II. Trompe utérine ou de Fallope (fig
La trompe utérine [ovllucte) se divise en deux parties : 1° une partie interstitielle rectiligne, longue de O'^jOOl, cachée dans l'épaisseur des parois de l'utérus; 2° une partie extra-utérine ou abdominale, longue de 0™, 010 à 0'",015, ouduleuse, surtout en dehors, placée dans l'aileron moyen du ligament large, dont la laxité lui donne une très grande mobilité. Son épaisseur augmente de dedans (G™, 003) en dehors (0™,007). Son extrémité externe, libre, s'élargit en forme d'entonnoir, pavillon de la trompe, large de 0",018 à 0^,020, et présente l'orifice abdominal de la trompe. Les bords du pavillon sont découpés en dix à quinze franges déchiquetées, de longueur inégale (jusqu'à 0", 015) ; une de ces franges, frange ovarique ou ligament de la trompe (fig. 423, 10), rattache le pavillon à l'extrémité externe de
(') a) Ovaire. — 6) Trompe. — c, d) Canaux du corps de Roseamuller. — e) Canal commun. — /) Vésicule appendue à la trompe. — g) Culs-de-sac des canaux de l'organe. — (D'après FoUin.)
SPLANCHNOLOGIE
l'ovaire. A ce hord se ratlache souvent par un long pédicule une petite vésicule remplie d'un liquide transparent (fig. 423, 9), hycJatidc de Morgagni. Quelquefois, (cinq fois sur trente cas, Richard) on trouve des pavillons accessoires et plusieurs ouvertures abdominales.
La trompe est creusée dans toute sa longueur d'un canal qui s'ouvre de chaque côté à l'angle supérieur de l'utérus par un orifice, orifice utérin de la trompe, de 0'",00i de diamètre. Ce canal, très étroit dans sa partie interstitielle (0™,001), s'élargit un peu dans la partie exlra-ulérine (0™,002) et acquiert, près du pavillon, 0°,004 de diamètre (ampoule).
Vers son milieu, le canal de la trompe présente toujours un rétrécissement. C'est en ce point que la muqueuse est remarquable par les franges lamelleuses plus ou moins popendiculaires à l'axe qu'elle présente. Depuis quelques années, on a étudié très attentivement les lésions de la trompe, les salpyngites, et l'on a constaté combien est grand le nombre de dilatations totales ou partielles de ce canal [hydro-salpyrix, pyo-salpynx). Parmi les nombreux cas que j'en ai. trouvés, j'ai vu la tumeur acquérir le volume d'une orange.
Structure. — Les parois de la trompe, plus minces que le pavillon, ont une épaisseur moyenne de 0™,(jO]. Elles se composent de dehors en dedans de trois couches : une séreuse, une tunique musculaire, une muqueuse.
l" La séreuse ne présente rien de particulier.
2" La tunique musculaire, \vh% forte, se compose de fibres lisses continues à celles de l'utérus; elle comprend deux couches: une couche interne, longitudinale, dont un faisceau se prolonge jusqu'à l'ovaire dans la frange ovarique (m. attrahens tubas); une couche interne circulaire, plus épaisse du côté de l'utérus.
.3" La muqueuse, grise ou rosée, offre dans sa partie interne des plis longitudinaux qui donnent à sa coupe l'aspect étoilé; dans la partie externe, ces plis sont irréguliers et constituent des lamelles foliacées, arborescentes, interceptant des lacunes de forme très variable [réceptacles des zoospermes). Son tissu se rapproche du tissu connectif réticulé ; elle est tapissée par un épithélium vibratile, dont le courant est dirigé vers l'utérus.
Yaisseaux et nerfs. — Les artères, nombreuses, flexueuses, viennent du rameau tubaire de l'artère ovarique et, pour la partie interstitielle, de l'artère utérine. Les ye/raes suivent le même trajet. Les lymphatiques se réunissent à ceux de l'utérus. Les nerfs viennent des plexus utérin et ovarique.