‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 160 sur 303 · Artère iliaque externe (fip. 155, 8), (I · texte numérisé non relu

Artère iliaque externe (fip. 155, 8), (I

UaHère iliaque externe est étendue de l'iliaque primitive à l’arcade crurale, où elle se continue sous le nom à! artère fémorale. Elle est oblique en bas et en dehors, et répond : en avant, au péritoine ; en dehors, au fascia iliaca; en arrière, à la veine iliaque, qui, plus bas, occupe son côté interne.

Cette artère ne fournit que deux branches collatérales importantes :

a) Artère épigastrique (fig. 155, 4), (IV)

Ce vaisseau, dont l’étude intéresse au plus haut degré les chirurgiens, naît à peu près à un demi- centimètre au-dessus de l’arcade crurale. Il se dirige aussitôt en dedans, en bas et en avant entre la veine iliaque, qui est en bas, et le péritoine, qui est au-dessus de lui. L’épigastrique s’infléchit alors en décrivant une courbe à concavité supérieure, dans laquelle se trouve embrassé le canal déférent chez l’homme, le ligament rond chez la femme, et remonte obliquement en dedans et en haut, en arrière du fascia transversalis et en avant du péritoine, entre les fossettes inguinales interne et externe. L’artère gagne ainsi le bord externe du muscle droit de l’abdomen, puis la face postérieure de ce muscle, pénètre dans son épaisseur, devient verticale au niveau de l’ombilic et s’anastomose largement avec les branches terminales de la mammaire interne. Avant de pénétrer dans le muscle droit, l’épigastrique est située entre le péritoine, qui est en arrière, et le fascia transversalis (remplacé plus haut par la lame postérieure de la gaine du muscle grand droit), qui est en avant.

Outre des rameaux aux muscles profonds de la paroi abdominale antérieure, l’épigastrique fournit :

1“ Le rameau funiculaire (VI), qui se détache au niveau de la réflexion de l’épigastrique, s'accole au cordon auquel il est destiné et communique avec les artères honteuses externes et spermatique. Chez la femme ce rameau suit le ligament rond et va se perdre dans les grandes lèvres.

2“ Un rameau anastomotique à V obturatrice (V), qui suit le trajet parcouru par celle-ci quand elle naît de l’épigastrique.

h) krVere circonflexe iliaque (fig. 155, 3), (V)

Un peu moins volumineuse que la précédente, cette artère naît à peu près au même niveau que l’épigastrique, mais sur le côté opposé du tronc de l’iliaque externe. Elle longe d’abord l’arcade crurale, arrive au niveau de l’épine iliaque antéro-supérieure et fournit un rameau destiné aux muscles transverse et petit oblique, rameau qui s’anastomose par ses branches avec les lombaires.

La circonflexe se place alors le long de la lèvre interne de la crête iliaque, émet des branches nombreuses destinées au muscle iliaque, d’autres qui s’anastomosent avec l’iléo-lombaire, et vient enfin se terminer dans les muscles transverse et petit oblique de l'abdomen.

Artère fémorale (fig. 155), (I)

U artère fémorale %'é\.cnà depuis l’arcade crurale jusqu'à l’anneau du troisième adducteur, où elle prend le nom à’ artère poplitée. Elle se dirige de haut en bas et de dehors en dedans, suivant Tine ligne qui part du milieu de l’espace compris entre la symphise du pubis et l’épine iliaque antérieure et supérieure, et qui aboutit au côté interne de la cuisse, à quatre travers de doigt au-dessus du tubercule du troisième adducteur.

ANGÉIOLOGIE

Dans sa partie supérieure, l’artère fémorale se trouve située dans un triangle formé en dedans par le premier adducteur, en dehors par le couturier et en haut par le pli de l’aine. L’artère le parcourt à la manière d’une perpendiculaire abaissée de la base au sommet. A la sortie de ce triangle, la fémorale so loge dans la gouttière que forment, à la cuisse, en dehors le vaste interne et en dedans le plan des adducteurs jusqu’au moment où elle s’engage dans l’anneau fibreux connu sous le nom Panneau des adducteurs (fig. 155, B).

Le muscle couturier étant étendu sur la cuisse comme une écharpe dirigée de dehors en dedans et de haut en bas, répond donc en haut au côté externe de l’artère, en bas à son côté interne, tandis qu’au milieu il passe au-devant d’elle et la recouvre.

