‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 114 sur 382 · E. GAINES TENDINEUSES DES DOIGTS · texte numérisé non relu

E. GAINES TENDINEUSES DES DOIGTS

Ces gaines commencent en haut au-dessus de la base des premières plalanges et se terminent en bas à la base des troisièmes. Elles se composent de deux parties : une partie palmai jte à propos de l'aponévrose palmaire , et une partie digitale. Celle-ci est constituée par des gouttières fibreuses complétant avec la Face

ntérieure des phalanges le canal ostéo-fibreux qui contient les tendons fléchisseurs. Ces goutlières s'attachent aux bords latéraux des premières et deuxièmes phalanges ; qui dans certains endroits (Lrois quarts supérieurs de la première phalange, tiers moyen de la deuxième) présentent des erêles ruguenses ; en bas elles se Lerminent au niveau de In base des troisièmes phalanges en se soudant insensiblement au tendon du fléchisseur profond; en haut elles se continuent avec les gaines formées exe et Dovenans, 20

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par l'aponévrosè palmaire ; ces gaines sont très-faibles au‘niveau des articulations, vour permettre les mouvements, et réduites quelquefois à une toile mince ; elles sont très-épaisses au contraire au niveau des crêtes rugueuses marginales signalées plus haut, et restent b blation des tendons ; les parties épaissies cessent brusquement au lieu de se continuer insensiblement avec les parties minces de ces gaines. Elles se composent en général de fibres transversales blanc nacré et de fibres obliques entrecruisées em X el visibles surtout au voisinage des articulations. La paroi postérieure de la gaine est formée par le périoste des phalanges, et dans les intervalles des os par la partig antérieure épaissie de la capsule articulaire décrite à part sous le nom de digoment glénoïdien

nes «ynovinles du polgnet et de ln main.

Préparation. — Pour insulMer ou injecter ces gaînes synoviales, on pique leurs parois avec un tube très-fin, dirigé très-obliquement; de celle facon, Le Eube une fois reliré, la matière injectée ou l'air ne peuvent refuer par l'ouverture, qu'on peut du reste fermer au besoin de diverses façons (ligatures,orsion etc.). I faut de grandes précautions pour ne pas ouvrir ces gaines dans leur dissecti

A2 SYNOVIALES POSTÈREURES DÉ POIGNET.

En allant du bord radial vers le bord eubital, on trouve des gaines ostéo-fibreuses tiour dés tendons des. muscles suivants : 1e long abdueteur et court extens pouce; 2e radiaux externes ;-% long extenseur du pouce; 42 extenseur commun des doigts et extenseur propre de l'index ; 5° extenseur propre du petit doigt; G> cubital postérieur.

Ghacune de ces gaines esttapissée par une synoviale, qui a la forme d'un manchon | dont un feuillet tapisse la paroi de la gaine, l'autre le tendon; le point de r d'un feuillet à l'autre forme en haut et en bas un cul-de-sac et peut se faire à un niveau plus ou moins élevé, d'on dépend la longueur de la gaine.

Voici les dispositions ordinaires de ces synoviales, susceptibles du reste de grandes és ifdiviquelles :

1° La gaine commune des Long abducteur ct eourt extenseur du pouce remonte à 0»,02 au-dessus de l'apophyse styloïde; en has, elle se bifurque, et la bifureation du court extensour at supérieure du premier métacarpien.

2 La gaine des radiaur communique souvent avec celle du long extenseur da pouce, Elle remonte à 0,02 articulaire et descend en bas en se bifurquant jusque près de leur insertion. IL peut arriver que le premier radial externe ait une gaine à part remontant quelquefois tràg-haut. Au-dessus de celle gaine des radiaux, on trouve souvent, entre ces muscles et les long abducteur &£ conrt extenseur du pouce, une bourse séreuse oblongue située le long du bord extrne de

ant-bras au-dessus de son quart inférieur.

