CERVEAU
40 Rameaux pharyngiens. — Ces rameaux, au nombre de deux, trois ou quatre, partent de ka partie supérieure du plexus gangliforme , se portent en bas el en avant , contournent la earotide interne en passant en dehors d'elle (Fig. 195, 17) et vont sur le côté externe du pharynx s'anastomoser avec des rameaux venus du glosso-pharyngien (Fig. 195, 18).et.du ganglion cervical supérieur (Fig. 195, 19) pour constituer le pleæus pharyngien. Ce plexus forme es et très-allongées, dont les rameaux lerminaux se
perdent dans les muscles et la muquense du pharÿnx. Des rameaux pharyngiens du pneumo-gastrique partent des filets qui viennent au plexus
about tercarotidien et au ganglion de ce nom (Fig. 194, 9)
64 NÉVROLOGIE.
Fig 1% — Ghonn-phargagien, Pneuno-gastrique. Spinal el grand hypoglosse au cou (+).
CRT
SERFS ENGÉPHALIQUES OÙ GRANIENS. Gi5
2 Nerf laryngé supérieur. — Ce nerf naît du côté interne du plexus gangli-
forme, et se porte en bas eL en dedans en passant entre In earolide interne et
les parois du pharynx. 11 décrit alors une courbure à concavité antérieure , devient ensuite à peu près horizontal et longe le bord inferieur de la 39
corne de l'os hyo
Fig 106 — Nerf du larg (.
Un peu plus loin, le nerf laryngé supérieur passe entre le muscle thy hyoïdien et la membrane du méme nom, traverse cette membrane (Fig. 49 el se divise en branches nombreuses destinées à Ia muqueuse de la portion sus-glottique du larynx. Parmi ces branches, les unes sout ascendantes et vont à la muquense des deux faces de l'épiglotte et à celle de la base de la langue jusqu'auprés du trou borgne (Fig, 196, 4); d'autres sont transversales
6 NÉVROLOGIE,
égérement descendantes el vont à la muqueuse des replis ary-épiglottiques elle de l'ouverture supérieure du larynx. Un de ces derniers filets, connu sous le nom de rame de Galien, descend sur la face postérieure du muscle co-arythénoïdien postérieur, immédiatement au-dessous de la muqueuse, et astomoser avec un filet ascendant venu du larçngé inférieur (Fig. 196, 5).
Le laryngé quelque distance au-dessus de la grande corne de l'os hyoïde et quelquefois en dedans de la earotide interne, fournit un rameau le, nerf largngé externe (Fig. 196, 2), qui se porte en bas , en avant la face externe du muscle constricteur ur du pharynx, lui abandonne quelques filets et gagne le muscle erico-thyroïdien. 11 innerve ce muscle, traverse ensuite la membrane crico-thyroïdienne et va se distribuer à Ja muqueuse de la partie sous-glottique du larynx et à celle du ventricule de glotte.
3e Nerf laryngé inférieur ou nerf récurrent, — Vorigine de ce nerf diffère à droite et à gauche. Celui du côté droit mail au devant de l'artère sous-clavière, contou isseau d'avant en arrière et de bas en haut en formant supérieure, qui l'embrasse, remonte alors sur la partie sophage et passe au-dessous du bord inférieur du muscle conseur, pour aboutir à la partie postérieure du larynx, où il ns la gouttière que forment les cartilages cricoïde et. hyr
Œir. 196, 6, 6)
supérieur,
assez gr
et en dedans su
ee
une anse à concx
rieur du côté gauche est plus long et un peu plus volu= mineux que son homologue. 11 nait plus bas et embrasse la crosse de l'aorte , de la même manière que c embrasse la sous-clav 197, 9). 11 remonte alors dans l'angle euvviligue que forment la lrachée et l'æsophage
le constrieteur inférieur comme celui du côté droit el suit le mème jet. 11 est à remarquer que de ces deux nerfs, l'un, celui du côté droit est ppliqué sur la face latérale de l'œsophage, tandis que celui du côté gauche répond au bord antéro-latéral de ee conduit. Les branches que donnent les nerf récurrents sont : «) des rameaux trachéens et æsophagiens multiples 4 7, 8); 6) des filets au muscle constricteur eur du pharynx ; anastemotique avec le ramean de Galien , ven du laryngé supérieur ; eaux à fous les muscles intrinsè larynx , sauf le erieo-thy = oïdien passe d'ordinaire
gage
eju
di) des
voïdien; celui qui est destiné an muscle aryau-dessous du tendon du inuscle crico-arythénoïdien postérieur (Fig. 196, 10). Les nerfs récurrents, surtout uche, rarement celui du côté droit, fournissent encote des rumeawr cardiaques, qui vont se joindre aux amenx cardiaques nés directement du pneumo-gastrique et du sympathique ; pour former le plexns ique et aboutir au ganglion de Wrisherg.
