APPAREILS
breuses glandes sécrétant la sueur ou la matière grasse sébacée, glandes qui manquent absolument dans les séreuses.
3° Muqueuses. — Les muqueuses ou téguments internes sont tout à fait assimilables à la peau qui aurait perdu la couche cornée de son épithélium. 11 y a en réalité deux grandes muqueuses, l’une gastro-pulmonaire (muqueuse oculaire, olfactive, intestinale, respiratoire), l’autre génito-urinaire, se continuant toutes les deux avec la peau parles ouvertures naturelles (palpébrale, nasale, buccale, anale, urétrale et urétro- vaginale), mais n’ayant pas de continuité entre elles, sauf dans les premiers temps du développement de l’embryon. Ces muqueuses, très riches en vaisseaux et en nerfs, présentent comme le tégument externe une conche fibreuse, derme muqueux, rattachée aux parties sous-jacentes par un tissu connectif lâche, sous-muqueux et couverte par un épithélium simple ou stratifié ; on y trouve souvent des 'éléments musculaires lisses en couches continues, mais ce qui les caractérise surtout pour la plupart, c'est leur richesse en glandes ; en outre, c’est à leur surface que viennent s’ouvrir les conduits excréteurs des glandes les plus volumineuses et que se déversent les produits de sécrétion.
c) Membranes ou organes glandulaires. — Ce troisième groupe est en rapport intime avec les téguments externe, et interne (peau et muqueuse) ; on peut, en eflét, les considérer comme de simples dépressions en culs-de-sac de ces membranes, ce qu’elles sont en réalité dans leur forme la plus simple et dans les premiers temps de leur développement; mais ces replis en culs-de-sac, en s’allongeant, se ramifient à l’infini, s’enfoncent peu à peu dans la profondeur des tissus et peuvent y former des agglomérations d’aspect massif, comparables aux organes profonds, et ne communiquant plus avec la surface de la membrane-mère (peau ou muqueuse) que par l’étroit orifice du conduit excréteur, dans lequel viennent s’ouvrir les culs-de-sac glandulaires. Mais en somme, quel que soit leur aspect massif, elles sont toujours réductibles par la pensée à une surface épithéliale sécrétante, étalée et développée.
On distingue deux classes de glandes : les glandes fermées et les glandes à conduit excréteur.
1“ La première classe, glandes fermées, se compose de glandes dans lesquelles la communication des culs-de-sac sécréteurs avec l’extérieur a été interrompue dans le cours du développement ; telle est la glande thyroïde ; tel est l’ovaire, dont la communication se rétablit temporairement par déhiscence à l’époque de chaque menstruation.
2» La deuxième classe, glandes à conduit excréteur, contient deux espèces de glandes: 1“ des glandes en tube, dont les culs-de-sac sécréteurs ont la forme de tubes ayant à peu près le même calibre dans toute leur étendue ; ainsi les glandes sudoripares, le rein; 2» des glandes en grappe, dans lesquelles le cul-de-sac sécréteur est renflé en ampoule à son extrémité profonde (adnus), rétréci en goulot à l’orifice par lequel il s’ouvre soit sur la surface tégumentaire, soit dans un canal excréteur commun ; telles sont les glandes salivaires. On trouve du reste de nombreuses formes de transition entre ces deux espèces. Ces glandes à conduit excréteur peuvent être simples, c’esf-à-dire être constituées par un seul cul-de-sac sécréteur ou ar un très petit nombre de ces culs-de-sac, ou composées, c’est-à-dire constituées par un ti'ès grand nombre de culs de-sac glandulaires.
Appareils. — Les organes et les tissus, on se groupant pour accomplir une fonction déterminée, constituent des appareils. On rattache habituellement ces appareils à trois groupes : appareils de la vie animale ou de relation, appareils delà vie végétative ou de nutrition, et appareils de la reproduction.