La fémorale répond, en arrière et successivement de haut en bas, au bord interne du psoas iliaque, dont les fibres la séparent de l’éminence iléo-pectinée, à la tête du fémur, au muscle pectiné et enfin au plan des adducteurs. En dehors d’elle se trouvent, en haut : le tendon du psoas iliaque, et dans le reste de son étendue le vaste interne; en dedans, le pectiné et les adducteurs.

Près de l’anneau crural, la veine fémorale est située en dedans de l’artère et est contenue dans la même gaine fibreuse ; plus bas, elle lui devient postérieure. Au niveau de l’anneau crural, on trouve toujours au-devant des vaisseaux des ganglions lymphatiques nombreux.

Le nerf crural est situé en dehors de l’artère et se trouve dans la gaine du muscle psoas-iliaque. Plus bas, l’artère fémorale est longée immédiatement par le nerf saphène interne, qui l’abandonne dans la gaine des adducteurs.

Y! artère fémorale fournit :

1“ Artère tégumenteuse abdominale (fig. 155, 3) (V). — Petite artère assez grêle, qui naît immédiatement au-dessous de l’arcade crurale, se dirige obliquement en haut et en dedans dans la couche sous-cutanée de l’abdomen, et arrive au voisinage de l’ombilic où elle se perd. Elle communique par des rameaux avec l’épigastrique et la circonflexe iliaque.

2“ Artères honteuses externes (fig. 155, 4, 5) (V). — L’une, sous-cutanèe, nait près de l’arcade crurale, traverse la gaine des vaisseaux fémoraux, se dirige en dedans presque transversalement et se distribue à la partie antérieure des bourses chez l’homme et aux grandes lèvres chez la femme. Elle s’anastomose avec celle du côté opposé.

L' autre , sous-aponévrotique dans la plus grande partie de son trajet, nait un peu au-dessous de la précédente et se dirige également en dedans. Elle tra verse l’aponévrose et se ramifie dans les bourses. Elle s’anastomose avec la honteuse externe sous-cutanée, avec la périnéale superficielle, avec le rameau funiculaire de l’épigastrique et enfin dans son trajet sous-aponévrotique avec la terminaison de l’obturatrice.

3“ Grande artère musculaire ou artère du triceps (fig. 155, B, 7). — Elle se dirige en dehors et en bas, passe sous le muscle droit antérieur, puis sous le bord du vaste externe, et se distribue à ses muscles ainsi qu’au vaste interne, 'l’rès souvent cette artère provient de la fémorale profonde.

4° Artère fémorale profonde (fig. 155, B, 4) (II). — Assez volumineuse pour avoir été considérée comme une branche de bifurcation, cette artère naît du côté externe de la fémorale à environ 0"’,04 au-dessous de l’arcade de Fallope, se dirige en arrière, puis en bas entre le pectiné et le vaste interne et plus tard entre le premier et le troisième adducteurs. Un peu au -des-

SUS de l’anneau de ce dernier muscle, elle le traverse pour arriver à la partie postérieure de la cuisse et se perdre dans les muscles biceps et demimembraneux. Les rameaux terminaux s’anastomosent avec les articulaires supérieures (tig. 156, 6).

La fémorale 'profonde^ outre des branches nombreuses destinées aux muscles internes de la cuisse, fournit trois artères, dont le mode de distribution est identique et que l’on désigne sous le nom de perforantes.

La première ou perforante supérieure passe au travers de la partie supérieure du muscle grand adducteur, fournit une branche ascendante, qui se perd dans le grand fessier en s’anastomosant avec la circonflexe interne et l’ischiatique, etune branche inférieure, qui se perd dans les muscles posté rieurs delà cuisse et dont les rameaux vont communiquer avec la branche ascendante de la deuxième perforante (flg. 156, 5).

La deuxième perforante ou moyenne traverse le grand adducteur à quelque distance au-dessous de la précédente, fournit un rameau ascendant, anastomosé avec la branche des cendante de la perforante supérieure, et un rameau inférieur, qui se perd dans les muscles postérieurs et communique avec le rameau ascendant de la troisième artère pei’forante.

