‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 204 sur 382 · HUITIÈME PAIRE, — NERF AUDITIF · texte numérisé non relu

HUITIÈME PAIRE, — NERF AUDITIF

Le nerf auditif naît de la fossette latérale du bulbe, immédiatement au-dessous de l'origine apparente du facial, dont il est séparé par le nerf de W Son origine réelle semble se faire par deux faisceaux : l'un postérieur, constitt par les barbes du calamus, l'autre antéro-latéral, qui parait venir du pédoncule cérébelleux inférieur. Stiling a nié l'existence d'un noyau spécial pour le nerf uditif; mais Schræder en décrit un situé au voisinage du plancher du qua e ventricule, dont cependant il reste plus éloigné que celui du facial. Ce noyau est composé de grosses cellules, d'où partent des fibres qui se rendent les unes au corps restiforme et au cerveleL (la relation entre le cervelet et le nerf auditif reste pleine d'obseurité), d'autres vont au travers du raphé dian gagner le noyau opposé, el d'autres encore se rendent au noyau du facial action réflexe sur le muscle de l'étrier et, par l'intermédiaire du p superficiel et du ganglion otique, sur le muscle du marteau , tensor tymputui). Pour les fibres qui forment les barbes du calamus, le professeur d'Utrecht les considère comme spéciales. Elles se portent, ce dont il est facile de s'assure: du tronc de l'auditif jusqu'aù raphé médian , où elles disparaissent sans qu soit possible de les poursuivre plus loin. Or, dans le bulbe, les noyaux moleurs sont rapprochés de la ligne médiane , ainsi que nous l'avons dit plus ha Il en résulte que, d'après cet aualomiste, ces fibres sont destinées à établi des réflexes entre le nerf de l'audition-et les noyaux moleurs, et il croit que c'est par cet intermédiaire que, lorsque par un bruit soudain et violent nous isis d'effroi, nous nous mettons en position de défense instinctive et re. Ces recherches, comme au reste tous les travaux de Schræder van der Kolk sont fort intéresntes, elles nous expliquent des points obscurs et délicats ; mais ce qui nous arrête et nous empêche de les admettre sans on dans ce dernier cas, c'est qu'elles ne nous rendent aucun compte de la liaison qui doit exister entre In périphérie des hémisphères (centre intellectuel) et les noyaux de l'auditif, liaison par laquelle s'expliquerait la man dont se produisent les phénomènes de mémoire, de compréhension etd'intel ligence à la suite des impressions acoustiques. Il nous semble de plus difficile d'admettre que ce nerf, dont les fonction rielles sont si importantes, s trouve comme perdu ; par son origine , au milieu de celles de tous les au nerfs de sensi ranés du bulhe.

Luys décrit des cellules nerveuses infiltrées au milieu des fibres de la r de l'auditif; de ces cellules partent, d'après li, des prolongements, qui se ren dent à la couche optique et spécialement à un noyau gris situé dans la partie la plus postérieure de ce centre. De ce noyau partent, à leur tour, des fibres deslines à se perdre dans les hémisphères.

Le nerf auditif, à sa sortie du bulbe, se porte en dehors, en avant et un pe en haut 1, pour lequel il présente une goutfière à concavit

ne

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supérieure, Eritre les deux troncs nerveux se trouve le nerf de Wrisberg. L'auditif pe dans le conduit auditif interne ; ces deux nerfs sont entourés d'une même gaine arachnoïdienne, qui les accompagne jusqu'au fond du conduit auditif. Arrivés à ce point, les deux nerfs se séparent l'un de l'autre: le fa lope, ainsi que nous l'avons vu ; l'auditif se divise en deux branches : l'une antérieure, cochléenne, se porte directement en avant et est destinée au limacon ; l'autre postérieure, vestibuaire, gagne en dehors eten arrière le vestibule et les canaux semi-circulaires Leur trajet ultérieur sera étudié avec l'organe de l'ouïe,

Usages. — Ce nerf est destiné à transmettre les impressions acoustiques. 11 n'est pas uniquement sensoriel, car il présente aussi quelques traces de sensibilité.

ictre avec le facia

1 passe dans l'aquedue de

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