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I^aryn^^ites dan!<« les inaladicjs

Oq observe les laryngites aiguës dans plusieurs maladies générales, surtout dans les fièvres éruptives, dans la rougeole, la variole, la scarlaline, la grippe, etc., dans la fièvre typhoïde et dans la morve.

Dans la laryngite pustuleuse de la variole on peut trouver des pustules à divers états de développement, la muqueuse n'est rouge qu'autour de l'éruption. Les pustules varioliques ont été constatées sur la muqueuse laryngée pendant la vie par Neumann, Tiirck, Krishaber, etc. : une puslule sur l'une des cordes vocales ne produit qu'une aréole inflammatoire très-circonscrite. La présence de pustules sur les parties supérieures du larynx et des replis aryténo-épiglottiques peut provoquer l'œdème laryngé (voyez page 4-30).

On trouve dans la rougeole une laryngite qui apparaît avec l'éruption morbilleuse. Coyne l'a récemment décrite avec soin (1). Il y a gonflement des glandes à mucus, production de leucocytes dans les couches superficielles du chorion muqueux laryngé : les cellules superficielles gonflent et se déforment; le revêtement épithélial pourrait même, suivant Coyne, par dégénération fibrineuse ou fibrillaire, produire des fausses membranes laryngées, opinion que je ne saurais partager et sur laquelle je me suis expliqué suffisamment (voyez pages 60 à 03, et p. 4:26, fig. 117).

Le catarrhe laryngé rubéolique peut aussi être suivi d'ulcérations, provenant de la destruction des follicules du larynx et semblables aux ulcérations des plaques de Peyer dans la fièvre typhoïde : les follicules clos, les organes lymphoïdes s'hypertrophient ; il y a un développement cellulaire exagéré, une multiplication énorme des éléments propres. Finalement, on trouve des ulcérations irrégulières, anfractueuses, au bord libre de la corde vocale inférieure surtout, ou bien une fonte suppurative des glandules muqueuses sur la corde vocale supérieure et le long du cartilage aryténoïde.

La scarlatine s'accompagne rarement de laryngite.

La laryngite de Vérysipèle donne lieu à un œdème assez marqué et qui a été constaté au laryngoscope. La laryngite de la morve est suivie de petits abcès (voyez Morve), ayant la forme de nodules, gros comme des têtes d'épingle et très-superficiels. Le pus est collecté sousl'épithélium ; ces abcès, après s'être vidés, s'agrandissent et peuvent se réunir ; ils produisent des ulcérations dont le fond est grisâtre et imprégné de pus.

(1) p. Coyne, Anatomie de la muqueuse du lanjnx et anatomie pathologiquè des complications laryngées de la rougeole, thèse de Paris, 1874.

434 APPAREIL DE LA RESPinATlON.

La laryngile du typhus cxanlhématique (à laquelle seule conviendrait le nom de laryngotyphus) est, suivant Riilhe, une inflammation catarrhale de la muqueuse, pouvant envahir le tissu sous-muqueux et produire ou des abcès (?) ou de l'œdème laryngé.

La laryngite de la fièvre typhoïde est fréquente et spéciale ; elle est ulcéreuse, ulcéro-nécrosanle, ounécro-hyménique (voy. Ulcérations laryngées).

«. — Pérîcliondrîte et rliondritc laryngées.

Ces lésions ont été décrites aussi sous les noms de laryngite profonde, consécutive, de laryngo-chondrite . Le cartilage cricoïde est le plus ordinairement atteint, le thyroïde vient en second lieu, puis les aryténoïdes.

L'inflammation arrive par continuité, en se propageant des parties supérieures, ou bien elle a commencé d'emblée par le périchondre du cartilage; du pus s'est produit entre les deux. Il en résulte un décollement et le cartilage est séparé de la membrane qui renferme ses vaisseaux noiu^riciers. Le pus fuse au loin, perfore le périchondre et pénètre dans le tissu cellulaire, dans les articulations, enfin dans la cavité du larynx. Le cartilage est mortifié, les chondroplastes deviennent granulo-graisseux, et si le cartilage est ossifié, il se nécrose avec élimination du séquestre, détaché au milieu du pus. Si les débris parviennent dans le larynx, ils peuvent être cause d'accidents de suffocation.

Des listules s'établissent soit à l'extérieur, soit avec le pharynx ou l'œsophage ; d'autres fois le pus forme au cou et au loin des abcès migrateurs.

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