TiibcrculO!«e splcniquo
A part les ganglions lymphatiques, la rate est de toutes les glandes la plus fréquemment atteinte de tuberculose, surtout chez les enfants; sous ce point de vue la rate est à l'abdomen ce que les poumons sont à la poitrine. Ordinairement les tubercules se trouvent dans l'intérieur, mais on les voit aussi vers le hile et dans la zone épiploïque. Les tubercules spléniques sont presque constamment secondaires , et il y a coexistence de périsplénite, alors même qu'il n'y a pas de tuberculose de la capsule.
Les granulations, ou tubercules miliaires, sont petites et nombreuses. On les voit tantôt dans le parenchyme, tantôt sur le péritoine splénique ; elles siègent sur la membrane conjonctive périvasculaire plutôt que sur le tissu réticulé. On a voulu établir aussi qu'elles se trouvent dans la pulpe et non dans les follicules, mais Fœrster les y a rencontrées; ce point d'histologie a besoin de nouvelles recherches. Les tubercules présentent deux variétés : la forme molle et la forme dure ; ces derniers restent longtemps gris, les autres deviennent rapidement caséeux. Léon Colin a peint d'un trait les tubercules miliaires spléniques : de même grandeur, régulièrement espacés, de telle sorte que la coupe de la rate ressemble à une étofte violette parsemée de points blancs.
Les tubercules lenticulaires ont un volume supérieur aux granulations miliaires, et ils sont moins nombreux. Leur teinte est blanchâtre et ils sont entourés d'une enveloppe fibroïde. '
Les tubercules en masses infiltrées ou réunies constituent la forme anatomique la moins commune. On voit alors des tubercules de la grosseur d'une noisette et plus, dont la coupe est jaunâtre et le centre caséeux. Les conglomérats de petits tubercules et ces tubercules volumineux se ramollissent rarement. Ils sont quelquefois si nombreux qu'ils remplissent toute la rate (Billroth). Chacune des trois formes précédentes répond ordinairement à une tuberculisation à marche spéciale : les granulations miliaires à la phthisie aiguë, les tubercules lenticulaires à la phthisie subaiguë, les gros tubercules à la tuberculose chronique. J'ai vu néanmoins, comme tous les anatomo-pathologistes, les tubercules miliaires coexister avec les gros tubercules.
Dans les tubercules spléniques, même petits, le centre est formé de cellules tassées et souvent infiltrées de granulations graisseuses. Les vaisseaux entourés par le tubercule ont dans leur intérieur du sang coagulé, des globules rouges et blancs, et des cellules endothéliales. Sur des coupes de pièces durcies, on voit bien ces dispositions décrites plusieurs
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES. 695
l'ois à tort, en Allemagne, comme des cellules géantes caractéristiques du tubercule.
O. — !<yptailis spicnique.
Les lésions syphilitiques de la rate sont incontestables, et dans la syphilis viscérale précoce la rate peut rapidement augmenter de volume, surtout chez les nouveau-nés et les enfants.
La lésion ordinaire de la syphilis splénique est l'hyperplasie, ou hypertrophie de volume des éléments, arrivant en même temps que les lésions semblables des ganglions lymphatiques, des amygdales et l'ictère syphilitique. Il y a deux formes de syphilis splénique hyperplasique, primitive ou secondaire à des lésions du foie : l'une (hypersplénie on lumélaction molle) précoce, portant sur les éléments cellulaires de In pulpe ; l'autre plus tardive, portant sur la trame fibreuse (hypersplénie ou l.iHuéfaction dure).
A un degré plus avancé, on voit des îlots spléniques d'un rouge vif, plus tard encore de couleur grisâtre; le développement ultérieur pi'oliiit des dépressions cicatricielles (sclérosplénie syphilitique).
La périsplénite est très-fréquente et ordinairement primitive ; elle donne naissance à des adhérences de la capsule avec les organes voisins. Chez les nouveau-nés, on trouve aussi des exsudats albumino-fibrineux sur ;i capsule et sur la séreuse. La dégénérescence amyloïde peut terminer a syphilis splénique qui, on le voit, présente de grandes analogies avec la syphilis du foie.
Hyperhémies; Hémorrhagies ; Infarctus de la rate.
A. Hyperhémies. — La rate étant un des organes les plus vasculaires, a congestion s'y rencontre très-souvent à l'état passager ; la présence de ibres musculaires lisses et de nombreuses fibres élastiques explique )Ourquoi la rate revient à son volume primitif après avoir été distendue ►ar le sang. L'hyperhémie trop prolongée, trop répétée ou à l'état chi'olique, fait augmenter le volume de la rate.
L'hyperhémie aiguë résulte d'un obstacle au cours du sang veineux congestion passive, mécanique), elle peut dépendre d'une maladie généale infectieuse à son début (fièvres éruptives, pyrexies et pyohémie, srysipèle, choléra, etc.). La consistance de la rate augmente si la distenjion par le sang est forte et la tension accrue ; la consistance diminue, au contraire, et la rate est molle, si la congestion s'accompagne d'un certain legré d'intiltration séreuse.
