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Caillot migrateur et obturateur droite

de l'artère liumérale

VAISSEAUX CAPILL'AIRES.

Autopsie pratiquée vingt-neuf heures après la mort. Le parenchyme des deux poumons offre de nombreux tubercules. Le cœur, de volume un peu considérable, est flasque ; valvules saines. Point de caillot à section nette. Rien de notable , lans l'aorte, la sous-clavière, ni l'artère axillaire.

, L'artère huniérale, immédiatement après sa naissance, se présente sous l'asjpect d'un cordon résistant, légèrement dilatée, d'une coloration plus rouge ou moins blanche que sur le reste de son trajet. A l'ouverture de l'artère, je trouve iui caillot oblitérant. Les veines sont assez volumineuses en haut et vers l'aisselle, où elles sont distendues par des coagulations sanguines paraissant nées sur place. Au-dessous, elles sont revenues sur elles-mêmes, n'offr,ant que des nodosités ou des renflements dus aux valvules, et qui tranchent avec l'étroitesse du reste des vaisseaux vides.

Le caillot oblitérant bouche complètement la lumière de l'artère humérale et iSa longueur est d'environ 8 centimètres (fig. 183). La différence de colorajlion et de consistance des deux extrémités est frappante. L'extrémité centrale, ou située vers le cœur, est repliée et comme formée de deux chefs, nettement bifurquée ; chaque branche présente une terminaison brusque et paraît résulter (d'une surface rompue. Ces deux extrémités, surmontant le reste du cylindre sanguin à la manière d'un Y, ont dû se replier après avoir été écartées, car pour se rapprocher, puis s'adosser dans le canal étroit du vaisseau, elles se sont plissées et un peu enroulées sur elles-mêmes (fig. 183).

En les examinant, après les avoir étalées, les deux branches de l'Y sont inégales, mais continues et formées de couches ou lames de fibrine, grisâtres, assez décolorées, repliées dans leur milieu. C'est donc à la partie reployée et presque médiane, en arrière de celle-ci, que serait appendu le reste du caillot. Celui-ci n'est pas aussi consistant; il est légèrement adhérent aux parois de l'artère, formé de couches concentriques et ramolh à la partie centrale. A mesure qu'on se rapproche de l'extrémité inférieure, il se rétrécit, devient de plus en plus coloré en noir, et sa consistance est beaucoup moindre. Tout à fait à la partie postérieure, du sang fluide existe entre le caillot et la paroi artérielle.

Le caillot en Y, ou bloc erratique, n'est pas né sur place ; les parois artérielles internes et externes n'offrent rien d'appréciable ; le caillot embolique n'est point formé par des portions valvulaires ou autres détachées du cœur. Le microscope n'y montre que de la fibrine à divers degrés d'altération ; le cylindre qui le suit est composé en majeure partie de globules du sang et de fibrine réticulée. Il a été impossible de trouver le point d'où s'était détaché le caillot oblitérant pour arriver dans l'artère humérale (1).

L'embolus produit rarement une obstruction complète ; il cause d'abord un rétrécissement dans la cavité vasculaire. Plus tard, il se produit en aval et en amont des lésions secondaires (fig. 184). Les parois vasculaires

(Ij A. Laboulbène, Observation d'oblitération embolique de l'artère humérale droite, elc. (Bulletins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 'i" série, t. XI, p. 304, 1875).

ont les tuniques moyenne et externe épaissies; l'interne se détruit à son tour et l'embolus peut contracter une adhérence assez forte.

Les effets de l'embolie artérielle et de l'obstruction ne se limitent pas au vaisseau, mais h tous les points irrigués par l'artère cmbolisée ; il y a ischémie, le sang n'arrive plus aux parties, tandis qu'à leur périphérie une congestion a lieu, allant jusqu'à la rupture ou l'hémorrhagie. Il y a donc après une embolie artérielle : 1" une tension vasculaire, 2° ischémie ou même anémie et 3° une zone périphérique où la tension exagérée du sang produit une congestion hémorrbagipare, qui arrive à l'hémorrhagie par, f, altération de nutrition et dégénérescence graisseuse des .

FiG. 184.. — Embolie parois dcs capillaires. Dans les viscères, on constate àla' de rartère puimo- ^^^llQ ces faits Vinfarctus hémorrhagiqiie de la rate, ' des reins, des poumons, du cerveau, etc. Dans les mem-ii

bres, on a la gangrène momifiante, rarement la gangrène humide.

Quand un infarctus se forme, les vais- j seaux situés derrière le coagulum em-i bolique sont gorgés de sang; les tissus; forment à la surface viscérale une saillie, ils sont indurés. Sur la rate, on voit un espace circulaire gonflé, transversal ; ^ sur le rein, un cône à base périphéri-; que ; dans les poumons, des noyaux d'induration (voy. p. 519); dans le cerveau, j une coloration rouge ou violacée toute, spéciale. Les caractères extérieurs des, viscères sont en rapport avec leur striic-j ture ; le ramollissement du cerveau tient j à la consistance molle de l'organe ; la j momification des membres provient de .

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l'évaporation facile des liquides de ceS| parties (voy. fig. 183). Après la pre-! mièrc période, l'infarctus devient jaunâtre ou grisâtre; il y a mortifi-

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