Cartilage de Meckel, interne
vu par sa face
donne lieu à aucune formation molles du cou.
Les fentes pharyngiennes, au nombre de quatre, sont des fentes transversales situées entre les arcs pharyngiens, et pour la quatrième en arrière du quatrième arc pharyngien, et qui donnent accès dans la cavité du pharynx. La première persiste seule dans une partie de son étendue pour former le conduit auditif externe, la caisse du tympan et la trompe d'Eustache. Toutes les autres disparaissent par les progrès du développement, et il n'en reste plus rien dès la sixième semaine. Les arcs pharyngiens sont les analogues des côtes.
Développement de la face en généraL —
Pendant la vie intra-utérine, la face a un volume très faible comparativement au crâne et dans les différentes parties qui composent la face, c'est la partie dentaire (maxillaire supérieur et inférieur) qui présente le moins de développement. L'éruption des dents temporaires et surtout celle des dents permanentes modifie considérablement la forme de la face et augmente ses dimensions verticales. Chez le vieillard, la chute des dents et la résorption des alvéoles rapprochent par certains points la face du vieillard de celle de l'enfant, en ce sens que les dimensions verticales diminuent de nouveau, mais avec des modifications caractéristiques qui portent principalement sur la forme même et sur la situation respective des deux mâchoires.
Fig. 515. — Cartilage de Meckel, vu par sa face externe sur un embryon de 5 mois {'*).
4° Thorax
Les côtes sont des prolongements, d'abord membraneux, qui partent de la colonne vertébrale (lames protovertébrales) et deviennent cartilagineux au deuxième mois, à peu près en même temps que les vertèbres. Elles s'accroissent peu à peu dans les parois
(*) a) Marteau. — b) Son apophyse grêle. — c) Son manche. — d) Cartilage de Meckel. en jaune. — ef) Cercle tjmpanique, en bleu. — g) Enclume. — h) Os lenticulaire. — i) Étrier. — j, k, t, m) Maxillaire inférieur. — o, n) Dents.
(*•) Os hyoïde. — 2) Cercle du tympan, en bleu. — 3) Apophyse styloïde. — 4) Enclume. — 5) Son apophyse verticale. — 6) Marteau. — 7) Son manche. — 8) Cartilage de Meckel, eu jaune. — (D'après KôUiker.)
DÉVELOPPEMENT DES ORGANES EN PARTICULIER
ventrales de l'embryon. Les six premières côtes, dont le développement est plus rapide, se rtjunissent par leur extrémité antérieure avant d'atteindre la ligne médiane, et la lame verticale qui résulte de cette soudure constitue une moitié du sternum cartilagineux; ces deux moitiés, d'abord séparées par une fissure verticale médiane, se soudent bientôt entre elles de haut en bas pour compléter le sternum.
Les côtes s'ossifient par un seul point d'ossification primitif, qui parait du quarantième au quarante-cinquième jour et s'étend très rapidement en longueur. Cette ossification débute par les côtes moyennes. De seize à dix-sept ans paraissent deux points épiphysaires pour la tubérosité et la tête de la côte. Ces points se soudent, pour la tubérosité, de dix-sept à vingt ans; pour la tête, de vingt-deux à vingt-cinq.
L'ossification du slernum commence au sixième mois par la poignée où l'on trouve un point d'ossification quelquefois double. Le corps se développe par quatre à huit points d'ossification, quelquefois plus, disposés souvent par paires et correspondant aux espaces intercostaux, points qui aboutissent à la formation des quatre pièces osseuses constituant le corps. Les points de la première pièce paraissent vers la fin de la grossesse ; ceux de la dernière au dixième mois après la naissance. La soudure des quatre pièces du corps de l'os se fait de bas en haut, celle des pièces inférieuies de douze à quinze ans, celle des pièces supérieures de vingt-cinq à trente ans. Le point d'ossification de l'appendice xiphoïde parait de la sixième à la quinzième année. L'appendice se soude au corps de l'os de quarante à cinquante ans. La soudure de la poignée ne se fait que dans la vieillesse.
