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DES ARTÈRES F, N

3» Artère mammaire intoi*no (Fig. 133, (I).

Son origine est assez constante et se trouve à peu de distance des scalènes sur la face inférieure de la sous-clavière , immédiatement en dehors du point, on le nerf phrénique croise ce vaisseau.

La mammaire se dirige d’abord verticalement en bas, puis en dedans, se place au côté externe du nerf phrénique et répond à l’articulation sterno-claviculaire, dont la sépare le tronc veineux brachio-céphalique. Elle longe ensuite la face postérieure des cartilages costaux à 0m,005 environ du bord externe du sternum, et est située en avant de la plèvre et du muscle triangulaire, en arrière des muscles intercostaux internes.

Fig. 133. — Artère mammaire interne du côté droit et artère intercostale supérieure

du côté gauche (d’après Bourgery) (*).

Sur les côtés de l’appendice xyphoïde, la mammaire se divise en deux branches , dont l’une, plus petite et interne, continue le trajet primitif, pénètre dans la gaine du muscle grand droit de l’abdomen, dans l’épaisseur duquel elle s’anastomose, au-dessus de l’ombilic, avec les rameaux de l’épigastrique.

La seconde branche terminale de la mammaire , connue sous le nom de musculo-phrénique , se porte en dehors, longe les cartilages des côtes asternales,

(*) 1) Artère sous-clavière. — 2) Artère intercostale supérieure (elle fournit sur ce sujet à trois espaces intercostaux). — 3) Artère cervicale profonde. — 4) Artère mammaire interne. — 5) Artères intercostales aortiques. •

G) Anastomose entre les branches de la mammaire et les intercostales aortiques.

ANGÉIOLOGIE.

fournit des branches à chaque espace intercostal, et d’autres rameaux, < j n i sur la circonférence du diaphragme communiquent avec la diaphragmatique inférieure. La musculo -phrénique se perd dans les muscles abdominaux.

Les branches collatérales que fournit la mammaire interne sont très -nombreuses :

1° La diaphragmatique supérieure , rameau grêle, qui descend entre le péricarde et la plèvre médiastine , gagne la face supérieure du diaphragme et s y perd en s’anastomosant avec la diaphragmatique inférieure. Le nerf phrénique raccompagne dans son trajet.

2° Au niveau de chaque espace intercostal , la mammaire interne émet des branches externes ou intercostales antérieures , au nombre de deux, qui longent, l’une le bord inférieur de la côte supérieure, l’autre le bord supérieur de la cote située au-dessous. Ces branches fournissent aux muscles de cet espace et s’anastomosent largement avec les intercostales aortiques (Fig. 133, 6).

3° Du bord interne de la mammaire et au même niveau que les précédentes naissent des petites branches internes , qui vont se perdre sur les deux faces du sternum en communiquant avec leurs congénères du coté opposé.

-4° Artère intercostale supérieure (Fig. 133, 2,.

Cette artère naît du bord inféro -postérieur de la sous-clavière, se porte en bas et un peu en arrière, croise le col des deux premières côtes et descend plus ou moins , suivant qu’elle est destinée à deux , trois ou quatre espaces intercostaux.

Au niveau de chacun de ces espaces, elle fournit une artère, dont la division en branche postérieure ou dorso-spincde et branche intercostale ou antérieure, ainsi que la distribution, ressemblent exactement à celles des intercostales aortiques.

S° Artère sus-scapulaire.

Un peu en dehors de l’origine de la mammaire interne, la sous-clavière fournit Y artère sus-scapulaire , qui se dirige d’abord de haut en bas et de dedans en dehors, et arrive vers la partie moyenne du bord postérieur de la clavicule. Dans cette première partie de son trajet, elle répond : en avant, au faisceau sternal du muscle sterno-mastoïdien , à la veine jugulaire externe et à l’aponévrose moyenne du cou; en arrière, au nerf phrénique, au muscle scalène antérieur , à l’artère sous-clavière après sa sortie des scalènes et aux nerfs du plexus brachial. Le muscle omo-hyoïdien est situé immédiatement au-dessus d’elle (Fig. 123, 5).

