DES DIVERSES PIÈCES DU THORAX
ernum, les cartilages costaux, les côtes et les vertèbres sont reliés entre eux par des articulations nombreuses, articulations costo-vertébrales, chondrocostales, chondro-sternales.
10 Articulations conto-vertébralen.
Préparation. — Pour voir le ligament interosseux costo-vertébral, sa continuité avec le ntervertébral el les deux synoviales distinctes, enlever par un trail de scie transversal térieure saillante de Ia tête de la côte. Pour voir le ligament cer-
se Lransverso, faire une
vico-transversare inférieur, oups horizontale du col de la côte et de l'apophyse transver
Les côtes s'articulent avee les vertèbres par leur tête, articulation ensto= vertébrale proprement dite, et par leur tubérosité, artieu saire ; enfin des ligunents rattachent le col de la côte aux apophyses transverses. ligaments cervico-transversaires.
ion costo-trans
er-
A ARTIGULATIONS GOSTO-VERTÉBIAI
Cie. 39).
Ce sont dés mrthrodies. La tête de là côte présente un angle saillant mousse el deux demi-facettes reçues dans une cavité de réception formée par les demifacettes des corps des vertèbres et le disque intervertébral. Un ligament inter articulaire (5), allant de la erète de la tète de la côte au disque intervertébral, sépare l'articulation en deux ; une supérieure, une inférieure, ayant chacune une synoviale.
Les premières, onzièmes et douzièmes côes, s'articulant avec une seule verlübre, n'ont pas de ligament interosseux, el il n'y a pour leur'articulation qu'une seule synoviale.
L'artieulation est renforcée en avant par un ligament assez fort, costo-vertébral antérieur où rayonné, allant en éventail de la tête de la côte à la partie voisine du corps des vertèbres (4), el qu'on peut eu lrois ceaux, dont le supérieur et linférieur sont surtout très-distincts.
ligament
B. ANTICULATION GOSTO-TRANSVERSAIRE (Fi
Ce sont des énarthrôses rudimentaires. Les apophyses transverses des dix premières vertèbres dorsales présentent des facettes concaves, les tubérosités des côtes des facettes convexes regardant en bus et en arrière. Une synoviale che réunit les deux surfaces osseuses. On trouve- pour cette articulation un ligament très-fort, ligament costo-transversaire (À, 6), épais, court, allant obliquement en haut et en dehors du sommet de l'apophyse transverse à la parie externe de la tubérosité de la côte. Les onzièmes et douzièmes côtes n'ont as d'articulation costo-transversaire.
LIGAMENTS GENRVIGO-TRA?
ERSAIRES.
Ils se divisent en deux groupés : À un groupe supérieur, qui rattache le col de la côte à l'apophyse transverse de la vertèbre supérieure (ligaments cervicotransrersaires supérieurs); 2 un groupe inférieur, qui le rattache à celle de la vertèbre inférieure (ligaments cervico-transversaires inférieurs).
a) Ligaments cervico-transversaires supérieurs! deux : 4e l'un externe, oblique en haut et en dehors, va du bord supérieur du col de la côte à l'apophyse transverse de la vertèbre supérieure ; il est habituel lement composé de deux faisceaux , dont le plus faible est en dehors et croise la, direction de l'autre ; il forme le bord externe d'une ouverture arrondie, par passe le nerf intercostal (Fig. 33, À, 7); ® l'autre interne est situé en arrière du précédent, dont il est séparé par la branche dorsale du nerf intercostal ; il est oblique en sens inverse et va du col de la côte à l'apophyse transverse de la vertèbre supérieure el aux rugosités deson apophyse articulaire inférieure (Fig. 33, À, 8).
b) Ligament cervico-transver menteuse remplissant avec du tissu g
— Ils sont au nombre de
rieur? — I forme une masse ligasseux l'espace existant entré la face
‘ Ligament transverso-costal supérieur de Cruveilhier, costo-lransversaire inférieur de Bichat. * Ligament interosseux transverso-costal de Cruveilhier, costo-transversaire moyen de Bichat.
