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Branches sus-diapuragmvtiqi'ks

1° Artères coronaires du cœur (IV)

Prépavalion, — Injecter par la carotide primitive et non par l'aorle; sortir soigneusement le cœur rte la poitrine, soit isolément, soit avec tes poumons ; enlever le péricarde et le lissU adipeux ; rejeter à droite l'artère pulmonaire ou mieux encore la sectionner à son orifrine.

Les premières branches fournies par l'aorte sont les artères cardiaques ou coro^ noires.

Au nombre de deux, les artères coronaires fournissent chacune une branche située dans le sillon auriculo-ventriculaire, et une autre dans le sillon interventriculaire, d'où résultent, par leurs anastomoses, deux grands cercles entourant le cœur et comparables, l'un à un méridien, l'autre à un équateur.

Elles naissent toutes deux de l'aorte, à très peu de distance au-dessus du bord libre des valvules sigmoïdes. Les recherches que j'ai fait faire sur ce point et qui ont été exposées par Renoult (Thèse de Strasbourg), démontrent que toujours les orifices des artères coronaires sont situés au-dessus du niveau des sigmoïdes.

C'est donc au moment de la systole ventriculaire que le sang pénètre dans ces vaisseaux et non pendant la diastole comme on l'a dit bien à tort.

L'artère coronaire antérieure ou gauche (fig. 175, 9, et fig. 189, 3) est à son origine assez profondément située entre l'extrémité de l'auricule gauche et l'infundibulum. Au moment où elle se dégage de cet espace, elle fournit la branche aii^ riculo-ventriculaire, qui se dirige à gauche, logée dans le sillon séparant ces deux poches cardiaques, les contourne et vient en arrière s'anastomoser avec la bran-

(*) Les chiffres romains qui suivent la dénomination des artères se ra|)|)orlenl an tableau de la page 369 et indiquent ainsi le calibre de chacun de ces vaisseaux.

ANQÉIOLOGIE

che correspondante de la coronaire droite (fig. 176). Dans ce trajet elle donne des rameaux ventriculaires et des rameaux auriculaires plus grêles. Le tronc delà coronaire gauche continue sa direction primitive dans le sillon

interventriculaire et arrive ainsi jusqu'à la pointe du cœur, où elle s'anastomose avec les rameaux terminaux de la coronaire droite. Elle fournit dans ce trajet des branches nombreuses destinées aux ven- Iricules, surtout au ventricule gauche, et un rameau grêle et constant, qui pénètre jusqu'à la cloison dans laquelle il se distribue.

Uartère coronaire droite ou postérieure (fig. 176, 5, et 189, 6) naît sur le côté droit du tronc aortique et se trouve comprise à son origine entre l'auricule droite et le bord de l'infundibulum, elle chemine d'abord dans le sillon auriculo-ventriculaire droit et gagne ainsi la face postérieure du cœur. Au niveau du point d'intersection des deux sillons de cette face, elle se divise en deux branches : l'une, beaucoup moins volumineuse, continue la direction primitive de l'artère et vient s'anastomoser avec la branche auriculo-ventriculaire de la coronaire gauche ; l'autre, d'un calibre plus considérable, descend dans le sillon interventriculaire et vient à la pointe du cœur s'anastomoser avec la terminaison de la cai'diaque antérieure.

Ces deux branches fournissent dans leur trajet des rameaux analogues à ceux fournis par la coronaire antérieure.

A peu de distance de leur origine, les deux artères cardiaques émettent chacune deux rameaux très grêles destinés à l'artère pulmonaire et à l'aorte. Ces rameaux s'anastomosent entre eux et communiquent de plus avec l'artère bronchique gauche.

2° Artères bronchiques (fig. 192, 2)

On en trouve plus oï dinairement deux, plus rarement trois ou quatre.

La bronchique gauche provient toujours de la concavité de la crosse aortique, elle gagne ensuite la bronche gauche, avec laquelle elle pénètre dans le poumon. Elle fournit des rameaux œsophagiens, des ramuscules destinés au tronc de l'aorte et anastomotiques avec les cardiaques, des rameaux à l'oreillette gauche et d'autres, très grêles, aux ganglions bronchiques avoisinants.

La bronchique droite tire son origine tantôt isolément de la concavité de l'aorte, tantôt d'un tronc commun avec la précédente. Très souvent aussi elle provient de la première intercostale aortique. Elle gagne la bronche correspondante et donne des rameaux collatéraux à l'œsophage, à la trachée, au péricarde et au médiastin. (Pour la distribution de ces artères dans les parois des bronches, voy. la Splanchnoloyie.)