La troisième perforante ou inférieure est plus petite que les deux premières et manque quelquefois. Elle se comporte comme les deux précédentes. Son rameau inférieur s’anastomose avec les branches terminales de la fémorale profonde.

circonflexe externe. — 6) Continuation du tronc de la fémorale profonde. — 7) Branches musculaires du triceps. — 8) Artère honteuse externe sous-cutanée. — 9) Artère honteuse externe sous-aponévrotique. — 10) Artère grande anastomotique. — 11) Artère articulaire supérieure interne. l*)l) Artère fessière. — 8) 'Artère honteuse interne contournant l’épine sciatique. — 3) Artère is-

Si à ces trois artères perforantes on ajoute la circonflexe interne et les branches terminales de la fémorale profonde, anastomosées la première avec l’ischia-

tique et la dernière avec les articulaires, on voit qu’il existe à la partie postérieure de la cuisse un grand système ramifié, qui fait communiquer l’artère hypogastrique avec la poplitée. C’est par là que se fait la circulation collatérale du membre inférieur dams le cas de ligature de la fémorale.

Toutes les artères perforantes, au moment où elle traversent le muscle grand adducteur, fournissent des rameaux nombreux qui enlacent le fémur de leurs divisions multiples.

5° Artère circon,flexe interne (fig. 156, 4). — Tantôt cette artère tire son origine directement de la fémorale, tantôt au contraire elle naît de la profonde.

Dans tous les cas, elle passe entre le pectine et le petit adducteur, longe l 'obturateur externe, passe sur le bord supérieur du muscle carré crural et se di vise : 1“ en branches ascendantes destinées aux muscles pelvi-trochantériens, anastomosées par des rameaux avec l’ischiatique et la fessière ; 2“ en branches descendantes fournissent aux muscles grand fessier, demi-membraneux, demi-tendineux, etc., et communiquent avec la première perforante et la circonflexe interne. Dans son trajet, la circonflexe interne fournit, outre un grand nombre de branches musculaires destinées aux adducteurs : 1° des rameaux remarquables qui vont se perdre directement dans le périoste et le tissu osseux du col du fémur ; 2° des rameaux qui pénètrent dans la cavité cotyloïde et se distribuent soit à la graisse de l’arrière-fond de cette cavité, soit à la tête fémorale en passant par le canal que leur présente le ligament rond de l’articulation.

Q° Artère circonflexe externe 155,5). — Née le plus souvent delà profonde, elle provient quelquefois de la fémorale. Son volume varie autant que son origine; elle est assez grêle d’ordinaire ; d’autres fois, quand elle naît par un tronc commun avec la grande musculaire, son calibre est plus considérable. Elle se dirige en dehors, entre le tendon du psoas iliaque et le droit antérieur de la cuisse, puis elle contourne le grand trochanter et arrive à la partie postérieure du fémur, pour s’épuiser en branches musculaires destinées aux fessiers et au tenseur du fascia lata ; en branches, articulaires et osseuses, et enfin en rameaux anastomosés avec la circonflexe interne et Tischiatique.

En arrière du droit antérieur, la circonflexe externe émet toujours une branche qui se porte en bas et en dehors pour se perdre dans le triceps fémoral.

7“ Artère grande anastomotique (flg. 155 B, 10). — Cette artère provient de la partie inférieure de la fémorale, elle traverse aussitôt l’anneau des adducteurs et se place entre le grand adducteur et le vaste interne. Elle donne une branche qui passe entre le vaste interne et la face antérieure du fémur, fournit un grand nombre de rameaux osseux et communique avec les deux articulaires supérieures en décrivant une sorte d’arcade à eoncavité supérieure. Après avoir fourni cette branche profonde, la grande anastomotique passe en dedans et en avant du genou et se divise en rameaux qui vont s’anastomoser : en bas, avec la récurrente tibiale et les articulaires inférieures ; en haut, avec les articulaires supérieures interne et externe.

chiatique. — 4) Artère circonflexe interne. — 5, 5) Artères perforantes. — 6) Terminaison de l’artère fémorale profonde. — 7) Artère poplitée. — 8) Artère articulaire supérieure externe. — 9) Artère articulaire supérieure interne. (Les branches musculaires des perforantes sont coupées au moment où elles

A>'G1SIOLOÜIE

Artère poplitée (fig. 158, B, 1), (II)

A partir de l’anneau du troisième adducteur, l’artère fémorale prend le nom à' artère poplitée, qu’elle conserve jusqu’à l’arcade du soléaire, où elle se divise en artère tibiale antérieure ei tronc tibio-péronier. L’artère poplitée répond à l’espace losangique connu sous le nom à' espace poplité. Dans la partie supérieure de son trajet, cette artère est oblique de haut en bas et de dedans en dehors; dans sa moitié inférieure, au contraire, elle est verticale. Elle est accompagnée par la veine poplitée, qui longé^ son côté postérieur.

