A. ARTICULATION SOUS-ASTRAGALIENNE POSTÉRIEURE
Les surfaces articulaires , parfaitement concordantes, convexes du côté du calcanéum, concaves du côté de l’astragale, représentent un segment de sphère dont le grand axe est à peu près transversal.
La synoviale se prolonge vers la partie externe du sinus du tarse, où elle est presque en contact avec la synoviale tibio-tarsienne; elle forme un cul-de-sac à sa partie postérieure.
Deux ligaments renforcent cette articulation , l’un postérieur oblique (Fig. 55, 3), allant de la saillie externe de la gouttière du long fléchisseur * du pouce à la partie postérieure du calcanéum, l’autre interne, presque horizontal, allant de la saillie interne de cette gouttière à la petite apophyse du calcanéum.
B. ARTICULATION SOUS-ASTRAGALIENNE ANTÉRIEURE (âSTRAGALO-CALCANÉO-
SCAPHOÏDIENNE).
Surfaces articulaires. — La tète de l’astragale, fortement convexe de haut en bas, un peu moins convexe transversalement dans le sens de son plus grand diamètre, est logée dans une cavité de réception en partie osseuse, en partie ligamenteuse. Cette cavité est formée en arrière par la facette antérieure concave du calcanéum , en avant par la concavité du scaphoïde , et complétée en dedans par un ligament fihro -cartilagineux, ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur (Fig. 57, 8, 10), qui remplit l’espace triangulaire ouvert en dedans, formant lacune entre les deux os, en dehors par un ligament étendu du calcanéum, entre sa facette astragalienne antérieure et sa facette cuboïdienne , à la partie externe du scaphoïde, branche interne du ligament en F (Fig. 55, 6). Pour bien voir cette cavité de réception il faut enlever la tète de l’astragale.
Synoviale. — Elle ne présente rien de particulier; elle tapisse les ligaments qui complètent la cavité articulaire.
Ligaments. — Outre les ligaments calcanéo-scaphoïdiens inférieurs et la branche interne du ligament en Y déjà décrite à propos de la cavité de réception, on ne trouve guère qu’un ligament astragalo-scaphoïdien dorsal (Fig. 55 , 7), mince, aplati, allant du col de l’astragale au dos du scaphoïde.
ARTimOLOGTE.
Articulation calcanéo-cuboïtlienne.
C’est une articulation en selle.
Surfaces articulaires. — Le calcanéum est convexe de dehors en dedans, concave de haut en has ; le cuboïde a des courbures inverses.
Synoviale. — Elle n’offre rien de spécial.
Ligaments. — Ils sont au nombre de trois : 1° un supérieur, ligament calcanéo-cuboidien dorsal (Fig. 55, 9), aplati; 2° un interne, branche externe
Fig. 57. — Ligaments de la face plantaire du pied (*).
du ligament enV (Fig. 55, 5), qui va du calcanéum à la partie supérieure et interne du cuboïde et forme, avec un ligament allant du même point du calcanéum au scaphoïde, un V ouvert en avant, ligament en Y, appelé aussi à
(*) 1) Malléole interne. — 2) Astragale. — 3) Tête de l’astragale. — 4) Petite apophyse du calcanéum. —
5) Scaphoïde. 0) Troisième cunéiforme. — 7) Ligament latéral interne tibio-tarsien. — 8) Ligament ealcanéo-
scaphoidien inférieur. — 9) Grand ligament calcanéo-cuboidien plantaire. — 10) Ligament calcanéo-scaphoïdien
profond. 11) Ligament cuboïdo-scaphoïdien. — 12) Tendon du long péronier latéral. — 13) Tendon du jambier
postérieur. 14) Son expansion aux métatarsiens et au troisième cunéiforme. — 15) Ligament allant du cinquième
métatarsien au troisième cunéiforme. — 10) Ligament allant du scaphoïde au premier cunéiforme. — 17) Ligaments intermétatarsiens plantaires.
ARTICULATIONS RU MEMBRE INFÉRIEUR
tort , ligament en Y; 3° un inférieur, extrêmement fort, grand ligament plantaire (Fig. 57, 9), composé de deux couches, une superficielle, allant des tubérosités du calcanéum à la crête du cuboïde et au troisième cunéiforme, dépassant même 'cette crête en passant sous le tendon du long péronier latéral pour se terminer à la base des quatre derniers métatarsiens; une profonde, allant de la fa'ce inférieure du calcanéum à la crête du cuboïde et à la partie de l’os située en arrière de cette crête.
