ARTICLE II. — OS DE LA CUISSE
Fémui* (Fig. 26).
Placer en haut l’extrémité coudée de l’os, en dedans la tète hémisphérique qu’elle supporte, en arrière le bord tranchant de l’os. Quand on fait reposer l’extrémité inférieure par ses deux saillies sur un plan horizontal, l’os prend naturellement sa position normale.
Le fémur est le plus long et le plus volumineux des os du corps (0m,44 à O111, 45) ; il a une direction oblique en bas et en dedans, due à ce que, des deux condyles qui lorment son extrémité inférieure, l’interne, en plaçant l’os
OSTÉOLOGIE
JlLes.J'
Fig. 26. — Fémur du coté gauche (*).
(*) A. Face postérieure. — 1) Tête. — 2) Dépression du ligament rond. — 3) Col. — 4) Grand trochanter. — 5) Petit trochanter. — 6) Echancrure inler-condyliennc. — 7) Tubérosité externe. — S) Tubérosité interne. — !)) Condyle interne. — 10) Condyle externe. — 41) Ligne ûpre. — 12) Sa bifurcation supérieure et externe. — 13) Sa bifurcation supérieure et interne. — 14) Sa bifurcation inférieure et externe. — 15) Sa bifurcation inférieure et interne. — lfi) Espace poplité. — 17) Passage des vaisseaux fémoraux.
OS DU MEMBRE INFÉRIEUR
verticalement , déborde l’externe de plus de 0m,01 et que ces deux condyles reposent sur un même plan horizontal représenté par l’extrémité supérieure du tibia. Il présente en outre, une courbure à concavité postérieure, et à son extrémité supérieure, une partie coudée, appelée col , qui supporte la tête de l’os , articulée avec l’os iliaque.
A. Corps. — Prismatique et triangulaire dans sa partie moyenne , il s’épaissit et perd cette forme en se rapprochant des extrémités. Il a trois faces : une antérieure, convexe, et deux latérales, l’une interne, excavée, l’autre externe se continuant insensiblement avec la première. Des trois bords , l’interne et l’externe sont mousses ; le postérieur, au contraire , est très-saillant , rugueux, ligne âpre , et se bifurque aux deux extrémités ; en haut , ces bifurcations , dont l’externe (A , 12) est la plus longue et la plus forte, se rendent à deux tubérosités, grand et petit trochanters; en bas elles se terminent aux tubérosités des deux condyles et interceptent entre elles un espace triangulaire , espace poplité (A , 16); la bifurcation interne s’efface en partie pour le passage des vaisseaux fémoraux (A, 17). On trouve sur ce bord le conduit nourricier de l’os dirigé en haut.
B. Extrémité supérieure. — On y rencontre : 1° l’extrémité supérieure de l’os ou région trochantérienne ; 2° le col du fémur ; 3° la tête du fémur.
1° Région trochantérienne. — Elle se compose de deux tubérosités , l’une plus grosse , externe et supérieure , grand trochanter (A , 4) , l’autre plus petite , interne et inférieure , petit trochanter (A , 5) , entre lesquelles naît le col du fémur. Le grand trochanter prolonge le corps de l’os ; il a une face externe saillante , rugueuse ; une face interne moins étendue , profondément excavée ( cavité digitale ), et trois bords, dont le supérieur est le plus saillant. Le petit trochanter est un simple tubercule conique , situé à la terminaison supérieure de la face interne. Ces deux éminences sont réunies en arrière par une crête saillante, en avant par une ligne rugueuse (B, 6) constituant la base du col.
2° Col du fémur. — Il a la forme d’un cône tronqué , aplati d’avant, en arrière, inséré par sa base sur la partie supérieure et interne du fémur et supportant par son autre extrémité , la tête du fémur. Sa base est circonscrite en haut par le grand trochanter et la cavité digitale, en bas par le petit trochanter , en avant et en arrière par la ligne rugueuse et la crête intertrochantériennes. Il a une face antérieure, large, presque plane; une face postérieure convexe de haut en bas, concave dans l’autre sens; un bord inférieur oblique mousse; un bord supérieur concave de la base du col à la tête du fémur. Il a une longueur moyenne de 0m,04; son axe fait avec l’axe du corps un angle de 120 à 130°.
