CHAPITRE IL
Les vaisseaux lymphatiques viennent tous s’aboucher dans l'angle de réunion des veines sous-clavières avec les jugulaires internes par deux troncs distincts, le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite. Le premier ra mène au syslème sanguin la lymphe et le chyle de toute la partie sous-diade du corps, de la moitié gauche du diaphragme, du cœur, du
gauche, du membre supérieur gauche, de la moitié gauche du ou et de la tête, ainsi que ceux de la moitié gauche du thorax. La grande veine 1 phatique droite S’abouche dans la sous 2 de son côté et ramène la lymphe oitié correspondante du thorax, du poumon droit, de la moitié droite
du diaphragme, de la moitié droite de la tête el du cou. Ainsi que l'a fait rem x x de ces deux trones peut être consid elle, les
trois autres accessoires. La premi gauche, les autr pondant à la partie antérieure de la poitrine, la seconde externe, le tronc brachial, la troisième descendante, le trone jugulaire. Nécessairement, en raison même de ce que nous avons dit plus haut, la branche d'origine du côté gauche
est plus longue et plus volumineuse que celle du côté droit, tandis que les trois autres out 1e même value «
vite et à corres-
le même trajet.
Nous étudierons sucessivement les lymphatiques qui sont communs aux deux trones terminaux , puis ceux qui vont former le canal thoracique, et enfin nous terminerons par la description de ce dernier canal et de la veine lymphatique droite,
. FE — Ganglions de 1 tête ot du cou st Iymphatiques qui s'y rendent.
Les ganglions Iymphatiques forment au cou et à la tête une chaine non i terrompue dont le siége principal est au-dessous du muscle sterno-masloïdien , le long des vaisseaux veineux du cou, Ils remontent ainsi jusqu’à la base du crâne et se relient à des petits groupes situés les uns au-dessous et autour de la glande sous-maxillaire, ganglions sous-masillaires (Fig. 158, 8); les autres au dedevant du pavillon de l'oreille ct dans l'intérieur de l glande parotide, ganglions parotidiens ; d'autres en arrière et au-dessous de l'oreille et à la partie supérieure de la nuque, ganglions sous-vecipitaur (Fig. 188, 7). La grande ne ganglionnaire principale du cou a été divisée elle-même d'une manière assez arbitraire en ganglions cervicaux supérieurs et ganglions cervicaux inférieurs (Fig. 158, 6). Les plus élesés d'entre eux sont situés le long des pai du pharyx et arrivent jusqu'au niveau de l'aponévrose buccinato-pharyngienne; on leur donne quelquefois le nom de gnglions fariau profond:
Tous les vaisseaux lymphatiques de la tête et du cou viennent aboutir à ces ganglions.
Les Hymphatiques des téguments de lu tête et du crâne peuvent être di en trois groupes , antérieur, latéral et postérieur.
Le premier groupe comprend les Hymphatiques superficiels de la face et de La région frontale ainsi que ceux des lèvres. Les Iymphatiques des tégaments de la face et eeux des paupières naissent par des réseaux, qui se réunissenten troncs, dont les uns se dirigent en bas et en dehors pour aboutir aux ganglions sousmaxillaires, tandis que les autres, de même que ceux qui émanent de la région frontale, se portent en dehors et en arrière pour gagner les ganglions parotidiens. Les lymphatique des lèvres forment d'abord un réseau extrêmement ténu he, et se divisent en trones antérieurs qui suivent les vaisseaux de la et en trones postérieurs ou sous-muqueux, qui aboutissent aux ganglions sous-maxillairesaprésavoir traversé lesattachesdes muscles carré et triangulaire.
Le groupe latéral ou de la région temporale comprend les lymphatiques de la partie correspondante du euir chevelu et ceux du pavillon de l'oreille. Les premiers descendent de haut en bas et s'ouvrent les uns dans les ganglions parotidiens, les autres dans les ganglions sous-occipitux les plus antérieurs. Le pavillon de l'oreille est recouvert d'un réseau fort remarquable qui le tapisse tout entier ainsi que le lobule ; les troncs qui en partent se réunissent aux précédents pour s'ouvrir dans les mêmes ganglions.
Le groupe postérieur est formé par les ypmphatiques de ‘la région 0 tale, qui se portent de haut en bas, puis d'arrière en avant, ct les ganglions sous -occipitaux.