{') 1) Aorte. — 2) Artère pulmonaire coupée à son origine. — 3) Artère coronaire antérieure. — 4) Sa branche auriculo-ventriculaire. — 5) Sa branche ventriculaive. — C) Artère coronaire postérieure. — 7) Sa branche auriculo-ventriculaire. — S) Sa branche ventriculaire (les lignes ponctuées indiquent la continuation des vaisseaux sur la face postérieure du cœur).

DES ARTÈRES EN PARTICULIER

3° Artères œsophagiennes (fig. 192, 3)

De la partie antérieure de l'aorte nait une série de petits rameaux artériels, dont le nombre varie de 3 à 6. Ils sont destinés à la partie de l'œsophage qui est en rapport avec l'aorte. Ces rameaux fournissent tous des petites branches ascendantes et descendantes qui communiquent les unes avec les autres. Les plus élevées s'anastomosent avec les rameaux œsophagiens de la partie supérieure fie ce canal, rameaux qui proviennent de la thyroïdienne inférieure ; les derniers communiquent avec des petites branches ascendantes venues de la coronaire stomachique.

L'aorte fournit encore dans sa partie thoracique quelques petites artérioles destinées au médiastin et connues sous le nom de méJiaslines postérieures. Elles s'anastomosent avec des rameaux très grêles, les médiastines antérieures, qui proviennent delà mammaire interne.

IL Branches sous-diaphragmatiques.

Préparation. — Avant de faire l'injection, il est bon, si l'on veut avoir une bonne pièce (l'étude, de lier les artères fémorales ainsi que le tronc bracliio-céphalique, la carotide et la sousclavière gauche. On pourra alors injecter par la crosse de l'aorlo. On peut encore lier tous les vaisseaux que je viens de désigner, sauf la carotide gauche, par laquelle on fera pénétrer le liquide. Ouvrir alors largement la poitrine et l'abdomen, rejeter à droite le paquet intestinal, arriver k l'aorte en arrière du péritoine et enlever soigneusement le tissu connectif sous-péritonéal; étudier d'abord l'origine du tronc cœliaque et des deux mésentériques, puis enlever tous les intestins, l'estomac, le foie et la rate, pour procéder à l'élude des diaphragmatiques inférieures, des rénales, des spermatiques.

1° Artères diaphragmatiques inférieures (fig. 192, 3)

Immédiatement après avoir franchi l'anneau du diaphragme, l'aorte fournit par sa face antérieure deux branches qui naissent, tantôt isolément tantôt par un tronc commun, ce sont les artères diaphragmatiques inférieures, qui quelquefois proviennent du tronc cœliaque. Ces deux artères se portent toujours obliquement en dehors, en haut et en avant, appliquées sur les piliers du diaphragme. Elles se divisent bientôt en deux branches, dont l'une, Vinterne, gagne l'anneau œsophagien, s'anastomose avec celle du côté opposé en formant ainsi une arcade, de la convexité de laquelle partent des rameaux destinés au centre phrénique. La branche externe continue le trajet du tronc primitif, puis se courbe en dehors et en arrière, et s'anastomose au niveau du rebord des fausses côtes avec des branches de terminaison des dernières intercostales et de la musculo-phrénique. Les rameaux qu'elle fournit se perdent dans la partie charnue du diaphragme et communiquent avec la diaphragmatique supérieure.

Avant sa division en deux branches, la diaphragmatique inférieure fournit une branche connue sous le nom de capsulaire supérieure, qui est destinée à la capsule surrénale (6).

2» Tronc cœliaque (fig. 190 et 191, 1)

Aussitôt après l'origine des diaphragmatiques, l'aorte fournit un tronc volumineux, dont la direction est perpendiculaire à son axe. Ce troiic ou artère cœliaque, d'une longueur qui ne dépasse guère 0",01, se divise en trois branches importantes :

ANGÉIOLOGIE

1° L artère coronaire stomachique ; 2? L'artère hépatique ; 3» L'artère splènique.

A. Artère coronaire stomachique (fig. 190, 2) (III)

D"un calibre inférieur à celui des deux autres branches du tronc cœliaque, cette artère se dirige d'abord en avant et en haut pour gagner le côté interne du cardia ; là elle se courbe, se dirige en bas et à droite en longeant la petite courbure fie l'estomac, vers l'extrémité de laquelle elle s'anastomose avec les rameaux de l'artère pylorique, branche de l'hépatique. Quand l'estomac est vide la coronaire sloniachique n'est pas immédiatement appliquée sur ses parois, elle en reste à quelque distance entre les feuillets de l'épiploon gastro-hépatique.