A partir de la région moyenne de la clavicule , l’artère sus- scapulaire se porte horizontalement en dehors et en arrière, s’engage sous le trapèze, lui donne des rameaux , longe le bord interne de l’acromion et passe au-dessus du ligament coracoïdien pour pénétrer dans la fosse sus -épineuse. Dans cette fosse elle est située entre le périoste et le muscle , auquel elle abandonne des rameaux nombreux. La sus -scapulaire contourne ensuite le bord antérieur de l’épine de l’omoplate, gagne la fosse sous-épineuse, se place entre l’os et les muscles, leur fournit des branches nombreuses et s’anastomose avec la scapulaire inférieure venue de l’axillaire et avec la cervicale transverse (Fig. 134, 2).

DES ARTERES EN PARTICULIER

(\° Artère cervicale transverse ou scapulaire postérieure.

Elle naît de la sous-clavière en dedans, très-rarement en dehors, des scalènes, se dirige en dehors et en arrière, passe entre les nerfs du plexus brachial ou au devant d’eux (Fig. 123, 6). Arrivée au niveau du bord antérieur du trapèze, elle s’engage sous ce muscle, passe plus loin au-dessous de l’angulaire de l’omoplate et au niveau du bord postérieur de celui-ci, s’infléchit en bas pour

Fig. 13t. — Artères scapulaires (*;.

longer le bord interne du scapulum au devant du rhomboïde. Elle se termine à l’angle inférieur de cet os, en s’anastomosant avec la scapulaire inférieure ou sous- scapulaire , branche de l’axillaire. Les branches terminales de la cervicale transverse se distribuent aux muscles de la région (Fig. 134, 3).

Dans son trajet, la scapulaire postérieure fournit un grand nombre de branches musculaires, dont une seule mérite d’être mentionnée. Elle part de la cervicale transverse au moment où celle-ci s’engage au-dessous du muscle angulaire de l’omoplate, passe sur lui et remonte flexueuse pour se perdre dans les muscles de la nuque.

(*) l| Arlere carotide primitive. — 2,2) Artère sus-scapulaire. — 3, 3) Artère cervicale trausverse. — 4) Artère scapulaire inférieure (branche de l’axillaire). — a) Artère circonflexe postérieure (branche de l’axillaire).

ANÜÉ10L0GIE.

7° Artère cervicale profonde.

Moins volumineuse que toutes les précédentes, cette artère naît de la face postérieure de la sous-clavière, se porte en haut et un peu en arrière pour gagner t’espace compris entre le col de la première côte et l’apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale (ainsi que l’a fait remarquer Cruveilhier, ce rapport est constant). A partir de ce point, l’artère cervicale profonde monte verticalement entre le grand complexus et le transversaire épineux pour s’épuiser dans les muscles du cou et de la nuque. Elle communique par quelques rameaux avec la cervicale ascendante (Fig. 132 , 7).

ARTÈRE AXILLAIRE (Fig. 135, 1).

Préparation. — Faire les incisions de la peau comme pour la préparation des muscles de la poitrine et du bras ; détacher ensuite le grand pectoral à ses insertions pectorales et claviculaires, sectionner le petit pectoral à peu de distance de son insertion à la coracoïde. Ménager les nerfs pour étudier leurs rapports avec les vaisseaux. Il faut avoir soin, pour faire cette préparation, d’écarter fortement le bras. On pourrait scier la clavicule dans son milieu, ou la désarticuler au sternum; on aurait plus de facilité pour la dissection, mais on se rendrait moins bien compte des rapports.

Au delà du bord antérieur de la clavicule , l’artère sous-clavière prend le nom d’ cirtere axillaire , qu’elle conserve jusqu’au niveau du bord inférieur du grand pectoral. Elle est donc obliquement dirigée de la première côte à la face interne du bras.

