PLEXUS SACRÉ
rvü0n:, ■ ^n'cvcr* V*SC(^I0S abdominaux suivant les procédés ordinaires, mais en I ü *'ar ie in oneure du rectum; détacher le péritoine et préparer le plexus sacré, que
.. I0uvcia au f evai|t u muscle pyramidal. — Pour le nerf honteux interne, faire la prépa-
fK Iquee I°0Ur ar!ere m^me nom- — Pour le pelit sciatique, détacher le musc1,1 3 nd fess.er a ses insertions au sacrum et le rejeter en dehors ; on trouvera en dessous le
NÉVR0L0G1E.
petit et le grand sciatiques. — La préparation du grand sciatique ne présente guère de difficultés, si ce n’est pour les nerfs du pied, mais avec un peu de soin et d’habitude des dissections, ou arrivera à bien isoler tous les blets, en ayant la précaution de les préparer du troue vers les extrémités.
Le plexus sacré est formé par les branches antérieures des trois premiers nerfs sacrés, auxquelles se joignent en haut le tronc lombo-sacré et en bas une division de la branche antérieure du quatrième nerf sacré (Fig. 212, B, 8). Ces branches, d’autant plus volumineuses qu’elles sont plus supérieures, sortent toutes par les trous sacrés antérieurs , s’anastomosent par les rami communicantes avec les ganglions sympathiques (Fig. 219, 4) et se portent en dehors. La 'première est très-oblique de haut en bas et de dedans en dehors,
» et répond au bord supérieur du muscle
LS pyramidal ; c’est elle qui reçoit le tronc
lombo-sacré. La deuxième , un peu moins oblique que la précédente , répond à la face antérieure du muscle pyramidal. La troisième est à peu près horizontale et située au voisinage du bord inférieur du même muscle. La quatrième , assez petite, se divise , presque aussitôt après sa sortie
du dernier trou sacré antérieur, en trois rameaux , dont le supérieur va se jeter dans le plexus sacré, le moyen dans le plexus hypogastrique et l’inférieur dans le muscle ischio-coccygien et la peau de la région correspondante.
Toutes ces branches se réunissent par leurs bords et forment par leur fusion le plexus sacré. En raison de la direction des nerfs sacrés et de leur convergence en un tronc unique , ce plexus présente la forme d’un triangle dont la base est au sacrum dans toute l’étendue de la face antérieure de cet os et dont le sommet répond au bord inférieur de la grande échancrure sciatique. La face antérieure du plexus sacré est recouverte par l’aponévrose pelvienne qui le sépare de l’artère et de la veine hypogastriques, ainsi que du péritoine et du rectum; sa face postérieure répond à la face antérieure du muscle pyramidal. Le plexus sacré fournit des branches collatérales au nombre de dix et une seule branche terminale.
Fig. 213.
Figure schématique du plexus sacré (V
A. Bîi’rtiiclie!» collatérales du plexus sacré.
peuvent être divisées en cinq branches intra-pel viennes et cinq extra- pelviennes ; les premières naissent sur la face antérieure du plexus et sont destinées aux muscles de la paroi interne du bassin , à ceux du périnée et à la peau de cette dernière région. Les secondes prennent leur origine sur la (*)
(*) LS. Tronc lombo-sacré. — I, II, III, Branches antérieures des trois premiers nerfs sacrés. — IV. Rameau supérieur do la brandie antérieure du quatrième. — 1,1) Branches viscérales du plexus sacré. — 2) Nerf du releveur de l’anus. — 3) Nerf hémorrhoidal. — 4) Nerf honteux interne. — 3) Nerf du muscle obturateur interne. — 0) Grand nerf sciatique. — 7) Nerf petit sciatique ou fessier inférieur. — 8) Nerf du muscle pyramidal. — 9) Nerf fessier supérieur — 10) Nerf du jumeau supérieur. — II) Nert du jumeau inférieur et du carré crural.
NERFS RACHIDIENS. 661
face postérieure du plexus et se rendent dans les muscles de la paroi externe du bassin et dans la peau de la face postérieure de la cuisse.
1° Branches viscérales. — Ces branches nerveuses sont petites et multiples ; elles naissent du troisième et du quatrième nerfs sacrés et se portent d’arrière en avant, sur les côtés du rectum, pour se perdre dans le plexus hypogastrique (voy. grand sympathique).
