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SEPTIÈME PAIRE. — NERF FACIAL

Préparation. — La portion inlra-osseuse du nerf facial doit être étudiée sur des rochers que l’on a fait tremper dans l’acide chlorhydrique jusqu’à ce qu’on puisse attaquer les os au scalpel. Si l’on procédait sur des pièces fraîches, il faudrait agir avec la gouge et le maillet en usant de précautions extrêmes.

Pour la partie de ce nerf qui peut être appelée superficielle, on peut se servir d’une moitié de tète dont on a respecté la calotte crânienne. On enlève, avec le plus grand ménagement, la peau, au-dessous de laquelle on trouve les filets du facial. Le moyen le plus sur de ne pas s’égarer consiste à faire une section des parties molles, verticale et passant au devant du conduit auditif externe. On enlève avec précaution le tissu de la parotide, et l’on poursuit les branches nerveuses. La branche auriculaire, les filets terminaux et les anastomoses avec le frontal, le sous-orbitaire, le buccal, le mentonnier, le temporal superficiel, le plexus cervical etc., présentent quelques difficultés et demandent plus de soins et d’attention.

Le facial a son origine apparente dans la fossette sus-olivaire du bulbe. Si on le poursuit dans l’intérieur du bulbe , on voit le faisceau constitué par ses fibres se diriger en bas, en dedans et en arrière (Fig. 190, 8). Comme tous les nerfs moteurs partis de ce centre , le facial doit trouver son noyau près du raphé sur le plancher du quatrième ventricule, ainsi que nous l’avons expliqué plus haut eu nous occupant de la structure du bulbe. Stilling a décrit deux noyaux pour le nerf facial, l’un supérieur, l’autre inférieur, auxquels abou-

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS.

tissent les fibres nerveuses. Des cellules de ces noyaux partent de nouvelles fibres , qui vont dans le raphé s’entre-croiser avec leurs homologues du côté opposé, pour de là se diriger en haut et remonter vers les ganglions cérébraux. Il est cependant d’autres libres du nerf facial qui paraissent ne pas aboutir aux cellules du noyau du côté correspondant , et qui vont directement à travers le raphé se terminer dans les cellules du noyau du côté opposé (il semble que ces dernières soient destinées à assurer les mouvements bilatéraux de la face, tandis que les premières régissent ses mouvements unilatéraux).

Le facial est de plus en relation par ses fibres originelles avec des noyaux accessoires , et spécialement , d’après Schrœder van der Ivolk , avec la partie supérieure de l’olive bulbaire, qui présiderait à l’association des mouvements passionnels de la face. C’est ce qui résulte des recherches d’anatomie et de physiologie comparées du savant hollandais. Cette opinion aurait cependant besoin de preuves nouvelles, aussi nous bornons-nous à l’indiquer.

Dans son trajet intra-bulbaire, le facial est en connexion avec les noyaux ou les fibres du trijumeau et de l’auditif.

Immédiatement au-dessous du point d’émergence du facial , entre son origine apparente et celle de l’auditif, se voit un petit, cordon nerveux, qui naît par deux petites racines très-grêles, c’est le nerf intermédiaire de Wrisberg. Son origine, rattachée par Cusco aux cordons pyramidaux postérieurs , et par suite aux cordons postérieurs de la moelle, l’a fait considérer comme un nerf sensitif. Nous n’avons rien à dire de précis au sujet de son origine réelle , mais ce qui est certain , d’après les expériences de Cl. Bernard , c’est que ce nerf ne saurait être considéré comme un nerf de sentiment; aussi sommes-nous tentés, avec cet illustre physiologiste, de l’envisager comme une racine sympathique née du bulbe.

