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IV. VAGIN

Lo vagin s’étend de l’utérus à la vulve. Sa longueur (en place) est de 0m,08 pour sa paroi postérieure ; sa paroi antérieure est un peu moins longue (0m,065).

') D’après foulard , il n’y aurait pas d’hypertrophie de nerfs des l’utérus pendant la grossesse.

SPLANCIÏN 0L0C1TE .

A l’état ordinaire ses parois sont accolées et sa coupe représente une fente transversale de 0in,024 de largeur, un peu concave en arrière et terminée par deux branches verticales.

Situation et rapports. — Il décrit une courbe à concavité antérieure, qui suit l’axe du petit bassin. Il est en rapport (Fig. 294) en arrière avec le rectum , avec lequel il est soudé dans ses deux tiers inférieurs pour former une cloison commune riche en veines, cloison recto -vaginale. En avant il répond dans sa moitié supérieure au fond de la vessie, dont le sépare un tissu cellulaire lâche ; dans sa moitié inférieure il est soudé à l’urèthre ( cloison uréthro-vaginale). Ses parties latérales sont en rapport avec le releveur de l’anus et en haut avec les uretères.

Sa partie supérieure embrasse le col de l’utérus en remontant plus haut en arrière du col qu’en avant ; à ce niveau ses parois se continuent sans interruption avec le tissu musculaire de l’utérus.

V extrémité inférieure du vagin présente un orifice arrondi , entrée du vagin, au-dessus duquel est l’ouverture de l’urèthre. Cette ouverture est fermée eu partie chez les vierges par une membrane, 1 hymen.

Hymen (Fig. 299 et suiv.). — L’hymen est un repli de la muqueuse vaginale percé d’une ouverture variable comme forme et comme diamètre, ouverture de l’hymen ; avant la puberté elle ne dépasse guère le calibre d’une plume d’oie ; après la puberté elle admet l’extrémité du petit doigt. La face vestibulaire ou inférieure de l’hymen est rose pâle, lisse ; la face vaginale ou supérieure est rose vermeille, réticulée et pourvue de saillies verruqueuses. Son bord convexe adhère au pourtour de l’entrée du vagin ; son bord libre concave est mince, quelquefois déchiqueté. Il est constitué par une charpente connective recouverte sur les deux faces par une muqueuse tapissée par un épithélium pavimenteux. Cette membrane est assez extensible pour permettre l’introduction de corps volumineux.

On distingue quatre variétés principales d’hymen d’après la forme même de la membrane et de l’ouverture qu’elle présente. 1° Dans Y hymen semi-lunaire (Fig. 299) la membrane a la forme d’un croissant à concavité supérieure, terminé de chaque côté par deux pointes, cornes de V hymen ; quelquefois les cornes remontent jusqu’au méat urinaire, hymen en fer et cheval (Fig. 900). 2° Dans Y hymen annulaire (Fig. 301) l’ouverture est habituellement ovalaire et centrale ; dans quelques cas rares, au lieu d’une seule ouverture, on en trouve deux situées de chaque côté de la ligne médiane (hymen en bride) ; quelquefois même on trouve plusieurs orilices ( hymen criblé ou en pomme d'arrosoir). 3° Dans 1 hymen bilabié (Fig. 302) l’ouverture consiste en une fente linéaire verticale, interceptée par deux lèvres. 4° L’hymen frangé (Fig. 303) est très-rare , mais a une très-grande importance médico-légale, parce qu’il pourrait être confondu avec une déchirure de l’hymen. La membrane présente à son bord libre des franges qui lui donnent un aspect déchiqueté. Les formes semi-lunaire et annulaire sont les plus fréquentes.

Au premier coït , ou par des causes mécaniques, l’hymen se déchire, ses lambeaux se rétractent et après huit à quinze jours se présentent sous la forme de petites saillies arrondies ou aplaties de la muqueuse, caroncules myrtiformes, Le nombre de ces caroncules dépend du nombre des lambeaux et par

ORGANES GÉNITAUX

suite du mode de déchirure. Dans l’hymen semi-lunaire la déchirure se fui! en deux endroits, et il reste un lambeau triangulaire médian et deux lambeaux latéraux. Dans l’hymen annulaire il se fait quatre et. quelquefois cinq lambeaux irréguliers.