APPAREIL DE LA CIRCULATION
Dans l'hyperhémie forte, la rate est doublée ou triplée de volume; il en est de même de son poids, mais au delà, il s'agit d'une autre splénomégalie. Sur une coupe cà l'œil nu, on voit la rate d'un rouge sombre; au milieu de cette teinte rouge on aperçoit tantôt de petits épanchements sanguins miliaires d'un rouge vif, et tantôt de vrais foyers apoplectiques en forme de poches juxta-capsulaires contenant du sang liquide ou en caillots. C'est une condition favorable pour que la rate se rompe. .
Dans l'hyperhémie congestive des affections infectieuses, la rate est souvent molle et moins tendue. A la coupe, on voit le tissu d'une couleur î rosée plutôt que foncée, à cause du nombre accru des globules blancs i du sang. I
B. Hémorrliagies. — L'hémorrhagie splénique est piquetée, miliaire, disséminée, ou au contraire disposée en larges foyers apoplectiques. ; Quand de véritables noyaux d'extravasation sanguine ou des grands foyers i hémorrhagiques existent dans la rate, ils peuvent arriver à un volume ; considérable. Le sang tantôt liquide, tantôt coagulé, s'est creusé une j vacuole ou une caverne splénique (1) , parfois il forme une poche par refou- | lement de la capsule soulevée et par destruction du parenchyme de la j rate. De cet état à la rupture il n'y a pas loin, et celle-ci ayant lieu, le i sang s'épanche dans la cavité abdominale. ;
Le microscope, dans les cas d'hyperhémie et d'hémorrhagiespléniques, i fait constater dans les vaisseaux ou en dehors d'eux les caractères propres i aux globules sanguins ainsi que de la fibrine plus ou moins reconnais- i sable. ;
G. Anémie splénique. — L'anémie de la rate est rare et coexiste près- ! que toujours à l'état chronique avec l'atrophie de l'organe; à l'état aigu, i elle survient après les hémorrhagies graves, le choléra, la débilité générale de l'organisme.
D. Infarctus de la rate. — D y a près d'un demi-siècle qu'Andral a décrit anatomiquement les infarctus de la rate avec précision, en les rapportant à la coagulation du sang et à l'obstruction (2) d'une branche vei- j neuse. Il est établi actuellement que la suppression brusque de l'arrivée | du sang par les branches de l'artère splénique est la condition d'un in- | farctus. On comprend très-bien que la rate soit l'organe où l'on observe | le plus souvent les infarctus ; l'artère splénique venant de l'aorte n'a pas i d'anastomoses entre ses diverses branches, aussi une portion de la rate, ne i
(1) Spillmann, Hématome bjstùjuede la raie {Arcli. de phijsiol.tiorm. et path., p. 419, 1876). ;
(2) G. Andrai,, Précis d'anatomie pathologique, t. II, p. 419 et 423, 1829. — E. Bksnier, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 3' série, t. II, p. 499, 1874. |
GLANDES VASCIILAIRES SANGUINES.
louvant plus recevoir du sang par la branche artérielle oblitérée, sera lécessairement atteinte d'infarctus.
1 Les infarctus spléniques ont lieu avec les altérations athéromateuses e l'aorte, de l'artère splénique, avec l'endocardite ulcéreuse, et par transioi'l embolique. L'artériole qui se rend à un petit infarctus est toujours iblitérée (voyez p. 652 et fig. 185); l'artère splénique elle-même et ine ou plusieurs de ses branches sont oblitérées quand la majeure partie e la rate est atteinte dans sa circulation artérielle.
Les infarctus sont des îlots, des foyers, des zones de tissu splénique nodifié; uniques ou multiples, ils sont dans ce dernier cas épars ou iionfluents. On peut trouver la moitié de la rate transformée en une masse l'un blanc jaunâtre. Les infarctus ont la forme de cônes dont la basQ est la surface de la rate et le sommet dirigé vers le hile. Leur diamètre arie de 1 à 5 centimètres. Le plus souvent ils sont superficiels, mais ils teuvent exister aussi dans la profondeur de l'organe.
A leur début, les infarctus sont d'un rouge foncé, noirâtre ; mais trèsapidement, en cinq ou six jours, ils prennent une teinte jaunâtre et à ce Snoment ils s'entourent d'une zone d'hyperhémie, d'une pseudo-membrane, )iiis d'un kyste fibreux. Souvent l'altération est plus complète et alors ils j;e ramollissent pour constituer de faux abcès, des pseudo-kystes puril'ormes qui peuvent se rompre dans l'abdomen.
