‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 179 sur 382 · IL. — Arachnoïde rachidienne · texte numérisé non relu

IL. — Arachnoïde rachidienne

Son feuillet pariétal es, comme celui de l'arachnoïde crânienne, repréenté par une simple couche épithéliale qui tapisse la dure-mère. Son feuillet ic mère, mais en resle à une ceristance , en constituant ainsi un long et assez large canal sous-arachnoï dien , qui forme une sorte d'ampoule au niveau de la queue de cheval. C’est dans cet espace que se meut le liquide céphalo-rachidien.

MÉNINGES

Le feuillet viscéral de l'ara

moïde racl

e fournit des gaines aux racines s nerfs el se réfléchit en se continuant avec le feuillet pariétal an niveau du point où ces nerfs traversent la dure-mère. Elle en fournit également à tous les prolongements fibreux qui unissent la dure-mère à la pi ainsi qu'aux ligaments dentelés de la moelle,

Ut, — PIE-MÈRI

pie-mère recouvre immédiatement les centres nerveux et les entoure de

toute part. Elle envoie également des prolongements, qui enveloppent les nerfs

et forment leur névrilème. Cette membrane est constituée par du tissu conné

tif plus ou moins condensë, servant de support à une quantité considérable de sseaux capillaires. Elle diffère dans le cerveau et dans la moelle.

$ I. — Pie-mére cérébrale et cérébelleuse.

La pie-mère qui tapisse le cerveau et le cervelet est formée par un issu connectif che, dans lequel rampeut des capillaires artéricls et surtout veineux , extrêmement nombreux. Elle enveloppe les circonvolu les accompagne dans toutes leurs iuexions et pénètre entre elles; dans les sions qu'elles forment, la pie-mère est disposée en deux lames, qui restent distinctes entre les circonvolutions cérébrales, mais qui sont plus ou moins soudées l'une à l'autre entre les lames du cervelel. Dans la partie médiane de la grande fente de Bichat, eutre le hourrelet du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux, la pie-mère pénètre daus l'intérieur du troisième ventricule et constitue la toile choroïdienne. Aux extrémités de celte fente elle pénètre dans les ventricules latéraux et forme les plexus el Nous reviendrons sur ces parties en lraitant du cerveau.

SIL. — Pie-mêre bulbaire et médullaire.

Sur la protubérance annulaire, le bulbe et la moelle épinière, la pie-mèr contient moins de vaisseaux et est formée par un tissu connectif dense, qui l donne une apparence fibreuse. De sa surface interne partent, d'après les recherches de Frommann, des prolongement extrèmement dans l'intérieur de la moelle et qui, en se réunissant soit aux membranes connectives des vaisseaux, soit au tissu connectif qui sert de base à l'épithélium épendymaire, forment un réseau d’une finesse variable suivant les points el destiné à isoler les éléments nerveux. Nous aurons l'occasion d'en reparle plus en détail en étudiant la structure de la moelle. La pie-mère médullaire pénètre dans les sillons de ce centre nerveux et les tapisse

La pic-mère rachidienne présente à la partie inférieure de la‘moelle un prolongement fin et arrondi, ligament coccygien de la moelle, filon terminale, qui va s'insérer à la base du coceyx ().

Ligaments dentelés de la moelle. — Latéralement et dans toute l'étendue de la moelle épinière , se trouvent des prolongements de la pie-mère connus

{) Nous devons dire cependant que quelques auteurs, parmi lesquels nous cilerons surtout Küliker, ont trouvé dans le flum terminale vn certain mombro de fbres nerveuses Irés-pâles,

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sous le nom de ligaments dentelés de lu moelle. Ces ligaments sont formés par une bandelette festonnée, dont la hase est continue à la pie-mère, tandis que la pointe des festons s'insère sur la dure-mère entre deux paires de nerfs, de telle sorte que chaque feston cor= respond au pédicule d'une vertèbre.

Cette disposition n’est pas toujours &ès-régulière, et on voit quelquefois un feston s'insérer par deux pointes sur la dure-mère (Fig. 462, 9).

Les ligaments dentelés de la moelle empêchent cet organe de se mouvoir dans aucun sens ; ils le fixent d’une manière invariable dans sa position normale.

ARTICLE IV. — ÉPENDYNE.

Les auteurs ont décrit pendant longtemps, comme une dépendance de la pie-mère, une membrane exlrèmement mince et délicate qui recouvre les ventricules du cerveau.

Virchow, le premier, reconnut que cette pellicule n'appartient nullement àla pie-mère, mais forme une mem brane distincte, à laquelle il a donné le nom d'épendyme. Elle tapisse le canal central de la moelle et les ca vités encéphaliques, qui ne sont que la continuation de ce canal. L'épendyme est constitué par un substratumn de tissu connectif très-fin, recouvert par un épithélium cylindrique. Purnje et Valentin, et après eux Küliker, ont trouvé, sur des têtes de supmliciés, cet épithélium garni de cils vibratiles, ce qui ferait croire que c'est là sa forme normale sur le vivant. La lame cornée qui existe dans le sillon séparant la couche op= tique d'avec le corps strié m'est, comme nous le dirons plus loin, qu'un épaississement de l'épendyme du ventrieule latéral.

Ligaments dentetés dela moelle el racines des nerfs rachidiens are les ganglions spinaur (

1) Ligamente dentelée de Je m0 sérieures des nerfs rachidiens. — 4, 4, 4) Leurs raci F5 3, 9) Ganglions des rciues penérieures, À dralte il ont ét ils des

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