I. Coups cavuuneux db la. VEuaB (fig
Les corps caverneux ont la forme de deux cylindres terminés en pointe arrondie à leurs deux extrémités. Ils naissent par deux racines {i), longues de
ORGANES GÉNITAUX
O"*, 05, de la lèvre interne de la branche inférieure du pubis, suivant une insertion presque linéaire ; ces racines, après s’être renflées (bulbes des corps caverneux), se réunissent sous la symphyse, s’adossent l’une à l’autre sur la ligne médiane en interceptant une gouttière inférieure, qui reçoit l’urèthre, et se terminent enfin en avant par une extrémité arrondie coiffée par le gland.
SPLANCHNOLOGIE
une cloison médiane (flg. 306) verticale, double en arrière, simple en avant. Leur tissu appartient aux tissus caverneux ou érectiles. La cloison médiane est perforée, surtout en avant, d’orifices qui font communiquer les cavités des deux corps caverneux.
L’urèthre est un canal qui va de la vessie au méat urinaire. Dans toute la partie postérieure à l’embouchure des canaux éjaculateurs (canal urinaire ‘proprement dit), il livre passage à l’urine, dans la partie antérieure (conduit uro-génital), à l’urine et au sperme. La première partie représente seule l’urèthre de la femme.
Conformation extérieure. — Direction (fig. 312). L’urèthre se divise au point de vue de sa direction en une partie postérieure fixe et une partie anté¬
rieure, mobile, séparées dans l’état de flaccidité de la verge par unangle ouvert en bas, angle prépubien. 1“ \j& partie fixe s’étend du col de la vessie à l’an-
(*) A. Vessie — B. Rectum. — G. Symphyse du pubis. — D.Anus. — E Corps caverneux. — F. Bulbe de l’urèthre. — G. Gland. — H. Prostate. — I. Vésicule séminale. — K. Testicule. — L. Méat urinaire. — M. Cul-de-sac du bulbe. — O. Coccyx. — R. Péritoine. — S. Pyramidal. — T. Grand droit antérieur de l’abdomen. — U. Plexus de Santorini. — V. Releveur de l’anus. - X. Sphincter interne. — Y. Sphincter externe. — Z. Col de la vessie. — a) Transverse superficiel du périnée. — b) Transverse profond. — dj Orbiculaire de l’urèthre. — e) Bulbo-caverneux. — g) Tunique musculeuse de la vessie. — pj Cul-de-sac recto-vésical. — (D’après Legendre).
OBGANES GÉNITAUX
gle prépubien. Elle décrit une courbe à concavité antérieure et supérieure, dont le milieu est à 0"',02 du sommet de l’arcade pubienne. Cette courbure, assez uniforme en avant, présente en arrière une inflexion brusque. L’angle prépubien est situé à en avant du sommet de l’arcade du pubis dans la
direction d’une ligne qui passerait par l’orifice vésical et ce sommet. 2° La partie mobile change de direction, suivant l’état de la verge; tombante, à l’état de repos, elle se redresse dans l’érection ; alors l’angle prépubien disparaît et l’urèthre a dans sa totalité une concavité supérieure.
D’après ses rapports et sa forme extérieure, on a divisé l’urèthre en trois régions, qui sont, d'arrière en avant, \a.règion prostatique, la région membraneuse et la région spongieuse.
La longueur totale de l’urèthre, mesuré en place, peut varier de 0“,14 à 0“',19. ainsi répartis pour les diverses régions : région prostatique, 0"',025 à 0”,030 ; région membraneuse, 0"‘,0i5; le reste appartient à la région spongieuse, seule sujette à varier suivant l’état de la vergé.
a. Région prostatique. — Cette région est enveloppée par un organe particulier, la prostate.