Avec le microscope, on constate d'abord une congestion sanguine Kcasionnée par la fluxion rétrograde du sang veineux dans les petits aisseaux paralysés. Le liquide sanguin se coagule, les parois capillaires i'altèrent et se déchirent; alors les globules sortent et constituent un oyer apoplectique, qu'il est facile de confondre avec l'hémorrhagie de ta rate. Mais dans l'infarctus on trouve un cône à base extérieure coexistant avec des lésions artérielles, des lésions cardiaques, des infarctus dans es autres viscères; de plus il existe une infiltration graisseuse des loyaux des capillaires. Dans une période suivante, arrive la formation de j.iaasses jaunes ; les globules du sang se sont altérés, ils se déforment, se "résolvent en matière granuleuse, tandis que le pigment sanguin devient le l'hématosine. Le ramollissement survient; on trouve alors des fraginents de vaisseaux, de tissu conjonctif, des globules du sang altérés en voie de destruction, du pigment hématique, des cristaux d hématoïdine !et d'acides gras, ainsi que des granulations protéiques et graisseuses : il en résulte une émulsion graisseuse. Pendant que, ces altérations se produisent peu à peu, il s'est développé des éléments nouveaux autour de l'infarctus, d'où l'apparence de pseudo-membrane. En même temps les vaisseaux qui entourent l'infarctus bourgeonnent autour de lui et absorbent l'émulsion, de telle sorte que finalement il ne reste plus iqu'une cicatrice.
APPAREIL DE LA CIRCULATION
La coupe de l'infarctus splénique récent montre une surface d'un rouge foncé, noirâtre. Après la transformation de la fibrine et du sang globulaire en une masse granulo-graisseuse, la coloration est grisâtre, ou jaune, et opaque. La consistance est plus forte dans un infarctus très-récent que dans le reste du tissu splénique, et enfin, quand la partie jaunâtre périphérique se ramollit, il y a une mollesse voisine de la fluidité, avec une portion centrale ressemblant à des tubercules.
L'examen avec le microscope fait voir sur des coupes minces d'infarctus récent, les vaisseaux gonflés par le sang coagulé et un réticulum fibrineux. Plus tard, on trouve les cellules de la pulpe et celles englobées', dans le réticulum passées à l'état granulo-graisseux avec de petites masses^ et des cristaux d'acide gras. Quand les travées du tissu splénique | faisant partie de l'infarctus se sont détruites par une désagrégation molé-l culaire, on voit au microscope des granulations protéiques, graisseuses, et les restes de fibres du tissu conjonctif réticulé. La cicatrice renferme les éléments du tissu lamineux, souvent un dépôt de sels calcaires; mais sans véritables ostéoplastes.
Les infarctus spléniques, bien qu'ils offrent les éléments détruits et mortifiés de la rate, n'ont pas l'odeur gangréneuse, la privation d'air ^ atmosphérique et des conditions de la fermentation cadavérique enl sont les causes. La nécrobiose se produit, mais non la gangrène proprement dite.
En résumé, les infarctus de la rate procèdent de l'embolie artérielle le plus souvent, mais ils résultent aussi de la thrombose artérielle. Dans les maladies infectieuses, on trouve une thrombose adéno-vasculairë i (Besnier), à la fois artérielle et veineuse; celle-ci est au moins contemporaine, sinon cause productrice de l'infarctus (1).
L'état anatomique du reste de la rate, quand un infarctus a eu lieu, occasionne une augmentation de volume, qui tient ou bien aune hyperhémie ou bien à une multiplication d'éléments. La capsule extérieure et le péritoine au niveau des infarctus présentent les lésions suivantes : congestion, péritonite localisée avec néomembranes ; plus tard des adhérences, qui empêchent les perforations et les ruptures. Si les infarctus guérissent, il en résulte des cicatrices plus ou moins déprimées, enfoncées, occasionnant des déformations remarquables ; enfin, à la place de l'infarctus on ne rencontre parfois que des productions calcaires.
X. RiCHAHU, Apoplexies de la rate, infarctus (Bull, de la Société auat. de Paris, p. 831, 1846). — MiGNOT, Apoplexie de la rate (Bull, de la Société anatomique de Paris, t. XXXlll, 1848). —
(Ij E. Besnieu, article Rate (Dictionnaire encijclopédique des sciences médicales, série, t. 11, p. 505, 1874.
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES
} Vidal, Abcès infarctueux de la rate, communiquant à travers le diaphragme avec la face rieure du poumon (Bull, de la Société anat. de Paris, p. M, 1853). — Lefeuvre, Étude siol. et p;Uliol. sur les infarctus viscéraux, thèse de Paris, n° 19C, 1867.
Lésions de la rate dans les maladies.
On sait combien il est fréquent de trouver des altérations de la rate ( QS les maladies ; en général \e développement de cet organe ne se profit pas immédiatement, mais après plusieurs accès ou d'une manière ïite.
A. A la suite des fièvres intermittentes paludéennes, quand les accès ont (jj légers et n'ont pas eu de longue durée, on ignore quel est l'état anallptiique de la rate ; il est permis de supposer qu'il y a eu surtout de la wigestion. Mais dans l'intoxication palustre intense, la lésion paraît de i|ture spéciale. Même après un petit nombre d'accès, on constate que la lïte est fragile, d'une couleur noire ou violette; on voit une exsudation ( fuse, ou de petites inflammations limitées à certaines parties de la rate (riesinger).
