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ÉRAL. on
muscles larges et minces (muscles larges de l'abdomen , intercostaux), dont les insertions sont linéaires et se font sur une grande étendue, La plupart des autres muscles devant réunir ces deux conditions opposées : grande quantité de fibres musculaires et petite surface 4 nécessitaient des dispositions spéciales. L'agencement qui satisfait à ces deux conditions peut se résumer dans la loi suivante : la fibre musculaire, au lieu de se continuer fibre à fibre avec la fibre tendineuse, se jette sur elle obliquement, de façon qu'une seule fibre tendineuse peut donner insertion à un nombre indéterminé de fibres musculaires. Dans ce cas habituellement les deux extrémités du muscle présentent une disposition iriverse (Fig. 60, B, C, D). Ainsi si à üne extrémité l'aponévrose d'insertion est à la face superficielle, à l'autre elle sera à la face profonde (Fig. 60, B, C); si à une exb le tendon forme un cône plein (D), à l'autre il formera un cône creux ; le muscle est dit alors pen forme, parce que les fibres se rendent sur le tendon central comme les barbes d'une
Plume sur leur tige; dans l'exemple B, au contraire, le muscle est dit semi-peuniforme.
Fig. 00. — Agencement des fbres d'un muscle (9.
Cet agencement de fibres nous montre qu'on doit distinguer avec. soin la longueur d'un muscle , la longueur de son ventre charnu et la longueur des fibres musculaires. Le premier terme s'applique au muscle en totalité, le tendon compris; le deuxième au corps charnu du muscle, abstraction faite de son tendon; le troisième aux faisceaux museulaires qui constituent ce corps charnu; cette dernière notion est la plus importante , car elle nous indique seule le degré de raccourcissement dont le muscle est susceptible et par suite l'étendue possible du mouvement qu'il est destiné à effectuer. C'est là une notion qu'on ne doit jamais perdre de vue, et on se trom perait étrangement si on voulait apprécier le degré de raccourcissement d'un muscle d'après la longueur de £on corps charnu. Ainsi, dans les deux muscles B et (Fig. 60), les corps charnus ont ln même longueur ab} mais les fibres musculaires de C ont
de corp charnu mucuare,— À, €, D.
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une longueur trois fois plus grande que celles de B, et par suite son raccourcisse- L sera trois fois plus considérable ; en revanche, son énergie sera trois fois plus ble, B ayant trois fois plus de fibres charnues et pouvant soulever un poids triple. On peut comparer à ce point de vue le soléaire et le couturie Les fibres d’un seul et même muscle n'ont pas toutes nécessairement la même longneur; ecei est surtout sensible pour les muscles larges et plats; cos différence. de longueur tiennent du reste et à la position même des os auxquels elles s'insèrent aux mouvements dont ces os sont susceptibles.
Anomalies. — Los anomalies sont très-fréquentes dans le système muse sans que cependant on ait pu tncore fixer les lois qui les régissent, On ser en trois groupes : anomalies par défaut, anonx
at les simples.
ies par excès el vari
19 Anomalics par défaut, — Un muscle peut manquer complétement; eo cas se présente rarement, sauf pour quelques muscl inférieure (ex. : palmaire grêle); au lieu d'un muscle on voit plus souvent manquer un simple faisceau muscu- Maire, Dans ce eas il arrive souvent qu'un muscle voisin, par une sorte de balancement, présente un développement plus considérable d'un de ses faisceaux où même
an Fais remplacer le muscle ou le faisceau æbsent. Quelquefois un simple cordon fibreux représente l'organe qui m
% Anomalies par ercès.
— Il peut ÿ avoir augmentation du nombre de faisceaux d'un muscle, soi que es &
sceaux nouveaux aient In même disposition que les hier
fois es muscles sont doubles eau leu dur eme Idees l'un A aire, Mt présentant chtrun due dlTérances de VOUS, e situation ou d'origine. Enfin, on peut rencontrer de véritables muscles suatmé= raives, sans analogue à l'état normal dans le corps humain , mais dont on a pu souvent retrouver les analogues dans le sys!
muscles surnuméraires ont été bien étui décrit un assez grand nombre; ils pi type dont ils ne s'écart
a série animale; dans ces derniers temps et on en à issent, du reste, se rattacher chacun à un pas beaucoup plus que les muscles normaux,
3e Variétés. — Les variétés musculaires proprement dites peuvent porter sur la structure du muscle et son origine. 1° Dans les variétés de structure, la plus curieuse est celle où L dédouble en deux faisceaux ou en deux couches, et il ÿ a une sorte d't re qui conduit, si les faisceaux résultant de Ia divisii sont assez volumineux ; aux muscles doubles mentionnés ci-dessus. D'autres fois il a un simple déplaceme: le ventre charnu du muscle, au lieu de se trouver à sa place habituelle, se sera déplacé, se sera reporté, par exemple, d'un à l'autre; ailleurs ce sera le tendon où l'intersection fibreuse d'un muscle
digastrique q ire, il pourra s'en former sur un muscle qui en est privé habituellement; les variétés les plus rares portent sur les changements de longueur du entre chamnu, et surtont des fibres musculaires. 2 Les anomalies d'origine sont très-fréquentes elles affectent tantôt tout le muscle, tantôt un seul ou rlusieurs de ses faisceaux, et ne paraissent être soumises à aucune couvent le auscle prend ou jette au passage un faisceau à un organe voisin (os, rose, tendon), quelquefois même à un organe éloigné; d'autres fois c' muscle voisin, et souvent l'échange est complet et chacun des deux muscles s'envoi iproquement un faisceau, Toutes ces anomalies tiennent probablement à un vie
primitif de la distribution nerveuse, mais Les recherches sur ce sujet sont à peu près nulles.