3° Articulation seaplioïtlo>cuboï(lo-cunéenne.
Surfaces articulaires . — Les trois cunéiformes et le cuboïde s’articulent entre eux par des facettes latérales planes, et le scaphoïde s’articule par trois facettes triangulaires, à peu près planes, avec les trois cunéiformes, et quelquefois présente une quatrième facette en contact avec une facette correspondante du cuboïde.
Synoviale . — Il y a habituellement une seule capsule synoviale pour ces articulations.
Ligaments. — Les trois cunéiformes et le cuboïde sont réunis entre eux par trois sortes de ligaments allant d’un os à l’os voisin, des ligaments dorsaux, plantaires et interosseux qui maintiennent leurs surfaces étroitement accolées. En outre, chacun de ces quatre os est uni au scaphoïde par un ligament dorsal et un ligament plantaire; on trouve en outre un ligament interosseux oblique, allant du scaphoïde au cuboïde.
§ III. — Articulations tarso-métatarsiennes.
Surfaces articulaires. — L’interligne articulaire est convexe en avant et interrompu par l’enclavement dans la mortaise des trois cunéiformes du deuxième métatarsien, qui dépasse en arrière le premier métatarsien de 0in,009, le troisième de 0in,004. Cet interligne, à peu près transversal au niveau du premier métatarsien, devient, ensuite très-oblique en dehors et en arrière, de façon que l’extrémité externe de l’interligne se trouve à 0m,03 en arrière de son extrémité interne.
Synoviale. — Il y en a ordinairement trois pour cette articulation : 1° une entre le premier métatarsien et le premier cunéiforme; 2° une entre les deuxième et troisième métatarsiens et les deuxième et troisième cunéiformes; 3° une enfin pour le cuboïde et les deux derniers métatarsiens. La deuxième communique ordinairement avec la synoviale de l’articulation scaphoïdo-cuboïdo-cunéenne par les interstices articulaires existant entre le deuxième et les deux autres cunéiformes (voy. Fig. 58).
Ligaments. — Les hases des métatarsiens sont d’abord reliées entre elles par des fibres transversales fortes, formant des ligaments dorsaux, plantaires et interosseux; ces deux derniers manquent entre le premier métatarsien et le deuxième. En outre, chacun d’eux est relié aux os du tarse par des ligaments qui, pour chaque métacarpien , présentent les dispositions suivantes : pour le premier, c’est une véritable capsule fibreuse renforcée surtout en bas par un très-fort ligament plantaire. Le deuxième métatarsien a trois ligaments dor-
ARTHROLOCilE.
saux , le rattachant à chacun des cunéiformes, deux ligaments plantaires l’unissant au deuxième et au troisième cunéiforme et un ligament interosseux, venant du premier cunéiforme, et qui est la clef de l’articulation. Ceux qui rattachent le troisième au troisième cunéiforme n’offrent rien de particulier , sauf un ligament interosseux qui sera décrit plus loin. Le quatrième et le cinquième présentent des ligaments dorsaux et des ligaments plantaires, parmi lesquels on distingue surtout des fibres transversales (Fig. 57, 15), allant du troisième cunéiforme à l’apophyse du cinquième métatarsien et couvertes en partie par le tendon du long péronier latéral .
Fig. 58. — Synoviales du tarse (*).
Cette articulation est pourvue de deux ligaments interosseux très-forts ; l’un interne , déjà décrit, va du premier cunéiforme au deuxième métatarsien ; l’autre, externe , se compose de deux faisceaux croisés, venant, l’un, delà partie supérieure et externe du troisième cunéiforme , l’autre , de la partie inférieure et interne du cuboïde, et se portant à la facette latérale externe du troisième métatarsien et quelquefois au quatrième. Ces ligaments interosseux empêchent les communications des trois synoviales de cette articulation.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères des articulations tarsiennes et tarso-métatarsiennes sont fournies en avant par les branches malléolaires de la tibiale antérieure, les branches dorsales du tarse et du métatarse de la pédieuse et la terminaison de la péronière antérieure; en arrière par les branches de la péronière postérieure et de la tibiale postérieure, et à la face plantaire par des rameaux des artères plantaires interne et externe. — Les nerfs proviennent en avant du nerf tibial antérieur, en arrière du nerf tibial postérieur. (*)
(*) I. Tibia. — II. Astragale. — III. Calcanéum. — IV. Scaphoïde. — V. Premier, VI. Deuxième, VII. Troisième cunéiformes. — VIII. Cuboïde. — IX. Premier, X. Deuxième, XI. Troisième, XII. Quatrième, XIII, Cinquième métatarsiens.