La forme du thorax varie aux différentes époques de la vie. Chez le fœtus, le thorax a sur une coupe transversale une forme quadrangulaire et à l'inverse de ce qui existe chez l'adulte, sa partie antérieure présente plus de largeur que sa partie postérieure. Les gouttières postérieures sont à peine développées; l'angle des côtes n'existe pas. Les cartilages costaux des côtes sternales ont une direction presque horizontale et une forme aplatie. Les plus grands diamètres du thorax correspondent à sa partie inférieure à cause du volume des organes abdominaux. Après la naissance la dilatation des poumons augmente la capacité de la cage thoracique qui se rapproche peu à peu de la forme qu'elle aura chez l'adulte. Un accroissement plus rapide se produit encore plus tard au moment de la puberté, et le thorax n'acquiert enfin sa forme et sa capacité définitives que de trente à trente-cinq ans chez l'homme et un peu plus tôt chez la femme. Dans la vieillesse les cartilages costaux s'ossifient peu à peu, se soudent au sternum, et la cage thoracique perd de plus en plus son élasticité et la mobilité de ses différentes pièces osseuses.
5° Extrémités A. — Membre supérieur
1. Clavicule. — C'est le premier os du fœtus. Il naît dans un cartilage par un point d'ossification qui paraît avant le trentième jour et s'étend avec une telle rapidité qu'il acquiert presque immédiatement une longueur de 0™,005, longueur de l'os immédiatement après sa formation. A deux mois, la clavicule a 0™,01 ; à trois mois, 0«',01G; à quatre mois, 0^,020; à six mois, 0^,033; à neuf mois, 0,04. A vingt ans environ paraît à l'extrémité sternale une lame osseuse épiphysaire qui se soude au reste de l'os de vingt et un à vingt-deux ans.
2. Omoplate. — Elle se développe par un point d'ossification primitif qui paraît au début du troisième mois dans la fosse sous-épineuse et par cinq points épiphysaires, pour l'apophyse coracoïde (il est ordinairement double), l'acromion, la partie supérieure de la cavité glénoïde, l'angle inférieur, le bord spinal. Le point de l'apophyse coracoïde parait dans la première année; celui de l'acromion de quatorze à seize ans, les deux suivants de seize à dix-huit ans, celui du bord spinal de dix-huit à vingt ans. L'apophyse coracoïde se soude la première au reste de l'os de quinze à seize ans, l'acromion, puis le point glénoïdien un peu plus tard (dix-sept à vingt ans) ; la soudure des deux derniers se fait de vingt à vingt-quatre ans. A la puberté on trouve les points
EMBRYOLOGIE ET DÉVELOPPEMENT DE l'hOMME
■complémentaires suivants : deux points coracoïdiens, un à la base, un à la pointe ; deux ou trois points dans Facroniion ; une lamelle osseuse dans la cavité glénoïde, un point à l'angle inférieur, une bande osseuse dans toute la longueur de la base, un point épineux pas constant.
3. Humérus, — Le point d'ossification primitif du corps paraît du cinquantième au soixantième jour. L'extrémité supérieure se développe par trois points qui paraissent : celui de la tète à la deuxième année, celui de la grosse tubérosité à la troisième, celui 4le la petite à la cinquième année. Les trois points de cette extrémité supérieure se soudent entre eux de quatre à cinq ans. L'extrémité inférieure présente cinq points d'ossification: celui du condyle se développe à la fin de la deuxième année, celui de l'épitrochlée à cinq ans, celui du bord interne de la trochlée à douze ans, celui de l'épicondyle un an plus tard. Les points épiphysaires de l'extrémité inférieure se soudent -entre eux et au corps de l'os de quinze à seize ans, celui de l'épitrochlée un peu plus .tard. L'extrémité supérieure ne se soude au corps de l'os que de seize à vingt ans et plus.
4. Cubitus. — Son point d'ossification primitif paraît dans le troisième mois. Il a trois points épiphysaires : un pour l'extrémité inférieure, qui naît dans la sixième année, et ■deux pour l'extrémité supérieure; celui de l'olécràne se développe à onze ans et est surmonté, à treize ou quatorze ans, d'un point complémentaire qui répond au bec de l'olécràne. L'épiphyse supérieure et le corps s'unissent dans la sixième année ; la soudure de l'épiphyse inférieure a lieu de dix-neuf à vingt ans.
