LIVRE TROISIÈME
MYOLOGIE.
206 MYOLOGIE.
PREMIÈRE SECTION
Les muscles se divisent en deux grande de l'élément musculaire : les muscles striés et les muscles lisses. Les premiers sont soumis, sauf le cœur, à l'influence de la volonté; la plupart constituent, comme muscles du squelette, 1es 0n cts dela locomotion ; quelques-uns s'étalent sous la peau, qu'ils font glisse: peauciers ; d'autre enfin sont annex tures naturelles (mtéseles splanchn robent à l'influence de la volonté et appartiennent presque exclusivement à la sphère de la vie végétative. Nons ne nous oceuperons dans ee livre que du premier groupe laissant méme de eôté les muscles splanchniques , qui seront décrits avec Les organes auxquels ils sont annexés. d
Les muscles sont très-nombreux (400 environ), et, pour $
an un nom particulier. Cette nomenclatu temps et se faisait un peu au hasard; aujourd’hui, grât ture rationnelle a prévalu, et les muscles sont dénommé d'après 1 sertions pri sterno-hyoïdien); cependant Ahode n'est pas appliquée dan nom de leur fonction (ex cheux, l'
asses correspondant aux deux divisions
le jus
isseur commun des doigts) et, ee qui est plus Fiaucoup de noms anciens sans signification précise.
accessoires destinés.
contention , les bours
Un muscle se compose de deux éléments distincts : tactile, constituée par du tissu musculaire, corps où ventre du muscle dont elle forme la partie active ives, résistantes, fendons ou aponérroses d'insertion, constituées par du tissu fibreux eL rattachant le curps cl qu'il doit mouvoir. Ordinairement , dans les muscles du squelette, chaque extr
laire est rattaché run tendon quefois cependant une s'atlache directement
Ces tendons présentent des formes très-variables, dépend du muscle et de celle de la surface osseuse à ture et à leurs propriétés elles sont Lout
ents, et il est inutile de s'y arrêter.
Le corps charnu du muscle est constitué par l'assemblage primitives. Ces fibres s'accolent en restant parallél primitifs: entre elles est un les faise
nt de la forme même quelle ils s'attachent. Quant à leur it comparables à celles des 1
s fibres musculaires s et forment des faisceaux dits su connectif fin , qui sert de support aux. vai itifs se groupent ensuite en faisceaux secondaires, et ceux-ci à leur rtiaires dont la réunion constitue le muscle, Une gaine connecte, perimysiton externe, enveloppe tout l'organe et envoie entre les divers faisceaux donnent naissant
perimysitun interne.
L'union des fibres musculaires avec les tendons peut se faire de deux bien en ligne droite, et Ja fibre musculaire semble se continuer avec une fi dineuse (Fig. 60, A); où bien obliquement, c'est-ä-dire que la fibre musculaire
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s'implante sur le tendon en faisant avec lui un angle aigu (Fix. 60, B, G, D). Quel que soit le cas, il n’y a jamais continuité de la fibre museulaire et de la fibre tendineuse; mais la première se termine par une extrémité arrondie, recouverte par Le sarcolemme, qui forme là un eul-de-sac et s'enfonce dans une dépression correspo: dante du tendon. IL en est de même quand la fibre musculaire , au lieu de naître par l'intermédiaire d'un tendon, naît directement d'un os où d’un cartilage; elle se com porte alors avec le périoste ou le périchondre comme avec la fibre tendineuse.
L'union des tendons avec les os et les cartilage se fait de deux manières : ou bien le‘tendon se continue avec le périoste de l'os en confondant ses fibres avec lui , où bien il nait directement de l'os sans l'intermédiaire du périoste, et s'implante par ses fibres dans des dépressions irrégulières de la surface osseuse avec laquelle il contracte une union intime, Dans ce cas, on trouve ordinairement dans le tendon au les de cartilage (ex. : tendon d'Achille. Sur les parties fibreuses (capsules articulaires, sclérotique ete.), l'union so fait par continuation des fibres du tendon et de celles de la membrane d'insertio
Vüisseaux. — Les muscles sont très-rich par une ou plusieurs artères accompagnées ordinairement chacune par deux veines ; le réseau capillaire qui en résulte est est formé par des seaux longitudinaux interposés entre les fibres musculaires primitives, de telle facon que chaque fibre est en rapport au minimum avec deux capillaires sanguins; ces vaisseaux sont réunis par des branches transversales anastomotiques, de manière que le réseau se compose de mailles recta res Lrès-régulières, dont la longues ne dépasse jamais 0,001 et dont la largeur dépend de l'épaisseur de la fibre museuaire primitive. Aussi plus les fibres pa s d'un muscle sont fines, plus ce muscle reçoit-il de sang. Les capillaires des muscl ement fins et leur calibre descend souvent au-dessous de celui des globules sanguins. Les tendons et les organes accessoires, tels que les aponévroses, sont, à l'exception des bourses séreuses et surtout des freins des tendons, très-pauvres en vaisseaux. Les Iymphaliques n'ont pas encore &té démontrés dans les muscles