CORPS CAVERNEUX DE LA VERGE
Les corps eaverneux (Fig. 478) ont la forme de deux cylindres terminés en pointe arrondie à leurs deux extrémités. Ils naissent par deux racines (1), longues de On,0 e de la branche inférieure du pubis, suivant une i aire ; ces s, après S'êb fées (bulbe. des corps carerueme), sen aus la symphyse, s'adossent 1
autre sur la ligne 1 erceptant une goutlière inférieure, qui reçoit a avant par une extrémité arrondie coiffée par
unissent
me à
des corps caverneux est constituée par une mm e, brillante, qui par nu médiane (fig
abrane fibreuss caverneux forme une +71) verticale, double en arière, simple en avant. Leu ent aux tissus caverneux où érecti son médiane est per ; Surtout en avant, d'orifices qui font communiquer les cavités des deux corps caverneux.
Me URÈTHRE DE L'HOMME,
L'uréthre est un canal qui va de la vessie au méat urinaire, Dans toute la tie pos à l'embouchure des canaux éjnculateurs (canal urinaire
ment dit), i livre passage à l'urine, dans la partie antérieure (conduit turo-génital), à Vurine el au sperme. La première partie représente seule l'urèthre de la femme.
CONFORMATION EXTÉRIEURE. — Direction ( point de vue de sa direct rieure, mobile, séparées dans l'état de faccidité de vert en bas, angle prépubien. Le La partie fire $ l'angle prépubien. Elle décrit nne courbe à cout dont le milieu est à Ow,02 du sommet de l'arcade pubieunc. Gelte courbure, assez uniforme en avant, présente en arrière une inflexion brusque. L'angle prépubien est situé à 0,03 en avant du sommet de l'arcade du pubis dans la direction d'une ligne qui passerait par l'oriliec vésical et ce sommet. % La partie mobile change de direction, suivant l'état de la verge; tombante,
ïg. 273). L'urêthre se divise au € el une partie anté verge par un angle ouend du col de la vessie à ité antérieure et supérieure,
URGANES GÉNITAUX. 803
l'état de repes, elle se redresse dans l'érection ; alors l'angle prépubien disparail et l'urèthre a dans sa totalité une concavité supérieure.
D'après ses rapports et sa forme extérieure on a divisé l'urèthre en trois régions, qui sont, d'arrière en avant, là région prostatique, la région membraneuse et la région spongieuse.
La longueur totale de l'urèthre, mesuré en place, peut varier de 0» Ow,19, ainsi répartis pour les diverses régions : région prostatique, 0,03, région membraneuse, 0,015, le reste appartient à la région spongieuse, seule sujette à varier suivant l'état de la verge.
A. RÉGION PROSTATIQUE. — Celle région est euveloppée pur un organe purtieulier, la prostate,
Fig 273, — Coupe antero-postérieure el médiane du bassin chez l'homme, d'aprés Legendre (*}.
Prostate (Fig 3.
La prostate (rzooviene, rgè , devant ; sea, je pose) est un corps glanduläre
qui entoure la partie prostatique de l'urèthre, Elle a la forme d'une châtaigne ou d'un cône aplati à base supérieure et souvent d'aspect bilohë, Son poi
04 SPLANCHNOLOGIE.
d'environ 10 grammes. Ses limites se confondent en partie en avant, en haut et en arrière avec les tissus ambiants, ce qui rend son isolement difficile. L'uréthre Ia traverse, non pas suivant son axe et dans son milieu , mais beaucoup p de facon qu'il ne reste ordinairement en avant du eanal qu'une très-p aisseur de substance prostatique ; souvent glande forme en avant une sin me goutière qui recoit dont le bords se rap)
mème üthre et
les lobes la téraue de la prostate; on ap pelle lobe médian une saillie médiane qui soulève de l'urèthre (luette vésicale) et qui existe ï ont dépassé soixante ans. Le volume de la prostate augmente du reste avec l’âge. Chez l'adulte les rayons de la pros
de (mesures prises à partir du centre de l'urèthre) sont les suivants : rayon lransverse, On,015 ; rayon inférieur, 0,017 ; rayon oblique , 0,022.