154 snrinoLoGE. postérieure du col de la côte et l'apophyse transverse de la vertèbre inférieure (Fig. 33, B, 3).
Comme annexes on trouve des ligaments allant du sommet d'une apophyse transverse à l'autre (Fig. 33, À, 9). Entin, de la douzième côte part un ligament lombo-costal, allant se confondre avec le ligament iléo-lombaire.
2 Articulations chondro-costales (Fig. M.
Fig. 3.
Arlieulations chondro-slernales et chondro-costales (.
L'extrémité externe du cartilage est convexe et reçue dans la facette concave
+ de l'extrémité antérieure de la côte correspondante; les deux surfaces s'en-
grènent par de petites rugosités microscopiques, ct le périoste passe sans interruption de la côte sur le cartilage et complète l'union. ;
3° Articulations des cartilagen contaux entre eux (Fe. 3).
Elles existent pour les eartilages qui n'arrivent pas jusqu'au sternum, sauf les deux derniers, ainsi qu'entre les cinquième et sixième, ct sixième et sep
interclviculaire, — 2) Ligament sterno-lavic 3) Ménisque interarticlaire, — 4) Li 6) Lipament des catlages cemaux. — 7) Liga me carpe coma de deux premières pièces dr
6 0 fament con-chatieuaire, — 5) Ligament rayonné antérieur.
ième ; le périchondre, passant d'un cartilage sur l'autre, fait l'office de ligament ; elles présentent quelquefois des synoviales distinctes. On a décrit sous le nom de ligaments intercostaux des faisceaux à peu près verticaux, existant surtout du troisième au septième espace, et remplissant l'intervalle qui trouve entre le musele intercostal externe et le sternumn.
49 Articulations chondro-sternales (Fig. 3).
La soudure du premier cartilage au sternum est complète. Pour le deuxième et pour le septième , qui correspondent aux disques unissants des trois pièces du sternum, l'articulation est double, et il ÿ a une sorte de ligament interosseux allant du disque au cartilage et analogue au ligament interosseux costovertébral. Pour les autres cartilages, on trouve une seule cavité articulaire, mais pas de synoviale distincle. En avant et en arrière, il y a des faisceaux fbreux entrecroisés qui se jettent sur les deux faces du sternum (ligaments rayonnés antérieurs et postérieurs).
Des sixième et seyitième cartilages costaux partent des faisceaux entrecroisé qui se rendent à l'appendice xiphoïde , ligament costo-riphoïdien (7).
rticulat
Nerfs. — Les nerfs de ces des nerfs intercostaux.
ïs viennent des branches cutanées thoraciques
° IV. rHonax EX GÉNÉRAL (Fig. 16 ët 47).
Le thorax a la forme d'une cage conique un. peu comprimée d'avant en rière; sur une coupe transversale, il est réniforme à cause de la saillie des corps des vertèbres. Cette enge est constituée par quatre parois : une antérieure , une postérieure, deux latérales.
4 La paroi antérieure est formée par le sternum , les cartilages costaux et l'extrémité antérieure des côtes; elle a une longueur mesurée par celle du Sternum (0=,20) sur la ligne médiane et présenté en bas une L angle épigastrique, dont le sommet tronqué correspond à l'appe et les bords au septième cartilage costal, et aux cartilages des fausses côtes sur les hommes bien conformés; il est de 60 à 70. Cetle paroi ant presque plane et a une inclinaison de 70 environ par rapport à l'horizon. .
2 La paroi postérieure est formée par les vertèbres dorsales et les côtes jusqu’à l'angle des côtes ; elle a une hauteur d'à peu près 0,95 et représente la partie la plus fixe de la cage thoracique.
3e Les parois latérales convexes sont formées par les côtes depuis l'angle des côtes jusque près de leur extrémité antérieure.
La cage thoracique est très-incomplète, et présente une ouverture supérieure, une ouverture inférieure et les espaces intercostaux.
4e Ouverture supérieure. — Elle est constituée par la première vertèbre dorsale, la première côte et le bord supérieur du sternum. "Sa forme est in riable dans les divers mouvements du thorax. Elle est comprise dans un plan oblique, de façon que son extrémité antérieure est dans l'expiration à 0,095, dans l'inspiration à 0,023 au-dessous de son extrémité postérieure.
