ARTICLE 11 - OS DE LA CUISSE
Fémur (fig. 20)
arriére le bord trauebant de l’os. Quand on fa’il reposer re.vtréinito inférieure par doux ^Ulies’sur un plan horizontal, l’os prend natnrclloiucnt sa position normale.
Le fémur est le plus long et le plus volumineux des os du corps (0™,44 à Bzal'Nis un Bouciiahd. 7
- 7) Tu-
os DD MEilBRD INFERIEDR
0“,45) ; il a une direction oblique en bas et en dedans, duo à ce que, des deux condjles qui forment son extrémité inférieure, l'interne, en plaçant l'os verticalement, déborde l’externe de plus de Ü'",01, < t que ces deux condyles reposent sur un même plan horizontal représenté par l'extrémité supérieure du tibia. Il présente, en outre, une courbure à concavité postérieure, et, à son extrémité supérieure, une partie coudée, appelée col, qui supporte la tétc de l’os, articulée avec l'os iliaque.
A. Corps. — Prismatique et triangulaire dans sa partie moyenne, il s'épaissit et perd cette forme en se rapprochant des extrémités. Il a trois faces: une antérieure, convexe, et deux latérales, l’une interne, excavée, l’autre externe se continuant insensiblement avec la première. Des trois bords : l’interne et l’externe sont mousses; le postérieur, au contraire, est très saillant, rugueux, ligne âpre, et se bifurque aux deux extrémités ; en haut, ces bifurcations, dont l’externe (A, 12) est la plus longue et la plus forte, se rendent à deux tubérosités, grand et petit trochanters; en bas elles se terminent aux tubérosités des deux condyles et interceptent entre elles un espace triangulaire, espace poplité (A, 16) ; la bifurcation interne s’efface en partie poulie passage des vaisseaux fémoraux (A, 17). On trouve sur ce bord le conduit noun-icier de l’os dirigé en haut.
B. Extrémité supérieure. — On y rencontre: 1" l’extrémité supérieure de l’os ou région trochantérienne; 2» le col du fémur ; 3® la tête du fémur.
1® Région trochantérienne. — Elle se compose de deux tubérosités : l’une plus grosse, externe et supérieure, grand trochanter (A, 4), l’autre plus petite, interne et inférieure, petit trochanter (A, 5), entre lesquelles naît le col du fémur. Le grand trochanter prolonge le corps de l’os ; il a une face externe saillante, rugueuse; une face interne moins étendue, profondément excavée (cavité digitale), et trois bords, dont le supérieur est le plus saillant. Le petit trochanter est un simple tubercule conique situé à la terminaison supérieure de la face interne. Ces deux éminences sont réunies en arrière par une crête saillante, en avant par une ligne rugueuse (B, 6) constituant la base du col.
2® Col du fémur. — Il a la forme d’un cône tronqué, aplati d’avant en arrière, inséré par sa base sur la partie supérieure et interne du fémur et supportant, par son autre extrémité, la tête du fémur. Sa base est circonscrite en haut par le grand trochanter et la cavité digitale, en bas par le petit trochanter, en avant et en arrière par la ligne rugueuse et la crête inter-trochantérienne. Il a une face antérieure, large, presque plane ; une face postéi'ieure convexe de haut eu bas, concave dans l’autre sens; un bord inférieur oblique mous-se; un bord supérieur concave de la base du col à la tête du fémur. Il a
bérositê externe. — 8) Tubérosité interue. — 9) Surface rotulienue. — 10) Tubercule du grand ad-
iHsertions musculaires. — .V. Grand fessier. - B. Moyen fessier. - C. Petit fessier. - D. Pyraiiiidal. — E. Obturateur interne et juineanx. — P. Carré crural. — G. Obturateur externe. — H. Psoas et iliaque. —I. Vaste externe (ses insertions au-dessous du grand trochanter). — I'. Ses insertions fi la ligne diire. — .1. Vaste interue. — K. Pectine. — L. Moyen adducteur. — M. Petit adducteur. — N, N’, (irand adducteur. — O. Courte portion du biceps. — P. Jumeau interne. — Q. Jumefiu exttrue. -- U. l’iautaire grêle. — S. Poplité. — Pour les muscles K, L, M, X. O, les lignes de repère ^ui
prolongées jusqu’à ces insertions pour ne pas 'compliquer la figure; il suffira de les prolonger par la
iOÔ OSTÈOLOGIE
une longueur moyenne de 0"',04 ; son axe fait avec l’axe du corps un angle de 120 à 1300 .
