‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 241 sur 303 · II. Trompe utérine ou de pallope (fig · texte numérisé non relu

II. Trompe utérine ou de pallope (fig

La trompe utérine (oviductej se divise en deux parties ; 1" une partie interstitielle, rectiligne, longue de 0™,007, cachée dans l’épaisseur des parois de l'utérus ; 2“ me partie extra-utérine ou abdominale, longue de0™,010 à 0'",015, onduleuse, surtout en dehors, placée dans l’aileron moyen du ligament large, dont la laxité lui donne une très grande mobilité. Son épaisseur augmente de dedans (0™,003) en dehors (0'",007). Son extrémité externe, libre,

(*) I) Corps spongieux de l’utérus. — 2) Bulbe de l’ovaire. — 3) Plexus pampinifonne. — 4) Artère ovarique avec ses veines. — 5) Artère utérine. — 6) Veines utérines. — 7) Vaisseaux du ligament rond. — (D’après Rouget).

(*) a) Ovaire. — b) Trompe. — c, d) Canaux du corps de Rosenmüller. — e) Canal commun. — 1) Vésicule appendue à la trompe. — g) Culs-de-sac des canaux de l’organe. — (D’après Follin).

ORGANES GÉNITAUX

s'élargit en forme d’entonnoir, pavillon de la trompe, large de 0"',018 à 0™,020, et présente l’or j/’fce abdominal de la trompe. Les bords du pavillon sont découpés en dix à quinze franges déchiquetées, de longueur inégale (jusqu’à 0"',015); une de ces franges, frange ovarique ou ligament delà trompe (fig. 327, 10), rattache le pavillon à l’extrémité externe de l’ovaire. A ce bord se rattache souvent par un long pédicule une petite vésicule remplie d’un liquide transparent (ôig. 327, 9) hydatide de Morgagni. Quelquefois (cinq fois sur trente cas, Richard) on trouve des pavillons accessoires et plusieurs ouvertures abdominales.

La trompe est creusée dans toute sa longueur d’un canal qui s’ouvre de chaque côté à l’angle supérieur de l’utérus par un orifice, orifice utérin de la trompe, de 0"', 001 de diamètre. Ce canal, très étroit dans la partie interstitielle (0'",001), s’élargit un peu dans la partie extra-utérine (0'",002) et acquiert près du pavillon, 0™,004 de diamètre (ampoule).

Structure, — Les parois de la trompe, plus minces vers le pavillon, ont une épaisseur moyenne de 0'",001. Elles se composent de dehors en dedans de trois couches : une séreuse, une tunique musculaire, une muqueuse.

1° La séreuse ne présente rien de particulier.

2“ La tunique musculaire, très forte, se compose de fibres lisses continues à celles de l’utérus; elle comprend deux couches : une couche interne longitudinale, dont un faisceau se prolonge jusqu’à l’ovaire dans la frange ovarique (m, attrahens tubas) ;uae couche interne circulaire, plus épaisse du côté de l’utérus.

3° La muqueuse, grise ou rosée, offre dans sa partie interne des plis longitudinaux, qui donnent à sa coupe l’aspect étoilé ; dans la partie externe, ces plis sont irréguliers et constituent des lamelles foliacées, arborescentes, interceptant des lacunes de forme très variable (réceptacles des zoospermes). Son tissu se rapproche du tissu connectif réticulé : elle est tapissée par un épithélium vibratile, dont le courant est dirigé vers l’utérus.

Vaisseaux et nerfs, — Les artères, nombreuses, flexueuses, viennent du rameau tubaire de l’artère ovarique et, pour la partie interstitielle, de l’artère utérine. Les veines suivent le même trajet. Les lymphatiques se :’éunissent à ceux de l’utérus. Les nerfs viennent des plexus utérin et ovarique.

Page 1