Avec les infections malignes et suraiguës, sans paludisme antérieur, ijexiste du ramollissement parfois considérable ainsi qu'une pigmentat)n très-accusée, et une extravasation sanguine. On voit, sur le tissu mge de la rate, se dessiner des zones de un demi-centimètre à ^ centilitres qui ont leur centre noir comme du charbon. Dans l'infection paludéenne lente ou chronique, on rencontre toute ne série de lésions; la rate a augmenté de volume. On y trouve de kyperadénie, et l'accroissement de la charpente fibro-cellulaire : de p un aspect marbré de zones décolorées ou noirâtres, pigmentées, d'un is ardoisé. En même temps, la capsule de Malpighi présente de la péri- 'lénite et des plaquées laiteuses. Si une infection aiguë s'ajoute à 'tat chronique antérieur, tantôt il n'y a pas de ramollissement, tantôt tissu de la rate diminue de consistance.
Au microscope, on constate du pigment noir, plus ou moins abondant jiivant la durée de la maladie, et déposé soit le long des trabécules vei- 3uses, soit dans les cellules épithéliales. Il existe aussi de la méla- '■mie avec du pigment noir dans les globules blancs du sang. Cette igmentation par destruction des globules rouges, si prononcés dans les ■actus, le long des parois et dans les cellules lymphatiques, est des plus Bmarquables ; elle caractérise ordinairement les lièvres paludéennes avec ichexie palustre.
Outre ces lésions propres à la malaria, on en trouve d'autres surajoutées : ' des infarctus ; 2° des foyers de ramollissement ; 3° à une période éloi-
700 APPAREIL 1) K LA CIRCULATION
gnée du début, une vraie cirrhose (voyez p. 679), la rate est dure, petite avec de fortes cicatrices à sa surface.
B. La fièvre typhoïde offre des lésions précoces ou tardives (Leudet) Au début, la rate a augmenté de volume, ayant environ "^0 centimètres de longueur sur 12 de largeur. Elle peut être quadruplée sui'toutchez les jeunes sujets. L'enveloppe est tendue, parfois amincie plissée, brunâtre ou noirâtre ; rarement il existe de la périsplénite, de; infarctus, des foyers de ramollissement ou d'apoplexie, plus raremen encore des déchirures. Le tissu est friable ainsi que les vaisseaux dis-' tendus par le sang. Sur une coupe, on voit mieux la couleur rouge ou noirâtre du tissu; dans les cas les plus graves avec gangrène' ou pyémie, on trouve des infarctus hémorrhagiques et des abcès infaiT/' tueux. j
Avec le microscope, on constate une multiplication des éléments de 1; pulpe; et dans l'intérieur des veines, on trouve les cellules épithéliale; en desquamation qui peuvent devenir l'origine de fines embolies dJ foie. A l'état frais, les éléments de la pulpe montrent, du premier ai| deuxième septénaire de la fièvre typhoïde, des cellules dites lympha-! tiques plus grandes, hypertrophiées, granuleuses, plusieurs ayant 2 ei' 3 noyaux. On constate aussi des cellules pâles, renfermant, englobant det globules rougit du sang, ou hématies. Ces globules rouges ne sontpafi tous volumineux et ayant 7 p-, plusieurs n'ont que 3 à 4 p-. Le nombre de^ cellules blanches, ou leucocytes, ayant absorbé et reçu dans leurinté-j rieur des globules rouges, devient considérable ; ces cellules sont dans' l'intérieur même des cavités veineuses de la pulpe splénique.
Plus tard, la rate est meins volumineuse et moins gorgée de sang, s?j couleur est brune; les cellules blanches, ou leucocytes, obtenues parlpj raclage ou observées sur des coupes durcies, sont moins chargées de| globules rouges ; leur intérieur est devenu granuleux, il renferme desgra-l nulations pigmentaires sanguines et d'autres de nature graisseuse suivanlj Fœrster. On trouve aussi dans le sang de la pulpe des granulations héma-l tosiques libres. '
Les altérations de la rate dans la fièvre typhoïde ne consistent pa?i dans une simple hyperhémie, les cellules blanches du sang sont hyper-' trophiées; elles sont pénétrées par les globules rouges, ou hématies,! qu'elles absorbent et dévorent pour ainsi dire. !
G. Les lésions spléniques dans le typhus exanlhémat'i que, typhus fever, sont parfois bien nettes, mais, dit-on, elles manquent souvent. Quand on les constate, elles consistent en hyperhémie avec mollesse de l'organe ; dans les cas graves, on trouve des infarctus et de la glomérulile. !