Ja muqueuse de la paroi postérict vingt fois
ar cent chez les sujets q
Rapports. — En physe par les plexus de Santorini (Fig. 273, U); en a tum. Elle est enveloppe capsule prostatique, et rattachée au pubis par es li à l'ischion et à la branche inférieure du pubis, pa tatiques (Fig. ? : capsule se perd évrose reclo-vésieale et le ligannent ti La substance de la prostate est gris roi est trè me et
vant elle est séparée de la face postérieure de la elle ré
mnd au rec
1e pbo-protatiques:
ents ischio-pros= po=
ans l'aponévrose pelvienn re de l'ur re où roi
son issu
lense.
Structure, — Elle se compose d'une trentaine de ylaides en grappe éparses dans stroma de fibres disses à
ile la masse de l' Ses glandes s'ouvrent loutes dans la partie prostatique de l'urôthre sur les côtés du verumontantun à prostate sécrète un liquide visqueux, filant, analogue à celui des vési minales. On trouve souvent dans les vésicules slandulaires où dans les conduits exeréteurs des concrétions jaunes ou rouges , à couches eoncentriques , d'une grosseur de Om, et plus, et ayant pour base une substance protéiqu
Vaisseaer el ner
ules
nt des vésicales el 4 des: le r capillaire de la prosta lui de la muqueuse uréthrale. Les reines sont dans les plexus tourent l'organe et dans le plexus sous-muqueux de l'urèthre. Les Hymphatiques se rendent aux ganglions pelviens. Les nerfs viennent
du plexus hypogastrique.
B. Ré tie da sente un cor térieure elle répond à l'areade du pubis, dont elle est distante elle esten rapport inférieurement avec le bulbe et le dans le reste de son étendue, séparée du rectum par base inférieure , triangle recto-uréthrat.
C. Partie spoN&tEtsE, — Beaucoup pl enveloppe comme dans une die l'urèthre, qui la traverse; non pus tout
BRANEUSE DE L'UT ll née en grande par nt de Carcassonne, qu'elle traverse obliquement., Elle repré:
eunviligne à eoncavité antéro-supéricure , dont la partie posà aus de la saillie du bulbe est plus courte que l'antérieure. En avant, de Ow,01 ; en arrière, el
glandes de Cooper
e de tissu
eux tout ait dans son axe,
ORGANES GÉNITAUX. 805 ente deux renfements, l' ur, gland, séparés par une portion moyenne , ment dit (6).
19 Le bulbe (Fig. 274, 4) est un renf est dirig se perd insensiblemes
de sa face dorsale, (Fig. 973, F), l'autre iane de l'uri
ieur, brille
a post
corps «por:
ovoïde, dont In grosse extrémité se, et qui
en deux
en bas et en
d-dessous de 1 partie mem
Len avant dans le corps spon marqué (Fi
lindre en peu rétréci à sa partie moyenne, rieure des corps eaverneux.
2 Le corps spongien.
us la gouttière in
de la partie supérieure du corps spongieux.
cave (Fig. 274, 4) coiffe ' erneux ; les hor de cette base, dont le p face dorsale et la racine de la stitent la corome die gland, À son extrémité se trouve le méat
re on buse con-
verge, eo
de lurèthre sont a 272, 1). Ge sont deux petits
Glaudes de Cooper. — À la partie spongieuse deux glandes, glandes de Cooper ou de Mery (Fi pois, situés de chaque eûté
sonne, entre le bulbe et la pa les en grappe, dont les deux conduits excréteurs, j tant quelquefois d' ilé centrale, viennent s'ouvrir, de 0,03 e le bulbe sur la paroï inférieure de l'urèthre, soit à eôté, soit en avant l'un de l'autre. Leur sécrétion est un liquide encore peu connu (mueus ?).
nexées
corps, de la grosseur d
l'épaisseur du ligament de Ca
nense, Ce sont des
CONFORMATION INTÉRIEURE D} l'urèthre sont comp passage de l'urine ou d l'uréthre a, sur des coupes Le suivant lan partie spo ux de Ja mi
L'unÈrRE, — À l'état ordinaire les parois de ; el le canal n'existe qu'au moment du ‘autres corps écartant ses parois. Dans le premni asversales, l'aspect d'une fente variable de forme, ansversale dans la use des plis longs ostatique. la forme d'un mais il toute sa longueur. Immédiatement derrière le méat se trouve une dilatation ovoide, fosse nariculaire ; puis , dans tout le reste de la parfie spongiense, on a un diamètre uniforme de 0,008 enviror au niveau du bulbe existe une dilatation (| M), tenant en grande par lie à une dépression de la partie inférieure ou eul-de-suc due bulbe et à Les individus ; dans la partie membraneuse, la plus descend puis dau gion prostatique il augmente peu à et atteint en moyenne Ow,011, Dans l'érection complète la partie spongi we, non pas par un simple écartement mécanique me même de l'érection , comme le prouvent les injections artificielles bien réussies.