Elle répond successivement, en avant, aux insertions claviculaires du grand pectoral, puis à la partie supérieure du petit pectoral, pour se remettre de nouveau , après avoir franchi l’espèce de pont que lui présente ce dernier muscle, en rapport avec la face profonde du grand pectoral. En arrière , elle répond à la gouttière de la première côte, au premier muscle intercostal, au bord supérieur du grand dentelé, puis à l'espace celluleux qui sépare ce muscle d’avec la face antérieure du sous- scapulaire et au tendon de ce muscle, qui la sépare de l’articulation de l’épaule (*). Plus bas, l’artère s’engage dans l’espace triangulaire circonscrit par les muscles qui vont aux lèvres de la coulisse bicipitale. Nous savons que dans ce même espace sont logés les muscles coracobrachial et biceps. L’axillaire répondant au bord interne de ceux-ci n’a donc plus aucun rapport avec le grand pectoral , dont ils la séparent; mais en arrière elle est en contact avec le grand rond et le grand dorsal.

Nous avons vu que l’artère sous-clavière est séparée de la veine par le muscle scalène antérieur, que les nerfs du plexus brachial sont situés au-dessus d’elle. Au niveau du creux de l’aisselle, au contraire, tous ces cordons vasculaires et nerveux sont réunis en un ieu\ faisceau. O11 peut donc, pour simplifier l’étude des rapports assez compliqués que ces organes affectent entre eux , les considérer comme formant un triangle, dont la base serait aux scalènes et le sommet à l’articulation scapulo- humérale. La veine axillaire est d’abord située un peu en dedans et en avant de l’artère , puis elle s’en rapproche pour

(’) Au-dessous du bord inférieur du tendon du sous-scapulaire, il se trouve un petit espace où l’artère n’est séparée de la capsule articulaire que par une couche plus épaisse de tissu cellulaire.

DES ARTERES EN PARTICULIER

lui devenir tout à fait interne au niveau du bord inférieur du muscle petit pectoral. Les nerfs, situés d’abord en haut et en arrière , se groupent pour former un plexus, au milieu duquel se trouve l’artère; cette dernière croise d’abord le tronc d’origine du nerf radial, en avant duquel elle se place, et est ensuite entourée par deux grosses branches nerveuses, qui se réunissent au devant

d’elle pour former le nerf médian. Au-dessous de ce point, l’artère axillaire est en rapport ; en avant avec le nerf médian , en dedans avec le nerf cubital et le brachial cutané interne , en dehors avec le musculo-cutané, et en dehors et en arrière avec le radial .

L’artère axillaire fournit cinq branches collatérales .

1° Artère acromio>thoraci<[ue (Fig. 135, 2).

Cette artère naît de la partie de l’axillaire comprise entre la clavicule et le petit pectoral. Elle se dirige en dehors et se divise en branches acromiales et en branches thoraciques . (*)

(*) 1) Artère axillaire. — 2) Artère aeromio-ilioraciqüe. — 3) Artère sous-scapulaire. — 4) Artère mamntair c externe ou grande thoracique. — h) Artère circonflexe postérieure. — G) Artère circonflexe antérieure.

ANGÉIOLOGIE.

1° Les brandies acromiales rampent dans l’espace celluleux compris entre le grand pectoral et le deltoïde et vont se répandre sur l’articulation acromioclaviculaire en communiquant avec la sus-scapulaire.

2° Les branches thoraciques sont destinées aux muscles pectoraux. Elles sont, plus volumineuses chez la femme et arrivent chez elle jusqu’à la glande mammaire.

‘•î0 Artère grande thoracique ou mammaire externe (F ig. 135, 4).

Remarquable par son trajet presque vertical et son étendue , cette artère liait en arrière du tendon du petit pectoral, s’applique sur la face externe du muscle grand dentelé et se termine dans les faisceaux de ce muscle au niveau des premières fausses côtes. En haut , elle est recouverte par le grand pectoral et plus bas par la peau.