156 ARTHROLOGLE.
ituée par la douxième vertèbre e, la douxième côte, les cartilages des fausses eôtes et de la septième côte-et l'apjendice xiphoïde ; elle est comprise dans deux plans, qui se coupent it -un angle obtus ouvert en haut , un plan postérieur passant par los etoblique en bas et en avant, et un plan antérieur oblique âvant, passant par l'extrémité antérieure desdeux dernières côtes s cartilages dés fausses côtes et l'appendice xiphoïde.
3e Espaces intercostawr. "ls sont ju nombre de ouze de chaque côté
Jeur longueur correspond à Ja longueur des ares costaux qui les intéreopteht ;
qu'à l'articulation
puiéfir ensuite én diminuant ; la largeur de tous les espaces diminue de haut en bas, sguf pour les deux derniers.
Diensions. — Pa Him en arrière On 0
le diamètre vertical où a en avant 0,145, hauteur du ster- , hauteur de la colonne dorsale, Les dimensions transversales , puis restent stationnaires à la eu vièmeet à la dixième, pour diminuer ensuite. Voici les chiffres de ces diamètres noie ours paires de côtes, ênllant de La première à la dourième :
Gôtès, . 7... .. fre 2e Je 4e Be Ge 7e. Se Je 10e dde 19
Dinmétre transversal} 4j 465 905 99 93 94 245 955 955 2 2 2 (encentimètres) | Fe n :
Les diamètres horizontaux antéro-postérieurs varient suivant l'inclinason du stêrnum ; ils sont sur la ligne médiane quand on les prend dans l'intérieur du thorax :
Au niveau de la fourchette sternale. + - + + + A la hauteur de l'extrémité sternalé de lu deuxième côte. | À la hauteur de l'extrémité sternalé de la tro A la auteur de l'extrémité sternale de la quatrième côte Au niveau du sommet de l'appendice xiphoïde Sur les côtés on a les diamètres horizontaux suivants, entre l'extrémité sternale des côtes et les points de niveau correspondants de la paroi postérieuré
de la dixième côte + +
Mes de l'œuréaié retbrale de apece ir intercostal entre Ia
dixième et la ongitme cûle . . . + : RE Extrémité vertébrale de la onzième ele. . + + + + + + Apophyse transverse de la première vertdbre lombaire: : Cinq centimètres en dehors du eorps de la deuxième lombaire Sept centim. et demi en dehors du corps de la troisième lombaire. Huit cent
Tdem.
5). Tous ces chiffres sont empruntés à l'anatomie Lopographique de Luschka (Die Anatomie lex Menschen, Tébingen 1862-1863, 1er volume)
ARTIGULATIONS DU THORAX. 157
Mécanisme du thorar.
Les côtes et les cartilages costaux forment avec le rachis et le sternum, une sorte de charpente maintenue par l'élasticité même de ses parties composantes dans une äne position , qu'on jeut appeler position d'équilibre, et qui correspond à l'état “de l'expiration ordinaire non forcée. La cage thoracique peut étre tirée de cette position d'équilibre par des puissances musculaires, soit pour augmenter sa capacité inspisation), soit pour la diminue (expiration forcée). Dans les deux as, il se passe dans le thorax des mouvements de deux espèces : 1° des mouvements d« permis par l'élasticité des eûtes et des carfilages eostaux , mouvements mol partis dans toute l'étendue des parties élastiques du thorax; mouvements de glissement ou mieux des déplcements se faisant dans les articulaébrales ou costo-sternales et autour d'axes de rotation parfaitement
l'influenes de pui sances actives musculaires ; écartant le thorax. de sa forme naturelle, soit lorsque velles-ci ont cessé d'agir, sous l'influence de puissances purement élastiques; rai nant le thorax à sa position d'équilibre et à sa forme naturelle.
