arcade palmaire profonde fournit
1) Des branches articulaires au poignet.
2) Des branches perforantes, qui se portent en arrière, au nombre de trois, traversent les arcades fibreuses des muscles interosseux dorsaux , de même (pie la radiale traverse celle du premier de ces muscles, et vont communiquer avec les branches interosseuses dorsales (Fig. 137, 9).
3) Les interosseuses palmaires (Fig. 138, 8), qui descendent au devant des espaces intermétacarpiens, fournissent aux muscles de ces espaces, à l’adducteur du pouce, aux lombricaux, et viennent, après avoir émis un petit rameau perforant antérieur, s’anastomoser avec les branches descendantes de l’arcade palmaire superficielle.
2° Artère cubitale (Fig. 139, D).
Deuxième branche de bifurcation de l’humérale, Y artère cubitale se dirige d’abord obliquement en dedans et en bas entre les muscles fléchisseur superficiel et fléchisseur profond, gagne le bord externe du cubital antérieur, et décrit ensuite un coude pour devenir verticale jusqu’au poignet.
Dans cette première partie de son parcours, l’artère cubitale est accompagnée de deux veines satellites; immédiatement au-dessous du pli du coude, elle est croisée à angle aigu par le nerf médian, qui passe au devant d’elle. Le nerf cubital ne vient s’accoler au côté interne du vaisseau artériel qu’au niveau du coude qu’il décrit pour passer de sa direction oblique à la verticale. Recouverte d’ahord par les muscles rond pronateur, grand H petit palmaires et. plus immédiatement par le fléchisseur superficiel, l’artère cubitale devenue verticale ne répond plus en avant qu’à la peau et à l’aponévrose antibrachiale. Le
des artères en particulier. 43J
tendon du muscle cubital antérieur lu recouvre cependant un peu ; aussi faufil |e déprimer en dedans pour sentir les battements de l’artère sous la peau. En arrière, la cubitale répond au fléchisseur profond des doigts, et plus bas au
carré pronateur. . t
\u noi'met , l’artère cubitale passe immédiatement en dehors du pisilorme
et descend dans la paume de la main : elle s’infléchit alors en dehors et décrit une courbe à concavité supérieure, cpii s’anastomose à sa terminaison avec la radio-palmaire. Cette courbe, connue sous le nom A' arcade palmaire superficielle, est située au-dessous de l’aponévrose palmaire et en avant des tendons fléchisseurs des doigts (Fig. 140, 4).
Outre un très-grand, nombre de branches musculaires, Y artère cubitale fournit :
\o L artère récurrente cubitale antérieure , qui d’ordinaire naît par un tronc commun a\ec la récurrente cubitale postérieure (Fig. 136,
B 5); son origine a lieu au-dessous de l’apophyse coronoïde du cubitus. Elle se poi te d ribord un peu en bas et en dedans pour gagner l’espace compris entre le brachial antérieur el les muscles rond pronateur et grand palmaire, s’applique sur l’épitrochlée et s anastomose avec la branche antérieure de la collatérale interne.
2° L 'artère récurrente cubitale postérieure (Fig. 136 B, 6). — Plus volumineuse que la précédente, cette artère se dirige d abord en bas et en dedans derrière les muscles rond pronateur, grand et petit palmaires, passe entre les deux faisceaux d’origine du muscle cubital antérieur, accolée au nerf cubital, et se divise sur l’épitrochlée en rameaux anastomosés avec la branche postérieure de la collatérale interne, en rameaux transversaux qui communiquent avec les récurrentes radiales, et entin en rameaux antérieurs anastomosés avec la récurrente cubitale antérieure.