B. h ace anterieure. — 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , idem que dans A. — 6) Ligne intertrochantérienne. — 7) Tubérosité externe. 8) Tubérosité interne. — 9) Surface rotulicnne. — 10) Tubercule du grand adducteur.
Insertions musculaires. — A. Grand fessier. — B. Moyen fessier. — C. Petit fessier. — D. Pyramidal. — E. Obturateur interne et jumeaux. — F. Carré crural. — G. Obturateur externe. — II. Psoas et iliaque. — I Vaste externe (ses insertions au-dessous du grand trochanter). — F. Ses insertions à la ligne âpre. — J. Vaste interne. — K. Pectiné. L. Moyen adducteur. — M. Petit adducteur. — N, N’. Grand adducteur. — O. Courte portion du biceps. P. Jumeau interne. — Q. Jumeau externe. — R. Plantaire grêle. — S. Poplité. — Pour les muscles K, L , M , IN , O, les lignes de repère qui répondent aux deux extrémités des lignes d’insertion de ces muscles à la ligne âpre n ont pas été prolongées jusqu’à ces insertions pour ne pas compliquer la figure; il suffira de les prolonger par la pensée.
OSTKOLOGIE.
3° Tête du fémur. — Elle forme un peu plus d’une demi-sphère ; elle est creusée, vers le milieu de sa surface, d’une dépression plus rapprochée du bord inférieur que du bord supérieur, dépression du ligament rornd (A, 2).
C. Extrémité inférieure. — Volumineuse , quadrangulaire , elle se termine par deux éminences articulaires, condyles du fémur, fortement convergentes en avant, où elles sont réunies par une surface excavée articulée avec la rotule , surface rotulienne ou trochlée fémorale (B, 9). Les condyles sont séparés en bas et en arrière par une échancrure profonde , échancrure intercondylienne (A, 6), large de 0m,02 environ. La partie inférieure de chaque condyle est convexe, articulaire, se continue en avant avec la trochlée fémorale, et se termine en arrière par une surface courbe de plus petit rayon. Les faces latérales extérieures des deux condyles sont rugueuses et saillantes, et constituent les tubérosités interne et externe du fémur; l’interne est surmontée par un tubercule, tubercule du grand adducteur (B, 10), où finit la bifurcation inférieure interne de la ligne âpre.
Structure. — Le fémur est creusé d’un canal médullaire, dont les parois ont jusqu’à 0m,006 d’épaisseur vers le milieu du corps ; les extrémités sont spongieuses. Le tissu spongieux du col présente une disposition particulière : les lamelles qui le constituent se croisent à angle aigu, en venant soit de la partie supérieure, soit de la partie inférieure du col ; une disposition analogue existe au niveau de l’extrémité trochantérienne de l’os ; dans la tête les lamelles s’irradient dans toutes les directions. Chez le vieillard le tissu du col du fémur subit une raréfaction notable qui le rend très-fragile.
Articulations. — Le fémur s’articule avec trois os : l’os iliaque, le tibia et la rotule.
ARTICLE III. — OS DE LA JAMBE (Fig. 27).
La jambe se compose de deux os : un interne, le tibia , l’autre externe, le péroné , auxquels on peut joindre la rotule.
10 Xibin (Fig. 27, 1).
Placer en haut l’extrémité la plus volumineuse; en avant le bord tranchant; en dedans la saillie qui déborde l’extrémité inférieure de l’os.
Cet os, le plus volumineux des deux os de la jambe, est dirigé verticalement et présente, à partir de la réunion de‘ son tiers moyen à son tiers inférieur (endroit le plus mince de l’os) , une sorte de torsion de son extrémité inférieure , dont la portion externe se porte en arrière ; il en résulte que les axes transversaux des facettes articulaires supérieures et inférieures se croisent suivant un angle de 20°, et que , grâce à cette disposition , les pieds, dans la station ordinaire , au lieu d’être parallèles , font un angle ouvert en avant.
