Eiympbangite aigiu
La lymphangite aiguë, ou inflammation aiguë des vaisseaux lymphaiques, porte encore les noms de lymphite et d'angioleucite. Cette inllrannation peut exister dans les réseaux superficiels sous-épidermiques ainsi
APPAREIL DE LA CIRCULATION
que dans les vaisseaux dermiques el sous-denniques. Les lymphatiques les plus profondément situés au milieu des organes ou dans les viscères sont incontcslablement susceptibles d'inflammation. Les vaisseaux lymphatiques sont rarement lésés d'une manière isolée ; presque toujours les tissus environnants et les ganglions auxquels ils se rendent sont altérés en même temps.
Les lésions de l'angioleucite, sur le vivant, apparaissent à la surface du corps sous la forme de cordons ou de raies d'une couleur rosée ou rougej ' pale (angioleucite en cordons ou trajeclive). Leur direction est longitudinale, mais parfois leur disposition est celle de réseaux circonscrivant de petits espaces normaux du tégument. La l'ougeur peut être uniforme (an-:i gioleucite en plaques ou réticulaire). Les tramées rougeâtres sont reliées' entre elles par des plaques rouges ; on trouve sur les unes et les autres' une légère saillie, cylindrique pour les vaisseaux, mais diffuse et à bord' < élevé pour les plaques. i ^
Après la mort, on constate que les>aisseaux lymphatiques sont plus vo-i -|iS lumineux, indurés et distendus. La disposition moniliforme, due à la pré- '1 sence des valvules, est assez nette. En fendant avec précaution les! [I* vaisseaux volumineux, on les voit remplis d'un liquide lactescent on ^1 jaunâtre, puriforme, parfois un peu rosé. La membrane interne est dé^ !'| polie ; les membranes externes épaissies et plus friables. Les vasa-vasorum' A des vaisseaux lymphatiques sont injectés, rouges, en un mot hyperhé- \^ miés. Ce sont eux qui donnent la coloration rosée observable pendant lal i« vie.
L'inflammation aiguë des vaisseaux lymphatiques superficiels et pro- jl fonds du poumon, de l'utérus, du foie, a été décrite avec soin par Andral, i« Cruveilhier, Velpeau, Duplay, Nonat, Féréol, Raynaud, Troisier, etc. Je- k l'ai observée moi-même dans les poumons et le foie. Les vaisseaux super-! m ficiels sont distendus, dilatés, ayant parfois des varicosités, des am-! f poules latérales, et formant des sinuosités, des traînées, des lignes, des l'il mailles blanchâtres ou jaunâtres. Le calibre des vaisseaux est étroit sur i plusieurs, mais il atteint jusqu'à 1 et 2 millimètres. , l
Sur la coupe des pièces durcies, on voit les vaisseaux dilatés renfer-ji mant des globules lymphatiques très-abondants (leucocytes) et desi mailles fibrineuses. Ces vaisseaux ont leur épithélium gonflé, desquamé,! souvent fa paroi est pius épaisse et infiftrée de feucocytes. La profondeur! des poumons atteints d'angioleucite est remplie de nombreux vaisseaux] dilatés et très-appréciables. On voit la coupe des vaisseaux ayant la foi'rael > circulaire, ou celle de sections ovales, de canaux allongés, arrondis, à crêtes saillantes, qui sont des valvules; d'auti^es fois, la coupe présente; f des espaces irréguliers, froncés ou anguleux.
Dans l'encéphalite, les lymphatiques qui enveloppent les capillaires et