2° Nerf du releveur de l’anus. — Il se compose d’ordinaire de deux rameaux distincts , qui proviennent du point de réunion de la branche du quatrième nerf sacré avec le troisième. Ces deux rameaux vont se perdre dans la face supérieure du muscle releveur de l’anus.
3° Nerf hémorrhoïdal ou anal. — Ce nerf, d’un volume assez grêle, naît du bord inférieur du plexus sacré , sort du bassin par la partie inférieure de la grande échancrure sciatique, croise la face externe de l’épine sciatique, se dirige en dedans (Fig. 214, A, 6), chemine dans le tissu cellulo-graisseux de la fosse ischio- rectale et se termine par desfdets destinés au muscle sphincter externe de l’anus ainsi qu’à la peau du pourtour de cet orifice.
4° Nerf de l’obturateur interne. — Son origine se trouve près du sommet du plexus sacré (Fig. 212, B, 9). Il sort presque aussitôt du bassin par le bord inférieur de la grande échancrure sciatique , contourne l’épine sciatique , rentre dans l’excavation par la petite échancrure , traverse l’aponévrose qui recouvre l’obturateur interne et va se perdre dans ce muscle.
5° Nerf honteux interne. — Ce nerf important provient du sommet du plexus sacré, au voisinage du nerf anal, sort du bassin par la grande échancrure sciatique avec l’artère honteuse interne (Fig. 214 A, 7), qu’il accompagne, contourne l’épine sciatique (Fig. 212, B, 10), rentre dans le bassin par la petite échancrure sciatique, s’applique sur la face interne de la tubérosité de l’ischion, sur laquelle il est fixé par une lamelle fibreuse, et se divise en deux branches supérieure ou pénienne et inférieure ou périnéale.
a) Branche inférieure ou périnéale. — Elle donne d’abord des filets au sphincter externe de l’anus et un rameau plus considérable à la peau du pli fémoro -périnéal , descend ensuite en arrière du muscle transverse du périnée contourne ce muscle et se partage à son tour en deux rameaux : l’un superficiel , l’autre profond. 1° Le rameau superficiel du périnée accompagne l’artère de ce nom , chemine entre l’aponévrose superficielle du périnée et le fascia superlicialis, donne des filets à la pea u de la région et se perd dans les téguments des bourses et de la face inférieure de la verge ; 2° le rameau profond se poite d arrière en avant en traversant le muscle transverse du périnée, passe dans le tissu cellulaire qui se trouve dans le triangle* ischio -uréthral et se termine par des branches destinées aux muscles transverse, ischio-caverneux et bulbo-caverneux. Ce rameau fournit aussi un filet qui passe au travers du bulbe pour se perdre dans la muqueuse de l’urèthre.
h) Branche supérieure , pénienne ou dorsale de la verge.— Elle continue Je trajet du tronc du nerf honteux interne, longe la face interne des branches ascendante de 1 ischion et descendante du pubis, passe sur le côté du ligament suspenseur de la verge et chemine avec l’artère dorsale, sur la partie moyenne de la face supérieure du pénis, dans le sillon qui résulte de l’adossement des deux corps caverneux. Dans ce trajet, elle donne des filets à la peau des par-
NÉVROLOC.IE.
cm
lies supérieure et latérale de la verge, ainsi que des ramuscules très-ténus, qui vont de haut, en bas à travers le corps spongieux de l’urèthre jusque dans la muqueuse de ce canal. Arrivée à la hase du gland, elle s’épuise en filets destinés à la muqueuse de cet organe et au prépuce.
Chez la femme , la branche supérieure se termine dans le clitoris, et la branche inférieure dans la peau et. la muqueuse de la grande lèvre.
6° Nerf fessier supérieur. — Ce nerf tire son origine du bord supérieur du plexus sacré et. plus spécialement du tronc lombo-sacré; il se porte aussitôt en dehors, passe par la partie supérieure de la grande échancrure sciatique au-dessus du pyramidal et se divise en deux rameaux, qui cheminent tous deux entre les muscles petit et moyen fessiers. Ils fournissent des filets à ces muscles et au tenseur du fascia lata.
7° Nerf pu pyramidal. — Il est très-court et peu volumineux, tire son origine de la face postérieure du plexus sacré et se jette dans le muscle pyramidal , qu’il innerve.
8° Nerf du jumeau supérieur. — Comme le précédent , il tire son origine de la face postérieure du plexus sacré et va se perdre dans le muscle jumeau supérieur.