A. Corps. — Il a la forme d’un prisme triangulaire. De ses trois faces , l’externe, excavée, devient antérieure en bas; l’interne est convexe, sous-cutanée; la postérieure plane, offre en haut une ligne (B, 6) oblique en bas et en dedans, qui limite une surface triangulaire, surface poplitée (B, 5), et un peu au-dessous, l’orifice du conduit nourricier de l’os, dirigé en bas. Les trois
vui*u. st
Fig. 27. — Os de la jambe (*).
(*) ^ • l ace anterieure. Tibii
rieure. 5) Malléole interne. 6)
ment latéral externe.
^—2) Tubérosité interne. —3) Tubérosité externe. Péroné. —.7) Tète du péroné. — S) Malléole externe.
— 4) Tubérosité aillé-
— 9) Insertion du liga-
'are postérieure. — |) T./.;- o\ . . ■ , .
• ' ,,a- — 4) Tubérosité interne.
3) Tubérosité externe. — 4) Épine inter-eomlv-
OSTÉOLOGIE
bords sont très-accusés, surtout l’antérieur, qui a reçu le nom de crête du tibia ; il a la forme d’un S italique très-allongé, concave en dehors supérieurement, concave en dedans inférieurement; le bord externe se bifurque en bas.
B. Extrémité supérieure. — Très- volumineuse , plus étendue dans le sens transversal , elle se termine par une sorte de plateau horizontal divisé en trois parties : une médiane , étroite , rugueuse , présentant vers son milieu une éminence, épine du tibia , deux latérales très-peu excavées, articulées avec les condyles du fémur, ce sont les condyles ou cavités glénoïdes du tibia. Les rendements de l’extrémité supérieure, qui supportent les deux condyles^ sont les tubérosités du tibia; l’externe possède en arrière une petite facette circulaire, presque horizontale, articulée avec le péroné; en avant, une saillie, tubercule du jambier antérieur ; l’interne est creu sée d’une gouttière transversale pour le tendon du demi -membraneux. En avant, ces deux tubérosités sont réunies par une surface plane , triangulaire , aboutissant en bas à une saillie , tubérosité antérieure du tibia (A, 4), d’où part le bord antérieur de l’os; en arrière elles sont séparées par une échancrure.
C. Extrémité inférieure. — Peu volumineuse, quadrangulaire, plus large en dehors et en avant, elle se termine par une facette trapézoïde, excavée, articulée avec l’astragale. En dedans on remarque une apophyse épaisse tronquée à son sommet , malléole interne (A , 5) ; son bord postérieur est creusé d’une gouttière oblique en bas et en dedans, gouttière du tibial postérieur (B, 8); sa face externe triangulaire, très -légèrement concave, s’articule avec le péroné.
Articulations. — Le tibia s’articule avec deux os : le péroné et l’astragale.
 ï*éi*oné (*) (Fig. 27, A , 6 ; R, 9). ■
Placer en bas l’extrémité aplatie qui présente une facette verticale, tourner cette facette en dedans ; placer en avant la concavité de l’os, ou, si cette concavité est peu marquée, placer en arrière la pointe saillante de l’extrémité supérieure. La facette verticale de l’extrémité inférieure ne s’articule pas avec le tibia, dont elle doit dépasser le niveau, mais avec l’astragale.
Cet os , très-long , très-grêle , est situé en bas au côté externe du tibia , en
haut à son côté externe et postérieur.
A. Le corps , prismatique, triangulaire, présente une torsion de ses faces, parallèle à Fenroulement des muscles et des vaisseaux qui , d’externes , deviennent postérieurs par rapport à l’os; chacune des trois faces change ainsi de direction; la face interne devenant postérieure en bas, la face postérieure interne, la face interne antérieure. Les trois bords, antérieur, externe et interne, très-tranchés, subissent la même déviation. Sur la face interne se trouve
(■) De Trepovv) , agrafe.
lionne. — b) Surface poplitée. — G) Ligne oblique limitant en bas cette surface. — 7) Malléole interne. — 8) Gouttière du tibial postérieur. — 9) Péroné. — 10) Tète du péroné. — II) Malléole externe.
