‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 175 sur 382 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le système lymphatique est un appareil de canaux lui rapportant des div ties du corps un liqu dans l'abdomen et sous certaines conditions p: le nom de chyle. Les vaisseaux 1ymph un mode encore peu connu de certains tissus de l'économie, surtout des surfaces sous-épithéliales probablement du tissu connectif, et constituent bientôt des troncs qui, après avoir traversé une ot plusieurs glandes Iymphatiques , vont enfin se terr lans les veines sous-clavières droite et gauche par deux trones principaux, la grande veine Iymphatique droite et le canal thoracique. Le liquide qu'ils renferment est clair et transparent, lymphe, 01 encore blanc laiteux, chyle. La lymphe paraît être formée d'une part par les produit de transformation des tissus et d'autre part par l'excédant du liquide transsudé des ca pillaires sanguins dans l'intimité des organes et non employé à la nutrition de ceux-ci

Les vaisseaux Iymphatiques ne se divisent pas, comme les vaisseaux sanguins, et système pulmonaire et système général; les branches qui émanent des poumons se rendent dans les deux trones communs du systé ant leur ouverture dans les veines sous-clavières

Les vaisseaux lymplatiques rencontrent tous sur leur trajet des espèces de glandes, ganglions, dans lesquels ils viennent s'ouvrir ct desquels émanent des vaisseaux efférents en nombre toujours moindre que cébuides afférents. Gette loi est absolue , et à a ditaÿec raison « que tout lymphatique tr un ganglion avant «de s'ouvrir dans l'un des deux troncs qui terminent le système absorbant, » Jusque as ces derniers temps on a considéré ces glandes comme n'étant qu'un amas de Iymphatiques enroulés, entortillés, formant un peloton de nastomo: entre eux. 11 faut renoncer aujourd'hui à cette vue de l'esprit elles considérer comme de véritables glandes lymphatiques ayant une structure spéciale, assez complexe , ainsi que nous le verrons plus loin.

la Iymphe

() Beaunis, Anatomie générale el phystologie du système Iymphatiqu (Tiése d'agrésaliont, Strasbourg 1863. È

La capacité du canal thoracique est assez faible, et paraît encore beaucoup plus petite quand on vient à la comparer à la quantité si considérable de vaisseaux 1ymphatiques qui naissent dans l'organisme. La lymphe chemine dans ses vaisseaux en vertu de la vis & tergo, qui m'est qu'un reliquat, si nous pouvons nous exprimer

nsi, de Ia force qui animait le liquide sanguin danses capillaires; plus elle s'éloigne de ces capillaires, plus son impulsion tend à décroitre à cause des frottement qu'elle subit; mais en raison même du grand nombre de convergences vers un même point, sa vitesse tend à augmenter comme celle d'une riviëre dans les points où son lit se resserre. Cest sans doute là la raison de l'étroitesse du canal thoracique.

Les vaisseaux Iymphatiques naissent par des capillaires, qui forment soit des réseaux, soit des euls-de-saes terminaux, comme dans les villosités intestinales p exemple.

Les réseaux sont soit superficiels, soit profonds. Ils sont assez irréguliers, et les mailles que circonserivent leurs eanalicules varient suivant les parties et même s vant les différents endroits des parties. Le diamètre des capillaires qui les constituent est très-variable et peut même atteindre dans la rate, d'après Teichmann , 0,001 à 0*,0045. Quand dans les membranes et les organes on rencontre deux réseaux, l'un superficiel et l'autre profond, les capillaires du premier sont toujours plus fins que ceux du second. On a dit jusqu'ici que les réseaux lymphatiques des muqueuses et de la peau se trouvent toujours plus superficiels que les capillaires sanguins; d'après Teichmann ; il faudrait renverser la proposition et admettre que ces derniers sont plus rapprochés de la surface libre que les lymphatiques. Nulle part les réseaux ymphatiques ne communiquent avec les capillaires sanguins.

Les culs-de-sac lymphatiques sont des ca= naux très-fins, dont une extrémité tournée vers l'extérieur se termine en cæcum , tandis que l'autre s’abouche profondément avec le réseau capillaire lymphatique sous-jacent.

Teichmann a démontré que ces culs-de-sac wexistent pas seulement dans les villos intestinales, mais encore dans les papilles de la peau et de la langue.

Les différents organes varient beaucoup sous le rapport de leur richesse en Iymphatiques; il en est même un certain nombre dans lesquels on n'a pu encore démontrer la présence de ces vaisseaux.

