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Sur une aorte, ou une grosse artère enflammée, on peut trouver tous i les degrés entre l'endartéritc aiguë et l'endartérite chronique avancée. ! L'athérome, la transformation graisseuse et calcaire, sont le dernier | terme de ce processus.
Vendartérite chronique peut succéder à l'endartérite aiguë de nature rhumatismale, alcoolique, puerpérale, goutteuse, ou bien elle vient lentement dans les plaques gélatiniformes ; on observe alors la dégénérescence athéromateme et la dégénérescence calcaire des artères.
La tunique interne, dans sa portion formée de cellules ramifiées, s'infiltre de granulations graisseuses. De même, les cellules des plaques gélatineuses sont garnies peu à peu de gouttelettes graisseuses et finalement ^ elles sont toutes gonflées, pleines de granulations ou de gouttes de graisse
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risâtres ou jaunâtres ; bientôt un foyer jaunâtre se manifeste. (Voyez ithérome artériel, p. 005.) Quand les cellules de la tunique interne se sont chargées de graisse et ue celle-ci forme des foyers, la substance fibroïde ou fibrillaire interiiosée, unissante, s'incruste de sels calcaires sous forme de granulaions fines. Celles-ci éparses au commencement du dépôt se rapprochent, 'unissent, constituent des lames, des plac{ues demi-transparentes, peu iastiques ou au contraire cassantes et friables.
Les plaques calcaires ne s'ossifient point (voyez Calcification artérielle,
Vendartérile chronique déformante résulte de la réunion des lésions récédentes et sur une aorte anciennement malade on voit, à la fois, le iamètre inégal, les parois rigides, les saillies rugueuses de la surface.
Homme, soixante-trois ans, alcoolique, mort de pneumonie à l'hôpital Necker. l'hépatisation pulmonaire grise occupe les deux tiers inférieurs du poumon % • j|roit. Le cœur est gros, mais non dilaté, le ventricule gauche légèrement Iiyper- ?^ rophié.
FiG. 150. — Endartéritc chronique de l'aorte *.
L'aorte, fendue avec précaution, offre une dilatation de son grand sinus. De plus, sa surface interne n'est pas lisse et polie, elle est inégale, et parsemée de taches allongées, jaunâtres, ainsi que de plaques résistantes (fig. 156).
* Fig. 156. — Aorte atteinte d'artérite chronique déformante, ao, Taorte fendue et remplie de plaques p, p, d'endartérite chronique; vs, valvules sigmoïdes normales; a, dépôt athéromateux sorti par pression; o, o, orifice des artères intercostales aortiques.
602 APPAREIL DE LA CIRCULATION
Sur plusieurs endroits, l'épaississement est opaque et cartilaginiforme, avec des bords arrondis. D'autres ont un aspect noueux et un peu mamelonné. Dans divers points, les altérations de l'aorte ont une apparence de petites bosselures, inégales en volume ; enfin, on voit encore des plaques lisses, irré- i gulières, un peu soulevées, et entourées par des portions du vaisseau parais- i sant à l'état normal. Ces altérations très-nombreuses et serrées, au-dessus de j l'orifice aortique, se retrouvent dans la crosse et jusque dans l'aorte descendante, f mais elles sont de plus en plus espacées ou disséminées.
Au-dessus des valvules aortiques, une petite tuméfaction, un peu fluctuante, \ est recouverte par une mince couche de la tunique interne anémiée. Eu près- i sant avec les doigts, je fais sourdre facilement une bouillie blanchâtre,! épaisse (fig. 156, a). Il y avait, en ce point, un dépôt athéromateux assez consi-i dérable et étendu transversalement.
En examinant, au microscope, les diverses taches et plaques aortiques, je trouve sur des coupes longitudinales et d'autres transversales, que celles d'aspect gélatiniforme sont formées par des éléments cellulaires et nucléaires abon-n dants, interposés et superposés dans la membrane interne, à la substance j] fibroide normale. Dans les plaques dures et calcifiées, il y a une grande quanti||| de matière grasse et de sels calcaires, s'étendant sur la tunique moyenne. I4| bouillie athéromateuse, renfermant des points brillants, est composée de granula-l lions prptéiques et surtout graisseuses, de cristaux irréguliers et de beaucoup de i| lamelles de cholestérine, disposées en tablettes dont les bords sont coupés net et j assez régulièrement. j
Beaucoup d'artères, entre autres les radiales, la poplitée, les artères de lai | base du cerveau, etc., renferment des plaques athéromateuses. J
Il n'existait point d'infarctus viscéraux, ni d'hémorrhagie pulmonaire. Le foiei était atteint de cirrhose (hépatite interstitielle) d'une manière peu avancée, maisi<t évidente.
L'endartérite chronique déformante détermine dans les petites artèresi; des membres supérieurs et inférieurs, dans les artères cérébrales, etc.,uQ| obstacle à la circulation. On trouve sur les coupes une grande raulti-| plication cellulaire d'éléments embryonnaires et un accroissement de la substance unissante, intercellulaire, qui est fibroïde, épaisse, d'une résis-i tance presque cartilagineuse. La tunique interne, épaisse, inégale, végé-j tante, diminue la lumière de l'artère et produit des bourgeons ou des-j plaques faisant saillie. Le cours du sang est ralenti, ou assez faible poui^. qu'un coagulum ait lieu. La thrombose amène alors dans la tête l'ischéniiei cérébrale et le ramollissement du cerveau, ou bien dans les membres, h\ gangrène des extrémités. '
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