‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 176 sur 382 · DES LY · texte numérisé non relu

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petits troncs qui s'ouvrent isolément dans les ganglions inguinaux. Les anastomoses sont done beaucoup moins fréquentes dans le systéme lymphatique que dans les vaisseaux sanguins. On n'y trouve guère que des anastomtoses pur bifureation, formées par une branche unique, qui se divise en deux rameaux allant s'ouvrir dans deux vaisseaux voisins. On voit encore assez fréquemment un trone se diviser en deux Branches, qui se reconstituent un peu plus loin. IL est inutile de faire remarquer que ce que nous disons ici ne se rapporte qu'aux vaisseaux lymphatiques propreme dits et non à leurs capillaires, qui, dans les réseaux, s'amastomosent de mille et mille manières,

L'aceroissement de calibre des vaisseaux lymphatiques ne se fait pas graduellement, mais par segments successifs correspondant à l'intervalle de deux valvules, ce qui leur donne un aspect noueux; cette augmentation de volume n'est du reste jamais portée très-loin , ct dans l'état physiologique le calibre reste statiounaire dès qu'il a atteint 0,00! à 0,002.

On a cherché souvent, mais infructueusement, des commt cations entre le systéme lymphatique et le système veineux en d'autres points qu'ä l'embouchure du canal thoracique et de la veine lymphatique droite. Malgré toutes les autorités que l'on

à l'appui de es recherches, nous devons ces communications comme illusoires.

Les vaisse: platiques présentent dans leur intérieur, de distance en distance et à des intervalles pouvant varier de 0,002

0,015, des replis ou valvules, Ges valvules sont habituellement disposées par paires et se correspondent d'une paire l'autre, de façon à former dans toute la longueur du vaisseatt deux s arallèles ; elles ont la forme d'un croissant, dont le bord libre, mince, tranchant, concave, est dirigé du côté du cœur; leur bord adhérent, plus épais, correspond à l'étr ment extérieur du vaisseau. On en a trouvé qui ne présent pas cette forme typique et qui étaient constituées par une sorte de diaphragme simple, percé d'un or st qu'une disposition exceptionnelle, eur l'accolement des valvules se fait en général de façon à ethpécher tout à fait le reflux

À l'abouche 1 Ghoracique dans a sous on rencontre presque toujours une paire de valvules opposant à l'entrée du sang dans le canal; cependant quelques auteurs n'en admet ppey, sur trois cas, l'a trouvée remplacée par de simples filan fait insuffisants pour empêcher le reflux du s

Fig. 166.

Vateutes des vaisseau Umpatiques.

Structure des vaisseaux lymphatiques et de leurs capillaires.

La structure des vaisseaux lymphatiques se rapproche beaucoup de celle des es et, sauf le canal thoracique , ils présentent tous à peu près les mêmes titutifs, abstraction faite de la minceur de leurs tuniques. Is sont const 4e une tunique interne composée d'une couche Simple de cellule formes , identiques à celles des vaisseaux sanguins, et doublée à sa surface exter e réticulée simple, à fibres longitudinales, qui n'existe peut-être pas sur tous les vaisseaux lympl laires lisses, transversales, mélangée de quelques fibres élastiques fines: %° une tunique externe ou adventice, formée par du tissu connertif à fibres longitudinales ars de fibres élastiques fines ; elle présente, en où

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souvent des fibres musculaires lisses obliques ou longitudinales, dont la présence, d'après Kælliker, peut servir à les distinguer des .petites veines. Le canal thoracique a, de plus, quelques couches supplémentaires de lames siriées, qui le rapprochent de la structure des veines de moyenne grosseur,

Quant aux capillaires lymphatiques, nous avons vu plus haut que leur ealibre ne peut servir utilement à les distinguer des vaisseaux Jymphatiques proprement dits; le meilleur moyen pour les en différencier serait, d'après Teichmann, l'absence des valvules. Leur structure est encore amjourd'hui un sujet de controverse entre les mierographes; les uns, en effet, leur accordent une paroi propre ; soudée een certains points au tissu ambiant el tapissée ou non d'un épithélium. Recklinghausen n'a jamais pu leur trouver de paroi propre, mais eroit ÿ avoir toujours vu un épides troncs. Une école opposée ne leur accorde pas de paroi et pense qu'ils sont uniquement formés par de simples trajets creusés dans les tissus. Il en est de culs-de-sae Iymphatiques des villosités intestinales,, sur la si ture desquels il est encore anjourd'hui fort difficile de se prononcer.