Les ganglions sous-maxillaires et sous-occipitaux se réunissent aux ganglions cervicaux supérieurs par des trones qui accompagnent les branches de la veine jugulaire externe. Les ganglions parotidiens aboutissent soit directement aux ganglions profonds, so naxilla
ipis'ouvrent dans
aux
506 ANGÉIOLOGIE,
Aie 58. — Lymphaliques de la léle, du cou, de la partie supérieure du tronc el due cœur. après Masexani) (1
DES LYMPHATIQU LIER. 507
EX PARTIG
Les lymphatiques profonds du crâne sont ceux qui proviennent des méninges ; ils accompagnent les uns les veines méningées moyennes, les autres l'artère carotide ou la jugulaire interne, et sortent par les trous sphéno-épineux , carotidien ou déchiré postérieur pour se jeter dans les ganglions faciaux pro= fonds. Ceux qui viennent des cavités orbiaire el nasale arrivent dans la fosse ptérygo-palatine par la fente sphénoïdale et le trou sphéno-palatin et se jettent dans les mêmes ganglions. 11 en est de même de ceux de la voûte palatine, du voile du palais et des gencives. Les ymphatiques de la lungue forment sur le dos et les parties latérales de cet organe un réseau compliqué dontles mailles sont très-étroites et les canaux très-grèles. De ces réseaux partent des troncs qui se dirigent les uns en avant et en bas, les autres en arrière et latérale ment; les premiers se jellent dans les ganglions sous-maxillaires, les derniers dans les ganglions cervicaux les plus supérieurs. Il est à remarquer que le réseau dorsal est surtout développé autour des papilles et surtout des pa pilles caliciformes.
Les vaisseau lymphatiques superficiels du cou se jettent dans les ganglions cervicaux inférieurs, Les iymphatiques du corps thyroïde sont très-nombreux et très-développés; on peut les diviser en deux groupes, les supérieurs qui se jettent dans les ganglions eervieaux supérieurs, et les inférieurs qui aboutissent aux ganglions cervicaux inférieurs. Les vaisseaux blanes qui partent du larynx
‘wsophage et de la trachéc se d rieurs. Quelques Iymphatiques accom= nt toujours l'artère et la veine vertébrales, ils aboutissent aux mêmes ns.
Des ganglions cervicaux partent des vaisseaux afférents, qui vont à droite dans la grande veine lymphatique el à gauche dans le canal thoracique.
SIL. — Ganglions axillaires et lymphatiques qui s'y rendent.
A la racinie du membre supérieur se trouve un grand nombre de ganglions, qui forment quelques groupes reliés entre eux. Ce sont les ganglions axilai situés au fond mème de l’aisselle; les ganglions sous-claviculaires, que l'on rencontre dans la fosse sous-claviculaire au-dessous des attaches claviculaires du grand pectoral et du deltoïde; les ganglions thoraciques, placés le long du bord antérieur de l'aisselle; les ganglions sous-scapulaires, situés au-dessous de l'omoplate le long du bord postérieur de l'aisselle.
A ces ganglions aboutissent tous Les lymphatiques du membre supérieur, de la partie supérieure et latérale du thorax et ceux de la mamell
A. Les Iymphatiques des parties latérales du thorax peuvent être à en antérieurs et en postérieurs.
Les premiers, nés des téguments de la région, remontent sur la face latérale du muscle grand dentelé et arrivent aux ganglions thoraciques; on env toujours quelques-uns qui remontent directement aux ganglions sous-cla aires. Les Iymphatiques postérieurs de cette région comprennent ceux de la partie supérieure des lombes, du dos et de la partie inférieure de la nuque; ils convergent tous vers le bord du muscle grand dorsal et vont s'ouvri
sès
les ganglions sous-scapulaîres. Sappey fait remarquer qu'ils présentent une disposition iculière: «ceux du côté droit naissent «du côté gauche, et réciproquement, de «telle sorte qu'il y a entre-croisement des «uns et des autres sur la ligne médiane. »
B. Les lymphatiques de la mamelle vais sent, soit de la peau et surtout de l'aréole, soit de la glande elle-même et de ses lo bules. Les premiers se réunissent en formant un réseau délicat, qui entoure le mamelon et l'aréole; de là ils se portent en bas et en dedans vers le pourtour de Ja mamelle et forment plusieurs troncs, auxquels viennent se joindre les Iymphatiques, profonds. Ces trones remontent le long des du thorax et viennent s'ouvrir dans
ganglions axillaires. Cette disposition anatomique explique l'engorgement de ces ganglions dans les affections du sein.
G. Les lymphatiques du membre supérieur se divisent en superficiels et profonds. Les premiers naissent de toute la surface cutanée du membre et surtout de la peau des doigts. Ils forment sur la face palmaire
niveau de la phalangette, dont les mailles S'élargissent en se rapprochant de la paume de la main. Ce réseau fournit des ramus= cules, qui se portent en arrière et en haut sur les côtés latéraux de chaque doigt et constituent ainsi un on deux rones colla-
téraux internes el externes du doigt. Dans espaces interdigitaux, ces tron la face dorsale de la main, s° moseut et arrivent au poignet. Ils se divix groupes, dont les uns suivent les veines radiales, les autres les veines cubitales. Ces deux groupes sont done, le premier antérieur et externe, le second antérieur et interne.