30 Tète du fémur. Elle forme un peu plus d’une demi-sphère ; elle est creusée, vers le milieu de sa surface, d’une dépression plus rapprochée du bord inférieur que du bord supérieur, du ligament rond (A, 2).
G. Extrémité inférieure. — Volumineuse, quadrangulaire, elle se termine par deux éminences articulaires, condyles du fémur., fortement convergentes en avant, où elles sont réunies par une surface excavée articulée avec la rotule, surface rotulienne ou tronchlée fémorale (B, 9). Les condyles sont séparés en bas et en arrière par une échancrure profonde, échancrure iniercondylienne (A, 0), large de 0"' 02 environ. La partie inférieure de chaque condylc est convexe, articulaire, se continue en avant avec la tronchlée fémorale, et se termine en arrière par une surface courbe du plus petit rayon. Les faces latérales extérieures des deux condyles sont rugueuses et saillantes, et constituent les tubérosités interne et externe du fémur ; l'interne est surmontée par un tubercule, tubercule du grand adducteur (B, 10), où finit la bifurcation inférieure interne de la ligne âpre.
Structure. — Le fémur est creusé d'un canal médullaire, dont les parois ont jusqu’à d’épaisseur vers le milieu du corps ; les extrémites sont spongieuses. Le tissu spongieux du col présente une disposition particulière : les lamelles qui le constituent se croisent à angle aigu, en venant soit de la partie supérieure, soit de la partie inférieure du col; une disimsition analogue existe au niveau derextremité trochantérienne de l’es; dans la tête les lamelles s'irradient dans toutes les directions. Chez le vieillard le tissu du ccl du fémur subit une raréfaction notable qui le rend très fragile.
Articulations. — Le fémur s’articule avec trois os: l'os iliaque, le tibia et la rotule.
ARTICLE 111. - OS DE LA JAMBE (Hg. 27)
La jambe se compose de deux os : un interne, le tibia, l'autre externe, \<i péroné, auxquels on peut rejoindre la rotule.
1‘ Tibia (fig. 27).
Placer en haut IVxtréiiiité la plus volumineuse j en avant, le bord tranchant; en dedans, la saillie qui déborde l’extrémité inférieure de l’os.
Cet OS, le plus volumineux des deux os de la jambe, est dirigé verticalement et présente, à partir de la réunion de son tiers moyen à son tiers inférieur (endroit le plus mince de l’os), une sorte de toi’sion de son extrémité inférieure, dont la portion externe se porte en arrière; il en résulte que les axes transversaux des facettes articulaires supérieures et inférieures se croisent suivant un angle de 20® , et que, grâce à cette disposition, les pieds, dans la station ordinaire, au lieu d’être parallèles, font un angle ouvert en avant.
A. Corps. — Il a la forme d'un prisme triangulaire. De ses trois faces, l’externe, excavée, devient antérieure en bas; l’interne est convexe, souscutanée; la postérieure, plane, ofl’re en haut une ligne (B, 0), oblique en bas et en dedans, qui limite une surface triangulaire, surface poplitée (B, 5), et un peu au-dessous, l'orifice du conduit nourricier de l'os, dirigé en bas. Les trois bords sont très accusés, surtout l’antérieur, qui a reçu le nom de crête du tibia; il a la forme d’un 5 italique très allongé, concave en dehors supérieul’cmcnt, concave en dedans inférieurement ; le bord externe se bifurque en bas.
os DD MEMBRE INFERIEUR
Fig. 27. — Os de la jambe gauche D.
(•) A Face antérieure. — 1) Tibia. — 2) Tubérosité interne. — 3) Tuliérosité externe. — 4) Tubérosité antérieure. — 5) Malléole intime. — 6) Péroné. — 7) Tite du pércné. — 8) Malléole externe. — 91 Insertion du ligament latéral externe.