Les mouvements articulaires des côtes sont de deux gspèces : les uns ont pour résultat les variations du diamètre antéro-postérieur ; les autres celles des diamètres transverses. '
4e Augmentation du diamètre antéro-postérieur. — Cette augmentation se fait par un mouvement d'élévation de l'extrémité antérieure de la côte, écartant par conséquent celte extrémité de la colonne vertébrale, Dans ce mouvement l'axe de rotation passe par la tête de la côte et par la tubérosité, c'est-à-dire par les deux ari “eulations costo-vertébrales et est tangént au col de la côte ; cet axe est donc.dans un plan à peu près horizontal, mais dirigé obliquement en arrière et en dehôrs et d' tant plus que l'on considère une côte plus inférieure; il en résulte que les à mouvements des deux côtes symétriques du même arc costal se croisent en formant un angle obus à sommet antérieur. L'extrémité sternale des côtes étant située plus bas que l'extrémité vertébrale, il résulte de la direction même de l'axe de rotation que le bout sternal de la côte, en se soulevant, tend à s'écarter du plan médian du corps. C'est en effet ce qu'on voit si on fait mouvoir les côtes après avoir enlevé leurs connexions avec le sternum. Les extrémités antérieures des côtes tendent | |
donc à s'écarter l'une de l'autre, et d'autant plus qu'elles sont plus inférieures. Mais leur attache au sternum empêche ce mouvement d'écartement et ne laisse subsister que le soulève- | men, accompagné d’une torsion de l'arc chondro-costal, qui | se courbe comme un ressort et lutte contre celle Lenda l'écartement. Fig. W.
Le sternum se trouvant fixé à l'extrémité antérieure ‘des Mouremenls du sternum ; côtes, illes suit dans leur ascension et par conséquent s'éloigne figure schématique 1) de la’colonne vertébrale, et ce mouvement est plus protioncé à son extrémité inférieure qu'à son extrémité supérieure, à cause de 1x forte ob des côtes inférieuges (voy. Fig. 40); c'est là ce qu'on à appelé à Lort bascule di sternum.
8) Ste, La ligne
158 ARTHROLOGIE.
2 Augmentation des diamètres transwersaur. — Qu'on suppose un instant le sternum immobile comme le rachis; la côte pourra exécuter un mouvement autour d’un axe antéro-postérieur, passant en avant par l'articulation chondro-sternale, en arrière par le cpl de la côte (milieu des déux articulations costo-vertébrale et costotransversaire); dans co mouvement In convexité de la côte ou le point culminant de sa courburé se relève, et s'écarte par conséquent du plan ntédian du corps; le même mouvement se passant dans la côte syiflètrique, il y aura augmentation du diamètre transversal pour cet are costal et ainsi de suite pour tous les autres.
Supposonsémaintenant qu'au lieu de se passer isolément, les deux mouvements
qui viennent d’être analysés se fassent simultanément el qu'en même temps que le fout Sternal de la côte s'élève en repoussant le sternum en avant, la convexité de Avettg côte se porte en haut, on aura agrandissement simultané des diamètres antéropostérieurs et des diamètres transverses, et c'est en effet ce qui a lieu dans la respiration. Ë é
La diminution des diamètres du thorax se fait par un mécanisme inverse.
Les vraies eûtes et les premières fausses côtes prennent seules une part active à ceshiouvements du thorax , et parmi ces côtes toutes n'y entrent pas pour une quantité égalesAinst la ère côte n'a que le premier mouvement , celui d'élévation de sonexifémité antérieure, et ce n'est guère que vers la troisième côte que le mousement d'agrandissement {ransversal commence à se manifester. La plus grande sonine d'ampliation a lieurau niveau de l'appendice xiphoïde. La grande mobilité des deu dernières côtes libres en avant dans les parois abdominales n'a aucune importance au*point de vue des mouvements respiratoires.
Muscles moteurs, — 4° Élévation des côtes (inspirateurs). — Diaphragme, sealènes, intercostaux internes (?) el externes, sur-costaux, sous-costaux (?); accessoirement : grand pectoral , pelit pectoral, grand dorsal.
2 Abaissement des côtes (pxpirateurs). — Grand droit de l'abdomen , grand oblique , petit oblique, transverse, petit dentelé postérieur et inférieur.