Au niveau du pli du coude, il vient &y joindre un groupe médian qui part de la paume de la main et suit la veine médiane.
Lmphatiques de membre svpérieur Les lymphatiques eulacent alors la face an-
{d'après Mascagni) (9). térieure et les bords externe et interne de
#0 Ganglios ailes, — 2) Ganglsns épirachléens
Re 509 l'avant-bras. Ceux qui suivent le bord eubital rencontrent ordinairement audessus de l'épitrochlée un ganglion sus-épitrochléen (Fig. 159, 2), souvent double, et continuent à remonter jusqu'aux ganglions axillaires. Les lympha tiques moyens et externes remontent également, se rassemblent de plus en plus et gagnent successivement la face interne du bras pour se jeter également dans les ganglions axillaires. On en voit quelquefois un où deux qui longent la veine céphalique tt aboutissent aux ganglions sous-claviculaires. D'après Aubry, de Rennes, cité par Sappey, on trouverait exceptionnellement dans cet stice celluleux un, deux ou trois petits ganglions qui se relicraient aux laviculaires.
Les lymphatiques profonds du membre supérieur suivent le trajet des dif rents vaisseaux et se lerminent dans les ganglions de l'aisselle. On trouve quel duefois sur leur parcours, à l'avant-bras, un où plusieurs ganglions d’un petit volume ; au bras on en rencontre beaucoup plus souvent trois ou quatre de la grosseur d'une lentille.
Les vaisseaux aflérents des ganglions axillaires forment un ou plusieurs troncs, qui aboutissent à gauche dans le canal thoracique et à droite dans la grande veine lymphatique.
EX PARTICU
DES LYMPHATIQU
$ II. — Ganglions sternaux et médiastinaux antérieurs et lymphatiques qui s'y rendent.
Sur la face interne du sternum , le long de mammaire interne se trouvent quelques ganglions Iymphatiqu roupe des ganglions sternar: is se relient à quelques antres ganglions situés sur la partie antéure de la face supérieure du diaphragme, au devant du péricarde, el à la face antérieure des gros vaisseaux, on les désigne sous le nom de ganglions médiastinaux antérieurs. Ces deux groupes communiquent ensemble et reçoivent :
1° Les lymphatiques qui suivent les vaisseaux sanguins mammaires in ternes. Us tirent leur origine de la partie médi eure de l'abdomen située au-dessus de l'ombilie, et de ln partie des parois du thorax à laquelle se distribuent les vaisseaux mammaires internes. Ils traversent les attaches antérieures du diaphragme sur les câtés de l'appendice xyphoïde.
% Les lymphatiques de la partie antérieure de la face convexe du foie, qui se dirigent vers le ligament suspenseur, pénètrent dans la poitri versant la partie antérieure des atl 4 vont se jeter dans les ganglions médiastinaux anté
3e Les lymphatiques antérieurs et médians du diaphragme, qui viennent bientôt s'aboucher dans les ganglions mamuna
# Les lymphatiques du péricarde, dont quelques-uns, les plus éle rendent aux ganglions bronchiques.
5° Les lymphatiques du cœur (F les artères dont ils suivent Le &
ne de la paroi an
phragn
s internes.
, se
g. 158, 4). — On peut les diviser, comme jet, en coronaires antérieurs el coronaires posérieurs. Les pren ent le sillon interveutriculaire antérieur et la moitié che du sillon interauriculo-ventriculaire, se joignent au niveau de l'infundibulum et cheminent le long de la face postérieure de l'artère pulmonaire
510 ANGÉIOLOGIE.
pour se jeter dans les ganglions médiastinaux antérieurs. Les scconds longent l'artère coronaire postérieure et se réunissent en deux ou trois troncs, qui cheminent sur la face antérieure du tronc aortique pour se jeter dans les mêmes ganglions.
Ge Les lymphatiques du Uymus, qui maires internes.
Les vaisseaux efférents de celte chaîne ganglionnaire forment un tronc assez court qui s'ouvre par une ou plusieurs branches dans le canal thoracique à gauche ct dans la grande veinc lymphatique à droite.
“joignent les vaisseaux blanes mam-
$ IV. — Ganglions médiastinaux postérieurs et bronchiques, et lympha-
tiques qui s'y rendent.
