NERFS INTERCOSTAUX
Les branches antérieures des paires dorsales forment les nerfs intercostaux , Ils se ressemblent beaucoup par leur trajet et leur distribution, ce qui peut ) faire décrire des caractères généraux ou communs, sauf à revenir sur les caractères particuliers qu’ils présentent.
A. Caractères communs .
A leur sortie du trou de conjugaison les nerfs dorsaux se divisent, comme tous les nerfs rachidiens, en branches antérieures et branches postérieures ; le point de cette bifurcation correspond au ligament cervico-transversaire supérieur. Leur branche antérieure, ou nerf intercostal , après avoir fourni un ou deux lilets anastomotiques au ganglion correspondant du grand sympathique , rami communicantes (Fig. 219, 2) , gagne l’espace intercostal situé à son niveau, et chemine d’abord entre le muscle intercostal externe et une
petite lamelle fibreuse qui le sépare du feuillet pariétal de la plèvre. Le nerf glisse bientôt entre les deux muscles intercostaux en se rapprochant de la côte supérieure et en accompagnant l’artère qui est toujours au-dessus de lui et logée dans la gouttière costale. Vers le milieu de l’espace intercostal , le tronc
nerveux s’écarte un peu de la côte supérieure et fournit un rameau , qui longe pendant quelque temps le bord supérieur de la côte située au-dessous et qui s’épuise dans les muscles. Le nerf continue à cheminer entre les deux muscles de l’espace intercostal et, tout à fait en avant, entre l’intercostal interne et une lamelle fibreuse analogue à celle qui le séparait de la plèvre en arrière. Arrivé au bord latéral du sternum il s’épuise en rameaux cutanés qui traversent les insertions costales et sternales du grand pectoral. Ces rameaux, rameaux perforants antérieurs , se divisent en filets dirigés vers la ligne médiane et en filets plus longs, qui se portent en arrière à la rencontre des divisions anté-
rieures des rameaux perforants latéraux. Ils sont tous destinés à la peau de la partie correspondante.
Dans leur trajet, les nerfs intercostaux fournissent tous des rameaux nombreux , très-ténus, aux muscles intercostaux, ainsi que des filets qui con-
deuxième radial. — 10) Rameau du court supinateur. — II, 11) Rameaux des muscles postérieurs et superficiels. — 12) Rameau des muscles court extenseur du pouce et long abducteur du pouce. — 13) Rameau des muscles long extenseur du pouce et extenseur de l'index. — 14) Rameau terminal de la branche postérieure du radial — Ri) Nerf axillaire. 10) Rameau cutané externe du radial. — 17) Hranche terminale de l'axillaire contournant le col chirurgical de l’humérus.
NERFS RACHIDIENS.
tournent la face interne des côtes pour s’anastomoser avec le nerf de l’espace situé au-dessus. Outre ces filets peu importants, ils émettent chacun un rameau perforant latéral. Ce rameau, toujours assez considérable, naît de la partie moyenne de l’espace intercostal, perfore le muscle intercostal externe et gagne bande antérieur des côtes au niveau de l’extrémité des digitations du grand dentelé et du grand oblique. Devenu alors superficiel , il se divise aussitôt en deux branches, l’une, antérieure, qui se porte vers le sternum, et l’autre, postérieure, qui se dirige en arrière (Fig. 204, 28). Toutes les deux longent le bord latéral du thorax et s’épuisent dans les téguments. Gomme on l’a fait remarquer, la série des différents rameaux perforants se trouve
sur une ligne verticale qui part de la partie moyenne du creux de l’aisselle pour rejoindre la crête iliaque , à l’union du quart antérieur avec les trois quarts postérieurs de cette crête.
B. Caractères particuliers.
Premier nerf dorsal. — La branche antérieure de ce nerf est beaucoup plus volumineuse que celle des autres nerfs dorsaux ; elle se divise en deux parties , dont l’une , ascendante , passe sur le col de la première côte et se rend dans le plexus brachial , tandis que l’autre forme le premier nerf intercostal , qui ne fournit jamais de rameau perforant latéral.
Deuxième et troisième nerfs intercostaux. — Ces deux nerfs, donnent un rameau perforant latéral , divisé en rameau antérieur dirigé vers le sternum , et en rameau postérieur, qui va s’anastomoser avec l’accessoire du brachial cutané interne et se distribuer à la peau de la partie postérieure et interne du bras (Fig. 204, 26, 27).
Quatrième et cinquième nerfs intercostaux. — Leurs rameaux perforants latéraux fournissent des filets assez volumineux à la mamelle et au mamelon. Leur rameau perforant antérieur , outre les filets cutanés antérieurs, donne des divisions au muscle triangulaire du sternum.
Sixième et septième nerfs intercostaux. — Ce qui les distingue des autres, c’est qu’ils donnent plusieurs filets à la partie supérieure des muscles grand droit et grand oblique de l’abdomen.
Huitième , neuvième , dixième et onzième nerfs intercostaux . — Leur trajet entre les fausses côtes est analogue à celui des précédents, mais comme ces espaces intercostaux s’étendent beaucoup moins en avant , ces nerfs croisent la face interne du cartilage costal, traversent les insertions du diaphragme et cheminent entre les muscles transverse et petit oblique. Après avoir fourni des filets à ces muscles, ils arrivent au bord externe du grand droit, pénètrent entre ses libres, donnent un premier rameau perforant antérieur , traversent ce muscle de dehors en dedans , lui abandonnent des filets et gagnent son bord interne en se terminant par un second rameau fier forant antérieur . Les deux séries de rameaux perforants antérieurs sont situées le long des bords interne et externe du muscle grand droit de l’abdomen. — Le rameau perforant latéral de ces nerfs traverse le muscle grand oblique avant d’arriver à la peau , et suit une direction de plus en plus oblique do haut en bas of d’arrière en avant
NÉVROLOGIE.
Douzième nerf intercostal. — La paire rachidienne qui le fournit sort entre la douzième veitebie dorsale et la première lombaire. Ce nerf intercostal s’anastomose avec la première lombaire par un filet descendant, longe le bord inférieur de la dernière côte en croisant la face antérieure du muscle carré des lombes, chemine entre le transverse et le petit oblique, puis entre ce derni( 1 i t le giand oblique, et se termine, comme les précédents, par deux vcimeaux perforants antérieurs situés sur les bords interne et externe du muscle grand droit. Son rameau perforant latéral est assez volumineux ; il se porte à peu près verticalement sous la peau, vers la crête iliaque, qu’il croise, et se termine dans la peau de la partie supérieure des fesses.