B. Face postérieure. — 1) Tibia. — 2) Tubérosité interne. — 3) Tubérosité externe. — 4) Epine intercondylienne. — 51 Surface poplitée. — 6) Ligne oblique limitant en bas cette surface. — 7) Mal-
OSTÉOI,OGIE
B. Extrémité supérieure. — Très volumineuse, plus étendue dans le sens transversal, elle se termine par une sorte de plateau horizontal divisé en trois parties : une médiane, étroite, rugueuse, présentant vers son milieu une éminence, épine du tibia ; Aeiix latérales très peu excavées, articulées avec les condyles du fémur, ce sont les condyles ou cavités glénoïdes du tibia. Les renflements de l’extrémité supérieure, qui supportent les deux condyles, sont les tubérosités du tibia ; l'externe possède en arrière une petite facette circulaire, presque horizontale, articulée avec le péi'oné ; en avant, une saillie, tubercule du jambier anté.rieur; l’interne est creusée d’une gouttière transversale pour le tendon du demi-membraneux. En avant, cos deux tubérosités sont réunies par une surface plane, triangulaire, aboutissant en bas à une saillie, tubérosité antérieure du tibia (A, 4), d’où part le bord antérieur do l’os; en arrière elles sont séparées par une échancrure.
G. Extrémité inférieure. — Peu volumineuse, quadrangulaire, plus large en dehors et en avant, elle se termine par une facette trapézoïde, excavée, articulée avec l’astragale. En dedans on remarque une apophyse épaisse tronquée à son sommet, malléole interne (A, 5); son bord postérieur est creusé d’une gouttière oblique en bas et en dedans, gouttière du tibial postérieur (B, 8) ; sa face externe triangulaire, très légèrement concave, s’articule avec le péroné.
Articulations. — Le tibia s’articule avec trois os; le fémur, le péroné et l'astragale.
Péroné (1) (fifj. 27, A, 6; B, 0).
Placer en bas l’extrémité aplalie qui présente une facette \-erticale, tourner cette facette en dedans; placer en avant la concavité de l’os, ou, si cette concavité est peu marquée, placer en arriére la pointe saillante de l’extrémité supérieure. I.a facette verticale de l'extrémité inférieure ne s'articule pas avec le tibia, dont elle doit dépasser le niveau, mais avec l'astrairalc.
Cet OS, très long, très grêle, est situé en bas au cité externe du tibia, en haut à son côté externe et ])Ostérieur.
A. Le corjys, prismatique triangulaire, présente une torsion de ses faces, parallèle <à l’enroulement des muscles qui, d’externes, deviennent postérieurs par rapport à l’os; chacune des trois faces change ainsi do direction: la face interne devenant antérieure en bas; la face postérieure, interne, la face externe, postérieure. Les trois bords: antêi’ieur, externe et interne, très tranchés, subissent la même déviation. Sur la face interne se trouve une crête qui la divise en deux portions, crête inierosseuse, qui en bas se continue avec le bord interne dévié de l’os et donne attache à la membrane interossouse. Le trou nourricier, dirigé obliquement de haut en bas, se trouve sur la face postérieure de
B. Extrémité supérieure ou tête du péroné. — Elle possède une facette presque plane, légèrement oblique en bas et en dedans, articulée avec le tibia et en arrière une apophyse saillante, apophyse styldide du péroné.
W De Tzzfmr,, agrafe.
outticrc du tibial postérieur. - 9) Péronr. — 10) Télé du péroné — 11) Malléole
iK'. - 81 Gc
os DU MEMBRE INFÉRIEUR
G. YJ extrémité inférieure ou malléole externe, allongée, aplatie de dehors en dedans, offre sur sa face interne une facette verticale, articulée avec l’astragale, et, en arrière de cette facette, une dépression rugueuse pour des insertions ligamenteuses. Son sommet descend plus bas que celui de la malléole interne.
Articulations. — Il s’articule avec deux os: le tibia et l’astragale.
Placer en bas la pointe, eu aiTiére la face articulaire de l’os; en dedans la facette la moins large de cette face articulaire.
Cet OS, court, aplati d’avant en arrière, triangulaire, a deux faces, deux bords, une base et un sommet.
La face antérieure, rugueuse, convexe, offre des sillons verticaux et des orifices vasculaires ; la face postérieure présente en haut une surface ovale, à grand axe transvei’sal, articulée avec le fémur, et divisée par une crête mousse verticale en deux facettes excavées: l’une, plus large, externe ; l’autre, interne, plus étroite et plus déclive. La base est épaisse ; ses bords latéraux sont minces ; son sommet constitue une pointe saillante en bas, formée aux dépens de la moitié antérieure de l’épaisseur de l’os.
La rotule est considérée comme un os sésaraoïde ; cependant comme elle est le représentant à la jambe de l’apophyse olécrane du cubitus, il est plus juste de la rattacher aux os constituant le squelette que de la classer dans les os sésamoïde.».