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES
D. Dans les fièvres éruptives, les lésions n'ont pas éLé suffisamment étulées.J'ai noté, dans un cas de rougeole hémorrhagique rapidement morille chez un homme de vingt-trois ans, une congestion considérable delà |ite,avec une hémorrhagie en petits foyers et une glomérulite produisant p points blanchâtres, saillants, sur la coupe de l'organe. Ces détails û'ont frappé d'autant plus que je les constatais pour la première fois, ans la variole, il existe une tuméfaction splénique. Lancereaux a 'ouvé, dans un cas de scarlatine, de petites tumeurs miliaires blanjhâtres ou grisâtres, formées par l'hypertrophie des glomérules de Jalpighi.
E. Vhifection purulente, le puerpérisme infectieux offrent trois éries d'altérations spléniques : le gonflement congestif, les infarctus et les bcès métastatiques, enfin les périsplénites.
F. Dans le choléra indien, à la période algide, la rate subit une rétracon ; dans les périodes subséquentes, elle a été trouvée très-ramoUie et ugmentée de volume. La lésion principale est une glomérulite avec muliplication des éléments lymphoïdes. Le ramollissement très-considéra- 'le a été suivi de rupture.
G. Le foie atteint par une gène de la circulation dans la veine porte, jUrtout dans la cirrhose, occasionne l'hypertrophie de la rate avec épaisjissement de la capsule extérieure. Les cloisons fibreuses sont résistantes, a rate est plus dure avec de la périsplénite.
L'examen de la pulpe, avec le microscope, fait souvent constater des j;ranulations pigmentaires dans les cellules blanches et même dans l'enflothélium veineux. Les cavités veineuses, observées sur des coupes
iiircies, sont plus considérables et béantes, les trabécules sont plus foi'tes t légèrement hypertrophiées dans le nombre de leurs éléments. H. Enfin la rate des sujets qui succombent avec une maladie orgaique du cœur montre une dureté assez grande, parfois considérable. j' extérieur est recouvert soit de plaques laiteuses, soit de petites végéiations fibreuses. La rate coupée offre un aspect lisse, elle ne s'aplatit pas, elle est ferme, sèche ; la boue splénique est peu marquée.
Le microscope montre un épaississement notable des trabécules et une multiplication de nombre des fibrilles conjonctives. Les artérioles sont dures, souvent sclérosées par endartérite; les corpuscules de Malpighi létaient, sur une jeune femme récemment morte à la Charité avec une iaffection du cœui', très-appréciables et avec multiplication de leurs éléments.
702 APPAREIL DE LA CIRCULATION
Déplacements de la rate.
La raie peut quitter la place habituelle qu'elle occupait à la naissance ' on a ainsi une rate mobile, tantôt de volume normal, tantôt hypertro phiée, se déplaçant avec facilité et dont Cruveilhier a cité un be exemple (i). La rate peut ne se déplacer que légèrement et rester dans la fosse splénique, mais parfois elle émigré au loin, restant mobile oi adhérente. Il est probable que la cause prédisposante est la laxité anor i ! maie du mésentère gastro-splénique. j i
La rate mobile peut occuper tous les points de l'abdomen, y devenir! ^ le siège de périsplénite, de tumeurs douloureuses, d'accidents d(' Jï compression et d'étranglement. On l'a vue dans des points très-diversii jif ainsi : dans la région ombilicale, la fosse iliaque, dans le petit bassin i a contre la vessie ou contre le rectum, près de l'utérus, dans la régioii fi lombaire gauche, à la région inguinale droite, etc.
Perforations; Ruptures de la rate.
; lli i si
Les perforations limitées de la rate donnant issue à des foyers puru lents ou sanguins, à des kystes, etc., ne doivent pas être confondues avec », les solutions de continuité plus étendues, résultant du traumatisme oi' * préparées par un travail antérieur. i ^
Les ruptures de la rate ne sont pas extrêmement rares. J'en ai vu ur' % exemple avec intégrité des parois abdominales, chez un homme tombéj !*' d'un échafaudage et dont le côté gauche du corps avait porté sni' ' une pièce de bois. Les altérations de consistance de l'organe daiii'l les maladies infectieuses, les lésions des fièvres intermittentes, de syphilis, du choléra, sont la cause la plus fréquente des ruptures ditef!, spontanées. j it
L'examen anatomique montre des lésions de deux sortes : les uneH i\ relatives à l'état antérieur de la rate, les autres appartenant en propres k à la rupture. ! w
Les ruptures peuvent siéger sur tous les points de la rate; elles sont uniques ou multiples, linéaires, sinueuses, triangulaires, étoilées.j k]\
(1) J. Cruveilhier, Traité d'anatomie pathologique générale, t. 111, p. 70, 1850. - Kuchen-' lïi Meister, Die wandernde Mil&, etc. (avec bibliographie). Leipzig, 1865. — E. Besniek, Diction- \ ||j nuire encyclopédique des sciences médicales, 3" série, t. Il, p. 526, 1874. — Cofhenson, Recherche; ^ sur les déplacements de la rate, thèse de Paris, n° 4-40, 1876. — K. Muller, Quatre cas de ratt mobile (Pest. med.-chir. Presse, et Centralbtalt, p. 41, 1877).
