Adbcrencc générale du péricarde ; Symphyse cardiaque
Les néohymènes organisées dans tout le péricarde unissent les deuxj feuillets séreux et ne laissent plus trace de la cavité. L'épaisseur es'j quelquefois à peine marquée; on a décrit ainsi une absence de péricardej qui n'existe pas : il y a réellement une adhérence totale. D'autres observa^ tions montrent les néohymènes ou néomembranes, épaisses, fortemen| vascularisées , incrustées de carbonates , de phosphates calcaires, et oii a cru à tort à une ossification du cœur. i
J'ai observé deux faits d'adhérence totale du péricarde et j'en ai vi d'autres à la Société anatomique.
Femme, trente-six ans, ayant offert pendant la vie les signes d'une légère hypei trophie cardiaque, mais surtout une dépression systolique de la pointe, avecretra
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des fausses côtes gauches et de l'extrémité sternale, Le cœur n'est pas très- ! sensiblement augmenté de volume; le péricarde, après avoir été incisé avec précaution, ne donne pas issue dans une cavité, le cœur est atteint par l'incision, et il faut arriver couche par couche sur les fibres musculaires. En séparant avec 'soin, et comme en disséquant, les feuillets stratifiés et adhérents du péricarde, en détruisant des brides très-larges, je ne trouve que peu de points un peu plus lâches, mais ne re*:ifermant pas de liquide. La cavité du péricarde a réellement disparu. Sur tous les points examinés, la vascularisation est parfaite et le cœur semble n'avoir qu'un épais revêtement fibreux.
Le cœur étant ouvert, je trouve une insuffisance mitrale peu prononcée, sans altération valvulaire saisissable. L'insuffisance paraît due à une dilatation du I jcœur gauche, adhérent au péricarde.
Les néohymènes, examinées au microscope, étaient formées de faisceaux de jtissu conjoiictif ou lamineux et de fibres élastiques. Un grand nombre de noyaux jet de cellules enibryoplastiques étaient déposés sur plusieurs points plus mollasses que les autres. Les fibres cardiaques n'étaient pas dégénérées, ni graisseuses.
Aran, Rech. sur les adhérences générales du péricarde (Arcli. gén. de niéd., 1844). — Jaccoud, jsur un cas de symphyse cardiaque, etc. (Gaz. hebd. de méd. et de ciiir., p. 800, 1861). — FOURNIER, Des adhérences du péricarde, thèse de Strasbourg, 1863. — Moore, Adhérence du péricarde, Endopéricardite (British med. Journal, 1808). — P. LOZE, Adhérences du péricarde, symphyse cardiaque, thèse de Paris, n" i36, 1872. — E. Cerf, Adhérence du péricarde. Zurich, 1875. — L. Blanc, Étude sur un cas de symphyse cardiaque, thèse de Paris, n" 40, 1876. — P. Blasi, Adhérence complète du péricarde au cœur (Atti dell' Academica medica di Roma, 1876). — F. Tuczek, Contribution à l'étude des adhérences péricardiques (Berliner klin. Wochenschrift, p. 417, 1877).
Néoplasmes du péricarde, a. — Fibi'oiiies, Masses calcinées. Kystes, etc.
A. Sarcomes et fibromes. — Les sarcomes du péricarde sont extrêmement rares, et on ne doit pas considérer comme tels les épaississements ' péricardiques qui revêtent le cœur dans la péricardite chronique. Les fibromes sont assez fréquents. Ils ont la forme de petites tumeurs dures, sessiles oupédiculées, faisant saillie à la surface pariétale, surtout à la base du cœur. Les corps étrangers fibreux du péricarde, composés de tissu lamineux et de fibres élastiques, quelquefois avec de légères calcifications, ne sont que des fibromes d'abord pédiculés, ayant fini par se détacher et devenir libres dans la cavité du péricarde.
J'ai déjà parlé des plaques laiteuses péricardiques qui, constituées par des fibres conjonctives et élastiques, sont des fibromes aplatis.
B. Lipomes. — Les lipomes péricardiques sont, comme les myocardiques, liés à la surcharge graisseuse du cœur. Le péricarde est quelquefois