Elle fournit : au niveau du cardia, quelques rameaux œsophagiens, et, au muiiicnt où elle se courbe de gauche à droite, quelques vaisseaux assez gros, destinés au grand cul-de-sac de l'estomac, qu'ils entourent. Ces rameaux communiquent avec les vaisseaux courts, branches de la splénique. Dans tout son trajet le long de la petite courbure, la coronaire stomachique émet des branches antérieures et postérieures, (|ui s'anastomosent avec des rameaux analogues des gastroépiploïques.

B. Artère hépatique (fig. 190, 3) (II)

Cette artère se porte du tronc cœliaque au sillon transverse du foie, par conséquent de gauche à droite et de bas en haut. Dans ce sillon elle se divise en deux branches terminales destinées aux deux lobes hépatiques.

Située entre les deux feuillets de l'épiploon gastro-hépatique, cette artère répond d'abord au lobule de Spiegel, el se place ensuite en arrière de la veine porte et du canal cholédoque. L'ensemble de ces trois vaisseaux réunis forme un paquet vasculo-biliaire engainé par le péritoine, qui limite en avant Vhiatus de Winslov).

L'artère hépatique fournit :

1° L'artère pylorique (5) (V). Cette branche, peu volumineuse, descend d'abord jusqu'au niveau du pylore, se courbe ensuite de droite à gauche, s'applique sur la petite courbure et s'anastomose avec la coronaire stomachique, en complétant ainsi la grande arcade artérielle qui entoure le bord supérieur de l'estomac. Les rameaux se distribuent à la partie terminale de cet organe et au commencemeid du duodénum.

2° La. gastro-épiploique droite {&) (IV). Beaucoup plus volumineuse que la précédente, cette artère descend en arrière de la première portion du duodénum, qu'elle croise presque perpendiculairement, se courbe ensuite de droite à gauche ; longe la grande courbure de l'estomac sans s'appliquer à ses parois, fournil des rameaux ascendants aux deux faces de cet organe, des rameaux descendants très longs et très grêles à l'épiploon, et s'anastomose par sa partie terminale avec la gastro-épiploïque gauche, branche de la splénique.

Les rameaux épiploïques sont situés à leur origine entre les deux feuillets de la lame antérieure du grand épiploon ; arrivés à son bord libre, ils se recourbent comme ces deux feuillets, restent appliqués entre eux dans la lame postérieure et arrivent jusqu'au côlon transverse.

• Au niveau de l'endroit où elle se recourbe pour longer le bord inférieur de l'estomac, la gastro-épiploïque droite fournit Vartère pancréatico-duodénale

tig. rjo. — Tronc cœliague et ses branches (*).

Fig. lui. — l'ronc cœliague et ses branches ('*).

(*) L'estomac est vu en place, le foie est rejeté en haut de manière à montrer sa face inférieure. — 1) Tronc cœliaque. — 2) Coronaire stomachique. — 3) Hépatique. — 4, 4) Splénique. — S) Pylorique. — C, 6) Gastro-épiploïque droite. — 7) Cjstique. — 8) Gastro-épiploïque gauche. — 9, 9) Vaisseaux courts.

(**) L'estomac est renversé en haut pour montrer la splénique. — 1) Tronc cœliaque. — 2) Coronaire stomachique. — 3) Hépatique. — 4) Gastro-épiploïque droite. — 5) Pancréatico-duodénale. — 6) Cystique. — 7) Splénique. — 8, 8) Vaisseaux courts. — 9) Mésentérique supérieure. — iO) Rameau pancréatico-duodénal de la mésentérique.

Beaunis et Bouciiamd. 25

ANGÉIOLOGIE

(fig. 191 5) (V), qui descend le long de la tête du pancréas, longe le bord concave de la deuxième portion du duodénum, donne des branches à ces deux organes et s'anastomose par son extrémité avec un rameau venu de la mésentérique supérieure.

3° Avant de se diviser dans le sillon transverse, l'artère hépatique fournit encore Vai-tère ct/stique (fig. 190, 7), qui provient souvent de la branche destinée au lobe droit du foie. Elle se distribue à la vésicule biliaire, qu'elle longe depuis le col jusqu'au fond, et présente toujours deux petites divisions, dont l'une est située entre le foie et la vésicule, et l'autre sur la surface libre de ce réservoir.

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