La prostate (irpoaxâTiriç, Trpb, devant ; exifn, je pose) est un corps glandulaire qui entoure la partie prostatique de l’urèthre (fig. 307). Elle a la forme d’une châtaigne ou d’un cône aplati à sa base supérieure et souvent d’aspect bilobé. Son poids est d’environ 10 grammes. Ses limites se confondent en partie en avanti en haut et en arrière avec les tissus ambiants, ce qui rend son isolement difficile. L’urèthre la traverse, non pas suivant son axe et dans son milieu, mais beaucoup plus près de la face supérieure, de façon qu’il ne reste ordinairement en avant du canal qu’une très petite épaisseur de substance prostatique ; souvent même la glande forme en avant une simple gouttière qui reçoit l’urèthre et dont les bords se rapprochent jusqu'au contact. Les conduits éjaculateurs traversent obliquement la prostate. Ses parties latérales constituent les lobes latéraux de la prostate ; on appelle lobe médian une saillie médiane qui soulève la muqueuse de la paroi postérieure de l’urèthre (luette vésicale) et qui existe vingt fois sur cent chez les sujets qui ont dépassé soixante ans. Le volume de la prostate augmente du reste avec l’âge. Chez l’adulte, les rayons de la prostate (mesures prises à partir du centre de l’urèthre) sont les suivants : rayon transverse, 0“,015 ; rayon inférieur 0"',017 ; rayon oblique 0'”,022.
Rapports. — En avant, elle est séparée de la face postérieure de la symphyse par les plexus de Santorini (fig. 312, U) ; en arrière, elle répond au rectum. Elle est enveloppée par une sorte de coque fibreuse ou fibro-musculaire, capsule prostatique, et rattachée au pubis par les ligaments puboprostatiques, à l’ischion et à la branche inférieure du puhis, par les ligaments . ischio-prostatiques (fig. 307). Cette capsule se perd dans l'aponévrose pelvienne, l’aponévrose recto -vésicale et le ligament triangulaire de l’urèthre.
La substance de la prostate est gris rougeâtre ou rouge jaunâtre; son tissu est très ferme et très dense.
Structure. — Elle se compose d’une trentaine de glandes en grappe éparses dans un stroma de fibres lisses à direction générale radiée qui constitue plus de la moitié de la masse de l’organe. Ces glandes s’ouvrent toutes par quinze à trente orifices dans la partie prostatique de rurèthrc sur les côtés du vernmontanum.
SPLANCHNOLOGIE
La prostate sécrète un liquide visqueux, filant, analogue à celui des vésicules séminales. On trouve souvent dans les vésicules glandulaires ou dans les conduits excréteurs des concrétions jaunes ou rouges, à couches concentriques, d’une grosseur de et
plus, et ayant pour base une substance protéique.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent des vésicales et des rectales ; le réseau capillaire de la prostate se continue avec celui de la muqueuse uréthrale. Les veines vont dans les plexus veineux qui entourent l’organe et dans le plexus sous-muqueux de l’urèthre. Les lymphatiques se rendent aux ganglions pelviens. Les nerfs viennent du plexus hypogastrique.
b. Région membraneuse. — Elle est renfermée en grande partie dans le ligament de Carcassonne, qu’elle traverse obliquement. Elle représente un cordon curviligne à concavité antéro-supérieure, dont la partie postérieure, à cause de la saillie du bulbe, est plus courte que l’antérieure. En avant, elle répond à l’arcade du pubis, dont elle est distante de 0"’,01 : en arrière, elle est en rapport inférieurement avec le bulbe et les glandes do Gowper, et dans le reste de son étendue, séparée du rectum par un espace triangulaire à base inférieure, triangle recto-uréthral.
c. Partie spongieuse. — Beaucoup plus longue que les précédentes, elle enveloppe comme dans une gaine de tissu caverneux toute la partie pénienne de l’urèthre, qui la traverse, non pas tout à fait dans son axe, mais plus près (lésa face dorsale. Elle présente deux rendements, l’un postérieur, ÔMlie (fig. 312, F), l’autre antérieur, gland, séparés par une portion moyenne, corps spongieux de l’urèthre proprement dit (6).
1° Le bulbe (fig. 313, 4) est un renflement ovoïde, dont la grosse extrémité est dirigée en bas et en arrière au-dessous de la partie membraneuse, et qui se perd insensiblement en avant dans le corps spongieux ; il est divisé en deux lobes par un sillon médian plus ou moins marqué (fig. 317, 2).
