‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 58 sur 382 · LES MUSCLES EX · texte numérisé non relu

LES MUSCLES EX

ET

3e Les muscles larges font partie des parois des grandes cavités sur lesquelles ils sont étalés sous forme de membranes musculaires minces ; leurs insertions se font par des aponévroses dites aponéeroses d'insertion ; leurs fibres ont une direction entrecroisée par rapport à celle des fibres des muscles sus et sous-jacents (ex. : muscles de l'abdomen). Les muscles courts et les muscles larges peuvent du reste af des formes variables ; ils peuvent être triangulaires , carrés, rectangulaires, trapé-

les ete.

Deux formes

muscles réfléc

ières de muscles méritent une mention spéciale; ce sont les et les muscles digastriques. 1° Les muscles réfléchis, arrivés à un ertain point de leur trajet, changent brusquement de direction, et leur tendon se réfléchit soit dans une gouttière osseuse, soit dans un anneau fibreux ; comme dans une poulie, pour aller gagner son lieu d'insertion (ex. : péristaphylin externe, grand oblique de l'œil). Cette réflexion complète n'existe que pour un petit nombre de muscles; mais au voisinage des articulations beaucoup de muscles éprouvent un certain degré de réflexion qui modifie leur direction primitive ; en effet, les extrémités iculaires des os présentent en général un volume assez considérable et, de plus, des sallies osseuses (prolongements trochtéaires des os) creusées de goutli forment de véritables poulies de réflexion , et font que le muscle au lieu de s'i parallèlement à l'os mobile ; s'y insère, non pas perpendict nt, mais SOUS augle d'incidence assez fort, 2 Les muscles digastriques se composent de deux ventres musculaires séparés par un tendon ou une aponévrose intermédiaire ; ils sont souvent réfléchis (ex. : digastrique , omo-hyoïdien).

Volume, — Le volume des n des fibres qui les constituent de l'étri

uscles est en rapport avec la quantité et la longueur il varie à l'infini, et entre le riceps crural et le muscle exemple, on trouve tous les degrés intermédiaires, La constitution individuelle, le sexe, l'âge, les professions, les hubitudes exercent une influ puissante sur le volume des muscles. Ge volume étant en rapport avec la quantité de substance contractile, permet de mesurer la force d'un muscle; mais le poids nous offre un moyen plus commode et plus rigoureux d'apprécier exactement la puissance et l'énergie de contraction d'un muscle. Le poids de la masse musculaire du cor {tendons compris) peut étre évaluée approximativement à 45 kilogrammes, c'estdire à plus de la moitié du poids total du corps.

Insertions. — Les insertions d'un muscle se font tantôt par des fibres musculaires S'implantant sur le tissu fibreux du périoste, tantôt par des tendons où des aponéroses; dans le premier cas elles ne laissent aueune trace sur l'os; dans Le second , on trouve souvent des empreintes plus ou moins rugueuses et d'autant plus marquées que le muscle est plus volumineux et son tendon plus ramassé sur lui-mémo; il semble que la substance osseuse compacte s'accumule en plus grande quantité au fur et à mesure de l'effort de traction exercé par le muscle sur un point de l'os. Les formes des tendons d'insertion varient extrêmement, et ces variations sont en rapport d'une part avec la forme même de la surface osseuse d'insertion, de l'autre avec le mode d'union des fibres musculaires et des fibres tendineuses ; il peuvent être aplalis, arrondis, prismatiques, creusés en gouttière, tordus sur leur axe elc, Tantôt leur longueur est três-faible, comme dans la pl muscles courts ; tantôt au contraire elle est extrême, comme dans certains muscles longs des membres (ex. : demi tendineux). Quant aux aponévroses d'insertion, elles ne peuvent se distinguer que par leur plus ou moins d'étendue ou d'épaisseur. Beaucoup de muscles, sans avo de tendons distincts, s'insétent cependant par des fibres tendineuses ordinairement assez courtes et mélangées intimement aux fibres musculaires (ex. : intercostaux).

