‹ Nouveaux éléments complets de la science et de l'art du dentiste (volume 2)Chapitre 20 sur 31 · DES DIFFÉRENTS MOYENS DE POURVOIR A LA CONSERVATION DES DENTS · texte numérisé non relu

DES DIFFÉRENTS MOYENS DE POURVOIR A LA CONSERVATION DES DENTS

Quand les dents occupent naturellement la place qui leur est assignée ou qu’elles y ont été conduites par les combinaisons de l’art, dont nous nous occuperons bientôt, il importe de veiller à leur entretien et de chercher à les maintenir dans leur état de santé. Tant de causes peuvent chaque instant les altérer qu’il n’est pas étonnant que de tout temps on ait cherché à les conserver saines; aussi trouvons-nous dans tous les ouvrages de médecine, anciens ou modernes, de judicieux conseils pour leur conservation; et si nous consultions l’histoire générale.

nous reconnaîtrions que plusieurs peuples ont attaché tant d importance à cette conservation qu’ils ont lait, des conditions sur lesquelles elle repose, tantôt l’objet de soins légalement obligatoires , tantôt même le sujet de préceptes religieux.

Quelques peuplades sauvages ont pu, dans cette dépravation du goût qui accompagne l’ignorance et la barbarie , faire subir aux dents d’horribles mutilations et outrager ainsi la nature en voulant l’orner (1) ; mais toutes les nations civilisées, auxquelles la culture des arts a prouvé que le beau était généralement le bien , sont d’accord sur la part que prend une bouche saine et régulière dans la beauté et l’agrément de la physionomie, et sur le genre de soins dont les différentes parties qui la composent sont susceptibles.

La conservation des dents, comme celle de toutes les parties qui composent notre corps , repose évidemment sur deux ordres de soins : les uns sont généraux , c’est a dire ne regardent les dents que parce qu’elles sont soumises aux lois qui régissent l’économie tout entière ; les autres sont particuliers ou spéciaux, c’est à dire s’appliquent exclusivement à elles. Examinons d’abord les premiers, en nous bornant toutefois à ce qu’ils ont de plus particulièrement applicable à notre sujet.

Soins généraux.

Le choix des aliments est assurément la première des précautions que doit prendre toute personne qui attache du prix à sa santé , et , par suite, à la conservation de ses

(1) Voyez F. Arago ; Voyage autour du Monde , t. IV, p. 93 et autres. — Bibliothèque des voyages anciens et modernes , etc, , etc.

dents. Mais on conçoit combien il est impossible , dans un ouvrage de la nature de celui-ci , de tracer des règles précises à cet égard; car la constitution de chaque individu étant la première chose qu’il doitécouter, il est évident que les meilleurs aliments pour lui seront ceux qui tendront à modérer les effets naturels de son tempérament et à affaiblir la tendance que ce tempérament peut avoir à dégénérer en maladie.

On peut cependant dire, en général , que les aliments tirés du règne animal sont moins favorables à la conservation des dents que ceux qui proviennent du règne végétal, et cela pour deux raisons : la première, c’est que les substances animales , employées comme nourriture habituelle , portent dans toute l’économie des principes d’excitation auxquels aucun organe, pas plus les dents que tout autre , ne peut se soustraire ; la seconde , c est la difficulté qu’on éprouve à extraire d’entre les dents le résidu des viandes , dont le séjour, et par suite la décomposition , est une cause d’altération locale.

L abus des fruits verts , et en général de toutes les substances acides, est nuisibleauxdents; il en estde même des liqueurs alcooliques, dontl’action, fût-elle mêmenulle sous le rapport chimique, n’en a pas moins l’inévitable inconvénient de mettre les gencives , les diverses parties de la bouche et toute la membrane muqueuse qui tapisse l’intérieur des voies digestives, dans un état continuel

d excitation duquel les dents doivent infailliblement se ressentir.