5. Radius. — C'est vers la huitième semaine que paraît son point d'ossification priuutif. Dans la cinquième année, on voit apparaître le point de l'épiphyse inférieure, et dans la sixième celui de la téte et de l'os. De quatorze à dix-huit ans apparaît une lamelle épiphysaire complémentaire sur la tubérosité bicipitale, à laquelle elle se soude très rapidement. L'union de l'épiphyse supérieure avec le corps du radius se fait vers seize ans; «elle de l'épiphyse inférieure plus tard, vers la vingtième année seulement.
6. Carpe. — Voici l'ordre et l'époque d'apparition des points d'ossification des os du carpe : grand os, un an; os crochu, un ou deux ans; pyramidal, trois ans; trapèze et semi-lunaire, cinq ans; scaphoïde, six à sept ans; trapézoïde, sept à huit ans; pisiforme, douze ans. Chez les embryons de deux mois, on trouve un neuvième cartilage carpien qui ne persiste pas, et qui n'est autre chose que l'analogue de l'os central du carpe qui existe chez quelques mammifères.
7. Métacarpiens. — Leur diaphyse s'ossifie au quatrième mois et dans l'ordre suivant : ■deuxième, troisième, premier, quatrième et cinquième métacarpiens. Des points épiphysaires apparaissent de cinq à six ans dans les extrémités digitales et se soudent au corps de l'os de seize à dix-huit ans. La base des quatre derniers métacarpiens n'a pas de point épiphysaire indépendant.
Le métacarpien du pouce présente un développement spécial. Son point diaphysaire parait à la même époque que ceux des autres métacarpiens. A trois ans un point osseux épiphysaire se développe dans son extrémité supérieure pour se souder au corps de l'os à seize ans. Il n'y a pas de noyau épiphysaire pour l'extrémité inférieure, mais seulement un prolongement osseux de la diaphyse rattaché à celle-ci par un pont très mince de substance osseuse existant du côté cubital de l'os, et qui se développe comme un noyau distinct dans la tête du métacarpien pour se souder complètement au corps de l'os dans la seizième année. La présence d'un point épiphysaire supérieur le distingue des autres métacarpiens et le rapproche des phalanges. Son canal nourricier a du reste la même direction que celui des phalanges.
8. Phalanges. — Elles se développent par deux points d'ossification : un primitif pour le corps, qui paraît de la huitième à la dixième semaine, un complémentaire pour l'extrémité supérieure, qui naît de la troisième à la sixième année. La soudure des épiphyses et des corps se fait de seize à dix-huit ans, en commençant par les phalangettes et se terminant par les phalanges.
DÉVELOPPEMENT DES ORGANES EN PARTICULIER
B. — Membre inférieur
1. Os iliaque. — Il se compose d'abord de trois pièces: l'ilion, l'ischion et le pubis, dont les points d'ossification paraissent, celui de l'ilion du troisième au quatrième mois, celui de l'ischion du quatrième au cinc[uième mois, celui du pubis du cinquième au septième. Ces trois pièces sont séparées dans la cavité cotyloïde par un cartilage en forme d'Y, qui s'ossifie de treize à quinze ans. D'autres points complémentaires se forment pour î'épine Iliaque inférieure et antérieure à la même époque, pour la crête iliaque et l'ischion de quinze à seize ans, pour l'angle du pubis de dix-neuf à vingt ans. Les branches inférieures du pubis et de l'ischion s'unissent à la huitième ou neuvième année ; la soudure des trois pièces du fond de la cavité cotyloïde se fait de seize à dixsept ans. La soudure des épiphyses au corps de l'os est complète à vingt-cinq ans; elle débate par l'epiphyse de l'épine iliaque antéro-inférieure et se termine par celle de la crête iliaque et de l'ischion.
Dévuloppement du bassin. — Le grand bassin paraît avant le petit, et est déjà envahi par l'ossification quand ce dernier est encore cartilagineux. Le petit bassin est d'abord très petit; sa cavité, insuffisante pour contenir les organes abdominaux qui plus tard y trouveront place, est elliptique et allongée d'avant en arrière. A la naissance le petit bassin est déjà un peu plus large en arrière et prend la forme d'un ovale à grosse extrémité postérieure. Peu à peu ses dimensions transversales et sa capacité augmentent, et il acquiert la forme et les dimensions qu'il possède chez l'adulte.