L’artère poplitée répond : en dehors, au muscle biceps, au condyle externe du fémur et au jumeau externe; en dedans, au muscle demi-membraneux, au condyle interne et au jumeau interne; en avant, à l’articulation du genou, plus haut à la face postérieure du fémur, plus bas au muscle poplité ; en arrière, à la veine poplitée, au muscle demi-membraneux, qu’elle croise obliquement, à la graisse de l’espace poplité et aux muscles jumeaux, entre lesquels elle est placée.

Les branches fournies par l’artère poplitée sont :

1“ Artères jumelles (flg. 158, B, 4, 5). — Elles sont au nombre de deux, l’une interne, l’autre externe ; elles naissent de la partie postérieure de la proplitée, se portent en bas en divergeant et se perdent dans les muscles jumeaux correspondants en se divisant en un grand nombre de rameaux, dont l’un accompagne d’ordinaire le nerf saphène externe jusqu’au milieu de la jambe.

2“ Artères articulaires supérieures (flg. 158 B, 2, 3), (IV). — L’une interne, l’autre externe ; ces artères naissent de la poplitée immédiatement audessus des condyles du fémur, contournent cette éminence osseuse en l’embrassant dans une courbe demi- circulaire et se divisent chacune en deux branches ; l’une, profonde, qui ne quitte pas le plan osseux et s’anastomose avec sa congénère du côté opposé et avec la grande anastomotique; Vautre, swperficielle ou descendante, qui longe les côtés latéraux de l’articulation du genou et communique avec les articulaires inférieures et la branche descendante de la grande anastomotique,

3“ Artères articulaires inférieures (fig. 158 B, 6, 7) (IV). — Gomme les précédentes, elles se divisent en interne et externe. Nées toutes deux au niveau du bord inférieur des condyles fémoraux, elles se portent un peu en bas, passent sous les ligaments latéraux correspondants et contournent, l’externe, le flbro-cartilage interarticulaire, l’interne, la partie supérieure du condyle du tibia.

\2 artère articulaire inférieure interne s’anastomose au devant du ligament rotulien avec sa congénère du côté externe, puis avec l’articulaire supérieure interne, et par des rameaux descendants avec la récurrente tibiale.

\J artère articulaire inférieure externe communique avec la précédente et avec l’articulaire supérieure correspondante.

Toutes les deux fournissent toujours une petite branche, qui passe entre le ligamer.t rotulien et le tibia. Ces deux rameaux s’anastomosent entre eux.

4“ Artère articulaire moyenne (V). — Ordinairement elle est unique, quelquefois on en trouve deux petites, qui naissent alors non du tronc de la poplitée, mais des articulaires supérieures. Cette artère traverse le ligament postérieur de l’articulation du genou, se dirige d’arrière en avant et se distri-

bue aux différentes parties de cette articulation et au tissu adipeux de l’échancrure intercondylienne.

Immédiatement au-dessus de l’arcade du muscle soléaire, l’artère poplitée rencontre l’extrémité supérieure du ligament interosseux. Elle se divise alors en deux branches : l’une, moins volumineuse, qui passe dans cette ouverture et longe la face antérieure de la membrane interosseuse, c’est Y artère tibiale awiérffiMre ; l’autre, qui continue le trajet primitif et sc divise bientôt à son tour en deux branches ; c’est le tronc tibio --péronier.

Etendue depuis la bifurcation de la poplitée jusqu’au ligament annulaire du tarse, où elle prend le nom èY artère pédieuse, la tibiale antérieure se porte d’abord d’arrière en avant, traverse l’ouverture supérieure de la membrane interosseuse, s’infléchit ensuite à angle droit, se place entre les muscles jambier antérieure! extenseur commun des orteils et plus bas entre le premier et l’extenseur propre du gros orteil. Très profonde dans les deux tiers supérieurs de son trajet, elle devient d’autant plus superficielle que l’on se rapproche davantage de la partie inférieure de la jambe.