giou que l'on consit
igieuse, étoilée dans la
qu
ir.
sperme, mais par le méca
&) On peut apprécier ce calibre en injectant une sul une pression modérée ; on mesure ensuite l'épaisseur du moule ainei obtenu. épai varie suivant le degré de dilatabiité des diverses régions
e soldifiable dans l'urêthro sous qui
vis. Aréthre ouvert par sa parc supérieure. ment de la saillie antérieure du {rigone.
SPLANGNNOLOGIE.
La muqueuse de l'urèthre, très-mince, transparente, est rouge vif à la partie antérieure du canal, pâle plus profondénent, Elle présente dans les régions spongiense et membraneuse des plis longitudimaux, qui s'effacent par la distension, Elle offre cà et là, surtout à la paroi supérieure du canal, des replis valvulaires; le plus important, value de Guérin, est situé sur la paroi supérieure, à Ow,015 à peu du méat ; son bord libre regarde en avant et intereeple un eul-de-sae profond 1le 0,004 à On,006; elle manque onze fois ante-dis eus (Jarjavay). La paroi supérieure de la région spongieuse est parsemèe d'orifices, lacunes de Morgagni qui mènent dans de petits culs-de-sae ayant quelquefois jusqu'à 0,04 ; les plus larges sont sur a ligne médiane et peuvent ad.
mettre ln tôle d'une épingle. Elles ne sé crétent aueun liquide, On trouve encore
ur cette muqueuse les orifices des glantles prostatiques, des glandes de Cooper et des landes de Littre, ces derniers à peu près
bles à lil nu.
la région prostatique, la muqueuse a une configuration spéciale (Fig. 274).
Sur la paroi postérieure de l'urèthre s'éve une saillie de 0v,0025 de hauteur, de Un,00% de largeur à sa base, le rerwmonlan on crête réthrale (8); son extré milé antérieure s'étend en avant dans la partie membraneuse : son extrémité posieure se continue souvent par deux replis, freins (9), qui se perdent vers l'ori= fice vésical. À son sommet, le verumon= tanum offre un eul-de-sac, ouvert en avant, profond de 0,01 environ , utricule prostatique où utérus mâle (10), de chaque eâté duquel s'ouvrent les conduits éjaculateurs (1); tout autour se voient les ices des canaux prostatiques (19). En re du verumontanum se rencontre souvent une dépression due au dévéloppe-
Dan
ai
Srverune pe L'onêrunr, — Les parois de l'urèthre se composent de trois couches, qui sont en allant de dedans en dehors : une muqueuse , une couche sons-muqueuse el une tunique musculaire, à laquelle s'ajoutent pour la région antérieure le corps spongieux de l'urëthre, pour la région membraneuse les museles profonds du péri née, el pour la région prostatique la prostate.
49 La muqueuse est lisse, sauf dans ln partie antérieure de l'urôthre (0,04 0,05), où elle est pourvue de papilles. Elle est tap épithéliun cylin= drique stratifié, qui, dans la partie recouverte de papilles, est remplacé par un épithélium pasimenteux, Dans l'atricule prostatique, l'épithélium est vibratile.
2e La couche sous-muqueuse est lache, excepté dans la région prostatique. Dans cette couche sont disséminées de petites glandes en grappe, glandes de Littre, qui, d'apri Henle, n'existeraient que dans la région spongituse. Dans celte conche sous-muqueuse se trouve, aux régions spongieuse et membraneuse, un véritable tissu caverneux.
3e Tunique musculaire, — Elle est constituée par des fibres lisses, très-épaisses surtout dans la région membraneuse et dont la couche interne la plus mince est longitudinale, l'externe cireulaire (sphincter wréthral inrolontaire). Dans les régions prostatique et membraneuse existe en dehors de cette tunique une couche épaisse de fibres striées circulaires {*), qui remontent jusqu'à l'orifice vésical et constituent un able sphineter wréthrat volontaire, Ces fibres manquent dans la région spongieuse ; où immédiatement en dehors des fibres cireulaîres lisses se trouve le tissu érectile prapre du corps spongieux de l'urêthre.