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES
erticales, obliques, et de plus, superficielles ou profondes, complètes .1 incomplètes. La surface de section des ruptures est recouverte d'un lillot sanguin cruorique, partiellement fibrineux, et qui parfois entoure rate.
En dehors du traumatisme, la raie est toujours altérée avant rupture. Celle-ci n'est qu'un accident ultime d'un travail morbide recèdent soit aigu, soit chronique, travail qui a altéré la consistance î l'organe, comme je l'ai dit pour l'œsophage et le cœur (pages 1 Go ,568).
Ordinairement la rupture s'accompagne d'hémorrhagie intra-périto- 3ale, et alors on peut trouver jusqu'à plusieurs litres de sang épanché, ntôt liquide, tantôt coagulé, La péritonite primitive n'a lieu que quand , rupture est précédée de phénomènes phlegmasiques périspléniques étendant à la séreuse. Toutefois l'épanchement péritonéal ne peut pas 3rsister longtemps sans produire une inflammation. Mais il importe de epas se tromper sur le début de l'hémorrhagie. La rupture avec héniorliagie vraie est mortelle à bref délai; quand on trouve une péritonite [ès-caractérisée et ancienne, c'est que la lésion a été progressive ou jn'il existait antérieurement une péritonite localisée.
Bailly, Traité des fièvres intermittentes, p. 215, Paris, 1825 et Revue médicale, l. IV, 1825. ■Krause, Archiv fiir prakt. Heilkunde, |). 72, 1S26. — A. N. Gendrin, Mémoire sur les altérajns de la rate chez les individus affectés de lièvres intermittentes (Journal général de médehe, etc., 1827). — Maillot, Traité des fièvres intermittentes, p. 120, 1830. — Vigla, îcherches sur la rupture spontanée de la rate (Archiv. générales de médecine, décembre Î43 et janvier 18ii). — Eugène Collin, Des ruptures spontanées de la rate dans les affections iludéennes (Mémoires de médecine, chirurgie et pharmacie militaires, 2'= série, t. XV, [i. 1-99,
i55). J Meunier, Rapport sur un cas de rupture de la rate présenté par Chaumel (Bulletins la Soc. anat. de Paris, 2« série, t. VIII, 1863). — E. Besnier, Dictionnaire encyclopédique s sciences médicales, 3° série, t. II, p. 517 et tableaux, p. 528, IHT-I.
Parasites de la rate.
Les hydatides de la rate sont le plus souvent solitaires, rarement mltiples ; leur grosseur varie depuis celle d'un pois jusqu'à celle 'une poche contenant quatre litres de liquide. Les kystes hydatiques euvent siéger dans tous les points de la rate, être extérieurs et même e pédiculiser à sa surface ; parfois ils sont placés dans l'épaisseur du issu splénique (fig. 493). Les parois du kyste sont, en général, peu paisses dans les kystes périspléniques, elles deviennent plus résistantes lans les kystes parenchymateux. On les a trouvées tibro-séreuses, ibreuses, cartilaginiformes, crétacées ou calcifiées, contractant parfois les adhérences avec les organes voisins. Le tissu splénique s'atrophie par compression.
704 APPAREIL DE LA CIRCULATION
Le l'ait suivant d'hydatides de la rate, le seul que j'aie observé, ine paraît l'emarquable : ,
Homme, vingt-neuf ans, sculpteur sur bois, venant mourir à l'hôpital Saint- Antoine après des excès de tout genre, et dans un état de marasme avec lientérie. li Le diagnostic était : anémie, peut-être tuberculose abdominale.
Les poumons présentent un léger degré d'œdème, mais sans tubercules, le cœur est un peu gros, flasque, mais sans lésions appréciables des valvules ou du» myocarde. Le foie, gros et jaunâtre, offre un kyste hydatique dans son lobe droit; ce kyste est de la grosseur d'un œuf de poule, entièrement caché dans le paren- j chyme, plus rapproché de la face inférieure que de la face convexe. Il est constitué par une hydatide, renfermant une vingtaine d'autres hydatides plus petites. Les hydatides examinées avec le microscope ont offert des Echinocoques dans le liquide clair qu'elles renfermaient.
Les ganglions lymphatiques, mésentériques et abdominaux, sont assez volumi- ,
neux, l'intestin fendu n'offre pas de tubercules sur les parois, ni sur le péri-:j toine; la muqueuse est pâle, amincie j sur plusieurs points, mais sans ulcé-!
rations.
La rate est au moins doublée de sou volume ordinaire, sa forme est cepen- .
dant à peu de chose près normale, mais bondjée sur sa face externe et donnant I une sensation de fluctuation. Le kyste hydatique trouvé dans le foie fait peu- : ser à une lésion pareille dans la rate, | qui est ouverte avec une grande précau-i| tion, I Je trouve, en elï'et, qu'une poche hyda- \ tique considérable occupe les trois uuarts j ' environ de la rate (fig. 193), dans le sens de sa longueur, ayant refoulé ou comprimé le tissu splénique en l'amin- i cissant.
