APPAREIL DE LA II ES P I U A T 1 0 N
slralificalions llbrino-corpusculaires, et les fausses membranes bronchiques sont rarement isolées, souvent elles coexistent avec d'autres concrétions plasticfues des voies respiratoires ou du pharynx. Les pseudhymènes siègent dans les grosses et moyennes bronches ; elles coïncident souvent avec de la congestion pulmonaire et avec des noyaux de bronchopneumonie.
Le vrai croup bronchic{ue n'existe pas à l'état chronique.
4. — Bronchite psciiilo-iiicnibranensc, p^eiiiliiyincniqne, polypcusc, etc.
A. La bronchile pseudo-membraneuse aiguë, non cliphthériqne, ressemble beaucoup à la précédente, néanmoins les pseudhymènes sont plutôt j
WM
ElG. 122. — Fausse moiubi'aue broiicliiquc, tubulée.
* FiG. 122. — A. Fausse membrane des broncbos, tubulée et dicbotomiquc, offrant des ride longitudinales. B, disposition fdjrillaire des éléments constitutifs de cette fausse membrane j vus à un grossissement de 400 diamètres. |
BUONCHES.
iiénio-plastiques, compliquant parfois la pneumonie franche ; elles confmenl à la fois à la bronchite diphthérique, à l'hémorrhagie bronchique, à la pneumonie fibrineuse.
Dans un cas, chez une femme atteinte de bronchite pseudo-membraneuse aiguë, ne présentant nulle part d'autres fausses membranes et qui a guéri, j'ai recueilli une fausse membrane ayant l'apparence de tuyaux cylindriques très-complets, canaliculés au centre, de diamètre décroissant (voyez fig. 122).
La partie externe de ces concrétions tubulées et ramifiées était plissée ou striée dans le sens de la longueur (fig. 122, A). Cette disposition, ainsi que la forme de tuyaux creux, moulés sur les bronches, était très-visible en faisant flotter dans l'eau ces fausses membranes expectorées.
La composition histologique était presque exclusivement fibrillaire avec de fines granulations protéiques et graisseuses (fig. 122, B).
Cette femme, qui est venue à plusieurs reprises à la consultation de l'hôpital Saint-Antoine après sa maladie première, n'a plus rendu de fausses membranes bronchiques.
Dans les cas où l'exsudat fibrineux de la pneumonie, qui est pour Biermer le croup alvéolaire, s'étend jusque dans les ramifications bronîchiques, celles-ci sont oblitérées. Ces fausses membranes sont comiposées tantôt de sang coagulé et au-dessous l'épithéliun n'est pas altéré, il n'y a pas d'inflammation de la bronche (Gublcr, Kûss) ; tantôt la bronichite pseudo-membraneuse existe réellement et elle est une complication pneumonique (Barth).
B. La bronchite pseudo-membraneuse chronique estremarquable. Dans les autopsies, rarement pratiquées, on a trouvé la rougeur et l'épaississement de la muqueuse diminuant le calibre de la bronche. Les fausses membranes siègent de préférence dans les troisième et quatrième divisions bronchiques, mais on les a rencontrées dans la trachée ; il en résulte des productions arborescentes qui se prolongent jusque dans les alvéoles du poumon et qui sont rejetées à l'extérieur, tantôt sous forme de petits fragments, tantôt ayant 8 à 12 centimètres de long. Ces blocs sont blancs ou rosés, la surface présente des anfractuosités en rapport avec des saillies de la muqueuse, comme dans l'état aigu. La fausse membrane est feuilletée à la périphérie, formée de couches et detractus membraneux au centre. Les fausses membranes qui proviennent des gro'sses bronches sont canaliculées, les autres constituent un cylindre plein.
Au point de vue histologique, j'ai montré (1) que, dans la forme chronique de la bronchite pseudo-membraneuse , les fausses membranes
(1) Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses, p. 96, 1861.
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élaient formées par de la fibrine concrétée, tantôt par des masses ou blocs liémoplastiques, comme le voulait Laennec qui les appelait polypes des brandies : les masses hémoplastiques résultant d'une hémorrhagie pulmonaire suivie ou non d'hémoptysies. Dans ces deux cas, la fibrine y est en quantité et la matière amorphe plus abondante que dans l'exsudat diphthéritique.
Mais, dans certains cas, les fausses membranes de la bronchite chronique simple sont différentes et rappellent les concrétions muco-albumineuses. Grancher a vu que la masse centrale est formée par une substance demi- j transparente, grenue, avec quelques leucocytes et des tractus de mucine, i m en aucun point on ne voit l'aspect réticulé de la fibrine. Sur une coupe,' ||,|,( ayant durci dans l'alcool et colorée au picro-carminate, on trouve que la j,j5 matière colorante s'est fixée tantôt sur des lames, tantôt sur des blocs |,f( irréguliers qui reproduisent les moules glandulaires. En résumé, il s'agi- y rait là d'un produit muco-albumineux, tantôt riibané, tantôt en doigt dd gant ou tubuleux. ijl.
Au contraire dans la fausse membrane diphthérique de la trachée el, ^ des bronches (voy. p. A-W) la pseudhymène est composée de couches slra-' tifiées, reliées et anastomosées entre elles, séparées par des couches deyinj leucocytes et de cellules épithéliales modifiées; en un mot, il s'agit d'uiim,j|,j matière fibrino-corpusculairc. Idn
L'expectoration, dans les cas de bronchite chronique, n'offre pas toujours des fausses membranes faciles à voir; elles sont pelotonnées, il fau .î délayer les crachats dans l'eau. D'autres fois ce sont des rubans membra! I [|. neux; dans un fait de Siredey, on trouvait des bandelettes de 2 à 6 centi mètres, enroulées sur elles-mêmes, et ressemblant à des fragments de ténia; [jj, Quand il y a une hémoptysie concomitante, la fausse membrane passi % inaperçue, si on néglige d'examiner avec un grand soin. Du reste, che; 'h\ les malades atteints d'hémorrhagie bronchique, le caillot, s'il reste long; af temps dans la bronche, se décolore et simule une fausse membrane<jllil mais dans celles-ci il y a un aspect feuilleté qui manque dans les cas di| r caillot ancien. (Voyez Hémorrhagie des bronches.) [â'^
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