Insertions musculaires. — A. Tendon rotulien. — B. Couturier. • — C. Droit interne. — D. Demi-tendineux. — E. Jambier antérieur. — F. Biceps. — G. Long péronier latéral. — II. Court péronier latéral. — I. Long extenseur commun des orteils. — J. Péronier antérieur. — K. Extenseur propre du gros orteil. — L. Demi-membraneux. — M. Poplité. — N, N’. Soléaire. — O. Long fléchisseur commun des orteils. — P. Long fléchisseur propre du gros orteil. — Q. Tibial postérieur.
OS DU MEMBRE INFERIEUR
une crête qui la divise eu deux portions, crête interosseuse , qui en bas se continue avec le bord interne dévié de l’os et donne attache à la membrane inter osseuse. Le trou nourricier , dirigé obliquement de haut en bas , se trouve sur la face postérieure de l’os.
B. Extrémité supérieure ou tète du péroné. — Elle possède une facette presque plane, légèrement oblique en bas et en dedans, articulée avec le tibia, et en arrière une apophyse saillante, apophyse styloïde du péroné.
G. L 'extrémité inférieure ou malléole externe , allongée , aplatie de dehors en dedans, offre sur sa face interne une facette verticale, articulée avec l’astragale , et en arrière de cette facette , une dépression rugueuse pour des insertions ligamenteuses. Son sommet descend plus has que celui de la malléole interne.
Articulations. — Il s’articule avec deux os : le tibia et l’astragale.
3° Ilotule.
Placer en bas la pointe, en arrière la face articulaire de l’os; en dedans la facette la moins large de cette face articulaire.
Cet os, court, aplati d’avant en arrière, triangulaire, a deux faces, deux bords , une base et un sommet.
La face antérieure , rugueuse, convexe, offre des sillons verticaux et des orifices vasculaires ; la face postérieure présente en haut une surface ovale , à grand axe transversal, articulée avec le fémur, et divisée par une crête mousse verticale en deux facettes excavées, l’une, plus large, externe, l’autre, interne , plus étroite et plus déclive. La base est épaisse ; ses bords latéraux sont minces ; son sommet constitue une pointe saillante en bas , formée aux dépens de la moitié antérieure de l’épaisseur de l’os.
La rotule est considérée comme un os sésamoïde ; cependant comme elle est le représentant à la jambe de l’apophyse olécrâne du cubitus, il est plus juste de la rattacher aux os constituant le squelette que de la classer dans les os sésamoïdes.
Articulations. — Elle s’articule avec un seul os : le fémur.
ARTICLE iv. — os du pied (Fig. 28 et 29).
Le pied se compose , comme la main , de trois parties , qui sont , d’arrière en avant , le tarse , le métatarse et les orteils , comprenant en tout vingtquatre os.
§ I. — Tarse.
Le tarse , analogue du carpe , se compose de sept os divisés en deux rangées ; la première rangée , moins régulièrement disposée qu’à la main , est constituée par trois os seulement : un supérieur, Y astragale (Fig. 28, 3), seul articulé avec les os de la jambe ; un inférieur, le calcanéum (1) ou os du talon ; un antérieur , le scaphoïde (*) (9) ; la deuxième rangée se compose de
(') Le scaphoïde a été classé à tort parmi les os de la deuxième rangée; il est le représentant du scaphoïde du carpe et appartient par conséquent à la première rangée du tal'se.
OSTEOLOCFE.
(*) 1) Calcanéum. — 2) tubercule des péroniers latéraux. — 3) Surface articulaire médiane de l'astragale. — 4) Sa facette malléolaire externe. — 5) Sa facette malléolaire interne. — 6) Gouttière du long fléchisseur propre du gros orteil. — 7) Col de l’astragale. — 8) Tète de l’astragale. — 9) Scaphoïde. — 10) Son apophyse. — 11) Cuboïde. 12) Troisième cunéiforme. — 13) Deuxième cunéiforme. — 14) Premier cunéiforme. — 15) Cin-
quième métatarsien. - 16) Son apophyse. — 17) Premier métatarsien.
Insertions musculaires. — A. Tendon d’Achille. — B. Pédieux. — B'. Insertion de son tendon interne à la première phalange du gros orteil. — C. Court péronier latéral. — D. Péronier antérieur. — E. Long extenseur du
gros orteil. F. Extenseur commun des orteils; son insertion à la deuxième phalange. — G. Son insertion à la
troisième phalange. H. Premier interosseux dorsal. — H’. Son insertion à la première phalange. — 1,1’. Deuxième
nterosseux dorsal. — K, lv’. Troisième interosseux dorsal. — L, L’. Quatrième interosseux dorsal.