Articulations. — Elle s’articule avec un seul os, le fémur.
AKTICLE IV - OS DU PIED (fig. 28 et 29)
Le pied se compose, comme la main, de trois parties, qui sont, d’arrière en avant, le tarse, le métatarse et les orteils, comprenant en tout 26 os.
§ I — Tarse
Le tarse, analogue du carpe, se compose de sept os divisés en deux rangées: la première rangée, moins régulièrement disposée qu’à la main, est constituée par trois os seulement: un supérieur, Y astragale 28, 3), seul articuléavec les os de la jambe; un inférieur, le calcanéum ou os du talon ; un antérieur, le .scaphoïde (6 (9); la deuxième rangée se compose de quatre os situés côte à côte sur la mèmè ligne et articulés en avant avec les métatarsiens ; ce sont, de dedans en dehors, les premier(14),deuxième(13) et troisième (12) CMwéi/’orwes et le cuboïde (11). Tous ces os sont formés de tissu spongieux entouré d’une lame mince de tissu compact.
1" Astragale (fig. 28,3)
Placer en avant la tête arrondie de l’os, en haut sa facette convexe semi-cylindrique, en dehors la facette triangulaire à pointe inférieure saillante.
Get os, irrégulièrement cuboïde, situé entre le calcanéum et les os de la jambe, se compose diune partie antérieure arrondie ou tête (8), réunie au corps de l’os par un étranglement ou col (7); il présente six faces :
La face supérieure possède une partie articulaire plus large en avant, fortement convexe d’avant en arrière, légèrement excavée transversalement,
W Le scaphoïde a élé classé à tort parmi les os de la deuxième rangée ; il est le représentant du scaphoïde du carpe et appartient par conséquent ft la première rangée du tarse.
OSTÉOLOGIE
articulée avec le tibia ; en avant de cette facette, une dépression profonde, appartenant au col et la séparant de la tête de l’astragale.
La face externe est pourvue d’une facette triangulaire, articulée avec le péroné, facette malléolaire externe ; sa base curviligne se réunit sous un angle droit à la poulie de la face supérieure ; son sommet supérieur correspond à une apophyse saillante, a'po'physe externe de l'astragale ; scs deux bords et son sommet sont cernés par une gouttière rugueuse à insertions ligamenteuses. En avant d’elle est une excavation profonde faisant partie du corps de l’os.
La face interne en haut une facette aviiavlaiive, facette malléolaire
interne, en forme de faux à pointe dirigée en arrière, réunie à la face supérieure sous un angle obtus, et au-dessous de cette facette, des dépressions profondes et des rugosités.
La face -postérieure est réduite à une simple gouttière oblique en bas et en dedans, gouttière du long fléchisseur du gros orteil (fig. 28, 6), et limitée par deux tubercules, dont l’externe est le plus saillant.
La face antérieure, convexe, arrondie, tête de V astragale, plus large que haute, empiète en dedans sur la face interne ; elle s’articule avec le scaphoïde.
La face'inférieure offre deux facettes articulées toutes deux avec le calca • neum ; l’une postérieure et externe, concave ; l’autre antérieure et interne, convexe, subdivisée souvent en deux facettes secondaires ; entre les deux est une gouttière profonde, gouttière du sinus du tarse. Les grands axes des deux facettes et la gouttière qui les sépare sont dirigés obliquement en avant et en dehors.
Articulations. — L’astragale s'articule avec quatre os : le tibia, le péroné, le calcanéum et le scapho'ide.
2" Calcanéum (1) (ïig. 28, 1; fig. 29,1)
Placer en dedans la face excavée en forme de large gouttière ; en haut l’apophyse aplatie, qui constitue le boni le plus saillant de cette gouttière ; en avant, l'extrémité de l’os qui porte des facettes
Cet OS, quadrangulaire, allongé, à grand axe parallèle à l’axe du pied, comprimé transversalement, est situé à la partie postérieure et inférieure du pied, au-dessous de l’astragale, en arrière du cuboïde. Son tiers antérieur, moins haut, a reçu le nom de grande apophyse du calcanéum; on appellepeftfe apophyse la saillie qui surmonte la gouttière de la face interne et qui supporte une apophyse articulaire; le reste de l’os est le corps du calcanéum.
