‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 80 sur 170 · III. CH. V. MALADIES DE L^APP. GENITO-URINAIRE · texte numérisé non relu

III. CH. V. MALADIES DE L^APP. GENITO-URINAIRE

le bassin, et y détermine des abcès. Lorsque, pour éviter cel inconvénient, on incise d’abord le périnée, comme le prescrit frère Côme , la vessie se trouve ouverte en deux endroits, et par conséquent plus disposée à l’inflammatioD. Cependant ce danger est moins grand que l’autre, et le procédé du moine litholomiste doit être préféré. Mais si la taille hypogastrique présente, au milieu d’un grand nombre d’inconveniens , des proba^ bilités de guérison , ces probabilités s’évanouissent près? que entièrement lorsque l’on y a recours après s’être livré à de violens et inutiles elTorts pour extraire le calcul par la méthode latéralisée: alors elle est ordinairement mortelle. Il ne faut pas croire que la présence habituelle d’une canule placée dans le col de la vessie, ou celle d’une sonde introduite par l’urètre , prévienne constamment l’épanchement de l’urine : le contraire a lieu trop souvent pour que l’on puisse admettre celte proposition,

Les opérations qui portent le nom de Celse et de Marianus sont rejetées de la pratique; la première, parce^ qu’elle est impraticable sur les adultes et qu’elle expose à blesser les organes les plus importans ; la seconde , à raison des infdtrations sanguines et urineuses auxquelles elle donnait lieu dans le scrotum , des inflammations violentes qui lui succédaient, et enfin des incontinences d’urine ou des fistules urinaires que conservaient le petit nombre de malades qui n’y succombaient pas. La taille latérale exposait à manquer la vessie, et, après la sortie du liquide contenu dans cet organe, la plaie de ses parois n’étant plus parallèle à celle du périnée, les infiltrations urineuses les plus étendues pouvaient aisé-

CALCULS VÉSICAUX, CtC. 583

ment s opérer î âussi celle méthode n^a-t-eÜe peut-être ^ jamais élé mise en usage depuis Foubert et Thomas. Ainsi q„e ceiie L opération de M. i Dupiiytren , si elle est exempte de erEsb ces inconvéniens, expose à d’aufres dangers : elle exige que la portion membraneuse de l’urètre soit incisée en haut et en bas , de telle sorte que le calcul est nécessairement obligé de sortir à travers la boutonnière qu elle présente. Or ce mouvement ne saurait avoir lieu sans exposer le conduit excréteur de l’urine aux distensions les plus violentes, et même à une deslruclicn complète. Ajoutez que l’incision, placée près du sommet de l’arcade pubienne, correspond à l’endroit le moins propre à livrer passage au calcul; aussi M. Dupuytren lui^ même a-t-il renoncé à cette méthode.

h opération latéralisée, au contraire , a jusqu’en ces Lataiiie derniers temps réuni 1 unanimité des sulFra^es. De tous aseuieéié

J . D généraletnPDl

les procédés qui peuvent servir à l’exécuter, ceux de Hawkins et de frère Corne sont les seuls qui aient élé généralement conservés dans la pratique. Cependant on se tromperait beaucoup si Ton croyait que les instrumens de ces deux litliotomistes font à la vessie et à la prostate une ouverture qui est la même dans tous les cas. L’expérience prouve que le gorgeret repousse quelquefois devant lui le col vésical sans 1 entamer ; que , dans d’autres cas, dirigé par une main plus légère ou plus pesante , ' ou agissant sur des tissus plus fermes ou plus lâches, il tait tantôt une large ouverture , et tantôt effleure à peine les parties qu’il aurait dû inciser. Ajouterai je qu’on Fa vu, échappant, pour ainsi dire, au chirurgien, s’enfoncer dans la vessie et en atteindre le bas-fond.^ Relativement au lilholome, à un même degré d’ouverture, qui ne

Le Lislouri les remplace iQujours ayec succès.

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