C’est encore un fait d’observation que tous les aliments qui contiennent du sucre sont contraires aux dents. Pour expliquer ce phénomène, on se contente de dire que, mangé seul et sous forme solide, il agit

comme toutes les poudres provenant de sels durs, et que, pris en sirop ou sous tout autre état de dissolution, il se colle sur les dents, les soustrait momentanément à 1 action de l’air, et les force ainsi à devenir le siège d une susceptibilité morbide qui peut être le prélude de la carie. L’espèce d’agacement qu’il produit chez beaucoup de personnes semble militer en faveur de cette dernière explication, et indique suffisamment qu’on doit être modéré dans son emploi.

Enfin tout le monde sait aujourd’hui que l’usage de la plupart des eaux de puits altère très promptement les dents , et ce que la connaissance de la composition chimique de ces eaux fait entrevoir , l’expérience le démontre ; il est peu de personnes , en effet , dans les lieux où l’emploi de l’eau de rivière est impossible, qui n’aient perdu la plus grande partie de leurs dents avant la quarantième année, les femmes surtout. C’est pour cette même raison que les personnes qui fréquentent les établissements d’eaux minérales en reviennent presque toujours ayant les dents dans un assez mauvais état. Les eaux contenant de l’acide carbonique, libre ou combiné, sont celles qui produisent à cet égard les effets les plus remarquables.

La composition des aliments n’est pas la seule chose qui puisse influer sur la conservation des dents, mais il faut encore avoir égard à la forme et à la température de ces aliments. C’est ainsi qu’on devrait se faire une habitude de ne jamais casser avec les dents des corps durs comme des os, des noyaux, des noix, pas plus que de tirer des bouchons avec les dents, surtout lorsqu’elles sont mal implantées et que leurs couronnes ont une certaine longueur , longueur que nous savons

être en raison inverse de celle des racines. Quant à la précaution relative à la température des aliments, elle consiste à éviter non seulement les deux extrêmes , mais encore le passage brusque de l’un à l’autre. Aussi, aux yeux des gens méthodiques , l’usage de boire froid immédiatement après le potage doit-il passer pour une habitude vicieuse. On conçoit , en effet , que la sensibilité de la dent, excitée brusquement en sens contraire, doit aisément passer au-delà du rhythme normal et disposer sa pulpe à l’inflammation.

L’air et les vêtements sont, après les aliments, les objets qui doivent le plus fixer l’attention des personnes jalouses de conserver leurs dents. La plus importante précaution qu’on doive prendre à l’égard de l’air, c’est encore de se défendre également contre une chaleur très forte et contre un grand froid, mais surtout d’éviter le passage brusque de l’une à l’autre. Sous l’influence de cette dernière cause les dents peuvent s’altérer de deux manières différentes : directement ou secondairement ; directement, par la vive stimulation que le froid fait éprouver aux vaisseaux et aux nerfs que contient la membrane renfermée dans le canal dentaire; secondairement, par la suppression brusque de la transpiration qui reflue sur la membrane tapissant la bouche , et, de là, sur les dents, en donnant lieu à ces gonflements inflammatoires de toutes les parois de labouche et qu’on désigne généralement sous le nom de fluxions .

C’est principalement par cette cause qu’on doit expliquer l’altération des dents de la plupart des personnes qui ont l’habitude de fumer outre mesure. Car, ainsi que nous l’avions remarqué depuis longtemps, ce n’est pas la fumée de la pipe qui altère les dents, comme on le

croit communément, puisqu'elle n’agit que mécaniquement, mais bien l’air froid qui, en pénétrant dans la bouche, dont les parois sont dans un état de moiteur, détermine quelquefois une inflammation de la pulpe dentaire, d où peut résulter une carie qui se développe, suivant 1 usage, plus particulièrement sur celles qui, par leur structure et leur position, ont déjà une tendance à cette maladie ; et ce que l’observation nous aappris sur l innocuité de la fumée de tabac comme agent chimique sur les dents, les expériences de M. Donné sont venues le confirmer, ainsi que l’atteste cette phrase extraite de son excellent mémoire sur les propriétés de la salive (1) : « Le tabac communique, il est vrai, à la salive une certaine âcreté fort piquante et fort désagréable pour ceux qui n’y sont point accoutumés; mais elle ne lui donne aucune acidité, ainsi que je m’en suis assuré, et par conséquent, sous le point de vue qui nous intéresse ici , on ne peut pas dire que l’action de fumer altère la salive, puisque cette humeur n’en conserve pas moins son caractère alcalin et n’est pas moins propre à neutraliser les acides gastriques , etc. »

