CHAPITRE IV
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Des auteurs qui ont écrit en spécialistes sur notre art, les uns , comme Maury, ne tenant aucun compte des rapports d’organisation et de but qui unissent l’ostéide dentaire et son ganglion central, se sont contentés de diviser les maladies des dents en celles qui attaquent leurs parties dures et celles qui intéressent leurs parties molles ; tandis que les autres , comme M. Lefoulon, ne se faisant pas une idée bien juste de ce qu’on doit entendre par maladies , ont mis au nombre de celles des dents leurs simples anomalies de forme et d'arrangement. Plus logiques en cela qu’eux, nous avons rangé les altérations des organes qui nous occupent en trois classes distinctes.
La première comprend les altérations vitales ou pathologiques proprement dites, qui sont : les lésions des follicules; l’érosion ou atrophie des dents; la décoloration et la décomposition de l’émail ; la consomption des racines; la carie et ses différentes variétés; l’exostose et le spina-ventosa; le ramollissement ; l’inflammation , la fongosité, l’ossification meme de la pulpe dentaire; enfin les diverses névroses des dents.
La deuxième comprend, au contraire, les lésions purement physiques , comme l’usure, 1 entamure et la fracture des dents; leur ébranlement, leur luxation et leur dénudation.
Enlin nous rangeons dans la troisième classe les ma/adies des annexes , qui sont, soit les lésions des gencives de nature inflammatoire, soit les maladies des alvéoles.