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AIM'AUEIL DE L' UR I N AT I 0 N

rulaires dû à la rélraction du tissu de nouvelle formation ; outre cette lésion toute mécanique qui atteint également les arlérioles afférentes et efférentes du glomérule, il existe des altérations dans les artères et les capillaires. L'artère rénale et ses divisions sont dilatées et tortueuses, les parois des artères et des artérioles sont indurées et épaissies. D'après GoU etSutton, l'altération des parois vasculaires consisterait en une transformation liyalino-fibroïde des parois artérielles, et en une transformation hyalino-granuleuse des capillaires. Mais j'ai constaté plusieurs fois^ ainsi que (ilornil et Ranvier, Charcot, Kelscli, qu'il s'agissait des lésions caractéristiques de l'arlérite et de l'endartérite chronique. Cornil et Ranvier ont également vu les veines atteintes de phlébite chronique poussée jusqu'àleur oblitération. Je montrerai plus loin que les lésions vasculaires ne sont pas limitées aux artères du rein.

La nt'phrite interstitielle, la cirrhose rénale se rencontre souvent chez les goutteux, les saturnins, les syphilitiques. Dans la goutte, les tubes droits des substances médullaire et corticale, le stroma libreiix lui-même présentent des dépôts d'urates cristallisés et amorplies (voy. Lithiase rénale). Les lésions décrites plus haut s'observent aussi dans le diabète (Jacksch et Finger) ou, primitivement, sous l'influence d'un froid prolongé ou de marches forcées. Elles coexistent souvent chez les vieiHards avec l'athérome du système artériel. L'influence de l'alcool, admise par Grainger Stewart, est révoquée en doute par Lécorché, niée par Lancereaux. Du reste, toute aflection mettant obstacle au cours de l'urine peut provoquer le développement d'une néphrite interstitielle ditïuse; mais cette néphrite présente des particularités qui ont déterminé Lancereaux à la décrire à part sous le nom de néphrite diffuse consécutive. Dans cette variété la néoformation fibreuse, au lieu de débuter par la périphérie des lobules dans la substance corticale, envahit d'abord les pyramides, puis l'écorce. Le rein s'atrophie sans présenter de granulations, sa surface est lisse. Sur une coupe, les deux substances ont un aspect analogue et leur ligne de séparation est peu accusée. Les kystes sont rares. Il est possible qu'un seul rein soit atteint, à la suite d'une altération du bassinet ou de l'uretère correspondant; l'autre rein présente alors une hypertropliie compensatrice. On peut trouver des calculs dans le bassinet ou l'urelère, une grosse prostate, un rétrécissement de l'urètlu'e, ou encore, chez la femme, un cancer du col utérin propagé au bas fond de la vessie.

La scarlatine donnerait lieu, suivant certains auteurs (Klebs, Kclseh, Charcot), à une variété particulière de néphrite interstitielle dans laquelle la néoformation conjonctive envahirait d'emblée toute l'épaisseur du lobule rénal : il s'agirait d'une néphrite interstitielle suhaiguë. Mais comme je l'ai dit plus haut (voy. page 7i29), la néphrite scarlatineuse,

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pomme colle qui complique la variole, la fièvre typhoïde, est pour moi îime néphrite surtout parenchymateuse.

Le rein cardiaque, appelé aussi rein cyanotiquo, présente un épaississement de son stroma fibreux, mais il diffère beaucoup du petit rein scléreux et granuleux, dé même que le foie cardiaque diffère du foie cirrho- Itique (voy. Ilyperhémie des reins).

Enfin, dans la néphrite interstitielle, des lésions nombreuses et étendues peuvent s'observer en dehors du rein. Il suffit de rappeler les complications œdémateuses et inflammatoires, les rnodilications des organes jet du sang imputables à l'urémie, altérations qui se rencontrent égale- ■ment dans la néphrite parenchymateuse. Mais il importe de noter les altétrations presque constantes qui affectent le système ai'tériel et le cœur ; l'aorte et ses branches, notamment les artères du cerveau et des ménin- Iges, parfois les valvules sigmoïdes elles-mêmes, présentent tous les degrés |de Fathérome. Pi'esque toujours (1)."3 fois sur 100, d'après Traube), le [ventricule gauche du cœur est hypertrophié, que cette hypertrophie soit •simple ou compliquée d'une lésion d'orifice, athérome ou insuffisance relative des sigmoïdes. Les lésions des parois vasculaires, l'augmentation |de la tension artérielle favorisent les hémorrhagies, aussi est-il fréquent Ide rencontrer des foyers d'hémorrhagie cérébrale ou pulmonaire et plus souvent encore des hémorrhagies rétiniennes.

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