39 La gaine du long ertenseur du pouce communique souvent avec celle des radiaux; elle remonte en haut à 09,025 au-dessus de, l'interligne articulaire et descend jusqu'au métacarpier

4v La gaine communc de l'ertenseur commun des doigts ct de l'etenseur papre de l'inder remonte moins haut que les précédentes (0,015 à 0,02), et descénd-en dedans jusqu'à la base du quatrième doigt, mais pour l'index elle n'atteint pas le métacarpe.

5° La gaine de l'extenseur propre du pelit doigt atteint en haut le même niveau que la précédente, en bas elle atteint le milieu du cinquième métacarpien.

Gr La gaine du eubital postérieur remonte en haut à 0,015 au-dessus de l'apobhyse stloïde du eubitus, en bas elle va jusqu l'extrémité supérieure du cinquième

Be SYNOVIALES ANTÉRIEURES DU POIGNET ET DE LA MAIN.

entent sous des e lesquels on

Les synoviales antérieures affectées aux tendons féchisseurs se pr formes très-variables, qu'on peut rattacher à deux types extrêmes, en Arouve tous les degrés intermédiaires

1e Dans le premier type, qui, quoique peu fréquent, représente le type vrai, on trouve deux synoviales au poignet et cinq synoviales pour les doigts : 1° des synoviales du poignet, l'une, erterne, entoure le tendon du long échisseur du pouce; elle remonte jusqu'au niveau de l'articulation radio-earpienne et descend jusqu'au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne ; l'autre, interne, entoure les tendons des fléchisseurs superficiel et profond ; elle remonte en haut au même niveau que là précédente ; en bas elle forme quatre culs-de-snë correspondant aux quatre dert doigts; les {rois eals-de-sae externes" descendent un pelt au-dessous de Ja base des métacarpiens; le quatrième ou celui du petit doigt descend jusque près de l'articul tion métacarpo-phalangienne ; les gaies synoviales des doigts tapissent les gaînes ostéo-fibreuses des tendons fléchisseurs superficiel et profond , et entourent ces tendons; elles ne remontent pas à la même hauteur pour le pouce, le petit doigt et les trois doigts médians. Pour ceuxsci elles ne remontent que jusqu'à l'articulation métacarpo-phalangienne et forment là, par conséquent , un cul-de-sae asset éloigné des culs-de-sac correspondants de la synoviale interne du poignet ; celles du pouce et du petit doigt, au contraire, remontent jusqu'à la rencontre des euls-de-sac co respondants des synoviales du poignet, dont elles ne sont séparées que par des Inmelles très-minces,

2° Dans le second type, ces cloisons qui séparent ces enls-de-sac du pouce et du poignet se détruisents en même te établit entre les deux synoviales du long fléchisseur du pouée et des fléchisseurs communs des doigts, et alors on n'a plus qu'une seule grande synovinle, qui envoie deux prolongements pour le pouce et le petit doigt, les trois synoviales des doigts médians restant distinctes. La communication des deux gaines du poignet, variable comme disposi tion, se fait toujours, en arrière des téndons de l'index, par une ouverture plus ou moins large. “ omme formes intermédiaires, les plus fréquentes sont : 1° celles où l'on a deux ssnoviales au poignet se prolongeant l'interne jusqu'au petit doigt, l'externe jusqu'au pouce; 2 celle où Ja gaine digitale du pouce communiquant avec la synoviale externe du poignet, la gaîne digitale du petit doigt est indépendante de la gaine interne du poignet.

Ces synoviales du poignet, lorsqu'elles sont distendues par l'insufflation , linj tion où des liquides pathologiques, se trouvent étranglées à leur partie moyenne dans Le Éinal inextensible radio dessus. et au-dessous du Hi ce qui leur donne la forme d'un sabli ous les tendons fléchisseurs, sauf le tendon du fléchisseur superficiel du petit doigt, libre dans toute son étendue , sont reliés entre eux par des lames celluleuses assez fprtes, qui les rattachent à la paroi antéricure de ces adhérences sont surtout très-frononcées pour le tendon superficiel de l

Les gaines synoviales des doigts présentent des replis fibrodons) rattachant les tendons à la paroi postérieure de la gaine et déj propos des tendun£ fléchisseurs.

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