‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 99 sur 170 · III. Seulement au dessus de l’aneyrisme · texte numérisé non relu

III. Seulement au dessus de l’aneyrisme

45 O li, V. CH. II. MALADIES DE l’aPP, DE LA CIRCULATÏOTÎ.

d’insupportables douleurs. Elles ne conviennent jamais, contre les tumeurs très volumineuses, ou lorsque la peau est enflammée. Enfin, dans les cas les plus favorables, il faut continuer long- temps leur usage, et le succès est fort douteux. Aussi ne les emploie- t-on généralement que contre les anévrismes qui, à raison de leur situation, ne peuvent être opérés.

Exécutée sur la tumeur elle-même , au moyen des machines imaginées par Arnaud, Foubert , G. Hunter, la compression est aujourd’hui rejetée. Elle était insufîi-* santé pour arrêter la circulation dans la tumeur. Ap^ pliquée sur l’artère au-dessous de la crevasse , elle devenait souvent nuisible. Enfin les douleurs et l’engorgement du membre qu’elle occasionait presque toujours , forçaient bientôt d’y renoncer. Guattani fit usage d’un moyen plus méthodique. La tumeur étant couverte de charpie et de compresses épaisses entre-croisées sur elle, une autre compresse longue et épaisse était étendue le long du trajet de l’artère jusqu’à la base du membre. Une bande convenablement serrée maintenait cet appareil, que Ton arrosait fréquemment avec de l’eau vinaigrée, ou tout autre liquide astringent froid. Afin de prévenir rengorge.ment des parties situées au-dessous de l’anévrisme, un bandage roulé s’étendait des doigts ou des orteils jusqu’à la tumeur. Ce moyen a réussi; mais il est demeuré plus souvent inefficace. Il exige d’ailleurs un long repos , un traitement minutieux, et la gangrène peut être le résultat de son emploi , à raison de la compression des artères collatérales du membre.

Exercée au-dessus de la tumeur , la compression a pour objet d’appliquer l’une à l’autre les parois opposée

de Tarière , et d’y faire naître une inflammation adhésivc qui oblitère le vaisseau. M, Freer a expérimenté sur les chevaux que la compression de Tarière radiale produit en quatre jours le dépôt d’une lymphe coagulable autour du vaisseau et dans ses membranes , de telle sorte que son calibre est effacé et rendu imperméable. Mais , ou l’irritation adhésive se développe plus aisément chez les chevaux que chez Thomme, ou les premiers peuvent supporter un degré de pression qui serait impraticable sur l’autre. Les chirurgiens anglais , qui en ont fait beaucoup usage , annoncent que la compression ainsi exercée est extrêmement douloureuse, Hunter, Blizard , M. Hodgson ont été obligés plusieurs fois d’y renoncer. Chez nous , M. Dupuytren fut plus heureux ; il a vu la cessation complète des pulsations dans un anévrisme poplité résulter d’une compression exercée pendant cinq jours sur Tarière fémorale, avec l’instrument qui lui est particulier. Celte compression présente donc des avantages; on peut l’appliquer dans beaucoup de cas, soit pour éviter l’opération, soit pour en préparer le succès, en habituant le sang à passer par les branches collatérales. Lors même que la ligature ne semble pas praticable , la compression peut retarder les progrès de la tumeur ou même la guérir. C’est ainsi que M. Verdier a comprimé avec succès l’artère iliaque externe chez un sujet déjà affecté d’autres anévrismes , et qu’on ne crut pas devoir opérer.

Pourquoi parler du cautère actuel que M.-A. Severin I appliqua sur une tumeur anévrismalo, et des caustiques à 1 1 aide desquels quelques chirurgiens tentèrent de les oui VI ir.^ Ces pratiques sont oubliées à juste titre.

Elle peut alors

Être utile.

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