‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 72 sur 170 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

lésions du testicule ainsi que de ses dépendances, et opérations

qu’elles réclament.

lO Contusions du scrotum.

Jj’/iéinatocele en est

fiéqueniment le résultat.

*0 ^ydroclle-

§65 espèceî.

Les contusions du scrotum ne sont dangereuses que parcequ’eiles s’étendent ordinairement au testicule luimême. Une extravasation de sang , tantôt dans le tissu cellulaire sous-cutané , tantôt dans la tunique vaginale , tantôt enfin dans la substance du testicule, en est presque toujours la suite. Cet accident ne fournit aucune indication particulière. Le malade doit être maintenu en repos ; des applications émollientes seront faites sur la partie affectées des saignées locales et générales, proportionnées à la violence des accidens, devront être pratiquées , et l’on insistera sur Femploi de ces moyens jusqu’à 1 entière disparition de la phiogose et de la douleur. Les résolutifs seront ensuite utiles pour assurer la guérison. Si le sang était extravasé en grande quantité dans le tissu cellulaire du scrotum, et que l’absorption ne le fît pas disparaître , il faudrait lui donner issue, au moyen d’une longue incision pratiquée à cette partie. Après l’opération, le même

traitement devrait être continué.

On désigne sous le nom d' hydrocèle toutes les collections séreuses des bourses. Suivant leur siège spécial , on les distingue en hydrocèle par infiltration , hydrocèle

LESIONS DU TESTICULE ET DE SES DEPENDANCES, CtC. 627

de la tunique vaginale, et hydrocèle enkystée du cordon testiculaire,

La première de ces variétés , ou l’hydrocèle par in- j filtration , consiste dans la distension du tissu cellu- infiumtm: laire du scrotum par la sérosité. Cette affection, suite assez ordinaire de l’hydropisie ascite, accompagne presque toujours l’anasarque , ou même constitue l’un des premiers phénomènes de celte maladie. Elle n’est que très rarement idiopathique, et on ne l’observe alors que chez les enfans , peu de temps après la parturition , ou chez les vieillards. Soutenir le scrotum avec un suspensoire , le couvrir de topiques résolutifs et fortifians , tels que des linges, ou des flanelles, chauds, ou imbibés de décoctions de plantes aromatiques, tels sont les moyens qu’il convient d’opposer à l’infiltration séreuse des bour-

ses. Lorsqu’elle est considérable, des mouchetures doivent donner issue au liquide ; mais ces moyens ne réussissent que quand la tumeur est idiopathique; dans les autres cas, ils sont toujours insuffisans pour la guérir,

puisqu’elle dépend de causes éloignées, que l’on ne peut atteindre par eux.

L accumulation de la sérosité dans la cavité de la tunique vaginale constitue la plus commune de toutes les variétés de 1 hydrocèle. Suivant qu’alors l’enveloppe séreuse du testicule est entièrement séparée du péritoine , ou qu’elle communique encore avec la cavité du ventre, la maladie prend le nom A’ hydrocèle aKcidentcile , ou celui d hydrocèle C09igéniale.

L’hydrocèle donne lieu à une tumeur, lisse, égale, d abord molle et fluctuante, sans changement de^couleur à la peau, et qui, née du fond du scrotum , s’accroît

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