I) Synoviale libio-tarsienne. — 2) Synoviale sous-astragalionne postérieure. — 3) Synoviale sous-astragalietine antérieure. — 4) Synoviale calcanéo-cuboïdienne. — b) Synoviale scaphoïdo-cunéenne se prolongeant (5’) pour former celle des deuxième et troisième métatarsiens avec les deux derniers cunéiformes. — 6) Synoviales du premier métatarsien et du premier cunéiforme. — 7) Synoviales des deux derniers métatarsiens et du cuboïde.
ARTICULATIONS DU MEMBRE INFERIEUR
§ IV. — Articulations métatarso-phalangiennes.
Ce sont des articulations condyliènnes.
Surfaces articulaires. — La tête des métatarsiens comprimée latéralement se compose de deux parties ayant des courbures différentes et séparées par un angle mousse; la supérieure, qui empiète sur la face dorsale de l’os plus que pour les métacarpiens , est plus courte et fortement convexe ; l’inférieure est plus longue et moins bombée. Cette tète est reçue dans une cavité de réception formée de deux parties : une partie supérieure osseuse , c’est la cavité de la première phalange correspondant à la courbure supérieure du condyle; une partie inférieure fibro-cartilagineuse , épaisse de O111, 002 et moulée sur la courbure inférieure du condyle, ligament glèndidien ou capsulaire ; les ligaments capsulaires de tous les métatarsiens sont réunis entre eux du côté plantaire par une bandelette transversale, ligament transverse du métatarse.
Synoviale. — Une synoviale lâche existe pour chacune des articulations métatarso-phalangiennes. En outre, entre les faces correspondantes des condyles des métatarsiens voisins se trouvent de petites bourses séreuses communiquant quelquefois avec les synoviales articulaires.
Ligaments. — Ils sont situés sur les parties latérales et au nombre de deux : l’un interne , l’autre externe ; ils s’attachent en arrière à des tubercules situés à la partie supérieure des condyles, et de là se portent en bas et en avant sur les côtés de la cavité articulaire de la phalange et du ligament capsulaire. Ils sont tendus dans la flexion, relâchés dans l’extension.
L’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil présente des caractères spéciaux; la tète du métatarsien, beaucoup plus volumineuse, offre à sa partie inférieure deux gouttières séparées par une crête saillante et logeant deux os sésamoïdes existant dans le ligament capsulaire.
Nerfs. — Ces articulations sont innervées par des filets clu nerf plantaire externe.
§ V. - Articulations des phalanges.
Elles sont identiques aux articulations correspondantes des doigts.
Mécanisme du pied.
Le pied représente une voûte surbaissée ayant trois points d’appui : 1° en arrière , les tubérosités du calcanéum; 2° en avant et en dedans, la tète du premier métatarsien avec ses deux sésamoïdes ; 3° en avant et en dehors, la tète du cinquième métatarsien. On peut négliger à ce point de vue les orteils, simples appendices mobiles n’ayant à peu près aucun rôle dans la mécanique de la station.
Cette voûte, très-prononcée au côté interne du pied, descend en pente douce vers le bord externe, de façon que l’angle d’inclinaison que font les métatarsiens avec le sol diminue du premier au cinquième dans les proportions suivantes : premier, 40° ; deuxième, 35°; troisième, 30°; quatrième, 25°; cinquième, 20°. Les lignes intermédiaires entre ces trois points d’appui constituent ce qu’on peut appeler les bords ou les arcs de la voûte. Le bord ou arc interne, le plus long, fortement concave, est formé d arrière en avant par le calcanéum, l’astragale et le scaphoïde, le premier cunéiforme et le premier métatarsien ; Y arc externe constitué parle calcanéum ,
ARTIIROLOGIE.