La face supérieure, dans son tiei’s postérieur, est étroite, rugueuse, concave d’avant en arrière, convexe transversalement et déborde plus ou moins l’astragale en arrière suivant la saillie du talon. Dans les deux tiers antérieurs elle est articulée avec l’astragale par deux facettes séparées par une gouttière très large en dehors, qui forme, avec la gouttière correspondante de l’astragale, un canal oblique ou sinus du tarse; la facette postérieure est convexe ; l’antérieure, concave, est quelquefois divisée en deux facettes secondaires, l’une antérieure, plus petite, l’autre postérieure, plus grande, supportée par la petite apophyse du calcanéum.
(•) Calcanéum, de calx, talon.
H. Adducteur oblique du gros orteil. - H'. Insertion antérieure des adducteurs oblique et transverse et de la partie externe du court fléchisseur du gros orteil. — I. Long péronier latéral. — K. Long fléchisseur commun des orteils. — L. Court péronier latéral. — M, M', Premier interosseux plantaire. — N, N'. Deuxième interosseux plantaire. — O. O'. Troisième interosseux plantaire. — P. Opposant du petit orteil.
os DU MEMBRE INFERIEUR
La face inférieure, excavée d’avant en arrière, convexe transversalement, est rugueuse, étroite ; elle présente en arrière deux tubérosités séparées par une échancrure, l'une interne, plus volumineuse (lig. 29, 2), l’autre externe, plus petite (3), par lesquelles le talon appuie sur le sol, et en avant une pointe saillante, tubérosité antérieure du calcanéum.
La face externe est rugueuse, plane, verticale, et offre en avant un tubercule au-dessous et au- dessus duquel sont les gouttières du long et du court péronier latéral.
La face interne, lisse, forme une gouttière due principalement à la saillie de la petite apophyse du calcanéum, sous laquelle passent les tendons des muscles postérieurs et profonds de la jambe.
La face 'postérieure, convexe est lisse dans sa moitié supérieure, rugueuse dans sa moitié inférieure plus large, qui donne attache au tendon d'Achille et se termine en bas aux deux tubérosités interne et externe.
La face, antérieure, articulée avec le cuboïde, concave de haut en bas, con vexe transversalement, coupée obliquement aux dépens de la face interne, a la forme d’un triangle rectangle à base supérieure, dont les angles sont arrondis et dont l’hypoténuse correspondrait à la réunion de la face antérieure et de la face interne.
Artiexdations . — Le calcanéum s’articule avec deux os : l’astragale et le cuboïde.
3» Scaphoïde (ng. 2S,9; fig. 29, 9)
Placer en arriére la facette concave, en dedans et en bas l'apophyse saillante de l’extrémité la plus pointue de l'os, en haut la partie de la circonférence la plus régulièrement convexe.
Il a la forme d’un disque ovale concavo-convexe à grand axe transversal, dirigé un peu en bas et en dedans ; il sépare la tète de l’astragale des cunéiformes. Il a deux faces et une circonférence.
Sa f ace postérieur e , concave, s'articule avec la tête de l’astragale ; sa face antérieure, convexe, est divisée en trois facettes : une interne, semi-elliptique, pour le premier cunéiforme; une moyenne, triangulaire, pour le deuxième; une externe, ovalaire, à base supérieure, pour le troisième.
La circonférence, rugueuse, assez régulièrement convexe en haut, inégale en bas, est prolongée en dedans par une tubérosité saillante, apophyse du scaphoïde (fig. 28, 10), et pourvue en dehors d’une facette c'uboïdienne, qui n’existe pas toujours.
Articulations . — Le scaphoïde s’articule avec cinq os : l’astragale, les trois cunéiformes et le cuboïde.
4’ Premier cunéiforme ou grand cunéiforme (fig. 2S.14; fig. 29, 10)
piiicer en haut le tranchant du coin, en tournant en arriére la partie oblique la plus longue du tranchant et en avant sa partie horizontale; placer en dedans la face convexe dépourvue de facette articulaire. 11 se distingue des antres par son volume.
Gomme les antres os cunéiformes, il a une base, un tranchant et deux faces latérales: une face antérieure ou métatarsienne et une face postérieure on scaphoïdienne.