Dans la peau se trouvent des réseaux 1ymphatiques très- remarquables en certains points el presque nuls en d'autres. Les plus beaux sont ceux du scrotum, de la plante des pieds, de la paume des mains et de Ja face palmaire des phalanges. On en voit encore sur Ja peau du sein, sur les parties médianes du troné et de l'abdomen, sur Ja peau du nez, des oreilles, des paupières , sur la peau de la verge, sur le prépuce et en général sur la peau du pourtour des orifices naturels, où le tégument externe se continue avee l'interne. De ces réseaux partent des troncs, qui cheminent dans le tissu cellulo-graisseux sous-cutané en accompagnant les veines superficielles.

Les muqueuses présentent des réseaux analogues à ceux du système culané. Leur distribution n'est pas non plus très-uniforme, eu ce sens que sur certaines

Fig. 155.

Lumphatiques de la peau (9).

242, 2,3) Trones pars de ce réseau et para dans le ia cle»

500 AxGÉIO!

és, tandis que les mailles en sont plus larges

muqueuses les réseaux sont dans les villosités intestinales et

sur d'autres. Nous avons déj dit plus haut qu dans les papilles linguales l'on trouve des euls-de-sac et non des réseaux ; mais ces euls-de-sac vont s'ouvrir dans le réseau sous-muqueux par leur extrémité. Les plus beaux réseaux que l'on trouve sur les muqueuses sont éeux du pourtour des orifices naturels, des muqueuses stomachales, intestinales, buccales, de celles de la tr de l'urèthre, de la surface du gland, du vagin. L'on a soutenu que les ympha- Font défaut sur la muqueuse oculaire; leur existence est aujourd'hui parfaitement démontrée.

Les séreuses sont très-riches en réseaux 1ymphatique et les muqueuses, il en est sur lesquelles ces capillai tandis qu'ils abondent en d'autres points, sans que l'on ait pu jusqu'à présent don une raison plausible pour expliquer ces différences.

Tout récemment , un travail trés-remarquable de Recklinghausen a appelé l'atte tion des observateurs sur les lymphatiques des séreuses et en particulier sur ceux de la partie du péritoine qui tapisee la face inférieure du diaphragme ; nous reviendrons sur ce snjet en nous occupant de l'origine des capillaires 1ymphatiques.

Les fibreuses fournissent également quelques {roncules Iymphatiques, sans que cependant on ait pu ÿ découvrir des réseaux.

Les Iymphatiques des os sont encore très-problé isolés et incomplets cités par Sappey et par Gros.

Les Ipmphatiques des muscles sont tont aussi peu démontrés

Les centres nerreux ne paraissent pas non plus fournir des vaisseaux 1ymaphatiq Tous ceux qui ont été décrits jusqu'à présent nous semblent plutôt provenir des mu ninges que de l'encéphale; il est impossible de se prononcer encore dans l'état

cherches sont nécessaires.

ssance à aucun lymphatique ; mais dans certains Robin), dans Ia rate (Tomsa), les capillaires sont s l'intérieur duquel se trouve un liquide suins sont par rapport à cette gaine lym-

; mais de même que la peau

deux faits

ques, malgré les

de la science, el de nouvelles Les vaisscaur ne donnent 1 organes, dans le cerveau (0 tourés d'une espèce de canal adve analogue à Ja Iymphe. Les capillaires su phatique comme l'artère carotide interne par rapport au sinus caverneux. Les glandes fournissent de très-nombreux lymphatiques, qui forment à l'entour de leurs lobules des réseaux remarquables; ces réseaux émettent des branches, dont les uns phérie de Ia glande, tandis que les autres suivent les canaux

Les glandes vasculaires sanguines donnent également de nombreux Iymphatiques ; disposés sur deux plans dans quelques-unes, et ne formant que des vaisseaux profonds dans d'autres.

De même que les ve deux séries: les uns cheminent pagnent les veines superficielles, les autres sont sous-aponévrotiqu trajet des vaisseaux sanguins. Les Iymphatiques profonds sont en gén artères el aux veines , mais ils restent plus externes que celles.

Les vaisseaux Iymphatiques sont rarement sinueux ; presque toujours ils march en direction rectiligne et restent assez sensiblement paralléles les uns aux autres. Nous avons insisté plus haut sur la convergence des lymphatiques du corps ën deux trones principaux d'un calibre assez étroit, et nous avons ajouté quelques consid tions physiologiques qui découlent de cette disposition. Gette tend la conver= gence n'estexacte que pour la terminaison de ces vaisseaux dans le canal thoracique et la veine lymphatique droite ; elle est beaucoup moins sensible pour les vaisseaux pris isolément, surtout avant leur ouverture dans les ganglions. En un mot, les lym- Phatiques superficiels du membre inférieur, par exemple, ne se réunissent pas comm les veines en deux vaisseaux uniques, mais forment au contraire une trentaine de

es, les trones ymphatiques sont disposés dans le corps en ans le tissu cellulo-graisseux sous-entané et accomet suivent le al accolés aux

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