‹ Nouveaux élémens de physiologieChapitre 12 sur 23 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

taphoriques , parce que, comme le dit très-bien une femme qui , de nos jours , a fait le plus grand honneur à son sexe, si la concision ne consiste pas dans l'art de diminuer le nombre des mots, elle consiste moins encore dans la privation des images. La concision qu'il faut envier , c'est celle de Tacite , celle qui est à la fois éloquente et é;îergique ; et bien loin que les images nuisent à cette brièveté de style, justement admirée, les expressions figurées sont celles qui retracent le plus de pensées avec le moins de termes (i).

Ceux qui s'obstinent à ne voir dans la Physiolo" gie que le roman , et non l'histoire de l'économie animale, me reprocheront sans doute de n'avoir rien dit d'un grand nombre d'hypothèses absurdes ou ingénieuses , proposées sur les usages des organes ; d'avoir omis, en traitant de ceux de la rate, par exemple, de rapporter l'opinion qui établit dans ce viscère le siège du rire et de la gaité ; le sentiment des auteurs qui ont prétendu qu'elle sert de contre-poids au foie, et maintient l'équilibre des deux hypocondres , et même celui des anciens, qui la regardaient comme l'organe sécréteur de l'atrabile , etc. Rappeler de pareilles erreurs pour les réfuter avec prolixité , ne serait-ce point perdre un temps précieux en discussions stériles^ et posséder, comme le disait Bacon , l'art de faire naître mille questions d'une seule ^ par des ré-

(i) De la Littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales , par madame de Staël-Holstein, tome IL

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