Origine des radicules lymphatiques.

Les réseaux et les culs-de-sae sont-ils les origines réelles des Iymphatiques? ou ne sont-ils que les aboutissants de radieules maltipliées plongeant plus profondément dans lintimité des tissus ? Telle est la question qui occupe aujourd'hui toute l'école micrographique moderne, Pour Kñss, de Strasbourg, ce sont les épithéliums qui sance aux Iymphatiques. Pour l'évole de Berlin et pour la plupart des istologistes allemands, ce n'est que dans les tissus connectifs qu'il faut chercher I a été dit plus haut (p. 14) que le issu connectif contient dans son ur des petites fentes, des lacunes ou des espaces de grandeur variable ereusés dans l'intimité du tissu, Ce serait là l'origine des radicules lymphatiques, et ce qui surtout milite on faveur de cette manière de voir, c'est que dans ces lacunes 5e trouvent des noyaux identiques aux globules de la Iymphe. Ces lacunes sont d'après d'autres, Virchow en particulier, de véritables,cellules plasmatiques, dont les can licules ramifiées, anastomosés les uns avec les autres, viennent aboutir au capillire Lemphatique. Une ohjacion séricuss a 14 fo tout récemment à lle manière de voir par Danitz. Ce micrographe soutient, en effet, que l'origine des culsde-sae Iymphatiques des villosités ne saurai se érouver dans le réseau plasmatique ;

réseau n'existe nulle part, d'après lui, dans In villosité

Recklinghausen fit, en 1802, des études remarquables sur l'absorption de Ia graisse et se servit du péritoine diaphragmatique du lapin. 1 arriva à la conclusion sun vante : «Les vaisseaux lymphatique superficiels de la face péritonéale du centre «phrénique communiquent avec la eavité abdominale par des ouvertures ayant envi aron deux fois le diamètre des globules rouges du sang. Cos ouvertures sont dispo- «ses entre les cellules épithéliates dans les points où plusieurs d'entre elles sont «eontiguës.» Si ecs faits se fussent vérifiés, si le jeune professeur de Würzbourg lui-même eût pu démontrer ces stomates en d'autres points, sur d'autres séreuses par exemple, nul doute que l'on n'eût été obligé de revenir à la théorie des bouche absorhantes que l'on croyait à jamais oubliée. Le travail de Recklinghausen est c pendant si bien fait, la valeur scientifique de son auteur est si connue en Allemagne , qu'il ne nous semble pas possible de nier l'exactitude de ses observations. IL est donc nécessaire de réserver complétement son opinion jusqu'à ce que de nouveaux et de nombreux faits soient venus confirmer ou impronver les opinions de Reckling-

hausen

Des ganglions lymphatiques.

Les ganglions Iymphatiques, qui seraient mieux. appelés glandes lymphatiques, sont des petits organes situés sur Le trajet des vaisseaux Iymplatiques. Leur nombre, qu'on a évalué à 6 ou 700, varie en réalité dans de telles limites que ces chiffres nt à peine la valeur d'unc approximation. Quelquefois isôlés, plus souvent réunis par groupes, les ganglions sont situés dans les régions riches en tissu cellulaire

sselle etc.). ls sont tantôt sous-cutanés, tantôt sous-aponévrotiques, occupent

éral dans les membres le côté de la flexion, et sont groupès dans les grandes es trones vasculaires pariétaux ou viscéraux, Leur forme est ovoïle,, aplatie, arrondie ete., suivant la situation qu'ils oceupent et les conditions de pression auxquelles ils sont souris ; leur solume peut varier depuis la grosseur d'une tête d'épingle jusqu'à celle d'un haricot, et diminuer depuis l'enfance jusqu'à la vicillesse, sans arriver jamais à une atrophie complète. ont une consistance assez ferme, une couleur rougeâtre, modifiée du. reste dans les diverses régions : rose vif dans les sanglions sous-cutanés , brune dans ceux de la rate, rose pâle ns les ganglions mésentériques, sauf'au moment de la digestion; où elles sont blanchâtres, enfin blanche ou noîre dans les ganglions bronchiques.