Cette artère fournit : des rameaux intercostaux anastomosés avec des branches venues des artères de ce nom et de la mammaire interne , d’autres destinés aux muscles grand pectoral, grand dentelé et sous -scapulaire, enfin des branches, très- développées chez la femme , qui vont se ramifier dans la glande mammaire , où elles s’anastomosent avec des rameaux de l’acromio-thoracique.

3° Artère scapulaire inférieure ou sous*scapulaire (Fig. 135, 3).

Elle est la plus volumineuse des branches de l’axillaire et est remarquable surtout par la facile communication qu’elle établit entre cette artère et la sousclavière. Elle naît au niveau du bord inférieur du muscle sous -scapulaire , longe ce bord , située entre le grand dorsal et le grand dentelé, et se termine à l’angle inférieur de l’omoplate en s’anastomosant avec les autres scapulaires.

Dans ce trajet elle fournit une branche volumineuse, qui contourne le bord axillaire de l’omoplate, émet des rameaux qui cheminent entre le muscle sousscapulaire et l’os , passe ensuite entre le petit et le grand rond au-dessous du long chef du triceps, et se ramifie en avant du muscle sous-épineux dans la fosse de ce nom , en communiquant auprès de l’angle de l’omoplate avec la terminaison de la scapulaire inférieure, et avec la scapulaire postérieure (Fig. 134, 4).

4» Artère circonflexe postérieure (Fig. 135, 5j.

Elle naît de l’axillaire au-dessous de la précédente , se porte en arrière et en dehors, passe entre le grand et le petit rond au-dessus du long chef du triceps, s’accole alors à l’humérus, recouverte par le deltoïde, contourne cet os et arrive jusqu’au voisinage de la lèvre antérieure de la coulisse bicipitale , où elle s’anastomose avec la circonflexe antérieure.

Cette artère décrit donc ainsi les trois quarts d’un cercle qui embrasse l’humérus. Elle est destinée plus spécialement au deltoïde et fournit accessoirement des rameaux aux muscles grand et petit ronds, ainsi qu’au triceps. Quelques ramuscules vont à l’articulation scapulo-humérale (Fig. 434, 5).

î*° Artère circonflexe antérieure (Fig. 135, G).

Cette petite branche vient aussi souvent de la circonflexe postérieure que de l’axillaire. Elle s’engage au-dessous du coraeo-brachial et de la courte portion du biceps, puis au-dessous du tendon de la longue portion de ce muscle et vient s’anastomoser sur la face profonde du deltoïde avec la circonflexe posté-

DES ARTERES EN PARTICULIER

rieure. Au moment où elle croise perpendiculairement la coulisse bicipitale , elle fournit une petite branche ascendante, qui accompagne le tendon de la longue portion du biceps et se distribue à F articulation .

ARTÈRE HUMÉRALE (Fig. 130, 1).

L'artère humérale ou brachiale , continuation de l’axillaire, s’étend du bord intérieur du tendon du grand pectoral jusqu’au niveau du pli du coude, où elle se divise en deux branches terminales, la cubitale et la radiale (*).

Dans son trajet l’artère humérale longe d’abord le bord interne du coracobrachial, puis celui du biceps. Chez les individus peu musclés elle n’est, dans ses deux tiers inférieurs, recouverte que par la peau et l’aponévrose brachiale, et un peu au-dessus du pli du coude par l’expansion aponévrotique du biceps qui la sépare de la veine médiane basilique. Quand les sujets sont bien musclés, il faut, pour la trouver, écarter le bord interne du biceps, qui la recouvre.

Dans son tiers supérieur, l’bumérale répond en arrière à la cloison intermusculaire interne, qui la sépare du triceps et des nerfs cubital et radial ; dans ses deux tiers inférieurs, au muscle brachial antérieur.

Elle est séparée de l’humérus : en haut par les insertions du coraco -brachial et en bas par les libres du brachial antérieur.