celui du côté ge
D HRANGUES ThonseIq
1° Ftomeurx cardiaques, — IL en est qui naissent de la portion cervicale dur peumo-gastrique, d'autres proviennent de sa portion thoracique ; leur nombre est variable. Les promiers sont assez longs et obliques de haut en bas et de dehors en dedans : ceux du côté droit croisent la sous-clavière, ceux du gauche la crosse de l'aorte (Fig. 197, 3) ; ils aboutissent au ganglion de Wris= berg ef au plexus cardiaque. Dans leur trajet, eos rameaux s'anastomosent Lou-
NERFS ENCÉPHALIQUES OÙ CRANIENS. &7
jours et s'accolent quelquefois aux nerfs cardiaques venus du sympathique. Les rameaux cardiaques, nés de la portion thoracique du pneumo-gastrique, sont au nombre de deux ou trois et vont , avec les précédents et des rameaux du mème nom venus du récurrent, se perdre dans le ganglion de Wrisberg et le plexus cardiaque. Nous décrirons ce ganglion et les branches qui en émanent avec la portion thoracique du grand sympathique. ï
% Rameauz pulmonaires. — Ces rameaux sont très-nombreux ; les uns naissent au-dessus de la bifurcation de la trachée et se portent sur la face an térieure des bronches ; d'autres, beaucoup plus nombreux, tirent leur origine du pneumo-gastrique au moment où ce nerf eroise la face postérieure des bronches, entre la face antérieure de l'œsophage et la paroi postérieure de l'oreillette gauche, et se rendent à la face postérieure des canaux bronchiques. Cette différence, dans la disposition des filets pulmonaires, les a fait diviser en rameaux pulmonaires antérieurs et rameaux pulmonaires postérieurs mais cette division est sans aucune importance.
Tous les rameaux pulmonaires antérieurs et postérieurs s'anastomosent, ceux du côté droit avec ceux du côté ganche et, de plus, avec des rameaux venus des quatre premiers ganglions dorsaux du sympathique , pour former un plexus considérable, plezus pulmonaire, divisé par les auteurs en plezus pulmonaire antérieur et plezus pulmonaire postérieur. Les rameaux de ce plexus communiquent ensemble, en entourant la racine des bronches et toute la circonférence de ces eanaux aériens. Du plexus pulmonaire partent : a) des filets destinés à la partie inférieure de la trachée; D) des filets œsophagiens ; ©) des filets péricardiques, et d) des filets bronchiques de beaucoup les plus nombreux, qui accompagnent les bronches dans l'intérieur du poumon, Lou en conservant leur disposition plexiforme. (Pour leur distribution ultérieure, +oy. Poumon.)
%e Rameaur æsophagiens. — Chez l'homme , ces rameaux sont extrèmement nombreux ; ils embrassent la surface de l'æsophage et forment le plezus asophagien, dont l'intrication des filets est des plus compliquée. D'après Kollmann (!), le pneuno-gastrique droit est un peu plus volumineux au delà de ce plexus qu'au moment où il y pénètre, ce qui tendrait à établir qu'il reçoit du pneumo-gastrique gauche plus de filets qu'il n'en abandonne au plexus asophagien.