Cette division du corps en appareils est sous bien des rapports artificielle et laisse beaucoup à désirer, tant au point de vue anatomique qu'au point de vue physiologique ; ainsi, il y a des organes qui, comme les glandes vasculaires sanguines, ne se rattachent à aucun appareil; il en est d’autres par contre qui, comme la langue par exe.aiple, rentrent dans plusieurs appareils à la fois; aussi ne faut-il accorder à celte division
20 INTRODUCTION
qu’une valeur secondaire, et n’y voir qu’un moyen commode, sinon logique, de partager en quelques groupes les organes constituants du corps humain.
a) Appareils de la vie de relation. — Ils forment trois classes : l’appareil locomoteur, l’appareil de l’innervation et l'es appareils des sens spéciaux.
1» Appareil de la locomotion. — II se divise en appareil passif de la locomotion, constitué par les os et les articulations, et appareil locomoteur actif, constitué par les muscles et destiné soit à déplacer ou à maintenir en situation, les unes par rapport aux autres, les différentes pièces du squelette, soit à déplacer le corps entier par rapport aux milieux- ambiants. On peut y rattacher l’appareil phonateur, le larynx.
2“ Appareil de l'innervation. — Il est formé par les centres nerveux encéphalique, rachidien et ganglionnaires, et par les cordons nerveux qui en partent.
3“ Appareil des sens spéciaux. — Ils comprennent les appareils olfactif, auditif, visuel, gustatif, tactile. En général, à chacun de ces appareils sont annexés des appareils accessoires destinés à en perfectionner la fonction (ongles pour la peau, appareil lacrymal pour l’œil, etc.).
b) Appareil de la vie de nutrition. — Ils se divisent en trois classes: les appareils de la digestion, l’appareil de la respiration et l’appareil circulatoire.
1“ Appareil de la dûjestion. — Outre l’appareil digestif proprement dit, on peut y ranger l’appareil urinaire et les glandes vasculaires sanguines.
2® Appareil de la respiration. — Cet appareil, destiné à mettre le sang veineux en contact avec l’oxygène de l’air, est constitué par les poumons et les conduits aérifères : bronches, trachée et larynx.
3» Appareil de la circulation. — Cet appareil est destiné à contenir des liquides : sang, lymphe, chyle, qu'il fait circuler dans les tissus. Il se compose de deux appareils secondaires: Vappareil sanguin, formé par le cœur, les artères, les capillaires et les veines, et qui charrie le sang, par les artères du cœur aux capillaires, et par les veines des capillaires au cœur; Vappareil lymphatique, embranché sur l’appareil précédent, dans lequel il vient verser la lymphe et le chyle.
c) Appareil de la reproduction. — Cet appareil, différent dans les deux sexes, comprend deux appareils distincts : un appareil fondamental destiné à la formation du germe, à sa fécondation et à son développement, et un appareil de perfectionnement à la fois mécanique et sensitif, et destiné à la copulation ; c’est Vappareil érectile.
Organisme. — Le corps humain résulte de l’assemblage de toutes les parties qui ont été énumérées : éléments, tissus, organes, appareils. On peut l’étudier comme on étudie les diverses parties qui le composent, dans sa structure, dans sa forme extérieure et dans son évolution.
Au point de vue de sa structure, on' aurait à étudier les relations qui relient les différent organes ou appareils, soit entre eux, soit avec l’organisme entier, leur mode de répartition et les lois qui règlent la prédominance de tel ou tel organe. Mais cètte étude est plutôt du ressort de la physiologie générale ou de l’anatomie philosophique que de l’anatomie descriptive.
Au point de vue de la configuration extérieure, les mêmes réflexions sont applicables si l’on veut rechercher les lois qui la régissent et quels rapports il y a entre les formes extérieures du corps et la conformation et les fonctions des parties internes. Mais si nous restons sur un terrain purement descriptif, l’étude du corps humain, considéré dans sou ensemble, mérite de nous arrêter quelques instants.
Le corps humain se compose de deux parties principales : le tronc, véritable centre de la vie de l’ensemble, divisé lui-même en tête, cou et tronc proprement dit, et les membres, sortes d'appendices, au nombre de quatre, deux supérieurs, deux inférieurs, situés symétriquement de chaque coté du tronc.