2“ Le corps spongieux forme un cylindre un peu rétréci à sa partie moyenne, logé dans la gouttière inférieure des corps caverneux.
3® ha gland (fig. 310, 4) est un renflement conoïde, développé aux dépens do la partie supérieure du corps spongieux. Sa face postérieure ou base concave (fig. 313, 1) coiffe l’extrémité antérieure des corps caverneux ; les bords do cette base, dont le plan est oblique vers la face dorsale et la racine de la verge, constituent la couronne du gland. A son extrémité se trouve le méat urinaire.
Glandes de Coioper. — A la partie spongieuse de l’urèthre sont annexées deux glandes, glandes de Coioper ou de Méry (fig. 307, 9). Ce sont deux petits corps, de la grosseur d’un pois, situés de chaque côté de la ligne médiane dans l’épaisseur du ligament de Carcassonne, entre le bulbe et la partie membraneuse. Ce sont des glandes en grappe, dont les deux conduits excréteurs, partant quelquefois d’une petite cavité centrale, viennent s’ouvrir, après un trajet de 0'",03 et après avoir traversé le bulbe sur la paroi inférieure de l’iirèthre, soit à côté, soit en avant l’un de l’autre. Leur sécrétion est un liquide encore peu connu (mucus?).
Conformation intérieure de l'urèthre. — A l’état ordinaire les parois de
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l’urèthre sont complètement accolées, et le canal n’existe qu'au moment du passage de l’urine ou d’autres corps écartant ses parois. Dans le premier cas, l’urèthre a, sur des coupes transversales, l’aspect d'une fente variable de forme, suivant la région que l’on considère ; verticale au gland, transversale dans la partie spongieuse, étoilée dans la région membraneuse à cause des plis longitudinaux de la muqueuse, elle prend dans la partie prostatique la forme d’un a renversé. Dans le second cas, l’urèthre est à peu près cylindrique ; mais il n’a pas le même calibre (i) dans toute sa longueur. Immédiadiatement derrière le méat se trouve une dilatation ovoïde, fosse naviculaire ; puis, dans tout le reste de la partie spongieuse, on a un diamètre uniforme de 0"’008 environ ; au niveau du bulbe existe une dilatation (flg. 112, M), tenant en grande partie à une dépression de la partie inférieure ou cul-de-sac du bulbe et très variable suivant les individus; dans la partie membraneuse, la plus étroite, le diamètre descend à O'^jODO, puis dans la région prostatique il augmente peu à peu et atteint en moyenne 0'",011. Dans l’érection complète la partie spongieuse du canal de l’urèthre est béante, non pas par un simple écartement mécanique des parois dû au passage du sperme, mais par le mécanisme même de l’érection, comme le prouvent les injections artificielles bien réussies.
La muqueuse de l’urèthre, très mince, transparente, est rouge vif à la partie antérieure du canal, pâle plus profondément. Elle présente dans les régions spongieuse et membraneuse des plis longitudinaux qui s’effacent par la distension. Elle offre çà et là, surtout à la paroi supérieure du canal, des replis valvulaires ; le plus important, valvule de Guérin, est situé sur la paroi supérieure, à 0"",015 à peu près du méat ; son bord libre regarde en avant et intercepte un cul-de-sac profond de 0'",004 à 0'",008 ; elle manque onze fois sur soixante-dix cas (Jarjavay). La paroi supérieure de la région spongieuse est parsemée d’orifices, lacunes de Morgagni, qui mènent dans de petits culsde-sacs ayant quelquefois jusqu’à O”, 01 ; les plus larges sont sur la ligne médiane et peuvent admettre la tête d’une épingle. Elles ne sécrètent aucun liquide. On trouve encore sur cette muqueuse les orifices des glandes prostatiques, des glandes de Gowper et des glandes de Littré, ces derniers à peu près invisibles à l’œil nu.