En dedans, l’humérale répond à l’aponévrose brachiale et à la peau, dont la sépare le bord interne du biceps chez les sujets bien musclés.

L’artère humérale chemine entre les deux \eines du même nom. Le nerf médian est situé , en haut , un peu en dehors du vaisseau artériel , puis il la croise en avant pour lui devenir interne au-dessus du pli du coude.

V humérale fournit un grand nombre de branches sans nom, destinées aux muscles biceps, coraco -brachial et brachial antérieur.

Celles qui se portent à la partie postérieure du bras et qui sont destinées au triceps et aux anastomoses avec les récurrentes radiales et cubitales sont plus volumineuses et plus constantes ; ce sont :

1° L 'artère humérale prof onde ou collatérale externe (Fig. 136, 2). — Elle naît du bord postérieur de la brachiale au niveau du muscle grand rond et se porte en arrière et en dehors dans la coulisse de l’humérus, qu’elle parcourt avec le nerf radial.

Elle fournit une branche musculaire assez volumineuse, qui se distribue exclusivement au triceps, et une autre, externe, qui continue d’accompagner le nerf radial, donne des rameaux musculaires et arrive jusqu’à l’épicondyle, où elle s’anastomose avec la collatérale interne et avec les récurrentes radiales.

2° L’ artère collatérale interne (Fig. 136, 3). — Elle provient du tiers inférieur de l’humérale , se porte en dedans sur le brachial antérieur et se divise en deux branches. La première, antérieure , reste en avant de la cloison intermusculaire, vient sur l’épitrochlée se ramifier à la face profonde des muscles qui s’y attachent et s’anastomose avec la récurrente cubitale antérieure. La branche postérieure traverse la cloison intermusculaire, accompagne le nerf

(') Il n’est pas rare üe voir 17 minérale, se diviser plus haut en deux branches terminales; souvent cette division se fait dans le creux de l’aisselle. 11 arrive fréquemment alors qu’une de ces deux branches reste sus-aponévrotiquc , c’est d’ordinaire la cubitale, quoique nous ayons vu aussi la radiale offrir cette disposition.

Beaunis et Bouciiaiid.

ANGEIOLOGIB.

cubital jusqu’au coude, fournit aux muscles triceps et cubital postérieur, et s’anastomose avec la collatérale externe et avec la récurrente cubitale postérieure.

Les auteurs ont encore décrit, sous le nom d 'artère superficielle du vaste interne , une branche de l’humérale, qui ne nous paraît pas constante. Quand elle existe, elle naît beaucoup plus haut que la précédente, traverse la cloison intermusculaire, se distribue au vaste interne et arrive jusqu’au coude pour s’anastomoser avec les collatérales interne et externe et avec les récurrentes cubitales.

1° Artère radiale.

Née de la bifurcation de rhumérale au pli du coude, V artère radiale se dirige obliquement en bas et un peu en dehors dans l’espace celluleux qui sépare le long supinateur du rond pronateur, pour venir aboutir à l’extrémité de l’apophvse styloïde du radius. Dans cette première partie de son trajet, elle est accompagnée par deux veines satellites, et en dehors par la branche antérieure du nerf radial. Elle répond en arrière, successivement au tendon du rond pronateur, au fléchisseur superficiel des doigts, au fléchisseur propre du pouce et à la partie la plus externe du carré pronateur, qui la sépare du radius ; en avant , chez les sujets peu musclés, elle n’est recouverte que par la peau et l’aponévrose antibrachiale ; dans le cas contraire, le bord interne du muscle long supinateur la recouvre; en dehors, elle est longée à petite distance par le tendon du long supinateur ; en dedans, elle répond au tendon du grand palmaire (Fig. 136 A 7, B 12).