Le verumontanum est formé par une saillie centrale de tissu élastique ct museulaire lisse, lapissée par la muqueuse, au-dessous de laquelle existe une couche de tissu caverneux, Cette saillie aurait pour fonctions, pendant l'érection, d'obturer le canal de l'uréthre en arrière de l'embouchure des conduits éjaculateurs.
4 Le corps spongieux de l'uréthre a la structure des corps eaverneux; seulement ses mailles sont plus fines. Il est divisé en deux par une cloison médiane plus ou moins complète et surlout visible au niveau du bulbe; en avant cette cloison envoie en bas un prolongement fibreux, qui se continue avec le frein du prépuce. Dans le and, elle se divise de façon à envelopper le méat dans une sorte d'anneau où mieux de boutonniêre fibreuse éla
UT. ENVELOPPES DU Pi
Le pénis a deux enveloppes : une fibreuse , fascia penis, une cutanée, fourreau de la verge.
4° Fascia penis. — C'est une lamelle fibreuse, soudé membraneuse du gland, se perdant en arrière dans l'aponévrose superficielle et le fascia superficialis du périnée, En arrière elle est renforcée par des expansions des ischio- et bulbo-ca ce fascia se rattachent les ligaments suspenseurs de la verge, au nombre de deux : un superficiel, un profond. 1° Le ligament superficiel, très-élas qe, jaunâtre, nait de la ligne blanche au-dessus du puhis et se divi en deux branches, qui se réunissent sous le pénis et le soutiennent comme une fronde ; ® le Ligament profond, fibreux, naît de la face antérieure de la symphyse et du pilier interne de l'anneau inguinal , et va en s'élargissant s'insérer au fascia du pénis par sa base percée d'un, orifice pour la, veine dorsale de verge.
en avant à l'enveloppe
erneux.
en bas
res décrites sous
C9) Elles 59 confondent dans la partie membraneuse avec les fibres mus Je nom de muscle orhieulaire de l'uréthre
808 SPLANCINOLOGIF.
2e Enveloppe cutanée. — Va pea fonde d'une couche mince de fibres lisses , co elle contient des glandes sébacé rudimentaires.
la verge est doublée à sa face pronuation de celles du dartos ; et n'a pas de poils, ou seulement des poils
Arrivée à la couronne du gl
and, cette peau forn repli, le prépuce, qui coiffe le gland plu lement ; ce repli, de longueur très-variable suivant les sujets, présente un orifice dont la largeur doit, pour être normale, permettre complétement la sortie du gland pendant l'érection. La lame externe du prépuce , très-extensihle, a les caractères que la peau de la verge: la lame interne , au contraire, lrès-peu extensible, minee, rosée, se rapproche des muqueuses ; elle est rattachée à la partie inférieure et médiane du gland par un repli, situé au-dessous du méat , frein du prépuce. Le derme de cette lame interne offre des papilles allongées , vasculaires eL est recouvert d'un épithélium parimenteux stratifié.