Le liquide renfermé dans la poche est clair et transparent. Il est recueilli dans un tube. Une très-grande quantitéjj d'hydatides de grandeur variable, beaucoup de la grosseur d'un petit pois,; d'autres de la grosseur d'un grain de raisin ou d'une olive, existent dans cette poche. Aucune de ces hydatides ne paraît différente de celles du foie. Toutes'
* Fig. 193. — Rate avec une poche ou kyste liydalique ouvert, laissant apercevoir une grandi quantité d'autres hydatides. h, hydatide de moyen volume; e, e, hydatides plus pctiti 0, hydatide ouverte.
FlG. 198. — Hydatides de la rate
GLANDES VASCULAIUES SAÎNGUliNES.
int l'apparence de vésicules formées d'une enveloppe, ressemblant à de l'albunine coagulée ; l'intérieur de celles qu'on ouvre (fig. 193, o) est rempli d'un iquide transparent comme celui de la grande hydatide mère.
Il est facile, après avoir enlevé toutes les petites hydatides, de faire sortir la i;Tande poche hydatique. Je vois alors que la surface du tissu splénique adjaient à l'hydatide mère est liss"e, représentant une espèce de cavité kystique Régulière. Le tissu splénique est refoulé au voisinage, mais sans altération spéciale. La pulpe est plus sèche, les tractus fd^reux plus marqués ; il y a une itrophie des éléments cellulaires.
I Le liquide de la grande hydatide ne s'est point coagulé par la chaleur, ni "acide nit;'ique. La membrane interne est lisse et ne renferme pas de membrane ;erminale. Plusieurs des hydatides ouvertes offrent au contraire, outre l'aspect tratilié de leur membrane propre, des Échinocoques très-reconnaissables. Celle [u'indique la figure 193, o, présentait une membrane germinale interne.
Le foie et la rate seuls offraient des hydatides ; je n'en ai rencontré ni dans je cerveau, ni dans aucun autre organe.
Les hydatides de la rate que je viens de décrire oti'raient des échinoco- |ues de tout point pareils à ceux que Davaine a représentés dans son "mité des entozoaires, et dont ji; reproduis la ligure (voy. lig'. 19-i).
FiG. 194. — Échinocoques groupés et isolés *.
Je les ai montrés à l'état frais h mes collègues de l'hôpital Sainlintoine, Axenfeld et Mesnet, ainsi qu'à plusieurs élèves.
Le Pentastome denticulé a été trouvé par E. Wagner dans une raie lumaine. Le parasite était au milieu d'un kyste calcifié.
* FiG. 194. — Échinocoques de rhomme. 1, yroupe d'échinocoques encore adhérents à la iiembrane germinale et grossi 40 fois ; 2, échinocoque grossi 107 fois, la tète est invaginée à intérieur de la vésicule; 3,4, mêmes échinocoques avec la tête rentrée, 3, ou sortie, 4; 5, double ouronne de crochets grossie 350 fois. (C. Davaine, Traité des entowoires.)
LABOULEENE. "tS
AIM'AKEIL UE LA CIRCULATION
LùUERSEN, Du hydatibus, dissert, inaug., p. 1. Cottingœ, 1808. — G. Andral, Kyste hydutique dans le foie et dans la rate (Clinique médicale, t. 11, p. 507, observ. XLllI, 1839). - PouMiER, Bulletins de la Soc. anatomiqiie de Paris, p. 171, 1840. — De Beauvais, Kystes hydat. multiples de l'abdomen (Bull, de la Société auatomique de Paris, p. 73, 18-45). — Legroux, Union médicale, août 1850. — Voisin, Kyste liydatique périsplénique (Bulletins de la Soc. anat. de Paris, p. 166, 1852). — Rombeau, Kyste hydatique de la rate (Bull, de la Soc. anat. de Paris, p. 341, 1854). — Duplay, Obsorv. d'un kyste hydatique développé dans l'épaisseur de la rate et ayant divisé cet organe en deux moitiés latérales (Comptes rendus de la Société de biologie, '1" série, t. Il, p. 11, 1855). — J. Levison, De Echinococcis, dissert, iuaug., p. 25 (avec deux planches). Gryphiœ, 1857. — L. Magdelain, Kystes séreux et acéphalocysles de la rate, thèse ■ de Paris, 1868. — Vital, Les entozoaires à l'hôptial militaire de Constantine (Gaz. méd. de Pa- i ris, p. 286, 1874). — Rey, Kyste hydatique de la rate ouvert dans la plèvre, etc. (Union médicale, no* 396140, 1875). — Ch. Lefèvre, Recherches sur les kystes hydatiques de la rate, thèse do Paris, n° 335, 1875. — E. Besnier, art. Rate, Kijstes parasitaires (Dictionnaire encyclopédique des : sciences médicales, 3° série, t. II, p. 548, 1875). — C. Davaine, Traité des antozoaires, etc., . 2e édit., p. 508, 1877.