La èasc est convexe, non articulaire et continue avec les deux faces latérales ; le tranchant se divise en deux parties faisant entre elles un angle obtus : l’une antérieure, très courte, horizontale ; l’autre postérieure, beaucoujt plus longue, qui se dirige obliquement en bas, en arrière et en dedans. La face latérale interne est convexe, rugueuse et pourvue, en bas et en avant, d’une
OSTÉOLOGIE
empreinte pour l'attache du jambier antérieur : la face latérale externe présente une facette articulaire étroite, en équerre, qui longe son bord supérieur et son bord postérieur; elle s’articule avec le deuxième cunéiforme, sauf tout à fait en avant, où, à l’endroit où le tranchant du coin change de direction, se trouve une petite facette quadrangulaire articulée avec le deuxième métatarsien ; le l’este de la face est rugueux et inégal. La faee antérieure, un peu convexe, en forme de haricot, à grand diamètre vertical, s’articule avec le premier métatarsien ; la face postérieure, concave, répond à la facette interne du scaphoïde.
Articulations. — Le premier cunéiforme s’articule avec quatre os : le scaphoïde, le deuxième cunéiforme, les premier et deuxième métatarsiens.
5° Deuxième ou petit cunéiforme (fig. 28, 13; fig. 29, 11).
Placer en haut sa base, en arrière sa facette triangulaire concave, en dehors celle des faces latérales rugueuse. Il se distingue du troisième en ce que sa base est presque aussi large que longue.
Il a la forme parfaite d’un coin. Sa base, tournée en haut, est rugueuse, presque carrée; son tranchant est en partie caché entre les deux autres cunéiformes.
Sa faee latérale interne présente une facette en équerre articulée avec le premier cunéiforme, facette qui occupe sa partie postérieure et arrive par sa branche horizontale jusqu’à son bord antérieur. La face latérale externe a, pour s’articuler avec le troisième cunéiforme, une facette plus large en haut, mais n’occupant que sa moitié postérieure, et séparée en haut du bord antérieur de l’os par une gouttière rugueuse. La face postérieure, concave, triangulaire, s’articule avec la facette médiane du scaphoïde ; la face antérieure, un peu convexe, avec le deuxième métatarsien.
Articulations. — Le deuxième cunéiforme s’articule avec quatre os; le premier et le deuxième cunéiformes, le scaphoïde et le deuxième métatarsien.
6’ Troisième ou moyen cnnéifOFme(flg.2g.i2:fig.29,12).
Placer en haut sa base, en dehors le bord convexe de cette base, en arrière la partie de l’os qui supporte les facettes les plus étendues. 11 se distingue du deuxième, parce que sa longueur est près du double de sa largeur.
Intermédiaire, comme volume, entre le premier et le deuxième cunéiformes, il a une longueur à peu près double de sa largeur; il subit une sorte d’inflexion latérale, visible surtout sur sa base, de façon que son bord externe forme un angle saillant, son bord interne un angle rentrant.
Sa base, plane, rugueuse, est tournée en haut ; son tranchant est inégal, épais. Sa face latérale interne est divisée en deux parties par une gouttière profonde verticale ; la facette postérieure large s’articule avec le deuxième cunéiforme, l'antérieure étroite avec le deuxième métatarsien. La face latérale externe offre, en ari’ière, une facette semi-elliptique pour le cuboïde ; elle est rugueuse dans le reste de son étendue, sauf en avant, où elle a quelquefois une petite facette articulée avec le quatrième métatarsien. Ses faces antérieure et postérieure triangulaires s’articulent : la première avec le troisième métatarsien; la seconde avec la facette externe du scaphoïde.
Articulations. — Le troisième cunéiforme s’articule avec six os : le scapho'idc, le deuxième cunéiforme, le cuboi'de et les deuxième, troisiènm et quatrième métatarsiens.
os DU MEMBRE INFERIEUR
e (fig. 2S, 11; fig. 29,
Placer en bas la face creuséi
Cet OS a plutôt la forme d’un coin, dont le tranchant, situé au bord externe du pied, résulterait de la réunion des faces dorsale et plantaire; ce tranchant est en outre rétréci d’avant en arrière par une convergence des deux faces antérieure et postérieure vers le bord externe.