Les ganglions lymphatiques forment dans le médiastin postérieur, le long de l'œsophage et de l'aorte, un groupe désigné sous le nom de ganglions médiastinaue postérieurs. Ils sout en relation avec des ganglions plus petits log dans k partie la plus reculée des espaces intercostaux. Ils communiquent encore avee les ganglions bronchiques, volumineux et nombreux, situés au ni veau de là bifureation de la trachée et le long de la racine des bronches. Les ganglions bronchiques sont très-remarquables par leur coloration noire et la équence de leurs allérations tuberculeuses ou caséeuses
Les lymphatiques des parois du thorax où lymphatiques intercostaux suivent les artères intercostales, viennent s'ouvrir dans les ganglions situé la partie postérieure des espaces qu'ils parcourent, el vont de là, diastinaux postérieurs, les autres directement au canal thora-
les uns dans
Des parois de l'esophage partent également des vaisseaux , qui vont s'ouvrir dans les ganglions médiastinaux postérieurs. 11 s’y joint ordinairement deux vaisseaux assez volumineux, qui rampent sur les parties latérales et postérieures de la face convexe du diaphragme.
Les lymphatiques du poumon peuvent être divisés en superficiels et profonds. Les premiers naissent soit de la plèvre viscérale soit de la base des lobules pulmonaires et arrivent à la superficie. Ils ÿ forment des vaisseaux trèsdéliés, dont les eanaux sont comme variqueux en certains points. Ces varicosités ont été considér e Jarjavay et comme pathologiques par + De ces réseaux sus-lobulaires partent des rameaux qui vont se jeter anglions bronchiques.
s lymphatique pulmonaires profonds partent du sommet du lobule ainsi que, probablement, de la muqueuse des bronches et se dirigent vers la radi eule que qu'ils entourent. Ils forment un réseau remarquable, communiquant avec le réseau sus-lobulaire, ee qui fait qu'on peut aisément les injecter l'un par l'autre, Les troncules qui en partent sont assez nombreux , suisent les eanan et les vaisssaux sanguins el vont se jeter d'abord dans les ganglions que l'on trouve le long des bronches, dans l'intérieur mème du parenchyme pulmonaire, puis de là dans les ganglions bronchiques. D'après Jarjavay, les lymphatiques profonds du poumon sont remarquables par le peu de développement de leurs valvules, ce qui permet de les injecter de leur terminaison à leur origine.
comme non
aériens
des
Des ganglions médiastinaux posté eaux assez considérables qui vont se jeter e1 racique et en partie dans la grande veine lymphatique droit quer que ce ne sont que les lymphatiques émanés de la par poumon droit qui se rendent dans cette der de l'organe vont au canal Ihoracique.
tions à cette règle.
Ces rameaux forment 1 édiastinaux qui, d'après Meyer, de Zurich, peuvent être co rones d'origine des deux branches terminales du système lymphatique. Ils sont situés le long des côtés latéraux du rachis et reçoivent, à droite, les troncs jugulaire, axillaire et mam interne du même côté, La réunion de ces quatre vaisseaux forme, d'après lui la grande veine lymphatique droite. 11 en est de mème à gauche, seulement le canal thoracique venant s'y joind ibre étant de beaucoup supérieur à celui du trone broncho-médiastinal gauche, on dit que ee dernier se jette dans le canal thoracique.
supérieure du x de la partie inférieure este de fréquentes excep=
re, On trouve du
troncs broncho-
; et son €:
$ V. — Ganglions sus-aortiques et lymphatiques qui s'y rendent.
On trouve au devant de l'aurte abdominale un très-grand nombre de gr ions Iymphatiques, qui s'étendent du bord supérieur du pancréas à la bifu ation de l'aorte, ee sont les ganglions sts-aortiques. À ce groupe p ttachent des gan tenant en prop ique organ où annexe Qu lube digestif et situés entre les feuilles du péritoine, Ge sont les ganglions stoi ande et de la petite courbure de l'es iques que l'on trouve dans l'épiploon nique, es lames de l'epi= ploon gastro-hépatique, et enfin les ganglions mésentériques entre les deux feuillets de mésentère et des méso colons.
ions accessoires, app
ns spl
Lamnphatiques de Vestomue. — Hs sont superficiels et profonds. Les premiers forment sous la séreuse un plexus dont les différentes À sont riqueuses d'après Bonamy, et donnent muissnce à des troncules, dont la tion est perpendiculaire à l'axe de l'estomac. Is vont aboutir aux ganglions assez pelits que l'on trouve le long des deux eourbu
Les seconds forment également un réseau sous-muqueux 1 iqué dont les rameaux et les troneules gagnent la superficie de l'estomac et suivent le trajet des artères. Les lymphatiques qui longent l'artère coronaire stomachique vont aux ganglions de la petite courbure; ceux qui suivent épiploïque gauche se jettent dans les ganglions spléniques; ceux qui accompagnent l'artère gastro-épiploïque droite vont aux ganglions hépatiqu
Lymphatiques des intestins. — Ceux de l'intestin grêle sont désignés plus spécialement sous le nom de chylifères ct sont beaucoup plus nombreux que ceux qui partent du gros intestin. Îls forment toujours un double plan superficiel et profond. Le premier est sous-séreux et constitue un réseau à mailles allongées, dont les branches sont variqueuses. De ee réseau partent des troncules, qui bientôt se dirigent perpendiculairement à l'axe de l'intestin et ar rivent dans le mésentère.
de l'organe.
gastro
axGi
IOLOGIE.