OS DU MEMBRE INFERIEUR
quatre os situés cote à cote sur la même ligne et articulés en avant avec les métatarsiens; ce sont, de dedans en dehors, les premier (14), deuxième (13) et troisième (42) cunéiformes et le cuboïde (11). Tous ces os sont formés de tissu spongieux entouré d’une lame mince de tissu compacte.
1° Astragale (Fig. 28, 3).
Placer en avant la tète arrondie de l’os , en haut sa facette convexe semi-cylindrique , en dedans la facette triangulaire à pointe inférieure saillante.
Cet os, irrégulièrement cuboïde, situé entre le calcanéum et les os de la jambe , se compose d’une partie antérieure arrondie ou tête (8) , réunie au corps de l’os par un étranglement ou col (7); il présente six faces.
La face supérieure possède une partie articulaire plus large en avant , fortement convexe d’avant en arrière, légèrement excavée transversalement, articulée avec le tibia; en avant de cette facette, une dépression profonde, appartenant au col et la séparant de la tête de l’astragale.
La face externe est pourvue d’une facette triangulaire , articulée avec le péroné , facette malléolaire externe; sa base curviligne se réunit sous un angle droit à la poulie de la face supérieure ; son sommet supérieur correspond à une apophyse saillante , apophyse externe de V astragale ; ses deux bords et son sommet sont cernés par une gouttière rugueuse à insertions ligamenteuses. En avant d’elle est une excavation profonde faisant partie du corps de l’os.
La face interne présente en haut une facette articulaire , facette malléolaire interne , en forme de faux à pointe dirigée en arrière, réunie à la face supérieure sous un angle obtus, et au-dessous de cette facette, des dépressions profondes et des rugosités.
La face postérieure est réduite à une simple gouttière oblique en bas et en dedans, gouttière du long fléchisseur du gros orteil { Fig. 28, 6), et limitée par deux tubercules, dont l’externe est le plus saillant.
La face antérieure , convexe, arrondie, tête de V astragale , plus large que haute , empiète en dedans sur la face interne ; elle s’articule avec le scaphoïde.
La face inférieure olïre deux facettes articulées toutes deux avec le calcanéum , l’une postérieure et externe , concave , l’autre antérieure et interne , convexe , subdivisée souvent en deux facettes secondaires ; entre les deux est une gouttière profonde, gouttière du sinus du tarse. Les grands axes des deux facettes et la gouttière qui les sépare sont dirigés obliquement en avant et en dehors.
Articulât ions. — L’astragale s’articule avec quatre os : le tibia, le péroné, le calcanéum et le scaphoïde.
Calcanéum (‘) (Fig. 28, 1; Fig. *29, 1).
Placer en dedans la face excavée en forme de large gouttière; en haut l’apophyse aplatie , qui constitue le bord le plus saillant de cette gouttière ; en avant l’extrcmité de l’os qui porte des facettes articulaires.
Cet os , quadrangulaire , allongé , à grand axe parallèle à l’axe du pied , comprimé transversalement, est situé à la partie postérieure et inférieure du
(') Calcanéum , de calx, talon.
OSTEOLOGIE.
lia
Fig. 29. — Pied du côte gauche , face inférieure (*).
(*) 1) Face inférieure du calcanéum. — 2) Sa tubérosité interne. — 3) Sa tubérosité externe. — 4) Gouttière du calcanéum. — b) Sa petite apophyse. — 6) Astragale. — 7) Tète de l’astragale. — 8) Sinus du tarse. — 9) Scaphoïde. — 10) Premier cunéiforme. — H) Deuxième cunéiforme. — 12) Troisième cunéiforme. — ï3) Cuboïde. — 14) Gouttière du long péronier latéral. — 15) Premier métatarsien. — 16) Gouttière de l’os sésamoïde interne. — 17) Gouttière de l’os sésamoïde externe. - 18) Cinquième métatarsien. — 19) Son apophyse.