le cuboïde et le cinquième métatarsien , est plus bas et son point culminant est à une très-faible distance du sol ; le bord antérieur répond aux têtes des métatarsiens. Deux des points d’appui de la voûte, le calcanéum et la tête du premier métatarsien, sont relativement à peu près immobiles et invariables , ainsi que le bord interne ; au contraire , le troisième point d’appui et les deux autres bords sont très-mobiles et variables. Ainsi, lorsque le pied supportant le poids du corps se pose sur le sol, la tête du cinquième métatarsien cède à la pression et remonte au point que les têtes des métatarsiens et le bord externe du pied, principalement l’apophyse du cinquième métatarsien, se rapprochent du sol et quelquefois même arrivent au contact. Dans ce cas, le pied repose sur le sol, non plus par trois points, mais par une ligne courbe , partant en avant de la tête du premier métatarsien pour aboutir en arrière aux tubérosités du calcanéum , en suivant les têtes des métatarsiens et le bord externe du pied. Le pied dans cette position ne constitue plus une voûte ordinaire , mais bien plutôt une demi-coupole à ouverture interne, qu’on peut compléter par le rapprochement des bords internes des deux pieds. Cette mobilité du bord externe et du bord antérieur du pied lui permet de s’adapter plus facilement aux inégalités et à l’inclinaison du sol.
Cette voûte du pied , susceptible du reste de très-grandes variétés individuelles , tantôt fortement prononcée ( pied cambré ), tantôt excessivement surbaissée (pied plat), protège efficacement contre la compression les parties molles de la région plantaire. Elle est maintenue par la configuration même des os (forme en coin des cunéiformes , arc-boutant constitué par l’astragale entre le calcanéum et le scaphoïde) , par la résistance des ligaments et surtout du grand ligament plantaire , enfin par des muscles et des aponévroses, tibial postérieur, court fléchisseur commun des orteils et aponévrose plantaire dans le sens antéro-postérieur, long péronier latéral et abducteur transverse dans le sens transversal.
Mouvements du pied. — Les mouvements du pied, par rapport à la jambe, sont de deux espèces et se répartissent sur deux articulations distinctes ; la flexion et l’extension appartiennent à l’articulation tibio-tarsienne, l’adduction et l’abduction à l’articulation sous-astragalienne.
1° Articulation tibio-tarsienne. — C’est une charnière: l’axe des mouvements presque horizontal traverse l’astragale près de sa face inférieure et sort, en dehors à la pointe de la facette articulaire externe, en dedans au-dessous du bord inférieur de la facette latérale interne, à un tubercule surmonté de trous vasculaires. Dans la flexion la pointe du pied se relève, elle s’abaisse dans l’extension (*). Cet axe est à peu près perpendiculaire au bord interne mousse de la poulie astragalienne. La mortaise tibio-péronière ayant moins d’étendue d’avant en arrière que la poulie astraga lienne (: : 2:3), n’occupe dans la station droite que la partie moyenne de cette dernière. Les surfaces articulaires étant plus larges en avant qu’en arrière, le tibia et le péroné s’écartent l’un de l’autre dans la flexion et se rapprochent au contraire dans l’extension, ce dont on peut s’assurer facilement en faisant mouvoir les deux os après les avoir sciés au-dessus de l’interligne articulaire. Ces variations de largeur de la mortaise sont permises par la flexibilité du péroné et la mobilité de l’os dans l’articulation péronéo-tibiale supérieure. Dans l’extension la partie la moins large de l’astragale venant se placer dans la partie la plus large de la mortaise, il peut y avoir alors des mouvements de latéralité autour d’un axe vertical , mouvements impossibles dans la flexion. La flexion et l’extension ont pour limites la rencontre des surfaces osseuses. Leur excursion est d’environ un angle droit.
(') Pour beaucoup d’auteurs allemands c’est l’inverse; les mots flexion plantaire et flexion dorsale employés par quelques auteurs seraient peut-être plus convenables.