Cette lame interne , en se réfléchissant à la surface du gland, constitue en arrière de sa couronne une rainure cireulaire, où s'accumule le smegma préputial (mélange de à
où moins compl
C'est dans cette rainure que se trouvent des glandes en grappe, en nombre trèsvariable, glandes de Tyson , existant aussi en moins grand nombre sur la lame interne du prépuee et la peau du gland. Ce sont des glandes sébacées , mais sans follienles pileux. L'existence de ces #1 ar quelques anatomistes,
La peau du gland est trés-mince, trés-adhérente ; le derme cutané est très-riche en fibres élastiques et porte des papilles nombreuses disposées en séries longitudinales convergeant vers le méat. Ces papilles contiennent des eorpuseules particuliers, distincts des corpuseules du tact et décrits par Krause comme les terminaisons spéiales des nerfs du sens génital (corpuseules génitaux terminaur,. Ce derme est recouvert d'un épithélium pavimenteux strati
TISSE ÉREGTILE OÙ EAVERNEUX , SA STRGTUR pas un tissu spécial ayant ses éléments caractéristiques. Dans ce tissu, le réseau capillaire intermédiaire aux artères et aux veines est remplacé par un système de Ia= eunes ou cavités communiquant toutes entre elles et pouvant subir des alternatives considérables de dilatation et de resserrement, e se trouver presque exsangues ou gorgées de sang. Les trabécules ou cloisons qui circonserivent ces envités, pour se prêler à ces alternatives, duivent être tri ques ; aussi y trouve en ahondance des fibres musculaires lisses. Dans les organes érectiles, les mailles diminuent de grandeur du centre à la périphérie ; les cloisons qui circonscrivent ces mailles sont tapissées par un épithélium pavimenteux , qui manque souvent, surtout dans les cavités centrales, Ce tissu caverneux a deux états : un état de réplétion où
eetion, etun état de vacuité. Tantôt, comme dans le tissu érectile proprement dit, l'état de vacuité est la règle et l'état de réplétion m'est que temporaire; c'est ce qu'on voit par exemple dans les corps caverneux et le corps spongieux de l'urêthre, où cette réplétion a pour bnt de donner à la verge la rigidité nécessaire pour le eoit. Tantôt, au contraire , l'état de réplétion est la règle et l'état de vacuité l'exception c'est ainsi, par exemple, que l'urèthre, dans ses parties membraneuse et spongieuse, les conduits éjaculateurs dans leur trajet à travers Ja prostate sont entourés d'une couche de tissu caverneux gorgé de sang à l'état normal et qui accole leurs parois ; puis au moment où des liquides (ufine , sperme) traversent ces canaux, le sang de ce tissu caverneux s'échappe pour permettre la dilatation du canal; c'est 1 le fissu compressible de Henle, dont la structure est la même que celle du tissu érectile. mais dont Ia fonction est inverse.
— Le tissu caverneux ne constitue
La continuité des dernières ramifications artérielles avec Les cavités du tissu cav neux peut se faire de plusieurs façons : 4e les artérioles s'ouvrent directement dans les mailles périphériques les plus petites ; c'est là le mode le plus commun ; 2e elles s'abouchent en s'élargissant en forme d'entonnoirs dans les grandes cavités centrales ;
le troisième mode est très-controversé ; ce sont les artères dites hélicines (Fig. 275 et 276): d'un pédicule commun se détache un bouquet de vaisseaux qui se tordent en spirale avant de s'ouvrir dans les mailles centrales ; on est encore. incertain sur la question de savoir si ces artères hélicines ne sont pas un produit de l'art. Ce qui distingue du reste les artères qui se rendent au tissu enverneux, c'est l'épaisseur considérablé de la tunique mogenne de fibres lisses circulaires,
Fig. #75. Fig. #56.
Bouquet arlériet de la racine du corps Un des rameaux de la fgure précédente. earerneux, d'après Rouge (9). gras, d'après Rougel.
Des mailles centrales partent des veinules qui traversent les couches périphériques du tissu caverneux, de façon qu'elles doivent se trouver comprimées lorsque ces males périphériques se dilatent dans l'érection,
Taisseaux de l'appareil évectile de l'homme (Fig. 277 ct 278). — Les corps caverne de la verge reçoivent leurs artères de l'artère caverneuse; celle-ci, après avoir fourni un rameau récurrent qui se porte dans la racine du corps caverneux , va d'arrière en avant le long de la cloison dans l'intérieur des corps eaverneux et ; à son extrémité antérieure, s'anastomose en arcade avec celle du côté opposé ; les deux artères communiquent, en outre, par des branches transversales perforant la cloison. Les eines du corps caverneux vont se jeter, les unes dans la veine dorsale de la verge; ce sont les veines coronaires ou cérconfleres de Kohlrausch , qui proviennent de la partie inférieure des corps eaverneux et contournent leurs parties latérales (Fig. 277, 6, et 978, 11), et les veines émissaires, qui proviennent de leur face dorsale; les autres , reines caverneuses , vont à la veine honteuse interne , qui reçoit encore une partie des veines des racines des corps caverneux (Fig. 277, 40).