2. Fémur. — Le point osseux du corps parait à la fin dji deuxième mois. L'extrémité inférieure se développe par un seul point osseux, qui se forme dans le neuvième mois et existe toujours à la naissance. L'extrémité supérieure présente trois points d'ossification, qui paraissent : celui de la tête dans la première année, celui du grand trochanter de trois à onze ans, celui du petit dans la treizième année. De di.x-sept à vingt-quatre ans, le petit trochanter, puis le grand s'unissent à ladiaphyse; l'union de la tête ne se fait qu'un an plus tard. L'extrémité inférieure et le corps se soudent de vingt à vingt-deux ans. Chez le vieillard, le tissu spongieux du col du fémur subit une raréfaction qui lui donne une grande fragilité.
3. Rotule. — Elle commence à s'ossifier en général dans la troisième année.
4. Tibia. — Le point osseux du corps paraît au début du troisième mois. Le point épiphysaire de l'extrémité supérieure parait après la naissance. Celui de l'extrémité inférieure ne se forme que dans la deuxième année. Un troisième point osseux complémentaire parait à treize ans pour la tubérosité antérieure du tibia et se soude presque immédiatement à l'épiphyse. L'extrémité inférieure se soude au corps de dix-huit à dixneuf ans, l'extrémité supérieure de dix-neuf à vingt ans.
5. Péroné'. — 11 présente trois points d'ossification : un pour le corps, qui se forme immédiatement après celui du tibia; un pour l'extrémité supérieure, qui parait dans la deuxième année; un pour l'extrémité inférieure, qui se montre dans la quatrième. L'épiphyse inférieure se soude au corps de dix-neuf à vingt ans, la supérieure uu ou deux ans plus tard.
G. Os du tarse. — Les points d'ossification des divers os du tarse paraissent aux époques suivantes: calcanéum, sixième mois ; astragale, septième mois; cuboïde, immédiatement après et quelquefois avant la naissance; premier cunéiforme et scapho'ide, un an ; deuxième cunéiforme, trois ans ; troisième cunéiforme, quatre ans. Un point épiphysaire paraît de six à dix ans dans la partie postérieure du calcanéum et se soude au reste de l'os de quinze à seize ans.
7. Métatarsiens. — Les points d'ossification des corps se montrent dans la huitième ou neuvième semaine. Les points épiphysaires, qui pour les quatre derniers métatarsiens occupent les extrémités antérieures et pour le premier l'extrémité postérieure, paraissent vers la quatrième année et se soudent au corps de dix-huit à vingt ans.
Beaunis et Bouchard. 64
EMBRYOLOGIE ET DÉVELOPPEMENT DE l'hOMME
8. Phalanges. — Les points d'ossification des corps se forment dans la neuvième ou' dixième semaine. Les points épiphysaires des extrémités postérieures paraissent dans la sixième année et se soudent au corps de dix-sept à vingt ans.
Dans les os du bras et de Favant-bras, les épiphyses les plus rapprochées du coude s'ossifient les dernières et se réunissent les premières au corps de l'os, tandis que c'est rinverse pour les os de la cuisse et de la jambe par rapport au genou. La soudure des épiphyses au corps de l'os commence en général par Vépiphyse vers laquelle se diriye le canal nourricier de Vos.
§ II. — Muscles
Les muscles sont visibles chez l'homme au deuxième mois (sixième ou septième semaine). Au point de vue de leur développement, les muscles du corps peuvent être ■divisés en quatre groupes : muscles vertébraux, muscles viscéraux (muscles des parois ventrales et thoraciques, muscles du cou et des mâchoires), muscles des extrémités, muscles cutanés.
Les muscles vertébraux se développent aux dépens des lames musculaires des protovertèbres.
Les muscles du tronc (cou, thorax, nbdomen), le diaphragme proviennent aussi des protovertèbres, par une poussée qui se fait d'arrière en avant dans les parois latérales •du corps de l'embryon; ils n'atteignent la ligne médiane antérieure du corps qu'au quatrième mois. Il en est de même des muscles masticateurs, des muscles hyoïdiens, des muscles de la langue, des muscles de l'oreille moyenne.
Les muscles des extrémités, les muscles peauciers de la face et de la tête, ceux de l'œil, de l'oreille externe, les muscles du périnée, proviennent des lames cutanées du anésoderme.