Parti de la fossette sus-olivaire , le facial se porte en haut , en avant et en dehors vers le conduit auditif interne. Il est accompagné par le nerf auditif, qui se trouve en arrière et au-dessous de lui , et qui présente une gouttière à concavité supérieure pour le recevoir. Entre ces deux troncs nerveux chemine le nerf de Wrisberg. Ces trois nerfs réunis arrivent au fond du conduit auditif interne et se séparent. Le facial et le nerf de Wrisberg se portent un peu en avant et pénètrent dans l’aqueduc de Fallope ; après un trajet de 4 à 5 mil limètres perpendiculaire à l’axe du rocher, ils présentent un ganglion , ganglion géniculé , dans lequel se perd le nerf de Wrisberg (Fig. 191, 2). Au delà du ganglion , le facial s’infléchit , devient parallèle à l’axe du rocher, et après un trajet de 0m,01 de longueur, se recourbe de nouveau , se dirige en (*)

(*) 1) Sillon de la face antérieure du pont de Varole. — 2) Sillon du quatrième ventricule. — 3) Pyramides.

4) Fibres superficielles transversales de la protubérance. — 5) Fibres transversales profondes de la protubérance.

6) Noyau du facial. — 7) Nerf oculo-moteur externe. — 8) Nerf facial. — 9) Nerf acoustique — 1 0) Cellules appartenant au noyau inférieur du trijumeau (portion sensitive).

Fig. 190.

Coupe du bulbe. — Origine du facial d’après Stilling (*).

NÉVROLOGIE.

bas presque verticalement , sort du crâne par le trou stylo-mastoïdien , s’inlléchit encore une fois pour gagner obliquement en avant et en bas le bord parotidien de la mâchoire et se diviser en branche temporo- faciale et branche cervico-faciale.

Dans ce trajet compliqué, le facial suit, comme on le voit, toutes les inflexions de l’aqueduc de Fallope , et répond, dans l’intérieur de ce canal, directement à la substance osseuse et à l’artère stylo -mastoïdienne. En dehors du crâne il est entouré, jusqu’auprès de sa division , par le tissu de la glande parotide.

Fig. 191. — Facial dans l'aqueduc (d’après Arnold) (*).

Les deux racines du nerf de Wrisberg sont, jusque vers le milieu du conduit auditif interne , accolées l’une au bord inférieur du facial , l’autre au bord supérieur de l’auditif. Elles se rejoignent alors, et semblent au premier abord établir une anastomose entre les deux nerfs précédents , quoiqu’elles en soient indépendantes.

Le ganglion géniculé est un renflement de la forme d’une pyramide triangulaire, situé sur le sommet du premier coude du facial et accolé h ce nerf au niveau de l’hiatus de Fallope. Il présente trois angles : l’un qui constitue son sommet, émet le nerf grand pétreux superficiel ; l’autre, postérieur, reçoit le nerf de Wrisberg, et le troisième, antérieur, fournit le nerf petit pétreux superficiel. Sa structure est celle de tous les ganglions nerveux ; il est composé de cellules et de fibres nerveuses.

Le facial émet des branches collatérales, qui naissent les unes dans l’aqueduc de Fallope, les autres en dehors du trou stylo -mastoïdien.

1° Nerf grand pétreux superficiel (Fig. 193, et 185, 3). — Né du sommet du ganglion géniculé, ce nerf se porte directement en dehors à travers l’hiatus de Fallope, se loge dans la gouttière qui se trouve sur la face antérieure du rocher, gouttière qui fait suite à l’hiatus, reçoit le nerf grand pétreux pro- (*)

(*) J) Ganglion de Gasser. — 2) Premier coude du facial et ganglion géniculé. — 3) Nerf grand pétreux superficiel. — 4) Nerf petit pétreux superficiel allant se jeter dans : 5) le ganglion d’Arnold ou otique. — 6) Nerf du muscle du marteau , dont on voit le tendon qui s’insère à cet osselet. — 7) Corde du tympan .

NERFS ENCEPHALIQUES OIT CRANIENS.

fond, venu du rameau de Jacobson, branche du glosso-pharyngien (Fig. 193, 10), Lilis^e au-dessous du ganglion de Gasser, traverse la substance fibro-cartilagineuse du trou déchiré antérieur, rencontre le filet carotidien destiné au ganglion de Meckel, se réunit à lui, traverse le canal vidien d’arrière en avant et aboutit au ganglion sphéno-palatin. Le petit tronc formé par la réunion du nerf and pétreux superficiel avec le filet sympathique du ganglion de Meckel porte le nom de nerf vidien (Fig. 185, 3). Pour Longet, le nerf grand pétreux superliciel traverserait seulement le ganglion et. formerait le nerf palatin postérieur destiné aux muscles palato-staphylin et péristaphylin interne.