Arrivée au niveau de l’extrémité de l’apophyse styloïde du radius, l’artère s’incline en dehors, en arrière et en bas, pour venir obliquement gagner l’extrémité supérieure du premier espace intermétacarpien; elle passe au travers de l’arcade fibreuse que lui présente le premier muscle interosseux dorsal et s’enfonce dans la paume de la main. Dans cette seconde partie de son trajet, la radiale est située dans le fond de la tabatière anatomique et appliquée sur le scaphoïde et le trapèze (Fig. 137, 1).

A la paume de la main, la radiale décrit l’arcade palmaire profonde, située au-dessous des tendons fléchisseurs et des branches nerveuses , en avant des muscles interosseux. Cette arcade, très-importante, vient au niveau du bord externe des muscles de l’éminence hypothénar s’aboucher à plein canal avec une branche de la cubitale et établir ainsi une communication facile entre les deux branches terminales de rhumérale (Fig. 138, 4L

U artère radiale fournit :

1° Peu après son origine, V artère récurrente radiale antérieure (Fig. 136, B 13), qui se porte en dehors et en haut, profondément située entre les muscles long supinateur et brachial antérieur. Elle donne des branches à ces muscles et aux radiaux externes, et vient se terminer sur l’épicondyle en s’anastomosant avec la collatérale externe ou humérale profonde et avec la récurrente radiale postérieure.

2° Dans toute la longueur de l’avant-bras, un grand nombre de rameaux destinés aux muscles antibrachiaux antérieurs.

3° Au niveau du bord inférieur du muscle carré pronateur, Y artère transverse antérieure du carpe , petite branche transversale, qui se dirige en dedans, longe le bord musculaire et s’anastomose avec une branche correspondante venue de la cubitale. File fournit des minuscules au carré pronateur. aux os et aux articulations du poignet.

DES ARTERES EN PARTICULIER

l ig. 136. — Artère humérale, radiale cl cubitale (.*).

(*) A- Couche superficielle ( les muscles sont intacts). — 1) Artère humérale. — 2) Brandie du triceps. — ,3) Collatérale interne. 4j Artère cubilale au tiers inféiieur de l’avant-bras. — b) Artère radio-palmaire. — 0) Artèie radiale au poignet. 7) Artère radiale à 1 avant-bras. — 8) Blanches de l’artère acromio-thoi aciquc. i

B. Couche profonde ( les muscles de l avant-bras sont sectionnes). — I) Artère humérale. — 2) Branche du triceps.

ANGEIOLOC.IK.

4° L 'artère radio- palmaire (Eig. 140, 3), qui liait (Je la radiale au moment où cette artère s’infléchit pour se porter dans le fond de la tabatière anatomique. Cette branche, d’un calibre très-variable, descend verticalement dans l’épaisseur de l’extrémité supérieure du muscle court abducteur du pouce, fournil des rameaux aux muscles de l’éminence tliénar et s’anastomose par son extrémité avec la cubitale pour compléter l’arcade palmaire superficielle (').

Fis. 137. — Artères dorsales du poignet [main gauche ) (*).

5° Entre les tendons qui forment la tabatière anatomique nait la petite artère dorsale du pouce, dont l’existence n’est pas constante. Elle gagne la face dorsale du premier métacarpien, en s’inlléchissant en dehors pour s’anastomoser avec la collatérale externe du pouce.

(') Nous devons dire que nous avons vu plus souvent l’artère radio-palmaire s’épuiser dans les muscles de l’éminence thénar, que s’anastomoser avec l’arcade palmaire superficielle.

3) Collatérale interne. — 4) Artère cubit le. — b) Artère récurrente cubitale antérieure. — G) Artère récurrente cubitale postérieure. — 7) Tronc îles interosseuscs. — 8) Terminaison île l’interosseuse antérieure au-ilessous du carré pronateur. — 0) Artère cubitale au poignet. — 10) Artère radio-palmaire. — 11) Artère radiale au poignet. — 1 2) Artère radiale à l’avant-bras. — 13) Récurrente radiale antérieure. — 14) Branches de l’artère aero mi o- thoracique.