9° Nerf du jumeau inférieur et du carré crural. — Il naît à côté du précédent, sort du bassin par le bord inférieur de la grande échancrure sciatique, passe au- dessous du jumeau supérieur et du tendon de l’obturateur interne et se termine dans les muscles jumeau inférieur et carré crural.
10° Nerf petit sciatique ou fessier inférieur. — Beaucoup plus volumineux que toutes les autres branchés collatérales postérieures , ce nerf tire son origine du sommet du plexus sacré , sort du bassin par le bord inférieur de la grande échancrure sciatique, se dirige verticalement en bas sous la face profonde du muscle grand fessier et se divise en deux branches : génitale et fémorale. Dans son trajet il donne au grand fessier des rameaux, dont les uns se perdent dans la face profonde de ce muscle (Fig. 214, A, 2), tandis que les autres contournent son bord inférieur en remontant de bas en haut pour se jeter dans sa face cutanée (Fig. 214, B, 2).
a) La branche génitale part du tronc du petit sciatique au-dessous du grand fessier ou au niveau du bord inférieur de ce muscle, se dirige en dedans et en bas, contourne la tubérosité sciatique et arrive, en décrivant une courbe à concavité supérieure, dans le pli fémoro-périnéal , où elle devient sous-cutanée (Fig. 214, A , 5 et B , 3). Elle est plus superficielle que le rameau périnéal du honteux interne , donne des filets à la peau avoisinante et se termine dans la partie postérieure du scrotum ou de la grande lèvre. ,
b) La branche fémorale , plus volumineuse que la précédente, descend verticalement sur la tubérosité sciatique et longe, au-dessous de l’aponévrose crurale, la partie médiane de la face postérieure de la cuisse jusqu’au creux poplité (Fig. 214, B, 1). Elle fournit dans ce trajet des rameaux qui partent des deux côtés de son tronc, traversent l’aponévrose et vont se perdre dans les téguments des parties interne et externe delà face postérieure de la cuisse. Au niveau du creux poplité , le tronc de ce nerf devenu très-grêle traverse l’aponévrose jambière, suit la veine saphène externe et. s’épuise dans la peau de la partie supérieure et postérieure de la jambe (Fig. 214 B, 4).
NERFS RACHIDIENS.
B. Grand nerf sciatique (Itranclie terminale du plexus sacré).
Le grand nerf sciatique , le plus long et le plus volumineux des iferfs du corps humain, est destiné aux muscles postérieurs de la cuisse, aux muscles et aux téguments de toute la jambe et du pied. Il continue le plexus sacré , dont toutes les branches d’origine semblent converger pour le former. Aplati à son origine, il tend a s arrondir de plus en plus en se rapprochant du creux poplité, au niveau de l’angle supérieur duquel il se divise en deux branches : le nerf sciatique poplité interne et le nerf sciatique poplité externe.
Le grand sciatique sort du bassin par le, bord inférieur de la grande échancrure sciatique au-dessous du pyramidal , en dehors des artères ischiatique et honteuse interne, avec lesquelles il croise la face postérieure de l’épine sciatique , descend ensuite verticalement derrière le carré crural entre la tubérosité de l’ischion et le grand, trochanter , longe la face postérieure du grand adducteur et plus bas la courte portion du biceps. Il est recouvert en haut par le muscle grand fessier et un peu plus bas par la longue portion du biceps, qui le croise obliquement de haut en bas et dedans en dehors. Dans la partie inférieure de la cuisse, ce nerf n’est recouvert que par la peau , l’aponévrose et du tissu eellulo -graisseux. En dedans, il est en rapport avec le bord externe des muscles demi -tendineux et demi-membraneux. Le petit sciatique , surtout sa branche fémorale, est à peu près parallèle au tronc du grand sciatique et est situé plus superficiellement que lui. Une branche artérielle, venue de l’artère ischiatique, longe le tronc de ce nerf, auquel elle est destinée.
Dans son trajet à la cuisse, le grand sciatique fournit des rameaux collatéraux , qui se rendent tous obliquement dans les muscles postérieurs de ce segment du membre inférieur. Ce sont : a) le rameau de la longue portion du biceps, long et grêle (Fig. 214 A, 8) ; 6) le rameau du demi-tendineux (9); c)le rameau du demi-membraneux, souvent double (10); d) le rameau du grand adducteur, plus grêle que les branches que ce muscle reçoit du nerf obturateur; e) le rameau de la courte portion du biceps (11).