La tibiale antérieure répond: en arrière, dans les deux tiers supérieurs de son trajet, au ligament interosseux, et dans le tiers inférieur au tibia ; en dedans, au muscle jambier antérieur ; en dehors, dans son tiers supérieur à l’extenseur commun, et dans son tiers inférieur à l’extenseur propre. Le nerf tibial répond au côté externe de l'artère.

\Y artère tibiale antérieure fournit :

1“ Immédiatement après avoir franchi l’ouverture supérieure du ligament interosseux, l’ar^ere récurrente tibiale antérieure (V). Cette artère se dirige aussitôt en haut, s’applique sur la tubérosité externe du tibia et se divise en nombreux rameaux anastomosés avec les articulaires supérieures et inférieures (flg. 158 A, 2).

2“ Dans toute la longueur de la jambe, un nombre considérable de petites branches latérales fort courtes, qui se distribuent dans les muscles de la région antérieure de la jambe.

3" 11 artère malléolaire externe (fig. 158 A, 7), (V), qui nait au niveau du ligament annulaire du tarse, et quelquefois à quelques centimètres au-dessus. Elle se dirige obliquement en bas et en dehors vers la malléole externe, s’anastomose avec un rameau de la péronière, s’infléchit alors sur le dos du pied et se divise en rameaux nombreux destinés les uns aux os et aux articulations, tandis que les autres vont communiquer avec la dorsale du tarse.

L’existence de la malléolaire externe n’est pas constante, souvent elle est remplacée par une branche de la péronière.

4“ U artère malléolaire interne(&g. 157, 3), (V). — Son existence et son lieu d’origine sont plus constants que pour la précédente. Elle nait au niveau du ligament annulaire du tarse, se dirige en dedans vers la malléole tibiale et se divise en rameaux articulaires et en rameaux osseux et périostiques.

Les deux artères malléolah-es sont profondément situées et appliquées sur les os ; il faut donc, pour les étudier, soit écarter, soit enlever les tendons qui les recouvrent.

Artère pédieuse fig. 157, 2), (lY à VJ

Elle est située sur le dos du pied et s’étend de la partie médiane du ligament

ANGÉIOLOGIE

annulaire du tarse à l’extrémité postérieure du premier espace interosseux. A cet endroit elle s’infléchit de haut en bas pour s’anastomoser avec la terminaison de la plantaire externe (flg. 157, 7). La pédieuse est donc oblique d’arrière en avant et de dehors en dedans. Elle répond : en dehors, au bord interne du muscle pédieux, qui la recouvre en partie; en dedans, au tendon de l’extenseur commun des orteils, qui cependant ne la côtoie pas d’une manière immédiate; en bas, au squelette du pied, sur lequel elle est fixée par une lame fibreuse dépendante du muscle pédieux.

Fig. 157. — Artère pédieuse (’).

Outre quelques branches grêles et sans nom qui se perdent dans les articulations du pied, ï artère pédieuse fournit :

1“ Artère dorsale du tarse (VI). — Tantôt elle est unique et assez volumineuse, tantôt on en voit deux, comme dans la pièce qui a servi à la fig. 157.

(*)1) Artère tibiale antérieure. — 2) Artère pédieuse. — 3) Artère malléolaire interne. — 4) Artère dorsale du tarse. — 5) Rameau accessoire de la précédente. — 6) Artère dorsale du métatarse. — 7) Point où la pédieuse se réfléchit de haut en bas dans le premier espace intermètatarsien. — 8) Ar-

10, 10, 10) Perforantes antérieures. — 11, 11, 11) Perforantes postérieures. — 12) Artère péronière antérieure. — 13) Anastomose de cette artère avec la tibiale antérieure. — 14, 14) Branches malléolaires externes.

Quoi qu’il en soit, cette artère se dirige obliquement en bas et en dehors, profondément placée au-dessous du muscle pédieux, et arrive jusqu’au côté externe du pied, où elle se perd en rameaux osseux, articulaires et anastomotiques avec la malléolaire externe et la dorsale du métatarse.