Les femmes doivent à leur extrême impressionnabilité et au joug fatalement impérieux que leur imposent nos habitudes, nos préjugés, le triste avantage d’être plus exposées que nous à l’action funeste que le genre de causes qui nous occupe doit exercer sur les dents. Aussi sont-elles dans l’obligation, si elles veulent conserver ces précieux organes , de ne jamais quitter brusquement des vêtements chauds pour en prendre de légers ; de ne

(t) Histoire physiologique et pathologique de la salive ; brochure iu-8°, 1836, pages 53 et 5à.

point Caire usage de lotions froides pour se laver la tôle ; de ne pas marcher sur un sol humide avec des chaussures trop minces, etc.

Parmi les objets qui, se rapportant principalement à la toilette des femmes, peuvent exercer une influence pernicieuse sur les dents , il faut encore placer les différentes espèces de fards , et les eaux ou les pommades destinées, soit à faire disparaître les taches du visage, soit a teindre les cheveux. Ces cosmétiques contiennent presque tous des substances astringentes et même caustiques, comme l’antimoine, le bismuth , les hydro-chlorates de mercure ou de plomb; substances qui agissent directement sur les dents, auxquelles elles sont portées par les vaisseaux lymphatiques qui , de la peau , vont se ramifier sur la membrane muqueuse buccale enveloppant le collet des dents et pénétrant la cavité alvéolaire. Les personnes qui , par leur position, sont obligées de faire usage de ces substances , doivent donc, autant que possible, s’en tenir à celles dans la composition desquelles n’entrent que des végétaux ; si elles ne sont pas exemptes de tout inconvénient , elles n ont du moins pas sur les dents une action aussi

préjudiciable.

Enfin on a toujours remarqué que les individus qui séjournent dans les lieux bas , humides , voisins de quelques lacs ou marais, de même que les habitants des

vallées et ceux qui sont voisins des ports dans lesquels la température change plusieurs fois dans la journée, ont géneialement de mauvaises dents. Quant aux ouvriers employés dans les ateliers dont l’air est constam-

ment chargé de particules métalliques acides capables de se combiner avec les

ou de vapeurs parties consti-

tuantes des dents, il est possible, sinon de les soustraire complètement à l’action de ces émanations pernicieuses, du moins d’en diminuer le danger. Le moyen consiste à garnir les ateliers de tuyaux ventilateurs ou de ventouses d’appel, ou bien encore à engager ces ouvriers, ainsi que le docteur Londe en donne le judicieux conseil (t) , à porter constamment, en travaillant , de légers masques garnis , vers la partie correspondant à la bouche , de plusieurs feuillets d’éponges , sur lesquels les émanations minérales ou acides viennent se condenser sans pouvoir pénétrer dans la bouche , et par conséquent sans agir sur les dents.

Soins spéciaux.

En suivant les préceptes généraux d’hygiène que nous venons d’indiquer , on peut assurément prévenir un grand nombre de maladies des dents , et se préparer à leur égard des chances de conservation. Mais ces chances seraient toujours fort douteuses si on négligeait de se soumettre à certaines précautions particulières qui ne sont que des soins de propreté , et forment ce qu’on nomme communément l’entretien journalier de la bouche. Ces précautions sont simples, et, en général, d’une exécution si facile qu’il semble qu’on doive se borner à les indiquer. Mais comme les personnes les mieux intentionnées se laissent souvent, dans cette circonstance, guider par une aveugle routine , nous ne devons omettre aucun des détails qui peuvent les faire apprécier à leur juste valeur , et, partant, faire ressortir leur indispensable utilité.

(1) Nouveaux éléments d’hygiène ; deuxième édition, 1838.

