C. Avec le recUiJU
Dispotilions de la vessie cliea
la femme.
Des calculs urinaires.
Leur
composition.
Les accidens qu’ils
occasionent.
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au-dessous de l’arcade , un espace rempli de tissu cellulaire et de rameaux veineux , à travers lequel on peut pénétrer jusqu’à la partie inférieure de la face antérieure de l’organe.
Formés tantôt spontanément, et tantôt par l’apposition des principes cristallisables de l’urine autour de corps étrangers qui ont pénétré dans îa vessie , les calculs urinaires de cet organe diffèrent entre eux par leur figure, leur nombre, leur volume, le poli ou la rugosité de leur surface , la densité de la substance qui les constitue. Leur composition n’est pas moins variable , bien que l’acide urique, l’oxaîate de chaux et les phosphatées d’amoniaque, de chaux et de magnésie, en forment généralement la base. Une matière animale, de nature muqueuse, se rencontre dans tous ces calculs : serait-elle indispensable pour unir les molécules qui les forment? La sécrétion plus abondante de cette matière aurait-elle quelque influence sur leur développement ?
Quoi qu’il en soit, les accidens qu’ils déterminent sont d’autant plus graves qu’ils existent depuis plus long-temps , que leur volume est plus considérable et leur surface plus inégale. Un sentiment continuel de pesanteur à la vessie , des envies fréquentes d’uriner , une démangeaison très vive le long de l’urètre , et spécialement fixée à l’extrémité du gland, tels sont les phénomènes les plus légers que ces calculs déterminent. L’excrétion de l’urine est douloureuse , lorsque la vessie achève de se vider; le malade est sollicité alors à tirailler et à étendre la verge ; le jet du liquide s’interrompt souvent, sans cause et tout-àcoup, pour reparaître ensuite, lorsque le malade change de situation. Des mucosités blanchâtres, filantes et mêlées
CALCULS VÉSICAUX, CtC. 365
de graviers sont quelquefois abondamment rendues; les exercices violens augmentent la douleur , et déterminent fréquemment l’excrétion d’une certaine quantité de sang.
Incessamment irritées par la présence du calcul, les parois de la vessie s’enflamment, se contractent avec violence sur le corps étranger, que l’on a vu présenter alors un grand volume et se creuser, sur ses côtés, par deux sillons destinés au passage continuel et involontaire de l’urine. La membrane muqueuse vésicale s’épaissit assez souvent, devient fongueuse, et des végétations, nées de sa surface, s’implantent quelquefois dans les inégalités du calcul, de manière à le retenir avec force et à rendre son extraction difficile. Ordinairement alors les douleurs sont continuelles , intolérables; le sommeil a fui, et la fièvre conduit plus ou moins rapidement le sujet au marasme et au tombeau. Les calculs développés dans les cavités que forme quelquefois la membrane muqueuse de la vessie entre les fibres de la tunique charnue, étant immobiles, peuvent exister long -temps sans occasioner d’accidens graves , et même sans que leur présence puisse être reconnue.
L’examen attentif des phénomènes indiqués plus haut permet presque toujours de prononcer qu’un calcul est contenu dans la vessie. Cependant il est possible et même facile de se tromper alors, et le cathétérisme peut seul faire connaître avec certitude l’existence du corps étranger. Il faut constamment y recourir; et un précepte que l’on ne doit oublier en aucun cas, consiste è ne jamais opérer sans avoir , à l’instant même de l’opération, senti encore le calcul avec le cathéter.
L’exploration de la vessie exige une attention spéciale,
Altérations
qu'ils
déterminent dans la vessie
Diagnostic.
Importance
du
cathétérisme.
I,fs sondes an moyen ilesquelles on l’exêciUe doivent ne pi-ésenfcr u'une courbure légère près de leur bec.
l'i ocède opératoire.
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un tact délicat et exercé, une grande habitude de pratiquer cette opération. La sonde avec laquelle on y procède est ordinairement d’argent, et le stylet qui la parcourt doit être surmonté d’une sorte de tête , qui , s’appliquant aux yeux de l’instrument, les oblitère et empêche p lorsqu’on le juge convenable , l’urîne d’y pénétrer. On recourbe presque toujours trop les sondes ; elles n’ont besoin que d’une légère inflexion è leur extrémité ; et la verge étant relevée de manière à faire un angle droit avec l’axe du corps, Furètre peut même, au besoin, être facilement parcouru par une algalie entièrement droite. Les instrumens trop recourbés sont difficiles à diriger , leur bec appuie avec trop de force contre la paroi supérieure de Furètre, et il arrive quelquefois qu’ils heurtent contre le ligament triangulaire, ou qu’ils relèvent trop la portion membraneuse du canal qu’ils parcourent, au lieu de pénétrer dans le col de la vessie.
Pour exécuter le cathétérisme, le sujet doit être situé, ou debout , les cuisses écartées, à demi fléchies, et le dos appuyé contre un plan solide , ou couché sur le bord gauche de son lit, la paroi antérieure du tronc étant relâchée. Le chirurgien saisît latéralement la verge avec la main gauche, derrière le gland, de manière l\ ce : que le pouce et le doigt indicateur dont il fait usage ne compriment pas Furètre, et que l’ouverture de ce canal soit à découvert. L’organe étant a longé et relevé vers l’abdomen, le bec de la sonde, convenablement | graissée, est présenté h l’orifice du canal, dans lequel |i on l’enfonce avec douceur. A mesure que, de la main droite, on pousse l’instrument, dont la concavité est tournée vers l’arcade pubienne , et qui est tenu entre •
CALCULS VÉSICAUX, ctc. 565
le pouce et les deux autres doigts, on étend avec Tautre main le pénis sur elle. Lorsqu’il est parvenu sous la voûte formée par les pubis, le cathéter, ainsi que la verge, doivent être graduellement ramenés vers les cuisses, et bientôt il entre dans la vessie. A l’instant ou Ton exécute ce mouvement de bascule, il faut soulever légèrement le cathéter, afin de le faire glisser avec plus de facilité sous la base du ligament périnéal. L’urètre n a que huit 5 neuf pouces de longueur ; on est averti que la sonde a pénétré, au défaut de résistance que l’on éprouve, à la facilité avec laquelle on peut remuer la sonde, de manière à faire parcourir à son bec des arcs de cercle plus ou moins étendus , enfin à la sortie de l’urine.