JSerf petit pétreux superficiel. — Ce petit filet nerveux part de l’angle antérieur du ganglion géniculé (Fig. 191 , 4), sort de l’aqueduc par un petit onJice spécial situé au-dessous de l’hiatus de Fallope, chemine dans une gouttière qui se trouve au-dessous de celle du nerf grand pétreux, se réunit au nerf petit pétreux pro fond du rameau de Jacobson (Fig. 193, 11), passe à travers un pertuis situé entre les trous ovale et petit rond et aboutit au'ganglion otique (Fig. 191 , 5). b

3° Nerf du muscle de V étrier. — Petit filet extrêmement grêle , qui part • du facial dans la portion verticale de l’aqueduc de Fallope, se dirige en haut

et en avant , pénètre dans la pyramide par un pertuis particulier et se termine dans le muscle de l’étrier.

Corde du tympan. — Le nerf qui porte ce nom naît du facial à quelques millimètres au-dessus du trou stylo-mastoïdien, se porte en haut et en avant (1- îg. 191 , 7) à travers un petit conduit osseux spécial , qui s’ouvre dans l’oreille moyenne , en dedans de la membrane du tympan et sur le bord postérieur de ■cette membrane , et décrit une courbe à concavité inférieure en passant entre le manche du marteau et la longue branche de l’enclume. La corde du tympan sort de l’oreille moyenne par un petit conduit oblique en bas et en avant signalé par Huguier, s’ouvrant au-dessus de la scissure de Glaser, reçoit souvent une petite branche du ganglion otique et se termine à angle aigu dans le lingual au niveau du bord postérieur du muscle ptérygoïdien interne (Fig. 188, 7). Mais là n’est pas sa terminaison ; ainsi que l’avait déjà dit Longet et que l’ont démontré les expériences de Cl. Bernard , la corde du tympan reste accolée au lingual jusqu’à quelque distance au-dessus du ganglion sous-maxillaire et se divise en deux parties. L’une accompagne ce nerf jusqu’à sa terminaison et est peu -etre , comme le veut Denonvilliers , destinée au muscle lingual supérieur:

I autre aboutit au ganglion sous-maxillaire. Le rôle physiologique de la cordé du tympan permet d’admettre, avec Cl. Bernard, que ce nerf provient non lias du facial, mais du ganglion géniculé et, par suite, du nerf de Wrisberg.

o0 'ameau anastomotique entre le facial et le pneumo- gastrique — Ce rameau provient du facial au même niveau que la corde du tympan , mais sur mi point diamétralement opposé , arrive par un conduit osseux dans la fosse de la veine jugulaire, longe la paroi antérieure de cette fosse et aboutit au gang 1011 jugulaire du pneumo -gastrique. A ce rameau se 'trouve accolé un autre nerveux , qui marche en sens opposé et qui se porte du nerf vague au facial i aman e meme trajet, nous y reviendrons en décrivant le pneumo-gaspu. a i e union e ces deux filets a été décrite sous le nom de rameau de fosse qugu aiic. ^ est aux filets que le facial reçoit du pneumo -gastrique qu il doit sa sensibilité récurrente dans le canal spiroïde du rocher. '

NÉVROLOGIE.

6° Anastomose avec le glosso-pharyngien. — Le filet nerveux qui forme cette anastomose passe par un petit conduit osseux particulier, se dirige de dehors en. dedans, longe la fosse jugulaire et aboutit au nerf glosso-pharyngien, immédiatement au-dessous du ganglion d’Andersch.

7° Rameau du muscle digastrique. — Il naît du facial immédiatement audessous du trou stylo-mastoïdien (Fig. 188 , 8) , se réunit à un rameau semblable du glosso-pharyngien , en décrivant une arcade de laquelle partent des filets qui se rendent aux muscles digastrique (ventre postérieur), stvlo-hyoïdien et stylo-pharyngien.