2® Artère dorsale du métatarse (flg. 157, 6), (VI). — Cette artère forme une arcade à concavité postérieure, dirigée de dedans en dehors et couchée un peu en arrière des articulations tarso-métatarsiennes. De la concavité de cette arcade naissent des rameaux très grêles destinés aux articulations, et d’autres anastomosés avec les ramuscules terminaux de la dorsale du tarse. De sa convexité partent trois branches connues sous le nom A' interosseuses dorsales (flg. 157, 9). Elles longent les trois derniers espaces interosseux, à l’extrémité antérieure desquels elles se divisent en deux rameaux, destinés l’un au côté externe de l’orteil situé en dehors, et l’autre au côté externe de l’orteil situé en dedans. Ce sont les artères collatérales dorsales des orteils.

Les interosseuses dorsales communiquent à l’extrémité postérieure de l’espace interosseux avec les perforantes postérieures, et à l’extrémité antérieure avec les perforantes antérieures (flg. 157, 10 et 11).

“6° Artère collatérale dorsale du premier espace interosseuo: (flg. 157, S), (VI). — Elle naît du coude que décrit l’artère pédieuse en plongeant dans le premier espace interosseux, se dirige en avant et se comporte comme les autres artères interosseuses venues de la doi’sale du métatarse.

Par sa direction, cette artère pourrait être* considérée comme la continuation de la pédieuse, dont elle difiére par le volume.

11 arrive assez souvent que V artère pédieuse semble faire défaut ; elle existe toujours, mais dans ce cas elle est d’un calibre si grêle qu’il est difficile de la trouver. Elle est alors remplacée par la péronière antérieure, dont le l'ameau anastomotique normal est très développé. 11 se produit en ce cas une inversion de volume entre la tibiale antérieure et la péronière, la première ne fournissant qu'à la partie antérieure de la jambe, tandis que le dos du pied est nourri par la seconde.

B. l'RONCTIBIO-PBRONIER fig. 158 B, 9), (III)

Le tronc tibio -péronier est la deuxième branche de bifurcation de la poplitée. Il continue la direction verticale de cette dernière et ne mesure guère que 0™,04 à 0‘",05 de longueur.

Cette artère répond : en arrière, au muscle soléaire ; en avant, aux muscles de la couche profonde de la région jambière postérieure. Avant de se diviser en artère tibiale postérieure e\. artère péronière, le tronc tibio -péronier fournit quelques branches musculaires et l’artère nourricière du tibia. ^

a) Artère péronièreiiig. 158 B, 11), (IV),

\j' artère péronière s’étend jusqu’à la malléole externe, au-dessus de laquelle elle se divise en péronière antérieure et péronière postérieure. Elle est toujours profondément située et accolée au côté interne du péroné. Elle répond : en avant, dans sa partie supérieure, au jambier postérieur, et plus bas au ligament intei'osseux ; en arrière et en haut, au soléaire, et plus bas au long fléchisseur propre du gros orteil, qui la recouvre.

Dans ce trajet, elle fournit des branches nombreuses, mais fort grêles, destinées aux muscles et au péroné.

La. péronière postérieure (flg. 158 B, 12), (V), branche terminale delà

ANGÉIOLOGIE

péronière, peut en être considérée comme la continuation. Elle descend derrière la malléole externe et atteint ainsi le côté externe du calcanéum, sur lequel on la voit se ramifier en fournissant des branches a toute la partie externe et postérieure du pied et en s’anastomosant avec la malléolaire externe, avec la dorsale du tarse, avec la plantaire externe et la péronière antérieure.

La péronière antérieure (fig. 157, 12), deuxième branche terminale de la péronière, traverse le ligament interosseux et arrive, en descendant, jusque sur le dos du pied. Elle envoie une branche anastomotique constante à la malléolaire externe.

Les branches terminales de la péronière antérieure se perdent dans les os, les articulations, les ligaments- tibio -tarsiens, et communiquent avec la dorsale du tarse et la péronière postérieure.

b) Artère tibiale postérieure (fig. 158 B), (III)

Cette artère s’étend de la bifurcation du tronc tibio-péronier jusque sous la voûte du calcanéum, où elle se divise en artères plantaires externe et interne, La tibiale postérieure répond : en arrière, dans sa moitié supérieure, au muscle soléaire, et dans sa moitié inférieure au bord interne du tendon d’Achille et à l’aponévrose; en avant, aux muscles jambier postérieur et fléchisseur commun des orteils; et plus bas aux tendons de ces mêmes muscles. Le nerf tibial postérieur longe le côté externe de l’artère. Au moment où la tibiale postérieure contourne la malléole et pendant son trajet dans la gouttière calcanéenne, elle est située entre le tendon du fléchisseur commun, qui est en avant, et celui de fléchisseur propre, qui est en arrière.