Dans certains cas d’anomalie l’hymen peut être tout à fait imperforé. Son absence congénitale est excessivement rare.

Surface interne du vagin. — La surface interne du vagin est rouge pâle, sauf au moment de la menstruation et de la grossesse, où elle est rouge vif. Elle est tapissée d’une couche mince de mucus acide contenant, des détritus

Fig. 301. — Hymen annulaire.

Fig. 302. — Hymen bilabie.

épithéliaux et souvent des infusoires ( Trichomonas vaginalis). Celte face est inégale et couverte de plis transversaux rugueux ; ces plis aboutissent en avant et en arrière à deux saillies médianes antéro-postérieures, colonnes du vagin ; la colonne antérieure se termine à sa partie inférieure par un tubercule saillant situé en arrière de l’orifice uréthral.

P) Les Fig. 299, 300, 301 et 302 ont été dessinées d’après la thèse .de M. Uose ( l)e l'hymen , thèse île Strasbourg, 1803).

SPLAN CHNOLOfilE .

Structure du vagin. — Les parois du vagin, épaisses de 0,025 à 0m,03, sont très-denses, mais très-extensibles; elles se composent de trois tuniques, non séparables par le scalpel, mais visibles sur une coupe transversale, une couche externe grisâtre, mal limitée, fibreuse, une couche moyenne rougeâtre, musculeuse et unç couche interne blanchâtre formée par la muqueuse.

1° La couche externe est constituée par un tissu cellulaire lâche extensible. Dans son cinquième supérieur la paroi postérieure du vagin est recouverte par le péritoine.

2Ü La tunique musculaire , continue à la couche musculaire de l’utérus , se compose d’une couche externe de fibres longitudinales et d’une couche interne plu» mince de fibres circulaires. A ces fibres lisses viennent s’ajouter, à la partie inférieure, un anneau de fibres striées, large de 0m,004 à 0m,007, situé immédiatement derrière le bulbe du vagin et qui entoure l’extrémité inférieure du vagin et l’urèthre soudés à ce niveau; c’est le sphincter du vagin , dépendance du transverse profond du périnée, dont il reçoit quelquefois un faisceau spécial qui monte sur le bulbe du vagin . muscle ischio-bulbaire de Jarjavay.

3° La muqueuse est pourvue de papilles et couverte d’un épithélium pavimenteux stratifié. Les glandes y sont très-rares et n’existent guère que vers l’entrée du vagin, et plutôt à l’état de simples lacunes.

Fig. 303.

Hymen [reniflé, d’après Lusclika (*).

Vaisseaux et nerfs. - Les artères viennent des artères vaginales et de branches des artères utérines, vésicales et honteuses internes. Les veines forment un plexus épais à la partie extérieure du vagin , sans cependant constituer un véritable tissu caverneux; elles communiquent avec celles du bulbe et de l’utérus (Fig. 295, 8).

Les lymphatiques , très-riches, se portent aux ganglions pelviens et lombaires. Les nerfs viennent çlu grand sympathique et du plexus sacré ; le sphincter du vagin reçoit un filet du nerf honteux interne.

§ II. — Organes génitaux externes.

Les organes génitaux externes se présentent, lorsque les cuisses sont rapprochées, sous l’aspect d’une saillie cunéiforme (cumins), large en haut, où elle se continue avec le mont de Vénus , éminence placée en avant de la symphyse , étroite en nas , où elle se perd en une saillie médiane qui va jusqu’à l’anus. Sur la ligne médiane elle présente une fente verticale, la vulve (!), qui dans sa moitié supérieure est occupée par la saillie du clitoris, et dans sa moitié inférieure conduit dans une cavité qui précède le vagin, vestibule du vagin. Nous aurons à étudier successivement les replis cutanés du vestibule el de la vulve, le vestibule du vagin, les appareils érectiles, enfin les muscles du périnée.

(’) On donne quelquefois le nom de vulve à l’ensemble des organes génitaux externes.

(*) t) Grandes lèvres. — 2) Petites lèvres. — 3) Clitoris. — 4) Orifice île l'urèthre, entouré de franges analogues à celles de l’hymen. — hl Hymen. — h) l.acunes.

ORCtANES GÉNITAUX »

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