3° Tronc commun des artères interosseuses. — Cette artère part de la cubitale au niveau de la tubérosité bicipitale du radius , se dirige en bas et en arrière vers le ligament interosseux et se divise en deux branches , dont l’une longe la face antérieure et l’autre Fig 139 Artères de l’avant-bras la face postérieure de ce ligament. d’après Bourgery (*)■
dénaturé
(*) A. Artère humérale. — B. Artère radiale. — C. Artère radiale au E. Arcade palmaire superficielle. — F. Artèrp interosseuse postérieure. — moment où elle se met en rapport avec la face profonde du muscle fléchisseur du nerf médian.
poignet. — D. Artère cubitale. — G. Artère interosseuse antérieure au profond et où elle doune le rameau
ANGÉ10L0GIE.
a) Artère interosseuse antérieure (Fig. 139, G). — Elle reste accolée à la face correspondante du ligament interosseux et est recouverte par le muscle fléchisseur protond des doigts , et plus lias par le carré pronateur. A son extrémité, elle se porte d avant en arrière à travers l’ouverture inférieure de la membrane interosseuse et vient sur la face dorsale ' du poignet s’anastomoser avec l’arcade dorsale du carpe et l’interosseuse postérieure (Fig. 137, 10).
Dans son trajet , elle fournit un grand nombre de branches musculaires et un long rameau très-grêle, qui s’accole au nerf médian et l’accompagne dans la main.
b) Artère interosseuse postérieure (Fig. 139, F). — Elle traverse l’ouverture supérieure du ligament interosseux, se place aussitôt entre les couches musculaires superficielle et profonde de l’avant-bras , et arrive ainsi jusqu’au poignet , où elle s’anastomose avec la terminaison de l’interosseuse antérieure.
Dans son trajet elle fournit, outre des rameaux musculaires très-nombreux une branche remarquable , c’est V artère récurrente radiale postérieure , qui remonte obliquement dans la ligne de séparation du court supinateur et- de l’anconé , arrive à l’épicondyle et se divise en nombreux rameaux anastomosés avec la récurrente radiale antérieure, l’humérale profonde et les récurrentes cubitales.
4° Artère dorsale cubitale du carpe (Fig. 137, 6). — A quelque distance au-dessus du pisiforme, la cubitale fournit cette branche , qui se porte aussitôt en dedans, au-dessous du muscle cubital antérieur, contourne le cubitus et vient sur le dos du poignet s’anastomoser avec la dorsale radiale pour constituer l’arcade dorsale du carpe.
5° Artère transverse antérieure du carpe. — Elle se détache de la cubitale au niveau du bord inférieur du carré pronateur, longe ce bord et s’anastomose avec la transverse antérieure du carpe venue de la radiale.
6° Artère cubitale palmaire profonde (Fig. 138 , 10). — Née au niveau du pisiforme , cette branche se porte en arrière , passe entre l’adducteur et le court fléchisseur du petit doigt, en avant de l’opposant, et s’anastomose dans la paume de la main avec l’arcade palmaire profonde.
L’arcade palmaire superficielle est située au devant des tendons fléchisseurs des doigts et en arrière de l’aponévrose palmaire. Elle répond, ainsi que l’a fait remarquer Richet, à l’espace compris entre les plis cutanés supérieur et moyen de la paume de la main. Par sa convexité, cette arcade émet quatre ou cinq branches métacarpiennes.
La première des branches métacarpiennes se dirige en lias sur les muscles de l’éminence hypothénar et gagne le bord interne du petit doigt, qu’elle lono-e dans toute son étendue sous le nom de collatérale interne du petit doiqt (Fig. 140, 9).
La deuxième longe le quatrième espace intermétacarpien et, vers l’extrémité inférieure de cet espace, se divise en collatérales externe du petit doiqt et interne de V annulaire.
La troisième, située dans le troisième espace intermétacarpien, fournit les collatérales externe de l’annulaire et interne du médius.
La quatrième imite le trajet des précédentes et se bifurque pour fournir les collatérales externe du médius et interne de l’index (Fig. 140, 8).
On voit quelquefois une cinquième de ces branches, qui donne alors les collatérales externe de Vindex et interne du pouce.
DES ARTERES EN PARTICULIER
Les artère* collaterales clés doigts sont, situées sur le côté an téro- latéral de ces extrémités ; elles fournissent de petits rameaux palmaires et dorsaux. Au niveau de la pulpe de la troisième phalange, elles s’infléchissent vers la ligne médiane du doigt et se divisent en un grand nombre de rameaux, qui font communiquer largement les deux collatérales de chaque doigt.
Fig. 140. — Arcade palmaire superficielle (* .
§ Iïï. — Branches terminales de l’aorte.