Les ganglions ne sont pa formés par les lymphatiques enroulés et entortillés sur eux-mêmes ; leur structure complexe n'a été élucidée que depuis 4850. 11 est utile de faire observer que cependant quelques-uns d'entre eux paraissent n'être que des pelotons de vaisseaux. Gerber a décrit celte variété de ganglions sous le nom de fausses glandes; il en existerait ; d'après lui, surtout à la périphérie et, d'après Teichmann , dlans la cavité pectorale et abdominale.

Outre une enveloppe tout à fait extérieure de tissu connectif, chaque ganglion présente à la coupe deux substances : l'un corticale molle rougeâtre ou jaune grisâtre, d'un aspect granuleux , dû à de fines granulations grises contenues dans des sspêces de loges où alvéoles; l'autre médullaire gris rou goûte, spongieuse, sans structure alvéolaire. Si ces ‘deux substances varient d'aspect, leur constitution histologique est 5 cependant la même , seulement leurs éléments sont disposés | (angtion Gymphatique. d'une autre manié

Sans entrer ici dans des détails que ne comporte pas un traité élémentaire, nous allons résumer aussi brièvement que possible l'état actuel de nos connaissances sun la structure des ganglions.

Tout ganglion se compose d'une charpente de tissu connectif, dans laquelle si trouvent, ainsi que l'a démontré O. Heyfelder, des fibres musculaires lisses. Cette charpente prend ses points d'appui sur l'enveloppe. extérieure et se présente sous

formes distinctes dags les deux substances corticale et médullaire du ganglion. Dans la première, elle forme des loges, des vacuoles, alréoles, communiquant les unes avec les autres; dans la seconde , au contraire, les alvéoles se sont allongées, tirées, etont pris la forme de petits tubes qui communiquent avec les alvéoles et entre eux. Dans chaque alvéole se trouve un parenchyme constitué par des globules analogues à ceux de Ia Iymphe et un entre-croisement de trabécules extrêmement fines, appartenant à celle forme de tissu connectif que l'on a' désignée sous le nom de tissue ieulaire ou adénoïde, Le rétieulum formé par ces trabécules constitue à la péri-

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phérie de chaque alvéole, des petites loges plus grandes appelées sinus lymphatique et au centre, des mailles beaucoup plus petites remplies comme celles de la périphérie de globules lymphatiques et désignées sous le nom de pulpe centrale. Chaque petit tube de la substance médullaire du ganglion, appelé cordon médullaire, pré sente également, malgré son étroitesse, des sinus lymphatiques périphériques et une pulpe centrale, Comme nous avons dit plus haut que les alvéoles et les tubes formés par la charpente connective communiquent ensemble , il est aisé de comprendre que les sinus Iymphatiques des alvéoles et des cordons médullaires communiquent également et qu'il en est de même pour la pulpe centrale. qui, outre In disposition histologique des parties, différencie le plus la pulpe

centrale des sinus lymphatiques, c'est que c'est à la première que se rendent uniquement les artérioles qui aboutissent au ganglion, et que c'est dans les seconds que viennent se terminer les Iymphatiques alférents, comme c'est d'eux que partent les elférents.

On a décrit également des nerfs qui aboutissent aux ganglions Iymphatiques; ils proviennent du grand sympathique

Les follicules clos de l'intestin paraissent n'être que des ganglions ymphatiques rudimentaires , en ce sens que chaque follicule est analogue à une alvéole isolée des ganglions. Les plaques de Peyer sont considérées comme des ganglions étalés en surface.

Avant de terminer, nous devons dire cependant que, d'après Teichmann, la deseription que nous venons de donner ne s'applique qu'aux ganglions les plus compli-

és ; il existe, d'après luf, chez l'homme et chez les animaux, une transition ré-

re entre les fausses glandes de Gerber, qui ne sont que des enroulements de lymphatiques, et les ganglions tels que nous venons de les décrire; ceux du jarret et de l'épitrochlée sont, dit-il, des intermédiaires entre ces deux extrêmes.

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