Les anciens lithotomistes, plus jaloux de faire briller leur dextérité que d operer sûrement , introduisaient la sonde de manière h ce que sa concavité répondît en bas. Lorsqu’elle était arrivée sous la symphyse, ils lui fusaient rapidement décrire un demi-cercle qui la replaçait dans une meilleure situation , en même temps qu’elle pénétrait dans la vessie. Ce mouvement, nommé tour de maître, est aujourd’hui rejeté. M. Abernethy s’en sert encore, et lui a fait subir quelques modifications peu importantes.
Î1 est plus facile de sonder les femmes que les hommes. Les grandes et les petites lèvres de la vulve étant écartées avec la main gauche, il est aisé d’introduire dans 1 oriiice de I urètre le bec de l’instrument, que l’on pousse ensuite jusqu’il ce qu’il pénètre dans la vessie. Le chirurgien doit se rendre cette légère opération tellement
Signes
que la sonde a pénétré dans la vessie.
Manière d’exécuter le tour
de niiiîire.
de
SI- Abeinetliy.
Procédé pour exécuter le cutliélérisine chez
les femmes.
Exploration
de
la vessie.
Signes
qu’elle Iburnit relaliveinent au calcul.
Il est nécessaire d’examiner directement la vessie.
S66 tu III. CH. V, MALADIES DE l’aEP. GENITO^DRINAIRE,
familière qu’il puisse l’exécuter sans avoir besoin de voir les parties sur lesquelles il agit.
Pour explorer la vessie , il faut , l’urine y étant retenue , porter successivement le pavillon de la sonde en haut, en bas, et sur les côtés, en lui imprimant des mouvemens de rotation qui promènent en quelque sorte son bec sur toutes les parois vésicales. Lorsque ces tentatives demeurent sans succès, il convient de faire sortir l’urine , et de les réitérer pendant qu’elle s’écoule : il est rare qu’alors on ne sente pas la pierre , excepté lorsqu’elle est enchatonnée et recouverte dans presque toute son étendue par les membranes vésicales. Lorsque le bec de la sonde heurte contre le calcul, on éprouve la sensation d’un choc sec et du froissement de deux corps solides l’un sur l’autre ; quelquefois un bruit sensible se fait entendre et peut même êire perçu par les assistans.
La pierre se fait-elle sentir dans toutes les parties de la vessie? il est à croire que son volume est considérable. Le calcul est petit, au contraire, si la sonde ne le touche que rarement, de manière à le perdre presque aussitôt. Il est dur quand la sonde portée sur lui rend un son clair et éprouve beaucoup de résistance; enfin, sa surface est présumée lisse ou raboteuse , suivant que l’instrument disse aisément ou se trouve constamment arrêté sur elle.
Afin de mieux s’assurer encore du volume de la pierre et de l’état de la vessie, il convient, le malade étant couché sur le dos, de porter un ou deux doigts dans le rectum, en même temps que l’on déprime la région hypogastrique, et de chercher ainsi à toucher et à saisir le corps étranger. On reconnaît d’ailleurs de cette manière la lar-
CALCULS VÉSICAUX, €tC. ^67
geur du rectum ou du vagia , et les rapports de ces organes avec la vessie, ainsi que l’état de flaccidité et de relâchement, ou de racornissement et de contraction de cet organe î connaissances précieuses ensuite pour l’opération.
Aux arcanes vantés par le charlatanisme et accueillis par la crédulité , les chimistes ont fait succéder des substances plus propres , au premier ajîord , à dissoudre ou à décomposer les calculs dans la vessie ; mais ni l’eau de chaux proposée par White , ni la magnésie à laquelle MM. Home, Brande et Hatchett semblent accorder quelque confiance, ni les alcalis fixes essayés par Fourcroy , ni enfin les substances dépourvues d’azote, à l’iisage continué desquels M. Magendie conseille de recourir, n ont joui jusqu’à présent d’une eflicacité réelle dans le cas de calcul vésical bien démontré.
On peut porter le même jugement sur les injections dissolvantes qui, trop faibles , demeurent sans effet, et dont la force, lorsqu’elle est plus considérable, se dirige d abord sur la vessie. Cependant, il serait possible dans ce cas que , suppléant à l’activité du liquide par sa quantité et par la continuité de son action, la sonde à double courant présentât des ressources précieuses : c’est à l’expérience à prononcer sur ce point.
MM. Amussat , Leroy et Giviale ont proposé , pour briser les calculs dans la vessie , des instrumens qui se composent de pinces à trois ou à quatre branches, renfermées dans une canule, et propres à saisir la pierre , tandis qu une espèce de pivot, placé au centre de l’instrument, et mis en jeu par un archet, pénètre dans le
Le traitement des calculs Tésicaux consiste à les détruire ou à
les extraire.
A. üsaste intérieur des
lithonfriptiques
B. Emploi des injections dissolvantes.