‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 92 sur 303 · MUSCLES DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LA TÊTE

pour le passage delà veine sous-clavière. En bas, au niveau de l'ouverture supérieure du thorax, dans l’intervalle de l’aponévrose prévertébrale et delà première côte, elle se prolonge dans la cavité thoracique et se perd dans le feuillet fibreux du péricarde. L’oraobyojdien constitue son muscle tenseur.

3» Aponévrose prévertébrale (G). — Elle est placée en arrière de l’œsophage, en avant des muscles prévertébraux ; elle s’attache en haut au corps de l’occipital, en dehors aux tubercules antérieurs des apophyses transverses; en bas elle se perd en avant du rachis ; de sa partie antérieure se détache une lamelle, qui va se fixer au feuillet profond de la gaine du sterno-mastoïdien et constitue la paroi externe de la gaine des vaisseaux.

Il y a donc, outre les gaines musculaires, une gaine pour la trachée et l’œsophage et une gaine distincte de chaque côté pour les artères carotide primitive et interne, la veine jugulaire interne et le nerf pneumogastrique ; cette gaine a quatre parois : une postérieure formée par l'aponévrose prévertébrale, une antérieure par l’aponévrose moyenne en haut et le feuillet profond de la gaine du sterno-mastoïdien en bas, une interne par l’aponévrose moyenne, une externe par le feuillet allant de l’aponévrose prévertébrale à la gaine du sterno-mastoïdien ; cette gaine est elle-même subdivisée par une cloison fibreuse en deux gaines secondaires, l’une pour l’artère, l’autre pour la veine et le pneumogastrique.

Les veines du cou, aû moment ou elles traversent ces différentes aponévroses, en reçoivent des traetus fibreux et contractent des adhérences qui, lorsque l’aponévrose est tendue, maintiennent les veines béantes. Cette tension de l’aponévrose, produite par la contraction des muscles et spécialement de l’omo-hyoïdien, empêche les veines de s’affaisser sous la pression de l’air extérieur pendant l’inspiration, et par suite favorise la circulation veineuse, qui sans cela serait entravée dans ce temps de la respiration.

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