Le plan profond ou sous-muqueux nait des villosités intestinales, dans l'intérieur de ehacune desquelles on trouve un petit troncule terminé en culde-sae. Ce petit rameau gagne le tissu sous-muqueux , passe entre les fibrilles de la tunique musculeuse et arrive entin entre les feuillets du mésentère, À tour des follieules clos et des plaques de Peyer on trouve toujours une sorte
par les vaisseaux eflérents at se réunir aux
de réseau cireulaire à mailles très-serrées, constitu de ces glandules Jymphatiques, dont les branches vien précédentes pour aboutir aux ganglions mésentériques. Ces ganglions com-
uniquent les uns avec les autres en formant ainsi plusieurs chaînes, qui aboutissent toutes par leurs eflérents aux ganglions sus-aortiques. Les lymphatiques du gros intestin, quoique en moindre nombre que ceux de l'infestin grêle, se comportent de la même manière, aboutissent aux ganglions nés entre les lames des méso-colons et vont enfin aux ganglions sus-
ganglions spléniques se jeter dans les — D'après Tomsa, il existe dans la rate deux plans des tissus intervaseu-
Lymphatiques de la rat seaux lymphatiques. Le premier, superficiel, na es de l'organe, ses rameaux se dirigent vers la périphérie et gagnent le hile pour se jeter dans les ganglions spléniques. Is sont assez rares el grêles chez l'homme, mais très-nombreux el développés chez le cheval. Les vaisseaux lymphatiques profonds naissent des gaînes qui entourent les capillaires artériels (gaines identiques à celles décrites par Ch. Robin sur les capillaires du cerveau), et vont au hile se jeter dans les ganglions nombreux qu'on trouve en cet endroit.
Lymphatiques du foie. — Nous avons déjà décrit les lrmphatiques de la partie médiane el antérieure de la surface convexe du fuic et nous avons vu qu'ils se jettent dans les ganglions sternaux. Ceux qui partent des parties la rales et postérieures de la face convexe du foie se dirigent en has vers les ligaments triangulaires ou vers la face inférieure et gagnent les ganglions su es les plus élevés. Les vaisseaux qui émanent de la partie moyenne de ce se portent au contraire en haut et traversent le diaphragme po se jeter dans les ganglions médiastinaux anté
ur la face inférieure du foie se trouve u grand nombre de lympha- Liques, qui appartiennent soit à la glande elle-même soit au réservoir biliaire. Ils suivent la veine porte et vont aboutir aux ganglions sus-aortiques.
Outre ces vaisseaux superficiels, il existe dans le foic des lymphatiques profonds. Leurs plexus entourent les vaisseaux sanguins et biliafres, et four. nisent des troncs, dont les uns suivent la veine porte, se réunissent au niveau du sillon transverse aux lymphatiques superficiels de la face concave et se rendent avec eux aux gangl ; tandis que les autres aceompagnent les divisions des veines sus-hép veine cave, qu'ils er at avec elle à jelent dans les ganglions médiastinaux:
Les efférents des ganglions sus-aortiques vont tous au canal thoracique ou à la citerne de Pecqu
mm
la mé
ns Su
ent, pass
$ VI. — Ganglions lombaires et lymphatiques qui s'y rendent.
Au devant des insertions du psoas, en dehors de l'aorte à gauche et de la veine cave inférieure à droite l'on trouve un groupe assez considérable de ganlions d'un volume variable, ce sont les ganglions lombaires. ls recoivent les lymphatiques de l'utérus , de la trompe et de l'ovaire chez la femme , ceux du testicule chez l'homme , ceux des reins et des capsules surrénales.
Lymphatiques de l'utérus, de lu trompe et de l'ovaire. — Les premiers participent pendant la grossesse au grand développement de l'organe ct offrent alors un volume relativement considérable. Ils se dirigent en dehors et gagnent les artères utéro-ovariennes, dont ils suivent le trajet. Après avoir reçu les Iymphatiques de la trompe et de l'ovaire, ils vont se jeter dans les ganglions lombaires. IL est à remarquer que les lymphatiques du col de l'utérus suivent au contraire les artères ulérines el aboutissent aux ganglions pelviens.