Vices de conformation de la rate.
La rate manque en totalité chez les monstres acéphales, ainsi que \ l'estomac et l'intestin ; l'absence congénitale est très-rare en dehors de ces conditions.
Les rates surnuméraires sont fréquentes (rates succenturiées ou accessoires) sous forme de petites rates en miniature, du volume d'une noix, arrondies, avec la consistance et la structure d'une rate normale ; leur ] I nombre varie de une à plusieurs, et jusqu'à ving t. ■
Rokitansky a trouvé à Vienne une rate placée à la tête du pancréas, j 1 Les déplacements congénitaux de la rate peuvent tenir à une maladie du \ i fœtus. On a vu aussi la rate séparée en deux et formant une double rate, j i Les rates doubles et triples sont plus volumineuses que les rates surnu- ' i méraires. ' '
J.G. POHL. De defectu lieuis, Lipsiœ, 1740. — Otto, Handbuch der path. Anat., 302.— ValleiX, i Arch. gén. de méd.; t. VIII, p. 78, 1835. — Klob, Zeitschrift der Wien. Aerzte, p, 46, 1859. j Rokitansky, Lcrbuch der pathologischen Anatomie, drittc Auflage, t. III, p. 291. 1861. — Heu- j singer, Meckefs Deutsch. Archiv., t. VI, p. 17. — A. Fûerster, Ilaudbucli der patliol. Anatomie zweitc Auflage, Band II, S. 818, 1863.
GLANDE OU GOKl^S THYROÏDE. j
La glande thyroïde {Bupeo;, bouclier, et tTooç, forme, l'essembiance), | appelée ordinairement, et par abréviation, corps thyroïde, représente i avec le thymus les glandes annexées au système porte pulmonaire et modifiant le sang qui arrive dans la veine cave supérieure.
La glande thyréoide ou thyroïde appartient donc aux glandes vasculaires . sanguines dépourvues de conduits excréteurs. Elle est cora-
GLANDES VASCULAIRES SAMGUINES.
iposée ou formée de vésicules clones, qui se développent chez les ifemmes nyant eu des enfants. Ces vésicules sont tapissées d'un épithélium particulier et renferment normalement un liquide transparent, assez épais, peu visqueux, mais devenant très-gluant dans les cas d'hypertrophie. Les vaisseaux de la glande thyréoïde, surtout les veines, sont trèsjconsidérables.
Inflammations du corps thyroïde.
I Thyréoïdite ; abcès thyréoïdiens.
V inflammation aiguë de la glande thyréoïde, inflammation à laquelle jQe convient nullement le nom de goitre aigu, donné par Bauchet, est primitive ou secondaire, arrivant aussi dans des tumeurs anciennes de la thyréoïde.
A l'œil nu, la glande est tuméfiée en partie ou en totalité, distendue par des liquides ; son tissu est d'un rouge foncé sur une coupe, et il s'en échappe une grande quantité de sang. L'aspect est celui d'une éponge remplie de sang et de liquide visqueux dans les aréoles.
Avec le microscope, on constate que l'épithélium des vésicules, soit cellulaire, soit nucléaire, est devenu en partie granulo-graisseux. I L'inflammation thyréoïdienne peut se résoudre ; mais parfois l'intensité ,1e la phlegmasie amène une infiltration purulente et des abcès. J'ai vl ît montré à Bauchet la thyréoïde parsemée de petites collections jaunâtres, liu volume de la tête d'une épingle à celui d'un pois. Le pus était infdtré Jans les lamelles conjonctives ou lamineuses interposées aux lobules, it le microscope y faisait reconnaître des leucocytes abondants. J'ai constaté aussi la présence du pus dans les vésicules mêmes de la glande. l Des abcès symptomatiques survenus dans la glande thyréoïde ont été pservés dans la fièvre typhoïde (Lebert).
La thyréoïdite paraît plus commune chez l'homme que chez la femme jt résulte de violences extérieures ou de causes internes. Les abcès ont le la tendance à se circonscrire et à s'ouvrir à l'extérieur ; leur contenu • mrulent est parfois mêlé de gaz. Enfin la phlébite est à redouter, ainsi [ue Cruveilhier l'avait signalé depuis longtemps.
ï. Merchie, Obs. de thyroidite aiguë (Archives belges de méd. militaire, et Revue méd.-chir. e Paris, t. XII, p. 225, 1852). — L.-J. Bauchet, De la thyroïdite, etc. (Gazette hebdom. e médecine et de chirurgie, t. IV, p. 27 et suiv., 1857). — Bron, Dr l'inflamm. aiguë de la tande thyroïde et du kyste du cou (Revue de thérapeutique, 1862). — Gacoyen, Gangrène du orps thyroïde (the British Medic. Journal, 187G). — L. Roellinger, De la thyroïdite aiguë, pèse de Paris, 1877.
APPAREIL DE LA ClUGULATION
Hypertrophie et Atrophie.