La face dorsale est rugueuse, plane, fortement inclinée en bas vers le bord . externe du pied. La face plantaire est parcourue obliquement de dehors en dedans par une crête mousse, saillante, crête ou tubérosité du cuboïde, en avant de laquelle est une gouttière, gouttière du péronier latéral (fig. 29, 14) ; en arrière de cette crête est une surface triangulaire rugueuse, qui, sur un pied articulé, sc prolonge en arrière et en dedans au-dessous du calcanéum. La face postérieure , articulée avec le calcanéum, concorde par sa forme et ses courbures avec la face antérieure de cet os, La face antérieure est divisée par une crête verticale en deux facettes : l’une interne quadrangulaire pour le quairième métatarsien; l’autre externe triangulaire, plus large, pour le cinquième. La face interne plane offre, en arrière et en haut, une large facette pour le troisième cunéiforme et souvent, en arinère de celle-ci; une autre facette réunie à la précédente sous un angle obtus pour le scaphoïde. La face externe, réduite à un simple bord, est très courte, excavée et forme le point de départ de la gouttière du long péronier latéral.
Articulations. — Le cuboïde s’articule avec cinq os : le calcanéum, le troisième cunéiforme, les quatrième et cinquième métatarsiens et quelquefois le scaphoïde.
§ II — Métatarse
en dehors l’angle aigu hase ou la parliu de ce dedans la concavité de naîtra les différents m<
Le métatarse se compose de cinq os articulés en arrière avec la deuxième rangée du tarse, en avant avec les premières phalanges, et appelés premier, deuxième, etc., cinquième métatarsien, en allant du bord interne vers le bord externe du pied. Le plus court et en même temps le plus volumineux est le premier; le deuxième est le plus long, puis du troisième au cinquième, ils décroissent de longueur, mais d’une façon presque insensible.
Chaque métatarsien a un corps et deux extrémités. Le corps est prismatique, triangulaire, un peu excavé du côté plantaire, et présente trois faces : une dor.-ale qui, en allant du deuxième au cinquième, se réduit de plus en plus à une crête, et deux latérales, qui regardent, l’interne, en bas et en dedans, l'externe, en haut et en dehors.
c.vtréuiité tarsienne ou base est épaisse et olTre une face postérieure articulée avec le tarse, deux faces latérales articulées avec les métatarsiens voi-
OSTEOLOÜIE
sins, et quelquefois avec les os du tarse, une face dorsale large et une plantaire étroite, rugueuse, tous deux non articulaires; cette base est en général coupée obliquement, de façon que sa face postérieure n'est pas perpendiculaire à l’axe de l’os, mais oblique en arrière et en dehors.
La tète ou extrémité antérieure est, sauf pour le piemier, comprimée transversalement, plus étendue du côté plantaire et Urminéo là par deux tuber cules ; eu arrière de cette tête, du côté dorsal, se trouvent aussi deux tubercules saillants.
Caractères distinctifs des métatarsiens. — Premiermètatarsien, — Il est court, très volumineux; ses trois faces et ses trois bords sont bien marqués; sa hase possède en arrière une facette réniforme à concavité externe, articulée avec le premier cunéiforme et terminée en bas par une foi te saillie osseuse, tubérosité du 'premier métatarsien. Sa tête, volumineuse, plus étendue transversalement, est creusée à sa partie inférieure de deux gouttières séparées par une crête antéro-postérieure et logeant des os sésamoïdes.
2“ Deuxième métatarsien. — Sa base offre en dedans une seule facette circulaire pour le premier cunéiforme, en dehors deux facettes séparées par une gouttière transversale et divisées, chacune, par une crête mousse, en deux facettes secondaires articulées, les postérieures avec le troisième cunéiforme, les antérieures avec le troisième métatarsien.
30 Troisième métatarsien. — Sa base présente en dedans deux facettes séparées par une gouttière triangulaire et articulées avec le deuxième métatarsien, en dehors une seule facette ovalaire pour le quatrième.
4® Quatrième métatarsien. — Sa base offre en dedans une facette pour le troisième métatarsien et quelquefois une petite facette supplémentaire étroite pour le troisième cunéiforme; en dehors elle s’articule par une large facette triangulaire limitée en avant par une gouttière oblique avec le cinquième métatarsien.
5° Cinquième métatarsien. — Sa base possède en dedans une facette pour le quatrième métatarsien ; en dehors une apophyse saillante eu arrière et en dehors, apophyse styloïde du cinquième métatarsien (fig. 29, 19).
§ III — Phalanges
Analogues à celles des doigts, elles s’en distinguent, sauf celles du gros orteil, dont le volume est énorme, par une sorte d’atrophie sensible surtout pour les deuxièmes et les troisièmes, atrophie qui porte principalement sur le corps de ces phalanges.