Lymphatiques du testicule. — Ces vaisseaux sont extrèmement nombreux et peuvent être divisés en raison de leur situation en superficiels et profonds. Les premiers sont sous-séreux el recouvrent presque la totalité de la glande séminale , dont ils gagnent le bord supérieur. Les seconds, éludiés dans ces derniers temps par Tomsa et Ludwig, cheminent dans le testicule en suivant les vaisseaux sangui travers les fibres réticulées que l'albuginée envoie dans la profondeur. Ils arrivent au bord supérieur de la glande et se réunissent äux lymphatiques superficiels. Is remontent alors, reçoivent les lympatiques de l'épididyme et gagnent l'anneau inguinal en formant des éléments du cordon. Arrivés dans l'abdomen, ils accompagnent les vaisseaux sanguins sperma tiques el aboutissent aux ganglions lombaires.
Lymphatiques des reins et des capsules surrénales. — Les Iymphatiques des reins naissent de la profondeur des glandes urinaires; ils suivent 1 distibution des vaisseaux sanguins et ne paraissent pas très-nombreux. Il gagnent le hile du rein, s'accolent à la vei ale et se jettent dans les ganglions lombaires. On a décrit des Iymplr superficiels du rein , qui draient aboutir également aux ganglions lombaires en se réunissant aux pré-
dents au niveau du hile, mais leur existence ne parait pas démontrée. Quant aux lymphatiques des capsules surrénales, ils proviennent de l'intimité de celte glande vasculaire sanguine, et se joignent à ceux des reins pour aboutir aux mêmes ganglions,
Les efférents des ganglions lombaires se jettent dans la citerne de Pecquet.
ien-
SVIL. — Ganglions pelviens, et lymphatiques qui s'y rendent.
Dans V'excavation pelvienne se Lrouve un groupe ganglionnaire, relié en laut aux ganglions lombaires, en bas el en dehors aux ganglions iliaques externes; il se compose de deux groupes distiucts : l'un latéral, compris entre les vaisseaux iliaques interne ct externe, est formé par les ganglions hypo= gastriques, et s'étend jusqu'à la partie supérieure de la grande échancrure sciatique; l'autre, médian, est formé par des ganglions disséminés au devant des trous sacrés antérieurs et dans l'épaisseur du méso-réctum , ganglions sacrés.
514 ANGÉIOLOGIE.
Les Iymphatiques qui y arrivent sont:
4e Les lymphatiques du recton. — Ces vaisseaux forment deux plexus qui paraissent indépendants l'un de l'autre; le premier est sous-séreux’, le second est sous-muqueux et communique largement avec le plexus sous-cutané du pourtour de l'anus. Ils forment tous les deux des troncs, qui aboutissent soit aux ganglions du méso-rectum,, soit directement aux ganglions sacrés
® Les lymphatiques de la vessie, — Is sont disposés comme les précédents en deux plexus sous-séreux et sous-muqueux. On les voit gagner les parties latérales du réservoir nrinaire el suivre le trajet des artères vésicales; d'après Sappey, on trouve à ce niveau quelques petits ganglions, dans lesquels ils pénëtrent avant d'atteindre les ganglions hypogastriques Les lymphatiques des vésieules séminules, —Ts sont très-nombreux ; suivent l'artère vésico-prostatique, et se rendent également aux gangl pogustrique
4 Les lymphatiques du col de utérus et de la partie postérieu gin. — Autour du museau de tanehe existe un plexus lymphatique très les vaisseaux ainsi que ceux qui partent de toute l'étendue du col uté rendent aux ganglions hypogastriques. Il en est de mème de ceux de la partie postérieure du vagin, qui accompagnent l'a le.
5° Les lymphatiques fessiers et ischiatiques. — Îs suivent les respondantes, sont assez peu nombreux et rencontrent quelquefois sur leur trajet de petits ganglions, qu'ils traversent avant de pénétrer dans le bassin par la grande échancrure sciatique. Jls aboutissent aux ganglions hypogastriques.
6 Les lymphatiques obturateurs. — Encore moins nombreux que les précédents, ces vaisseaux suivent l'artère obturatrice, pénètrent dans le bassin par le canal sous-pubien et vont aux ganglions hypogastriques.
Les elférents des deux groupes de ganglions pelviens se portent en haut et vont tous aboutir aux ganglions lombaires , en formant autour des artères h pogastrique et iliaque primitive un plexus, plevus iliaque interne, remarquable par la multiplicité et la grosseur relative des vaisseaux qui le forment.
re vagi
$ VII. — Ganglions ingulnaux , et lymphatiques qui s'y rendent.