- ier—

Comme les dents de première dentition n'ont, en général , besoin d'aucun entretien , on peut dire que ce n est guère qu’à huit ou dix ans qu’on doit faire prendre aux enfants l’habitude de soigner leur bouche; mais , dès cet âge, on doit leur faire contracter cette habitude comme une nécessité absolue en les obligeant de se servir tous les matins pour cela d’une eau légèrement tiède en hiver, et à la température ordinaire en été. L’emploi de la brosse est au moins inutile pour ce premier soin , car elle n’aurait d’autre résultat que de promener sur les dents et les gencives les mucosités dont elles se sont enduites pendant la nuit.

L eau pure sulfit ordinairement jusqu’à quinze ou dix-huit ans; mais, dès cette époque, meme plus tôt si quelque affection locale ou quelques dérangements des voies soit digestives, soit respiratoires, altéraient la fraîcheur de 1 haleine, on peut charger celte eau de quelques gouttes d une liqueur spiritueuse légèrement aïomatique , comme 1 eau de Cologne. On se sert ensuite >1 un dentifiice quelconque, dont on trotte légèrement dans tous les sens , non seulement les dents, mais encore les gencives.

Faut-il employer ce dentifrice tout simplement , en se servant d’un morceau d’étoffe ou du coin d’une serviette roulée sui le doigt, comme le font bien des personnes qui veulent simplifier leurs besoins? Non, sans doute ; car la pression exercée avec le linge ne peut évidemment servir qu’à amasser davantage et à durcir le tartre dans les endroits où il est le plus disposé à s’accumuler , c est à dire entre les dents et à leur collet. L’expérience s est aujourd hui , et lout-a-fait exclusivement , prononcée , a cet égard, en faveur de la brosse qui, montée

convenablement, peut être dirigée sur les côtés des dents même les plus reculées, pénétrer dans les intervalles qui les séparent , et les frotter ainsi dans tous les sens, surtout avec les formes variées qu’on leur donne maintenant.

Les autres objets conseillés pour remplir l’indication confiée à la brosse sont entièrement , et avec raison , abandonnés , l’éponge non seulement parce qu’elle produit chez beaucoup de personnes un agacement qui peut aller jusqu’à la douleur , surtout quand les dents sont privées de quelque partie d’émail , mais encore parce qu elle se durcit bientôt en s’aplatissant sur le corps qui lui sert de support; les différentes racines, comme celles de réglisse, de guimauve, de luzerne ,

parce que, quelque bien préparées, teintes ou aromatisées qu elles soient , elles se durcissent ou se moisissent suivant qu’on les place dans un lieu sec ou qu elles se trouvent exposées à l’humidité.

Mais , pour être dépourvues des inconvénients qu’on a quelquefois reprochés auxbrosses, elles doivent être d’une force proportionnée à la sensibilité des gencives, à l’épaisseur et à la dureté de l’émail des dents des personnes qui doivent s’en servir. 11 est utile aussi qu elles soient tenues dans un état de parfaite propreté , et qu’elles soient renouvelées dès qu elles commencent à s’user, parce qu’elles deviennent nécessairement plus dures à mesure que les faisceaux de crin qui les forment perdent de leur longueur. Quant à la manière de s’en servir, elle consiste à en frotter les dents aussi bien en dedans qu’en dehors, et à les faire légèrement agir de haut en bas, afin de nettoyer autant que possible leurs interstices.

Cette petite manœuvre terminée, on se rince de non-

veau la bouche pour enlever le limon buccal que la brosse n aurait fait que détacher si on ne Ta imbibée que d’eau , ou le résidu de la poudre dentifrice si on s’en est servi; de l’eau simple, tiède ou froide, suivant la saison , peut encore suffire dans celle occasion ; mais, si on voulait l’aromatiser, il faudrait, comme nous l’avons déjà dit , se contenter de la rendre un peu plus active par quelques gouttes d’eau de Cologne ou d’un élixir quelconque.

