‹ Nouveaux éléments d'anatomie pathologique, descriptive et histologiqueChapitre 156 sur 317 · Artérito aiguë généralisée. I · texte numérisé non relu

Artérito aiguë généralisée. I

Les moyennes et petites artères sont rarement enflammées d'une manière aiguë, si ce n'est au milieu des plaies, ou dans les ulcérations récentes. L'artère coupée ressemble à un cordon plein, elle est devenue friable et se distingue mal des tissus environnants.

En faisant des coupes, après durcissement dans l'alcool ou le liquide de Millier, sur les parties environnant l'artère, on voit un épaississement considérable et exubérant de la tunique interne artérielle. La tunique externe est alteinte, comme dans les cas de phlegmen, et des vaisseaux j de nouvelle formation peuvent aller de cette tunique jusqu'à la tunique interne, si modifiée et si altérée. De plus la tunique moyenne a perdu i ses caractères propres ; elle est devenue diffluente, les fibres musculaires j et élastic{ues ont disparu, des éléments embryonnaires les remplacent en partie. Il y a mésartérite, en même temps qu'endartérite et périarférite. On constate sur plusieurs points les restes des fibres musculaires détruites et des fibres élasticfues fragmentées. î* 5

Dans l'artérite généralisée, on trouve donc finalement que les diverses tuniques et que les divers tissus artériels aboutissent à une production embryonnaire ou embryopl astique ayant les plus grands rapports avec la \'\ structure propre à la membrane interne enflammée. De plus, quand l'épaississement et la végétation de la tunique interne, rappelant l'endo- j cardite végétante, sont assez considérables, le sang se coagule au-dessus j de l'obstacle et il y a un thrombus artériel.

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