Un certain nombre de muscles s'insérent à la fois par une de leurs extrémités, quelquefois par Les deux , à plusieurs points d'un même os ou à plusieurs os di

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rents ; les muscles longs des membres.

tendons distincts, deux ou trois chefs (d'où les noms de biceps, triceps etc.); d'a fois c'est le tendon même du muscle qui se divise en plusieurs tendons secondaires (ex.: tendons extenseurs des phalanges), ou qui envoie des expansions fibreuses allant se perdre dans une aponévrose (ex. : biceps brachial), dans un autre tendon {ex.: lombricaux), où dans une capsule articulaire (ex. : demi-membraneux). Les muscles larges, à cause de leur étendue, s'insèrent habituellement à plusieurs os ; lorsque ces os sont, comme au thorax, régulièrement disposés, les insertion se font par des faisceaux ou des digitations régulières donnant au bord adhérent du muscle une apparence dentelée ou festonnée (ex. : grand dentelé). Lorsqu'un muscle s'insère x 08 voisins ; il arrive souvent que d'un os à l'autre est tendue une arcade fibreuse à laquelle s'attachent les fibres musculaires (ex. : arcade du soléaire); ces arcades peuvent donner passage à des vaisseaux.

Les rapports des muscles et des tendons avec les articulations ont la plus grand importance pratique , et à ce point de vue on peut les diviser en trois classes, sui sant les rapports qu'ils ont avec l'articulation; les uns, intra-articulaires, comme le tendon du biceps, sont situés dans l'intérieur de l'articulation et se trouvent en contact immédiat avec les surfaces articulaires; les autres, qu'on pourrait appeler ; sont soudés à la capsule qui entoure l'articulation et représentent itables ligaments actifs (ex. : muscles sus et sous-épineux) ; les derniers enfin, où périartieulaires, n'ont que des rapports de contiguité avec la capsule fibreuse, dont ils renforcent les points faibles. Ces muscles syn- et périarticulaires servent, non-seulement à renforcer l'articulation , mais encore à empêcher le refoulement de la synoviale et de la capsule dans les mouvements des os et leur invagination entre les surfaces articulaires; cet eflet est surtout sensible pour les articulations qui; comme celle de l'épaule , offrent une très-grande laxité

par exemple, peuvent avoir deux où trois

Les insertions musculaires et tendineuses se font tantôt presque parallélement au plan de Ja surface osseuse d'insertion, tantôt avec une certaine obliquité. Mais il faut distinguer dans le mode d'insertion des tendens sur les os deux faits d'une impor 4 la direction du tendon par rapport au plan de la surfac osseuse d'insertion ; 2 la direction du tendon par rapport à la direction du levier osseux ä mouvoir. Deux exemples feront bien comprendre cette différence : les fibres tendineuses du deltoïde sont à peu près parallëles à la surface osseuse de l'humérus sur laquelle elles s'insérent, et en même temps leur direction est paralléle à celle de l'axe de l'humérus, et nous verrons qu'il ÿ a là, au point de vue de l'effet utile du muscle, une condition désavantageuse le carré pronateur, au contraire ; présente des fibres

ndineuses parallèles à la surface du radius sur laquelle elles s'enroulent, mais pendiculaires à l'axe de cet 08; il est admirablement disposé au point de vue physiologique. Les muscles longs des membres sont en général parallèles à la direction des leviers osseux qu'ils doivent mouvoir; aussi rencontre-t-on presque toujours au voisinage des articulations des saillies qui font l'office de poulies de réfexion ; de façon que les tendons puissent s'attacher sur les os avec une certaine obliquité par rapport à la surface d'insertion. Du reste, cette inclinaison du tendon sur l'os peut varier aux divers moments de l'action d'un muscle.

Agencement des fibres d'un muscle. — Les fibres d'un musele peuvent être parale les entre elles où bien avoir une direction rayonnée ; dans ce dernier cas, où bien une des insertions est ramassé sur un point rétréci, landis que l'autre au contraire s'étale sur une grande surface osseuse (ex. : temporal); ou bien d'un point central partent des fibres irradiées dans toutes les directions (ex. : diaphragme). Lorsque les fibres sont parallèles, ce qui est le cas le plus commun , elles peuvent se continuer avec les fibres tendineuses (voy. Fig. 60, A); mais ceci n'existe guère que pour les

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