8ü Rameau du muscle stylo-hyoïdien. — 11 se détache du facial au même niveau que le précédent et très- souvent par un tronc qui lui est commun avec ce dernier (Fig. 188 , 8) , se porte en bas, en dedans et en avant et aboutit au muscle stylo -hyoïdien.

9° Rameau auriculaire postérieur . — Ce nerf prend naissance au niveau du trou stylo-mastoïdien (Fig. 192, 4), se réfléchit sur la face externe de l’apophyse mastoïde en se portant en haut et en arrière , reçoit des fdets du plexus cervical et se divise en rameau inférieur ou horizontal , qui se perd dans le muscle occipital , et en fdets supérieurs ou ascendants destinés aux muscles auriculaires postérieur et supérieur.

10° Rameau des muscles stylo-glosse et glosso-staphylin ou rameau lingual de Hirschfeld. — Son origine a lieu soit au niveau du trou stylo -mastoïdien , soit un peu au-dessus de cet orifice (*). Il se dirige vers le côté externe du muscle stylo -pharyngien , reçoit du glosso-pharyngien des filets qui traversent le muscle précédent; se loge entre l’amygdale et le pilier antérieur du voile du palais , gagne la base de la langue en passant en dedans du nerf lin- . gual, s’anastomose avec des filets terminaux du glosso-pharyngien et se divise en rameaux destinés à la muqueuse et en rameaux qui se perdent dans les muscles stylo-glosse et glosso-staphylin. Les rameaux destinés à la muqueuse viennent jusqu’à la partie antérieure de la langue.

Les branches terminales du facial sont : la branche temporo-faciale et la branche cervico-faciale.

1° Branche temporo-faciale. — Cette branche est plongée, à son origine, dans l’épaisseur de la parotide ; elle se porte de bas en haut et d’arrière en avant, reçoit au niveau du col du condyle deux rameaux assez volumineux (Fig. 192, 6) venus de l’auriculo-temporal et se divise en branches secondaires, qui s’anastomosent en arcades à convexité antérieure , dont l’assemblage porte le nom de plexus sous-parotidien. De ces arcades partent des filets nombreux et divergents, qui sont :

a) Les rameaux temporaux. — Ils remontent à peu près verticalement vers la tempe , s’anastomosent avec des filets de l’auriculo-temporal et aboutissent aux muscles auriculaires supérieur et antérieur.

b) Les rameaux frontaux. — Ils se dirigent vers l’apophyse orbitaire externe, s’anastomosent avec des filets du temporal profond antérieur et du frontal externe (Fig. 192, 16), passent sous le muscle frontal et se terminent dans ce muscle et le sourcilier.

f) Dans ce dernier cas, ils sort souvent de l’aqueduc par un petit canal particulier dont l’ouverture extérieure se trouve immédiatement en dedans de l’apophyse styloïde.

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS. 00.1

c) Les rameaux palpébraux. — Ces rameaux gagnent l’angle externe des paupières, passent sous 1 orbiculaire et vont les uns à la demi -circonférence supérieure, les autres à la demi-circonférence inférieure de ce muscle.

Fig. 192. — Branches terminales dit nerf facial (*).

( ) l)Tione du facial. 2) Branche temporo-faciale. — 3) Branche cervico-faciale. — 4) Rameau auriculaire u facial. — !») Nerl temporal superficiel. — 6) Anastomose de ce nerf avec le facial. — 7) Grand nerf sousiccipital. 8) Anastomose de ce nerf avec le rameau auriculaire. — 9) Branche transverse cervicale (du plexus

cervical). - 10) Son anastomose avec le facial. - H) Nerf mentonnier. - 12) Son anastomose avec le facial. - ' ' Nerl buccal anastomosé avec le facial. — 14) Nerf sous-orbitaire anastomosé avec le facial. — 15) Nerfs frontaux. — IC) Anastomose du frontal externe avec le facial.