A la racine du membre inférieur se rouve un groupe important de ganglions lymphatiques. On le divise en trois groupes secondaires, ganglions iliaques externes, ganglions inguinaux superficiels et ganglions inguinaue profonds (Fig. 160, 1).
Les ganglions iliaques externes sont peu nombreux, mais assez volumineux , ils entourent les vaisseaux sanguins de ce nom; le plus inférieur d'entre eux s'applique sur l'ouverture interne du canal erural , qu'il contribue à fermer.
Les ganglions inguinaux superficiels sont situés au niveau de l'embouchure de la veine saphène interne au-dessus du fascia crebriformis.
Les ns inguinaux profonds sont sous-aponévroliques et situés en de dans de la veine fémorale, dont les sépare une lame celluleuse
A ce groupe de ganglions viennent aboutir les lymphatiques de la moit sous-ombilicale des parois de l'abdomen , des téguments des fesses et du pé ée, des organes génitaux externes et du membre inférieur.
ES LYN 'ARTICULIER. 515
Le Lymphatiqdes de la moitié sous-ombilicale des parois de l'abdomen. On les divise en superficiels el en profonds.
Les premiers sont antérieurs et postérieurs. Les antérieurs d licalement au-dessous des téguments et aboutissent aux ganglions ing superficiels les plus élevés. Les postérieurs partent des téguments de la région lombaire, communiquent avec ceux du côté opposé, avec ceux du dos et ceux des fesses, contournent la paroi abdominale etaboutissent aux mêmes ganglions que les précédent Les lymphatiques profonds ique, les autres l'artère ternes.
de cette région suivent les uns l'artè conflexe iliaque et ar
épigasns iliaques
% Lymphatiques des téguments des fesses et du périnée. — Les vaisseaux Iymphatiques des fesses parcourent un trajet différent, suivant qu'ils partent des téguments de la région externe ou de la région interne des fesses.
Les premiers se portent en dehors et en avant, contournent la hanche et vont aux ganglions inguinaux superficiels les plus externes. Les seconds se dirigent en dedans et en avant, se réunissent à ceux du pourtour de l'anus et du périnée et arrivent aux ganglions inguinaux superficiels les plus internes.
Lymphatiques des organes génitaux chez l'homme. — On les divise en nphatiques du pénis et Iymphatiques du serotu Le pénis donne naissance à tégun
des vaisseaux Iymphatiques : par son enveloppe entaire, par le gland et par l'urèthre.
Les lymphatiques qui naissent de l'enveloppe tégumentaire sont surtout nom- Dreux sur le prépuce. Ils forment à sa surface interne eL externe un plexus remarquable, qui se continue par un tronc entourant la couronne du gland ; de ce trone partent des rameaux qui cheminent sur le dos de la verge, reçoivent des branches émanées de l'enveloppe cutanée de l'organe, et arrivent au niveau ment suspenseur où ils se divisent pour se jeter à droite et à gauche dans lions inguinaux profonds.
Les lymphatique de l’urèthre canal en formant un plexus à
heminent dans le tissu sous-muqueux de ce mailles allongées et à branches variqueuses; ils ment, au niveau du méat urinaire, communiquer avec les Iymphatiques du gland. Ces derniers naissent d'un plexus très-remarquable, qui entoure cet appendice érectile, forment alors plusieurs troncs, auxquels se joiguent les Iymphatiques uréthraux, et cheminent sur les côtés du frein. Arrivés à la couronne du gland, ils la contournent et se réunissent aux lymphatiques du prépuce.
Le scrotum est peut-être la partie de l'enveloppe cutanée qui
met le plus
de lymphatiques. Ils forment un plexus très-serré, duquel partent des trones nes et abou
assez nombreux, qui suivent les
seaux sanguins honteux exter tissent aux ganglions inguinaux.
Chez la femme les lymphatique qui naissent de la face int lèvres, des petites lèvres, du pourtour de l'ouverture vaginale, de la moitié antérieure du vagin, du vestibule, du clitoris, de l’urèthre et du méat, forment un plexus trés-serré, duquel partent des troncs qui vont aux ganglions ingui maux en accompagnant les vaisseaux sanguins honteux externes.
Fix. 100.
Lymphatiques superficiels du membre inférieur (d'après Maseagni) (9).
1) 1 1) Gungtions inguis
axGEtoLOG
LXMPIATIQUES DU MEMURE INFÉRIEUR.
Comme pour le membre supérieur, on
les divise en superficiels et en profonds.
