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DES LYMPHATIQUES

Injection et préparation des lymphatiques. — Il faut choisir un sujet amaigri et légèrement infiltré; si l’on se propose d’injecter les réseaux cutanés, il sera bon de se servir d’un cadavre dont la putréfaction sera commencée et chez lequel l’épiderme se sépare du derme.

L’injection des lymphatiques se fait habituellement avec le mercure, qui par sa grande divisibilité pénètre aisément dans les vaisseaux les plus ténus. Pour le canal thoracique on peut se servir de suif coloré. Il faut, avant tout, avoir soin de débarrasser le mercure de toutes les impuretés qu’il peut contenir et de la légère couche d’oxyde qui le recouvre; on le passe pour cela à travers un tamis fait en peau de chamois.

L’appareil dont on se sert pour l’injection est composé : 1° d’un tube en verre d’une longueur d’un mètre environ; 2° d’un petit entonnoir également en verre, qui sert à verser le mercure dans le premier tube; 3° d’un tube en caoutchouc épais adapté à l’extrémité du précédent; 4,0 d’un ajutage en acier, garni d’un robinet, terminant le tube de caoutchouc ; 5° d’un petit tube de verre d’une longueur de 0m,05 à Om,OS, dont une extrémité est capillaire, tandis que l’autre doit s’adapter dans l’ajutage. Pour fixer ces deux dernières parties de l’appareil, on entoure la grosse extrémité du petit tube de verre d’un fil de soie ciré et l’on fait autant de tours qu’il est nécessaire pour que cette extrémité soit d’un diamètre légèrement plus grand que celui de l’ouverture de l’ajutage. Sappey recommande de faire creuser l’intérieur de ce dernier d’un pas de vis. Cette précaution a, en effet, l’avantage de mieux fixer le tube. On introduit le tube en lui imprimant un mouvement de rotation. 11 ne reste plus qu’à s’assurer s’il est

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