NÉVBOLOGIE.

d) Les rameaux sous-orbitaires. — Ils longent le bord supérieur du canal de Sténon et se divisent en filets destinés aux muscles zygomatiques, élévateurs propre et commun de la lèvre supérieure, transverse du nez, myrtiforme, canin et pyramidal. Ces rameaux répondent à la face postérieure des muscles et s’anastomosent, au-dessous des élévateurs de la lèvre, avec la division du nerf sous-orbitaire en constituant un plexus remarquable, plexus sous-orbitaire (Fig. 192, 14).

e) Les rameaux buccaux , qui cheminent au-dessous du canal de Sténon, passent au devant du masséter, s’anastomosent par quelques-unes de leurs branches avec le nerf buccal sur la face externe du buccinateur (Fig. 142, 13), fournissent à ce muscle, à la moitié supérieure de l’orbiculaire des lèvres, et au muscle triangulaire de la lèvre inférieure.

2° Branche cervico-faciale (Fig. 192, 3). — Logée également à son origine dans la parotide, cette branche se porte en bas et en avant et reçoit du plexus cervical un ou plusieurs rameaux anastomotiques, qui se joignent à elle vers l’angle de la mâchoire. Elle se divise en :

a) Rameaux buccaux inférieurs . — Ils se dirigent en avant entre le masséter et la parotide et vont les uns au buccinateur et à la moitié inférieure de l’orbiculaire, tandis que les autres s’anastomosent avec les rameaux du nerf buccal (Fig. 192, 13).

b) Rameaux mentonniers. — Ils longent le bord inférieur de la mâchoire, passent au-dessous du muscle triangulaire des lèvres , fournissent à ce muscle , au carré , à la houppe du menton , à la partie inférieure de l’orbiculaire et s’anastomosent avec les rameaux mentonniers du dentaire inférieur (Fig. 192, 12).

c) Rameaux cervicaux. — Ils sont destinés au peaucier, à la face profonde duquel ils cheminent dans la région sus -hyoïdienne. Ces rameaux s’anastomosent avec le plexus cervical (Fig. 192, 10).

Usages du facial. — Le facial préside aux mouvements de la face ; son action dans l’espèce humaine peut être bilatérale ou unilatérale. C’est ainsi que dans les mouvements passionnels de la face, la colère par exemple, les deux côtés de la face se contractent simultanément ; d’autres fois, au contraire , la volonté nous permet de ne contracter que les muscles d’un seul côté. Il en est de même pour les muscles orbiculaires des paupières ; tantôt ils se contractent simultanément , comme dans le clignotement ; tantôt , au contraire , grâce à la volition, nous pouvons ne fermer qu’un seul œil. Cette différence d’action est peut-être en rapport avec la double origine du facial par deux noyaux. D’après van der Kolk, si chez les animaux herbivores, surtout chez l’âne, le noyau inférieur d’origine du facial est si peu développé, c’est que chez ces quadrupèdes l’expression passionnelle de la face fait à peu près complètement défaut. Quant à l’action du nerf facial sur les organes des sens, elle est indirecte, et n’est due qu’à la paralysie des muscles qui les entourent. Chez les animaux qui ne respirent que par le nez, la section des deux nerfs de la septième paire entraîne la mort par asphyxie. Cette terminaison n’est due qu’à la paralysie des muscles dilatateurs des ailes du nez. Nous n’insistons pas davantage, et nous renvoyons au deuxième volume de la Physiologie du système nerveux par Cl. Bernard, où toutes ces questions sont étudiées d’une manière toute magistrale. Quant au nerf de Wrisberg, cet illustre professeur

NERFS ENCEPHALIQUES OU CRANIENS.

a démontré son insensibilité; il a prouvé que si le facial esl sensible dans le canal spiroïde , c’est au lilet du nerf vague (rameau de la fosse jugulaire) qu’il doit cette sensibilité, qui n’existe pas au-dessus du point où se fait cette anastomose. En dehors du trou stylo-mastoïdien, le facial devient plus' sensible encore, grâce à 1 anastomose qu’il reçoit du nerf auriculo-temporal.

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