Les artères du corps spongieux de l'urêthre, plus volumineuses, proviennent aussi de la honteuse interne. Ce sont: 4° pour le gland, les artères dorsales de la verge, qui fournit aussi des branches à la peau et quelques filets très-grêles à l'albuginée des corps eaverneux ; 2 pour le corps spongieux , les artères bulho-uréthrales et des rameaux des artères dorsales, qui suivent les veines coronaires; 3e pour le bulbe, les artères bulbeuses et bulbo-uréthrales. Le tissu érectile de l'urèthre est beaucoup plus riche en artères que les corps eaverneux. Les veines du gland et du corps spongieux vont se jeter dans un plecus veineux qui occupe la eoncavité du gland et l'angle de réunion des deux corps caverneux et du corps spongieux de l’urèthre (Fig. 278, 6). De ces plexus partent des branches qui vont se jeter dans la veine dorsale de la verge
810 SPLANCHNOLOGIE.,
située sur la ligne médiane entre les deux artères. Cette veine dorsale reçoit, en outre, les veines sous-eutanées dn pénis (au nombre de une à trois). Les veines bulbo-uréthrales se rendent aux plexus de Santorini ; les veines bulbeuses dans les veines honteuses internes et obluratrices (Fig. 277, 10, 19). Ges veines s'anastomosent avec les veines sous-cutanées abdominales, les plexus pampiniformes , les veines scrotales et honteuses externes (Fig, 27 et 277).
Fig. 977. — Veines de la rerge; vue latérale (9.
Le corps spongieux de l'urélhre et les corps eaverneux communiquent par l'inter= médiaire du plexus veineux interposé entre le gland et le corps spongieux d’une part et les corps caverneux de l'autre (Fig. 278, 6, 7, 8, 9); ces communications ne sont pas cependant assez larges pour empêcher dans certains cas la réplétion isolée des deux systèmes.
Mécanisme de l'érection. — Ce mécanisme a été expliqué très-diversement. La dilatation des cavités du tissu érectile ne peut se concevoir que de trois façons : 4° ou bien l'afflux sanguin augmente par l'élargissement des voies artérielles afférentes;
5) Veines du babe,
des corps cavereus.
veine chtratice
ORGANES GÉNITAUX.. sn
2 ou bien le retour du sang est empêché par rétrécissement ou obluration des veines ergentes ; 3 ou bien , et c'est le plus probable, Les deux modes se trouvent réunis. La dilatation des artères el des mailles se fait par paralysie des fibres lisses qui entrent en si grande quantité dans leurs parois (Kælliker), paralysie analogue , par exemple, à celle qu'on observe dans les artérioles des joues sous l'influence d'une émotion et qui amène une rougeur subite, Le rétrécissement des voi veineuses de retour est plus difficile à expliquer anatomiquement, 1 paait dû en grande partie à une cause purement mécanique , savoir à une, compression exercée à l'intérieur de ces veines, Ces veines ayant en général à traverser les mailles périphériques du tissu érectile pour se rendre dans les plexus (voy. p. 809), sont comprimées dès le début de l'érection par la dilatation de ces mailles périphériques, qui se gorgent de sang (Langer); en outre on a fait intervenir pour certaines veines des dispositions anatomiques douteuses : compression de la veine dorsale par une languette du bulbocaverneux (Kobelt), compression de la veine profonde du pénis entre l'areade pubienne et le transverse profond (Henle). Enfin, les plexus ico-prostatiques sont entremêlés de fibreslisses etstriées, dont a con” traction intervient peut-être aussi pour rétrécir le calibre des veines émergentes.
Les lymphatiques de l'urèthre sont rès-multipliés et forment dans la muqueuse un réseau très-riche , qui communique en arrière avec em ceux de la muqueuse vésicale, en es avant avec ceux du gland. Ces der | verge rue par se partie inférieure, d'après Kobe (*). miers, très-multipliés aussi, donnent naissance à des troncs, qui marchent sur le dos de la verge avec la veine dorsale, reçoivent les rameaux provenant des réseaux eutanés de la verge et se rendent, quel ques-uns aux ganglions pelviens, la plupart aux su
(0) Le corps spongieux de L'arbre eut détaché de corps esverneux et réliné ane Le ci
SPLANENNOLOGIE.
fs du pénis viennent du honteux interne et du grand sympall caverneux). Leur terminaison dans le tissu érectile est à peu près inconnue, P mentionné plus haut les corpusenles génitaux de Kranse, Lusehka a trouvé dans Le tissu sous-muqueux de l'uréthre des filets nervenx pourvus de eellules gi maires.