Les branches collatérales que fournit ce vaisseau sont destinées aux muscles postérieurs de la jambe, d’autres, plus grêles, se ramifient sur la face interne du tibia. Derrière la malléole interne, la tibiale postérieure émet un rameau constant et remarquable, qui se dirige en dehors et s’anastomose avec un rameau analogue venu de la péronière. Quand la tibiale postérieure est peu développée etque'la péronière atteint au contraire un volume plus considérable, cette anastomose s’élargit, et les plantaires semblent provenir de la péronière. Dans la gouttière du calcanéuni, la tibiale postérieure émet des rameaux osseux destinés à cet os, et des rameaux musculaires pour l’adducteur du gros orteil et le court fléchisseur commun.

Artère plantaire interne (fig. 159, 2), (VI). — Née de la bifurcation delà tibiale postérieure, sous la voûte du calcanéum, cette branche, plus petite que la plantaire externe, se dirige horizontalement d’arrière en avant entre l’adducteur'et le court fléchisseur du gros orteil et fournit des branches osseuses et articulaires. Tantôt elle s’épuise dans les muscles du gros orteil, tantôt elle forme la collatérale interne de cet orteil.

Artère plantaire externe (V). — Cette artère se dirige d’abord en avant et en dehors en cheminant entre le court fléchisseur commun des orteils et l’accessoire du long fléchisseur, puis elle se porte en avant entre le bord externe du court fléchisseur et le bord interne de l’abducteur du petit orteil (fig, 159, 4). Arrivée au niveau de l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien, elle s’infléchit en dedans et en avant en changeant de direction, et atteint l’extrémité postérieure du premier espace intermétatarsien, où elle s’anastomose avec la terminaison de la pédieuse. Dans cette dernière partie de son trajet, elle décrit une courbe à concavité postérieure, qui est désignée

ANGÉIOLOGIE

SOUS le nom à! arcade 'plantaire (fig. 160, 5). Cette courbe est située profondément entre l’extrémité postérieure des métatarsiens et l’abducteur oblique du gros orteil.

La plantaire externe fournit des branches musculaires et calcanéennes. , h' arcade plantaire fournit par sa concavité des branches très grêles, qui sont destinées aux articulations tarso-métatarsiennes.

Elle fournit d’autres ascendantes, les perforantes postérieures, qui traversent l’espace intermétatarsien pour communiquer avec les interosseuses dorsales, venues de la dorsale du métatarse. La terminaison de la pédieuse, anastomosée avec la terminaison de la plantaire externe, représente la perforante du premier espace (fig. 157, 11 et 7).

Par sa concavité, l’arcade plantaire donne : au moment où elle change de direction, c’est à-dire au niveau de l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien, la collatérale externe du cinquième orteil, qui croise le muscle

court fléchisseur du petit orteil et suit le bord externe de cct oi teil ; puis, successivement, on voit naître les quatrième, troisième et deuxième artères interosseuses plantaires, qui marchent horizontalement d’arrière en avant, et, arrivées à la partie antérieure de l’espace interosseux, se divisent en collatérale interne de, l'orteil, qui est en dehors, et externe de l’orteil, qui est en dedans (flg. 160, 6, 7, 8, 9). Avant de se diviser, elles fournissent toutes une petite branche ascendante, qui traverse la partie antérieure de l’espace interosseux et s’anastomose avec les interosseuses dorsales. Ces branches sont connues sous le nom ào perforantes antérieures (flg. 157, 10).

De la réunion de la terminaison de la pédieuse avec l'arcade plantaire part ï interosseuse plantaire du premier espace. Plus volumineuse que les précédentes, cette branche se dirige en avant et en dedans et fournit un rameau qui, tantôt s’anastomose avec la collatérale interne du gros orteil quand cette

ubaun

BofCHAilD.

450 ANGÉIOLOGIE

artériole provient de la plantaire interne, et tantôt la forme à elle seule (flg. 160, 10).

L’interosseuse du premier espace se comporte du reste comme les autres artères interosseuses et se divise en collatérales interne du second orteil et externe du ■premier.

Les artères collatérales des orteils, beaucoup moins volumineuses que celles des doigts, se distribuent de la même façon que celles-ci.

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