ARTICULATIONS RU MEMBRE INFÉRIEUR
2° Articulation sous-astragalienne. — Le deuxième mouvement du pied , adduction et abduction , se passe dans l’articulation sous-astragalienne. Dans ce mouvemenl le calcanéum et. le scaphoïde et avec eux le reste du pied se meuvent autour d’un axe oblique, dirigé en haut et en avant et dont les points de sortie seraient à la partie supérieure et antérieure du col de l’astragale d’une part et de l’autre sur la* face externe du calcanéum à l’insertion inférieure du ligament péronéo-calcanéen. Gel axe , susceptible de varier suivant les individus et sur lequel tous les expérimentateurs ne sont pas d’accord, traverse l’astragale, le calcanéum et le ligament interosseux astragalo-calcanéen , qui représente une sorte de point fixe autour duquel se meut le calcanéum. Dans Y adduction , la pointe du pied se tourne en dedans vers le plan médian du corps, et la pointe du pied se dévie en dedans en même temps que le bord externe s’abaisse; dans ce mouvement la tête de l’astragale est. à découvert dans sa partie supérieure et externe; la partie antérieure du calcanéum suit ce mouvement. , tandis que la partie de l’os postérieure au ligament interosseux et avec elle le talon se portent en sens inverse. Cette adduction est limitée par la rencontre de la petite apophyse du calcanéum avec la partie interne et postérieure du col de l’astragale. Dans Y abduction , les phénomènes inverses se passent jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par la rencontre de l’apophyse externe de l’astragale et de la partie supérieure du calcanéum.
Les autres articulations tarsiennes (articulations calcanéo-cuboïdienne et scaplioïdocuboïdo-cunéenne) prennent une part plus ou moins active à l’adduction et à l’abduction ; en outre , elles y ajoutent des mouvements , grâce auxquels la voûte du pied tend à se creuser dans l’adduction et à s’aplanir dans l’abduction. Sous ces deux rapports l’articulation calcanéo-cuboïdienne a surtout beaucoup d’importance. Dans l’adduction le cuboïde se porte de haut en bas et de dehors en dedans sur la face convexe du calcanéum , comme pour s’enfoncer au-dessous de la tête de l’astragale ; c’est l’inverse dans l’abduction.
Les articulations tarso-métatarsiennes sont, très-serrées; il y a immobilité presque absolue du deuxième et du troisième métatarsien ; pour le quatrième et surtout pour le cinquième, il y a une légère mobilité ; il en est de même pour le premier; quelquefois même on trouve entre lui et le premier cunéiforme une ébauche d’articulation en selle , rappelant de loin celle du trapèze et du premier métacarpien et, comme un rudiment des mouvements d’adduction et d’abduction.
Pour les articulations métatarso-phalangiennes , l’extension est beaucoup plus étendue que la flexion; dans cette dernière les ligaments latéraux sont tendus, tandis que dans l’extension ils sont relâchés, ce qui permet alors une inclinaison latérale.
Muscles moteurs du pied. — 1° Flexion: tibial antérieur, extenseur propre du gros orteil , extenseur commun des orteils, péronier antérieur.
2° Extension : triceps sural , long péronier latéral , court péronier latéral , long fïéchisseur commun des orteils, tibial postérieur, fléchisseur propre du gros orteil.
3° Adduction : tibial antérieur, tibial postérieur, extenseur propre du gros orteil, triceps sural.
4° Abduction : long péronier latéral , court péron'er latéral, extenseur commun des orteils et péronier antérieur.
Muscles moteurs des phalanges. — A. Premières phalanges . — 1° Flexion : interosseux, lombricaux , fléchisseurs des orteils, abducteur du gros orteil , adducteur oblique, abducteur du petit orteil.
2° Extension : extenseur commun des orteils, extenseur propre du gros orteil, pédieux.
ARTICULATIONS DU MEMBRE INFÉRIEUR
204 ARTHROLOGIE, —
3° Adduction par rapport à l’axe du deuxième métatarsien : interosseux plantaires.
4° Abduction : interosseux dorsaux.
B. Deuxièmes phalanges. — 1° Flexion : court fléchisseur commun, fléchisseur propre du gros orteil.
2° Extension : interosseux, lombricaux, pédieux, long extenseur commun des orteils, extenseur propre du gros orteil.
G. Troisièmes phalanges. — 1° Flexion : long fléchisseur commun des orteils.
2° Extension : interosseux , lombricaux , extenseur commun des orteils, pédieux.
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