artère occipitale (Fig. 124, 8 et
Née de la face postérieure de la carotide externe , au même niveau que la faciale , V artère occipitale , située en dedans du nerf grand hypoglosse, longe la face interne du ventre postérieur du muscle digastrique; puis, vers le sommet de l’apophyse mastoïde, elle s’infléchit en arrière et passe entre le splénius et les muscles petit oblique et grand complexus, auxquels elle fournit des rameaux. Arrivée au bord postérieur du splénius, elle s’incurve à angle droit, se dirige en haut, devient sous-cutanée et se divise en deux branches : l’une inférieure , plus petite, qui s’anastomose avec l’auriculaire postérieure; l’autre supérieure , plus volumineuse , qui remonte sur le crâne, fournit un grand nombre de branches, qui communiquent avec celles du côté opposé et avec les rameaux de la temporale superficielle.
Dans ce trajet, l’occipitale émet :
1° Un rameau sterno -mastoïdien supérieur. Il se comporte comme celui qui provient de la thyroïdienne supérieure.
2° Une artère mastoïdienne , qui pénètre dans le crâne par le trou de ce nom et va à la dure-mère.
E. ARTÈRE AURICULAIRE POSTÉRIEURE (Fig. 124, 10).
Elle prend son origine immédiatement au-dessus de la précédente sur la face postérieure de la carotide externe, chemine en dedans du ventre postérieur du digastrique et de la partie inférieure de la parotide , se loge dans le sillon auriculo -mastoïdien et devient ensuite superficielle. L ' auriculaire postérieure est alors appliquée immédiatement sur la partie mastoïdienne du temporal, sur laquelle elle se partage en : rameau inférieur ou mastoïdien , qui s’anastomose par ses branches avec l’occipitale et la temporale superficielle, et en rameau supérieur ou auriculaire , qui se subdivise lui-même en deux rameaux, dont l’un plus considérable est destiné à la face interne du pavillon, tandis que l’autre traverse le tissu fibreux qui réunit l’hélix au cartilage de la conque et vient se ramifier dans la rainure située entre l’hélix et l’anthélix. Ces deux rameaux communiquent ensemble sur le bord libre de l’hélix.
L’artère auriculaire postérieure fournit d’ordinaire la branche stylo -mastoïdienne, qui s’engage par le trou de ce nom dans l’aqueduc de Fallope et s’y anastomose avec une branche de la méningée moyenne , après avoir fourni à la caisse du tympan et à l’oreille interne.
Pour ne rien omettre, signalons encore des rameaux parotidiens fournis par l’auriculaire.
F. ARTÈRE PHARYNGIENNE INFÉRIEURE.
Cette branche assez grêle naît, de la partie interne de la carotide externe , entre celle-ci et la carotide interne. Elle remonte sur les parois du pharynx et arrive jusqu’à la base de l’apophyse basilaire , où elle s’infléchit en avant , en décrivant une arcade, qui s’anastomose sur la muqueuse pharyngienne et la trompe d’Eustache avec les palatines supérieure et inférieure et avec la pharyngienne supérieure ou ptérygo- palatine.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
Outre les rameaux pharyngiens qu’elle donne dans son parcours, la pharyngienne inférieure fournit toujours une branche mêningienne , qui croise en avant la jugulaire interne, et se divise en deux rameaux, qui pénètrent dans le crâne en passant, l’un par le trou déchiré postérieur, et l’autre à travers la substance fibro-cartilaüineuse du trou déchiré antérieur. Ces deux rameaux se distribuent à la dure-mère.
Après le départ de toutes les branches que nous venons d’énumérer, la carotide externe, fort diminuée de volume, monte entre les muscles styliens et gagne la face interne de la glande parotide. Tantôt, et c’est le cas le plus fréquent, cette glande l’entoure complètement; tantôt, au contraire, elle ne lui offre qu’une gouttière, dans laquelle se loge le vaisseau. Triquet a trouvé l’artère complètement isolée du tissu glandulaire et entourée d’une simple gaine connective; il ne m’a jamais été donné d’observer une pareille disposition.
Arrivée au-dessous du condyle de la mâchoire, la carotide externe se divise en deux branches : la temporale superficielle et la maxillaire interne.
G. ARTÈRE TEMPORALE SUPERFICIELLE (Fig. 124, 11).
L * artère temporale superficielle , moins volumineuse que la maxillaire interne , se dirige en haut et un peu en dehors et gagne l’intervalle compris entre l’articulation temporo-maxillaire et le conduit auditif externe. Recouverte jusque-là par la glande parotide , cette artère devient superficielle au niveau de l’arcade zygomatique et chemine entre la couche sous-cutanée et l’aponévrose temporale. Elle se divise bientôt en deux branches terminales , dont l’une, Y antérieure ou frontale , visible sous la peau, s’infléchit en avant et va par ses rameaux s’anastomoser avec les branches frontales de l’ophthalmique et avec ses congénères du côté opposé , en fournissant de plus quelques ramuscules à la paupière supérieure.
La branche postérieure ou pariétale se répand en divisions nombreuses dans la région de ce nom ; ses rameaux antérieurs communiquent avec la frontale ; les rameaux moyens gagnent le sommet du crâne et s’anastomosent avec ceux du côté opposé ; les rameaux postérieurs se dirigent en arrière et en haut pour communiquer avec l’occipitale et l’auriculaire postérieure.
La temporale superficielle fournit dans son parcours :
1° Des rameaux parotidiens.
2° L 'artère transversale de la face , qui longe le bord supérieur du canal de Sténon et s’anastomose vers le milieu de la joue avec la faciale et le sous-orbitaire (Fig. 124, 12).
3° Des rameaux auriculaires antérieurs , qui gagnent le tragus, cheminent sur sa face externe et s’anastomosent sur le pavillon avec les rameaux de l’auriculaire postérieure.
4° La temporale moyenne , qui naît au-dessus de l’arcade zygomatique, plonge, à travers l’aponévrose temporale, dans la profondeur du muscle crotaphyte et s’anastomose avec les artères temporales profondes.