Les vaisseaer lpmphatiques superficiels 1 du membre inférieur naissent des téguments de ce membre, des orteils et de la phnte du pied. Aux orteils ils se comportent comme ceux des doigts, forment des meules collatéraux et gagnent le dos du sur lequel ils se réunissent en nn mailles allongées. Ge plexus reçoil s de la pean de iches qui se groupent autour des veines superficielles et accompagnent les
Tous les Iymphatiques qui longent la veine saphène interne se groupent à la face antérieure de la jambe, gagnent ensuite la face interne de la cuisse, en reçoivent les els et arrivent aux iels. Ceux qui sent du bord exterue du pied, longent ae externe, la face postérieure de au creux poplité pour dans les ganglions de cette région, les autres dans les Iymphatiques qui accompagnent la veine saphène interne.
Ceux qui traversent les gauglions poplités
quer avec les Iymphatiques profonds et suivent leur trajet.
Les lymphatiques profonds du membre inférieur accompagnent les artères el peuvent être divisés en tibiaux antérieurs, übiaux postérieurs, péroniers, pédieux, plantaires ete, Ils viennent aboutir pour la plupart dans les ganglions poplités, d'autres au contraire, réunis aux vaisseaux efférents de ces ganglions, suivent l'artère fémorale et se terminent dans les ganglions inguinaux profonds. On rencontre ordinairement vers le tiers supérieur de la face antérieure de la jambe un ganglion tibial antérieur dans lequel passent les lymphatiques de celte région,
Les vaisseaux ellérents des ganglions iu=
guinaux superficiels traversent le fascia ere briformis et aboutissent soit aux ganglio)
inguinaux profonds, soit, en remontant aux gunglions iliaques externes. Les ei
rents des ganglions inguinaux profonds se rendent aux ganglions iliiques externes
Ces derniers émettent des eflérents volu= mineux formant le plezus iliaque externe, qui entoure l'artère de ce nom et se jette dans les ganglions lombaires.
GRANDE VEINE LYMPHATIQUE DROITE Fig. 161, 5).
Elle est formée par les troncs lymphatiques, jugulaire, axillaire, mammaire in terne et broncho-médiastinal droits; sa longueur ne dépasse jamais 0,010 à Um,019, Elle vient s'ouvrir dans le confluent des veines jugulaire interne el sous-clavière droites. IL arrive fréquemment que les troncs qui la constituent par leur réunion s'ouvrent isolément dans les vcines; là grande veine lymphatique n'existe pas alors,
EANAL THORAGIQUE (Fig. 161).
Le canal thoracique est formé par la 4
réunion des vaisseaux lymphatiques de toutes les parties sous-diaphragmatiques du tone, des extrémités inférieures et d'un nombre variable d'espaces intercostaux, 11 naît au-dessous du diaphragme au niveau des premières vertèbres lombaires par trois racines principales, deux inférieures et ascendantes, formées par les lymphatiques des parois abdominales et des extrémités inférieures, et une antérieure, qui lui amène la Iymphe et le chyle des intestins, de l'estomue, du foie et de la rate.
Le confluent de ces différentes racines forme la citerne de Pecquet , partie élargie el inférieure du canal thoracique (Fig. 161, 4). Ce vaisseau remonte sur la ligne médiane de la colonne vertébrale, entre les deux piliers du diaphragme, et. passe avec Yaorte dans l'ouverture aomique de ce
His. 461.
Canal ihoratique (d'après Maseagni) (+}
ss rm ere anche,
518 ANGÉTOL OI
muscle. 11 se trouve dans la poitrine , é entre ce gros tronc artériel et la veine azygos, et passe au devant de la partie oblique de la veine demi-azygos (Fig. 161, 9). Arrivé au niveau de la quatrième vertèbre du dos, il s'élargit légèrement, se dirige un peu obliquement à gauche, tout en continuant son trajet ascendant, passe en aprière de la crosse aortique, de l'æsophage et de la carotide primitive gauche (Fig. 158, 1, 2), se réfléchit sur le scalène antéar aù niveau de la sixième vertèbre cervicale, se porte un peu en bas, se at quelquefois en ampoule el s'ouvre dans le confluent des veines jugul ère gauches (Fig. 161 , 3, 4).
Dans ce trajet il reçoit, à son origine, les Iymphatiques intercostaux des cinq ou six derniers espaces, soit qu'ils s'ouvrent isolément dans son intérieur, soit qu'ils forment deux petits trones latéraux situés sur les deux côtés du rachis. Dans ce dernier eas, on les voit s'aboucher dans le canal thoracique à la partie supérieure de la citerne de Pecquet.
Un peu avant sa terminaison, le canal thoracique reçoit les troncs lymphatiques jugulaire, axillaire et mammaire interne. 11 n'est cependant pas extrèmement rare de voir ees derniers troncs s'ouvrir isolément dans les veines jugulaire et sous-clavière gauches.
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