Dans la région prostatique, la muqueuse a une configuration spéciale (flg. 313). Sur la paroi postérieure de l’urèthre s’élève une saillie de 0'",0025 de hauteur, de 0'",004 de largeur à sa base, le verumontanum ou crêtre uréthrale (8) ; son extrémité antérieure s’étend en avant dans la partie membraneuse; son extrémité postérieure se continue souvent par deux replis, freins (9), qui se perdent vers l’orifice vésical. A son sommet, le verumontanum offre un cul-de-sac, ouvert en avant, profond de 0'”,01 environ, utricule prostatique ou utérus mâle (10), de chaque côté duquel s’ouvrent les conduits éjaculateurs(ll) ; tout autour se voient les orifices des canaux prostatiques (12). En arrière du verumontanum se rencontre souvent une dépression due au développement de la saillie antérieure du trigone (*) .
W On peut apprécier ce calibre en injectant une substance solidifiable dans Turèthre sous une pression modérée; on mesure ensuite l'épaisseur du moule ainsi obtenu, épaisseur qui varie suivant le degré de dilatabilité des diverses régions.
l*) Voir Ch. Robin et Cadiat, Constitution des muqueuses de l'utérus mâle, etc. {Journal de VAnotomie, 1875j.
SPLANCHKOLOGIE
Structure de l’urèthre. — Les parois do l’urèthre se composent de trois couches, qui sont en allant de dedans en dehors : une muqueuse, une couche sous-muqueuse et une tunique musculaire, à laquelle s’ajoutent pour la région antérieure le corps spongieux de l’urèthre, pour la région membraneuse les muscles profonds du périnée, et pour la région prostatique la prostate.
1“ La muqueuse est lisse, sauf dans la partie antérieure de l’urèthre (0“,04), à O^jOS), où elle est pourvue de papilles. Elle est tapissée par un épithélium cylindrique stratifié, qui, dans la partie recouverte de papilles, est remplacé par un épithélium pavimenteux. Dans l’utricule prostatique, l’épithélium est vibratile.
2“ La couche sous-muqueuse est lâche, excepté dans la région prostatique. Dans cette couche sont disséminées de petites glandes eu grappe, glandes de Littré, qui, d’après Henle, n’existeraient que dans la région spongieuse. Dans cette couche sous-muqueuse se trouve, aux régions spongieuse et membraneuse, un véritable tissu caverneux.
3“ Tunique musculaire. — Elle est constituée par des fibres lisses, très épaisses, surtout dans la région membraneuse et dont la couche interne la plus mince est longitudinale, l’externe circulaire (sphincter uréthral involontaire). Dans les régions prostatique et membraneuse existe en dehors de cette tunique une couche épaisse de fibres striées circulaires (d, qui remontent jusqu’à l’orifice vésical et constituent un véritable sphincter uréthral volontaire. Ces fibres manquent dans la région spongieuse, où immédiatement en dehors des fibres circulaires lisses se trouve le tissu érectile propre du corps spongieux de l’urèthre.
Le verumontanum est formé par une saillie centrale de tissu élastique et musculaire lisse, tapissée par la muqueuse, au-dessous de laquelle existe une couche de tissu caverneux. Cette saillie aurait pour fonction, pendant l’érection, d’obturer le canal de l’urèthre en arrière de l’embouchure des conduits éjacula-
4“ Le corps spongieux de l'urèthre a la Urèthre ouvert par aa paroi supérieure (*). Structure des corps caverneux; seulement ses
(') A. Partie spongieuse. — B. Partie membraneuse. — C.Partie prostatique. — D. Vessie. — 1) Gland.
(t) Elles se confondent dans la partie membraneuse avec les fibres musculaire décrite sous le nom de muscle orbiculaire de l'urèthre.
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mailles sont plus fines. 11 est divisé en deux par une cloison médiane plus ou moins complète et surtout visible au niveau du bulbe ; en avant, cette cloison envoie en bas un prolongement fibreux, qui se continue avec le frein du prépuce. Dans le gland, elle se divise de façon à envelopper le méat dans une sorte d’anneau ou mieux de boutonnière fibreuse élastique.