(* j i) Artère radiale dans la tabatière anatomique. — 2) Artère radiale passant dans la paume de la main. — 3) l’etite branche accessoire allant se jeter dans la collatérale interne du pouce. — 4) Collatérale dorsale externe de l’index , dont le trajet est irrégulier (elle vient de l'interosseuse dorsale du premier espace). — 5) Transverse dorsale du carpe. — G) Transverse dorsale cubitale. — 7, 7, 7) Interosseuses dorsales. — 8, 8, 8) Leurs anastomoses avec les perforantes supérieures. — 0, 9, 9) Leurs anastomoses avec les perforantes inférieures. — 10) Terminaison d<4 rinterosscuse antérieure. — 11) Branche articulaire.

))F.S ARTÈRES EN PARTICULIER

,ln peU Pl,ls loin, el toujours dans le fond de la tabatière anatomique, la une branche plus remarquable par sa disü^Uon que par so volume • c’est l’artère transverse dorsale du carpe (Fig. iôl, o . ai -

passe au-dessous des tendons des radiaux externes » ^

carne el vient s’anastomoser avec une branche congrue) constituant une arcade dorsale du carpe, qui reçoit également les rameaux terminaux de l’interosseuse antérieure, ainsi que nous le < non* p

Fig. 138. — Arcade palmaire profonde (*).

V arcade dorsale du carpe fournit des rameaux articulaires et surtout des rameaux interosseux dorsaux (Fig. 137, 7), qui descendent dans les ti ois < < niers espaces intermétacarpiens, communiquent avec les perforante» supc rieures venues de l’arcade palmaire profonde (Fig. 137, 8), s accolent a a

(*) 1) Artère cubitale. - 2) Artère radiale. — 3) Artère radio-palmaire coupée. — 4) Arcade palmaire profonde.

5) Artère collatérale externe du pouce. — 6) Collatérale externe de 1 index, venant ebez ce s”j' 1

de l'arcade palmaire profonde et recevant T) une anastomose de l’arcade superficielle. ’S 8, S, • inn rieures de l’arcade profonde ou interosseuse antérieures, allant se jeter dans les collatérales dis doigts a i i la tête des métacarpiens. — 9) Rameau articulaire destiné î» l’articulation radio-carpienne. — () ianc e pi°

tonde de la cubitale.

ANG ÉTOLOGTE.

face cutanée des muscles interosseux dorsaux, communiquent auprès des articulations métacarpo-phalangiennes avec d’autres branches perforantes venues des interosseuses palmaires (Fig. 137, 9), et s’épuisent enfin dans les muscles abducteurs, ainsi que dans les articulations et la peau des doigts.

7° Plus loin, et. avant de s’engager dans l’anneau fibreux du premier muscle interosseux dorsal , l’artère radiale donne Y interosseuse dorsale du deuxième espace intermétacarpien , qu’à tort on a encore appelée dorsale du métacarpe. Cette artère naît assez souvent de l’arcade dorsale du carpe, et n’est alors que la première interosseuse fournie par cette arcade (c’est la disposition que présentait le sujet qui a servi pour la Fig. 137). Lorsque l’interosseuse dorsale du deuxième espace naît de la radiale, elle croise obliquement l’extrémité supérieure du second métacarpien et gagne l’espace compris entre lui et le troisième.

8° Immédiatement au delà de l’arcade du premier muscle interosseux , naît V interosseuse du premier espace , qui passe entre les muscles abducteur de l’index et adducteur du pouce et se divise en collatérales interne du pouce et externe de l’index. On voit assez souvent cette artère passer en arrière du premier interosseux dorsal ; on la sent alors battre sous la peau.

9° L ’ artère collatérale externe du pouce paraît plus constante que la précédente. Elle passe entre les muscles de l’éminence thénar et vient l-onger le bord externe du pouce, après s’ètre anastomosée au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne avec la dorsale du pouce (Fig. 138, 5).

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