. M. Dupuytren a fait observer que, dans ce cas, la tumeur, maintenue par le péritoine des parois de l’abdomen, ne s’éloigne jamais beaucoup de l’ouverture qui lui a livré passage , et à travers laquelle on l’a repoussée.
5® L’étranglement interne a succédé , chez quelques sujets , à des blessures abdominales cicatrisées depuis un temps plus ou moins long, ou à d’anciennes hernies. On a trouvé alors que l’épiploon avait contracté des adhérences avec les bords de la plaie , ou avec les parois du sac herniaire , de telle sorte qu’il formait dans l’abdomen un cordon solide , plus ou moins tendu , presque fibreux, sous lequel ou autour duquel une portion du canal intestinal se trouvait étranglée.
4“ Les hernies diaphragmatiques, quelquefois congéniales , ordinairement produites par de violons efforts , et toujours accompagnées, lorsqu’elles ne sont pas subitement mortelles, d’une gêne plus ou moins grande dans la respiration, ainsi que les hernies incomplètes du
JÉTRANGLEMENS INTERNES.
périnée , et les hernies peu volumineuses du trou souspubien , sont autant de causes de maladies dans lesquelles l’étranglement ne peut être que difficilement connu , ou se trouve même situé à l’intérieur.
5 Enfin, les accidens qui résultent des étranglemens internes se sont manifestés , chez quelques sujets , sans que l’on pût reconnaître ni la nature ni le véritable siège de l’obstacle qui les occasionait. On a vu alors l’intestin contourné autour du mésentère, ne plus pouvoir livrer passage aux matières intestinales; d’autres fois, des adhérences produites par d’anciennes péritonites entre l’épiploon, les intestins et la paroi de 1 abdomen , étaient la cause de la compression du canal digestif; chez quelques sujets, l’appendice cœcale produisait le même effet ; il est arrivé , enfin , que des intussusceptions intestinales, ou des amas de corps étrangers dans un point rétréci du canal digestif, ont déterminé l’interruption du cours des matières alimentaires , et tous fies accidens qui en résultent.
Dans toutes les circonstances qui viennent d’être inidiquées , les phénomènes de l’étranglement interne sont iceux des hernies enflampiéeset étranglées. La douleur et lies coliques commencent par un point de l’abdomen ; ibientôt elle s’étendent à tout le ventre; celui-ci se tumé- |fie, se ballonne; des hoquets, des nausées, des vomissemens surviennent; l’agitation est extrême, et le malade (succombe, si la nature ou l’art ne détruisent l’obstacle (apporté à la marche des substances intestinales. Ces acci- Idens ont une grande ressemblance avec ceux que déter- •minent certaines péritonites et quelques gastro-entérites
L’élrang'[ement interne survient sans que rien puisse indiquer sa cause et sou siège.
Les accidens qui surviennent alors sont ceux des Lernies étranglées.
Traitement.
On peut opérer dans
le premier,
le second,
et le
troisième
■cas.
On le peut quelquefois aussi dans
le quatrième.
La chirurgie est
impuissante dans les autres.
274 LIV. II. CH. III. MALADIES DE l’appareil DIGESTIF.
très intenses ; m^is la constipation opiniâtre, et la présence de matières fécales dans les vomissemens, éclairent enfin le praticien sur la véritable nature de la maladie.
Le traitement des affections de ce genre est toujours délicat , souvent difficile , quelquefois au-dessus de la puissance de fart. Dans le premier des cas dont j’ai parlé, il faut dépanser le malade, porter le doigt dans la plaie , chercher à son voisinage l’anse intestinale étranglée. Lorsqu’elle peut être attirée au dehors, le doigt porté le long de sa surface remonte jusqu’à la bride qui la comprime, et sous laquelle on insinue le bouton du bistouri de Gooper. M. Dupuytren a quelquefois levé des étranglemens situés ainsi à plusieurs pouces de profondeur. Dans le second cas, c’est-à-dire après la réduction en bloc de la hernie, il faut, <^i les efforts que l’on fait exécuter au malade ne suffisent pas pour provoquer sa sortie, Inciser les tégumens, porter le doigt dans le ventre, et attirer la tumeur avec ce doigt ou avec des pinces. On ouvre ensuite le sac, à la manière ordinaire , avant de débrider son collet. Après les blessures ou les hernies anciennes , on peut encore, la nature du mal étant bien connue, inciser au voisinage des parties où l’obstacle existe, et essayer de lever cet obstacle. Cette opération , tout incertaine qu’elle est, doit être tentée plutôt que d’abandonner le malade à une mort certaine. II est évident que si une hernie incomplète du périnée , ou une hernie peu volumineuse du trou ovalaire étaient étranglées et pouvaient être connues , on devrait inciser les parties , attirer la tumeur, et lever rétranglement. Mais, dans les cas de hernies diaphragmatiques, et dans ceux où rien ne fait
ÉTRANGLEMENS INTERNES. 2 75
connaître la nature et la cause de l’obstacle apporté au cours des matières fécales, l’art demeure impuissant : on ne peut qu’insister sur les antiphlogistiques dont on a déjà fait usage.
Si , en opérant pour un étranglement interne, on ne pouvait parvenir jusqu’au siège de la constriction, et que l’on trouvât Tintestin distendu par les matières, on pour rait l’attirer, le fixer au dehors , et l’inciser de manière à établir un anus anormal. Cette opération serait seule susceptible de faire cesser les accidens, et de conserver la vie au sujet.
Il est
quelquefois indiqué d’élablir un anus anormal .
lîtablisseiHeiii de l’anus anormal.
1*^ Dans le cas d’absence de l'anus normal.
Procédé
opératoire.
de
M. Duret.
Procédé de Callisen
2*^ Dans le cas de division
276 LIV. ir. CH. IV. MALADIES DE l’appareil DlCpTIF.