Insertions musculaires . — A. Court abducteur du gros orteil. — A . Insertion à la première phalange du gros orteil du court abducteur et du court fléchisseur du gros orteil. — B. Court fléchisseur commun. — B’ Son insertion à la deuxième phalango. — C. Court abducteur du petit orteil. — C’. Son insertion à la première pbala»ge avec le court fléchisseur. — D, D’. Accessoire du long fléchisseur commun. — E. Jnmbier postérieur. — F. Jambier
OS DU M EM DR K INFERIEUR
pietl , au-dessous de l’astragale, eu arrière du cuboïde. Son liers antérieur, moins liant, a reçu le nom de grandeKapoph\jse du calcanéum ; on appelle petite apophyse la saillie qui surmonte la gouttière de la face interne et qui supporte une apophyse articulaire ; le reste de l’os est le corps du calcanéum .
La face supérieure , dans son tiers postérieur, est étroite, rugueuse, concave d’avant en arrière , convexe transversalement et déborde plus ou moins l’astragale en arrière suivant la saillie du talon. Dans les deux tiers antérieurs elle est articulée avec l’astragale par deux facettes séparées par une gouttière Irès-large en dehors, qui forme, avec la gouttière correspondante de l’astragale, un canal oblique ou sinus du tarse ; la facette postérieure est convexe; l’antérieure , concave , est quelquefois divisée en deux facettes secondaires , l’une antérieure , plus petite, l’autre postérieure, plus grande, supportée par la petite apophyse du calcanéum.
La face inférieure , excavée d’avant en arrière, convexe transversalement, est rugueuse, étroite ; elle présente en arrière deux tubérosités séparées par une échancrure , l’une interne , plus volumineuse (Fig. 29 , 2) , l’autre externe , plus petite (3) , par lesquelles le talon appuie sur le sol , et en avant une pointe saillante , tubérosité antérieure du calcanéum.
La face externe est rugueuse, plane, verticale, et offre en avant un tubercule au-dessous et au-dessus duquel sont les gouttières du long et du court péronier latéral.
La face interne , lisse , forme une gouttière due principalement à la saillie de la petite apophyse du calcanéum, sous laquelle passent les tendons des muscles postérieurs et profonds de la jambe.
La face postérieure convexe est lisse dans sa moitié supérieure $ rugueuse dans sa moitié inférieure plus large, qui donne attache au tendon d’Achille et se termine en bas aux deux tubérosités interne et externe.
La face antérieure , articulée avec le cuboïde, concave de haut en bas, convexe transversalement, coupée obliquement aux dépens de la face interne, a la forme d’un triangle rectangle à base supérieure, dont les angles sont arrondis et dont l’hypothénuse correspondrait à la réunion de la face antérieure et de la face interne.
Articulations. — Le calcanéum s’articule avec deux os : l’astragale el le cuboïde.
Scaphoïde (Fig. 28, 9; Fig. 29, 9).
l’iacer en arrière la facette concave, en dedans et en bas l’apophyse saillante de l'extrémité la plus pointue de l’os, en haut la partie de la circonférence la plus régulièrement convexe.
Il a la forme d’un disque ovale concavo -convexe à grand axe transversal , dirigé un peu en bas et en dedans; il sépare la tète de l’astragale des cunéiformes. 11 a deux faces et une circonférence.
Sa face postérieure , concave, s’articule avec la tète de l’astragale; sa face antérieure , convexe , est divisée en trois facettes : une interne , semi-elliptique, pour le premier cunéiforme; une moyenne, triangulaire, pour le deuxième; une externe , ovalaire , à base supérieure , pour le troisième.
antérieur. G. Court fléchisseur <1 u gros orteil. — II. Adducteur oblique du gros orteil. — IC. Insertion antérieure des adducteurs oblique et transverse et de la partie externe du court fléchisseur du gros orteil. — K. Long lié c liisse u r commun des orteils. — L. Court péronier latéral. — M, M’. Premier interosseux plantaire. — N , N . Deuxième interosseux plantaire. - — O, O’. Troisième interosseux plantaire. — P. Opposant Üu petit orteil.
Beainis et Bouciiaiid. ^