Enfin une précaution qu’on doit toujours avoir, chaque fois qu'on a cessé de manger, c’est de se servir d’un cure-dent pour enlever les particules alimentaires qui se sont insinuées entre les dents. En France on se sert communément de cure-dents en plumes; mais dans d’autres pays, comme en Amérique, en Angleterre, en Italie, en Espagne, on les fait avec un bois flexible et serré; ils ont alors cet avantage que leur pointe, n’étant jamais aussi aiguë, expose moins à blesser les gencives. On en fait aussi en baleine , en écaille, et même en ivoire ou en os; mais il ne faut jamais leur substituer les aiguilles, les épingles, ou tout autre corps métallique. Pour compléter le soin auquel est destiné le cure-dent , dont il ne faut d’ailleurs user qu’avec circonspection , on ferait fort bien de se rincer la bouche immédiatement après son emploi; c’est une précaution qu’on commence à prendre en France, et à laquelle nous ne pouvons qu’applaudir; quant à décider s’il est plus convenable de le faire à table qu’ailleurs , c’est une question toute de bienséance que nous n’avons pas la mission de résoudre.

Élixirs t poudres et opials dentifrices.

Comme le nettoiement de la bouche, au moyen d une brosse imprégnée d’eau aromatisée par quelques gouttes d’une liqueur spiritueuse, suffit généralement pour maintenir les dents dans un état de propreté convenable à leur conservation, nous nous sommes bornés, dans la section précédente, à conseiller l’emploi de la liqueur la plus simple.

Mais pour bien des personnes, pour celles par exemple chez lesquelles la carie aurait fait quelques ravages , qui auraient l’habitude de fumer, ou dont, soit une mauvaise constitution, soit un état maladif auraient altéré 1 haleine , il y a nécessité d’avoir recours à des moyens plus puissants. Cette nécessité est devenue la base d’une industrie qui, par malheur, s’est bien souvent exercée au détriment de la santé publique. Aussi, bien que la connaissance et que la préparation de ces diverses substances , qu’on a décorées du nom de dentifrices , soient plus du ressort de la matière médicale et de la pharmacie que de notre ministère , nous croyons devoir sacrifier à l’usage en donnant quelques modèles de chacune d’elles; l’habitude a d’ailleurs jusqu’ici permis aux dentistes d’en avoir un assortiment chez eux, et d’en fournir à leurs clients. Nous faisons seulement observer, avec Gariot (t), que « toutes les recettes dans lesquelles on fait entrer une foule de drogues qui ont des propriétés analogues, et quelquefois disparates, forment des mélanges bizarres qui ne valent souvent pas ceux qu’on

(/l) Traite des Maladies de la bouche ; Paris, 1805.

obtient par la combinaison de deux ou trois substances dont les qualités sont bien reconnues. »

Elixir propre à être employé le matin pour se rincer la

bouche.

Eau-de-vie de Gayac. . . 187 grammes (6 onces),

Eau vulnéraire spiritueuse. idem. idem.

Huile essentielle de menthe, ou de gérofle, ou de rose,

ou d’œillet U gouttes.

Deux ou trois gouttes suffisent pour aromatiser un verre d eau ; il convient aux personnes dont la bouche est dans un état de santé parfaite ; mais celles qui auraient, soit les gencives habituellement saignantes, soit l’haleine forte, feraient bien de lui substituer la préparation suivante qui s’emploie de la même manière :

Eau-de-vie de Gayac, préparée. . 187 grammes (6 onces),

Eau-de-vie camphrée è grammes (1 gros) ,

Essence de menthe e gouttes ,

Essence de cochlearia. ... (3 gouttes

Essence de romarin 6 gouttes.

(Autre élixir tonique.)

Racine de ratanhia 125 grammes (U onces),

Eau vulnéraire spiritueuse. . . 2 litres,

Huile essentielle de menthe. . k grammes (1 gros),

— d’écorce d’oranges. 6 grammes (1 gros 1/2).

Concassez la racine de ratanhia , faites-la infuser pendant huit jours dans 1 eau vulnéraire; filtrez ensuite cette teinture, et ajoutez-y les essences que vous aurez pi (valablement dissoutes dans vingt-quatre grammes ( six gros ) d’alcool.

Elixir connu sous le nom d'Eau de Botot 2 litres,

Alcool à 33ü

Gérofle concassé. . . A

Cannelle de Cevlan. . ./de chaque, 32 grarn. (1 once), Anis vert J

Cochenille concassée. . /a /o \

, . , de chaque, 16 gram. (1/2 once).

Essence de menthe poivree. )

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